mardi 28 juillet 2015

Conflits d'intérêts et science


Il y a deux sujets qui m’intéressent tout particulièrement :

·         Le cholestérol et son supposé danger

·         Le réchauffement climatique d’origine anthropique

Si le premier sujet me touche, c'est que mon médecin de famille m’a prescrit des statines pendant dix ans avant que je décide d’arrêter le traitement (j’y reviendrai dans un article ultérieur)

Quant au deuxième sujet il me touche comme il devrait toucher tout le monde sur cette planète, malheureusement une grande partie de l’humanité ne se sent pas concernée.

Ces deux sujets ont une singularité qui m’a frappé, ils fonctionnent, si je puis dire, de façon inverse sur le plan du consensus dont j’ai déjà parlé dans mon précédent article.

Pour la théorie du « grand méchant » cholestérol qu’il faudrait faire baisser à tout prix (c’est le cas de le dire…) il semblerait y avoir un consensus scientifique sur la préconisation de l’usage d’hypocholestérolémiants comme par exemple les statines ; par contre on entend des voix s’élever pour dénoncer ce consensus, notamment en France celle du docteur de Lorgeril (http://michel.delorgeril.info/)

En ce qui concerne le réchauffement climatique il y a aussi un consensus (environ 97% des publications scientifiques ne remettent pas en cause le réchauffement climatique anthropique) et seule une petite minorité se permet de contester soit ce réchauffement, soit le fait qu’il soit d’origine humaine, soit qu’il faille faire quelque chose pour l’atténuer.

Pourtant ma conviction est pratiquement établie que

1.       Le cholestérol n’est pas mon ennemi

2.       Le réchauffement climatique anthropique est une réalité

Je me trouve donc apparemment devant une situation paradoxale : dans le cas du cholestérol je semble faire partie des sceptiques qui contestent le consensus, alors que dans le cas du réchauffement climatique je suis avec la majorité des scientifiques qui constituent le consensus.

Mais le paradoxe n’en est pas vraiment un si on y regarde de plus près.

Dans le cas du cholestérol qui abimerait nos artères et provoquerait des problèmes cardiaques, les scientifiques qui avancent la thèse officielle (celle que mon médecin de famille reprenait fidèlement et sincèrement) sont pour la plupart (on ne va pas dire pour la totalité, mais on en n’est pas loin…) liés à des laboratoires qui eux-mêmes commercialisent les produits permettant de faire baisser le cholestérol. Ils s’en défendent en assurant qu’ils ne peuvent pas faire autrement, sans quoi ils ne pourraient pas se financer pour faire leurs recherches ; soit, cela-dit un groupe pharmaceutique n’est pas une entreprise philanthropique, il engage des sommes énormes en recherche et doit des comptes à ses actionnaires, ceux-ci s’attendant à recevoir de juteux dividendes, quoi de plus naturel ; dans ces conditions on peut être sceptique sur la capacité des dirigeants de ces grands groupes à admettre que les sommes considérables consacrées à développer un médicament seront à jeter à la poubelle s’il s’avère que les résultats des essais cliniques ne sont pas ceux escomptés ; et on peut raisonnablement s’interroger sur la capacité d’un médecin payé par un laboratoire à lui avouer que le médicament testé n’est pas si efficace que cela, et qu’il peut même se révéler dangereux à l’utilisation…

Il y a manifestement un problème de conflit d’intérêts entre le médecin cautionnant les résultats des essais cliniques et le laboratoire qui le paye pour faire ce travail.

En ce qui concerne le réchauffement climatique que constate-t-on ?

On constate assez facilement que les intérêts en jeu sont colossaux et se trouvent du côté de ce que l’on appelle « Big oil » en anglais ou les « énergies fossiles » en français.

De nombreuses industries voient d’un très mauvais œil une quelconque réglementation en matière de CO², sans parler de la taxation du carbone qui est vécue par les libéraux comme une atteinte à la liberté du commerce.

En comparaison, les moyens financiers du « camp d’en face » sont ridicules.

Pour exemple, le budget annuel en 2013 de Greenpeace était de 293 millions d’euros.

A comparer avec le chiffre d’affaires d’ExxonMobil, pour la même période, de près de 400 milliards de dollars (et un bénéfice de 32,60 milliards)

Et il n’y a pas qu’ExxonMobil, on peut voir aussi Amoco, Arco, Cyprus Minerals, Shell, BP, Texaco, Unocal, DuPont, Dow Hydrocarbons, Sun Oil, American Electric Power Service Corporation…et bien d’autres encore…

On voit bien ici où se situent les conflits d’intérêts : du côté des pseudo-sceptiques niant la réalité scientifique faisant consensus à 97%.

Dans un cas l’argent se trouve du côté de la majorité faisant consensus, dans l’autre il est du côté de la minorité niant le consensus.

Pour en avoir le cœur net, une question à se poser à chaque fois qu’il y a doute : à qui profite le crime ?

Autrement dit (comme dans mon précédent article dans sa conclusion) : Follow the money.

 

lundi 27 juillet 2015

Experts, idiots utiles et charlatans


Depuis qu’internet existe et permet à tout un chacun non seulement de s’exprimer mais également de rechercher des informations qu’auparavant on aurait peut-être eu du mal à trouver, il est évident qu’il est de plus en plus difficile « de s’y retrouver » !

Beaucoup de gens utilisant internet pour produire de l’information (moi y compris by the way…), le problème et surtout la question à se poser est : Est-ce qu’on me prend pour un abruti oui ou non ?

Répondre à ce genre de question n’est pas si simple que cela, car il faut avoir une bonne connaissance d’un sujet pour savoir si ce que quelqu’un dit sur ce sujet ressemble à quelque chose de sensé ou bien à une crétinerie.

Or quand on essaie de se renseigner sur internet c’est que, la plupart de temps, on n’a pas de connaissance suffisante sur le sujet. Et c’est pareil quand on consulte un dictionnaire ou une encyclopédie en papier.

La grosse différence entre le papier et internet, c’est qu’en principe seuls des érudits peuvent alimenter un dictionnaire ou une encyclopédie traditionnels (que ce soit Diderot ou Larousse ou Universalis ou autre) et on a assez tendance à faire confiance à un érudit, même si un érudit peut aussi se tromper, mais il se trompera plutôt moins qu’un parfait imbécile s’exprimant sur un sujet.

En ce qui concerne internet le problème c’est justement qu’on ne sait pas toujours qui écrit et quel est son niveau de connaissance ; même Wikipédia n’est pas exempt de laisser passer des imperfections, pourtant il s’agit d’une encyclopédie participative dans laquelle un grand nombre de collaborateurs peuvent apporter leurs lumières, mais qui peut dire que sur un sujet bien précis ce sont les meilleures lumières qui se sont exprimées ?

Personnellement je classerais les « informateurs » en trois grandes catégories :

1.       Les experts (avec une sous-classe : les amateurs éclairés)

2.       Les charlatans (ou escrocs)

3.       Les idiots utiles

Les experts sont ceux qui, non contents de connaître leur sujet, donnent une information honnête aux lecteurs intéressés.

Les amateurs éclairés, bien que non-spécialistes du sujet, mais ayant de solides connaissances, vont fidèlement reprendre les conclusions des experts, c'est pour cela que je les considère comme des quasi-experts.

Les charlatans sont ceux qui, connaissant peu ou prou un sujet déterminé, vont donner une information biaisée dans un objectif bien particulier (ils sont payés pour cela, ou ils veulent faire parler d’eux,  ou ils désirent briller en société, ou ils sont liés à une idéologie, peu importe laquelle, etc.)

Les idiots utiles sont ceux qui n’ont pas de connaissance particulière d’un sujet, mais sont sincèrement  persuadés d'en avoir une et sont en cela confortés dans leurs opinions par les charlatans déjà mentionnés, bref ils leur servent la soupe sans s’en rendre compte, c’est pour cela qu’ils leur sont utiles, en plus d’être idiots.

La grande difficulté dans tout cela c’est bien entendu de savoir qui est qui ; de plus, personne ne s'avouera charlatan ou idiot...

Il y a quand même des indices, mais il ne faut pas se tromper dans leur lecture et parfois cela dépend du contexte.

Un de ces indices est par exemple l’allusion, plus ou moins appuyée, à une quelconque théorie du complot.

Si vous voyez une affirmation du genre « ils veulent nous imposer… nous faire croire…nous faire revenir à l’âge de pierre…etc.» alors vous avez 99,99% de chances d’être confrontés à un faux expert, c'est-à-dire soit un charlatan soit un idiot utile.

Si au contraire l’article que vous lisez reprend objectivement des faits facilement vérifiables émanant de personnes ayant les titres correspondant au domaine en question, alors il est plus que probable que vous soyez en présence d’experts ou de personnes représentant ces experts (un journaliste scientifique par exemple)

Pour avoir une petite idée de qui a raison (enfin, qui a probablement raison) vous pourriez également vous fier à ce qui s’appelle le consensus.

Le consensus c’est l’acceptation d’un fait ou d’une théorie scientifique par un très grand nombre de personnes qualifiées ; par exemple il y a consensus sur le fait que la Terre est ronde et qu’elle tourne autour du Soleil qui lui-même tourne autour du centre de la Galaxie, etc.

De la même façon il y a consensus sur le fait que le climat se réchauffe et que c’est l’homme qui en est principalement responsable depuis un siècle et demi (depuis la révolution industrielle)

Mais attention, il semblerait aussi qu’il y ait consensus sur d’autres sujets comme par exemple le fait qu’un cholestérol élevé soit nocif pour la santé et qu’il faille absolument le faire baisser pour limiter les risques cardio-vasculaires.

Et c’est ici qu’entre en jeu quelque chose dont je discuterai dans un prochain article : les conflits d’intérêts.
Comme disent les anglais : follow the money, suivez l'argent, sous-entendu, vous comprendrez qui tire les ficelles.

La Poste et le progrès technique


Ma fille m’avait chargé de lui poster une lettre en recommandé avec accusé de réception ; il s’agissait de son inscription en Master deuxième année de droit à l’université de Toulouse.

Comme je ne suis pas habitué à envoyer ce genre de courrier (je dois le faire environ tous les 29 février) elle m’avait dit de ne pas m’inquiéter, qu'il y avait une machine qui faisait tout automatiquement et qui permettait de payer avec la Mastercard (j’avais déjà utilisé ce genre de machines installées depuis peu dans les bureaux de poste notamment pour acheter des timbres, mais jamais pour envoyer une lettre en RAR)

Confiant , je fonce dès mon entrée dans le bureau vers ladite machine automatique, bien décidé à torcher le tout en deux temps trois mouvements au pire.

Après avoir posé ma lettre sur la balance, je n’ai aucun mal à taper sur les bonnes touches qui m’aiguillent plutôt efficacement, j’insère ma carte, je paie, je récupère les reçus ainsi que le « timbre » mentionnant le prix, et…et…

Et là j’ai comme un grand vide devant moi.

Que fais-je maintenant ?

Voyant mon embarras, un monsieur sympathique et souriant qui attendait juste derrière moi me demande si c’est pour un envoi en recommandé, je lui dis que oui, moyennant quoi il me montre, ce que je n’avais pas vu initialement, les formulaires à remplir à la main comme dans le bon vieux temps !

Nous échangeons quelques considérations sur l’efficacité du système (je vous laisse en deviner la teneur) et je me mets à remplir consciencieusement les parties destinataire et expéditeur, donc « comme dans le bon vieux temps ».

Il me faut ensuite faire la queue pour de toute façon présenter mon chef d’œuvre à la préposée, puisque le processus automatique consiste en fait essentiellement à payer le prix du recommandé, le reste devant s’effectuer « comme dans le bon vieux temps ».

Je lui demande si j’ai bien tout fait correctement et elle me répond avec un large sourire que oui oui tout est parfait je n’ai pas à m’inquiéter.

Ce qui m’amène à m’interroger sur l’efficacité du processus.

Sachant que dans la clientèle il y a des habitués du recommandé avec AR, et il y a des gens comme moi qui en envoient de façon épisodique.

Sachant qu’il y a des jeunes habitués aux nouvelles technologies (ils n’ont connu que ça), des moins jeunes qui essaient de s’adapter tant bien que mal (la plupart font des efforts méritoires) et puis qu’il y a des « vieux » qui seront totalement hermétiques à un type de processus qu’ils n’auront jamais pu, ou voulu, adopter.

Je ne sais évidemment pas quelle est la proportion de chaque cas de figure, et je me demande si La Poste a même pris la peine de faire une « étude de marché » sur le sujet.

Mais il me semble qui si ladite machine automatique était opérée par la seule préposée qui deviendrait par là-même une virtuose de son clavier et de son fonctionnement, alors il pourrait y avoir un gain de temps non négligeable sur l’ensemble des opérations.

En matière de recommandé avec AR ce serait de toute manière toujours « comme dans le bon vieux temps », donc sans changement pour la préposée puisque c’est au quidam de se charger de remplir le formulaire adéquat.

Ayant vu une jeune d’environ une vingtaine d’année hésiter sur les touches à taper, je me dis qu’il n’y a pas que les « vieux » qui peuvent avoir des difficultés à utiliser la machine et ainsi ralentir le flux des opérations allongeant la file d’attente.

Une seule personne experte dans le maniement de la machine serait plus rapide que la somme de toutes les personnes amenées à l’utiliser occasionnellement.

Mais il y a évidemment un mais…

Si ma solution était retenue, alors la préposée verrait son travail réduit à une simple manipulation plus ou moins répétitive (plutôt plus que moins d’ailleurs) et elle ne pourrait plus répondre avec son large sourire aux personnes en difficulté comme moi : oui oui tout est parfait, vous n’avez pas à vous inquiéter !

vendredi 24 juillet 2015

Science et vie d'août 2015


Maintenant que je vais avoir du temps devant moi  je vais pouvoir approfondir mes connaissances sur quelques sujets qui me tiennent à cœur, comme par exemple la climatologie.
Ça tombe bien puisque se tient en décembre prochain à Paris la COP21.
J’ai déjà vu quelques articles sur l’Express et Télérama,  c’est maintenant au tour de Science & Vie de se fendre d’un article dans son numéro d’aout sous le titre :  Réchauffement climatique : peut-on encore être sceptique ?
C’est une très bonne question et Yves Sciama a une façon bien à lui d’aborder le sujet ; au lieu de foncer tête baissée à l’assaut des (pseudo) sceptiques, il reprend calmement  8 idées reçues généralement véhiculées par les désinformateurs et leur tord le cou en quelques arguments tirés de la littérature scientifique traitant du RCA (Réchauffement Climatique Anthropique)
Voici la liste des 8 idées reçues / mauvais arguments :
  1. Les relevés de températures à l’échelle du globe sont biaisés
  2. La pause dans la hausse des températures contredit les thèses sur le réchauffement
  3. La banquise antarctique n’a jamais été aussi étendue
  4. Le réchauffement actuel n’est pas si exceptionnel
  5. Les effets du soleil sont très sous-estimés
  6. L’océan est le vrai patron du climat
  7. Le climat est beaucoup moins sensible au CO2 que prévu 
  8. Un éventuel réchauffement ne serait pas si dramatique  
Pour de plus amples informations sur le sujet il y a l'excellent site http://www.skepticalscience.com/ qui récapitule ce qu'ils appellent les mythes climatiques dans lesquels on peut retrouver ces 8 idées reçues, mais avec plus de détails que dans l'article de S&V.

 
 
 

dimanche 19 juillet 2015

Souvenirs iliens

Si je ne devais retenir qu'une chose de Madère...


Parce que les portugais sont connus pour être durs à la tâche, et que ça fatigue au bout d'un moment.

Ou alors ce serait ça...


Parce que les portugais sont connus pour leur bigoterie (ils sont quand même les premiers à avoir fait le tour de la terre, je me demande comment ils ont bien pu faire)

Non finalement ça serait plutôt ça...


Parce que le Portugal va peut-être un jour voir le bout du tunnel (économique)

Enfin, c'est quand même pas gagné...


Cela dit Madère est une ile, alors, avant qu'elle soit envahie...ah, c'est déjà fait on me dit, bon tant pis.




 

samedi 11 juillet 2015

Parés pour Madère.



Les valises sont faites, juste un petit check ce soir avant d'aller se coucher et demain départ de la maison à 3h30.

Avec verdie-voyages c'est toujours sans souci.

Blogger me fait tourner en bourrique.

J'arrive à faire quelques ajustements, comme par exemple centrer la photo d'en-tête qui était décalée sur la droite et débordait disgracieusement.

J'ai enlevé le gadget de traduction qui ne sert strictement à rien.

Par contre je n'arrive pas à remettre la main sur les modèles qui me permettent de personnaliser les différents emplacements (colonne à droite, ou à gauche, ou des deux côtés, etc.)

Ça m'énerve.

Et pour couronner le tout j'ai créé deux pages qui ne s'affichent pas.

C'est plus qu'énervant, c'est désespérant d'être enquiquiné par de tels détails.

Il va falloir que je consulte la notice et que j'aille voir éventuellement sur les forums, ce que je voulais éviter.

Ça commence (pas) bien.

Pas grand chose ne marche comme je l'attends.

D'abord ce message ennuyant :

 
 
J'ai essayé d'aller voir les solutions sur internet, rien ne fonctionne.
 
Et moi qui croyais que bX-w7tr63 c'était une voiture...
 
Ensuite le gadget de traduction qui ne veut rien traduire :
 


Cela fait beaucoup de chose, bref pas très sérieux en 2015 de ne pas pouvoir créer un blog et l'utiliser avec la même facilité que l'on aurait en écrivant un texte sur une feuille de papier (dans ce dernier cas à part le stylo qui tombe en panne d'encre ou le crayon qui n'a plus de mine je ne vois pas ce qui peut nous gêner)

 
 
 

C'est pas gagné...

La configuration du blog me donne du fil à retordre.

jeudi 9 juillet 2015

Et c'est parti (qui sait pour combien de temps...)


Ceci est un essai pour faire démarrer le blog, il y a encore pas mal de boulot pour lui donner une tête présentable.