Ce qui se passe actuellement en Iran ressemble par certains côtés à la situation Ukraine/Russie en 2022 : personne ne peut savoir comment tout cela va se terminer.
Nous avons cependant quelques pistes permettant d'imaginer en partie ce qui va suivre.
La lettre journalière du New York Times que je reçois (The World par Katrin Bennhold) fait aujourd'hui la part belle à l'Iran (quelle surprise !) avec ce titre de chapitre : How the war is empowering Iran’s hard-liners (Comment la guerre renforce le pouvoir des partisans de la ligne dure en Iran)
J'ai demandé à Grok de nous résumer tout cela.
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La succession au poste de Guide suprême en Iran ressemble à une version islamique de Game of Thrones : un leader assassiné (l'ayatollah Ali Khamenei, tué par des frappes israéliennes), un conseil de clercs, et deux dynasties (Khamenei et Khomeini) en compétition féroce, le tout sous un déluge de bombes américaines et israéliennes.
À l'issue de ce bras de fer interne, c'est Mojtaba Khamenei, le fils du défunt, qui a été nommé nouveau Guide suprême début mars 2026. Considéré comme aussi intransigeant que son père, voire plus, son accession n'avait rien d'évident ni de prédestiné. Elle résulte d'une lutte acharnée entre factions, où les durs l'ont emporté, dopés par un climat de rage et de défi face à l'agression extérieure.
Avant la guerre, l'Iran semblait évoluer lentement vers plus de modération : protestations massives répétées, société en mutation, Guide suprême âgé et affaibli. Khamenei père avait même désigné trois successeurs potentiels… sans inclure son fils. Les modérés poussaient pour un changement : Hassan Rouhani (ex-président, artisan de l'accord nucléaire de 2015) ou Hassan Khomeini (petit-fils du fondateur de la République).
Mais les bombes ont tout changé. Les clercs, au lieu de choisir un pragmatique capable de négocier la sortie de crise, ont privilégié la vengeance et la fermeté. Soutenu par les Gardiens de la révolution (les Pasdarans), Mojtaba a obtenu les deux tiers des voix le 3 mars.
Les modérés, menés par Ali Larijani (figure clé, de facto dirigeant intérimaire), ont tenté un dernier coup : annuler l'annonce pour des raisons de sécurité, contester la validité du vote (non en présentiel comme prévu par la Constitution), et invoquer un testament supposé d'Ali Khamenei interdisant la succession héréditaire (contraire à l'esprit de la révolution de 1979).
En vain. Les Pasdarans ont dénoncé un « coup d'État » modéré et imposé leur candidat.
La mort récente de Larijani, tué à son tour par une frappe israélienne le 17 mars, enterre définitivement les espoirs de modération. Elle risque au contraire de radicaliser encore plus le régime et de le militariser davantage.
La stratégie d’« élimination ciblée » des élites iraniennes (qualifiée d’« elite-thinning ») par les États-Unis et Israël semble contre-productive : à chaque couche retirée, la suivante est plus dure. Comme l’a noté un expert, négocier la fin de la guerre devient plus compliqué. Ironie du sort : dès les premiers jours, Donald Trump admettait déjà que la plupart des interlocuteurs modérés qu’il avait en tête… étaient déjà morts.
La guerre, loin d’affaiblir ou de renverser le régime, l’a pour l’instant consolidé autour de ses éléments les plus intransigeants.
À l'issue de ce bras de fer interne, c'est Mojtaba Khamenei, le fils du défunt, qui a été nommé nouveau Guide suprême début mars 2026. Considéré comme aussi intransigeant que son père, voire plus, son accession n'avait rien d'évident ni de prédestiné. Elle résulte d'une lutte acharnée entre factions, où les durs l'ont emporté, dopés par un climat de rage et de défi face à l'agression extérieure.
Avant la guerre, l'Iran semblait évoluer lentement vers plus de modération : protestations massives répétées, société en mutation, Guide suprême âgé et affaibli. Khamenei père avait même désigné trois successeurs potentiels… sans inclure son fils. Les modérés poussaient pour un changement : Hassan Rouhani (ex-président, artisan de l'accord nucléaire de 2015) ou Hassan Khomeini (petit-fils du fondateur de la République).
Mais les bombes ont tout changé. Les clercs, au lieu de choisir un pragmatique capable de négocier la sortie de crise, ont privilégié la vengeance et la fermeté. Soutenu par les Gardiens de la révolution (les Pasdarans), Mojtaba a obtenu les deux tiers des voix le 3 mars.
Les modérés, menés par Ali Larijani (figure clé, de facto dirigeant intérimaire), ont tenté un dernier coup : annuler l'annonce pour des raisons de sécurité, contester la validité du vote (non en présentiel comme prévu par la Constitution), et invoquer un testament supposé d'Ali Khamenei interdisant la succession héréditaire (contraire à l'esprit de la révolution de 1979).
En vain. Les Pasdarans ont dénoncé un « coup d'État » modéré et imposé leur candidat.
La mort récente de Larijani, tué à son tour par une frappe israélienne le 17 mars, enterre définitivement les espoirs de modération. Elle risque au contraire de radicaliser encore plus le régime et de le militariser davantage.
La stratégie d’« élimination ciblée » des élites iraniennes (qualifiée d’« elite-thinning ») par les États-Unis et Israël semble contre-productive : à chaque couche retirée, la suivante est plus dure. Comme l’a noté un expert, négocier la fin de la guerre devient plus compliqué. Ironie du sort : dès les premiers jours, Donald Trump admettait déjà que la plupart des interlocuteurs modérés qu’il avait en tête… étaient déjà morts.
La guerre, loin d’affaiblir ou de renverser le régime, l’a pour l’instant consolidé autour de ses éléments les plus intransigeants.
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| Rendons leur grandeur aux connards. |
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