Une nouvelle fois le Clintel tente de nous faire croire que la science climatique est à la ramasse et que tous les rapports du GIEC sont à mettre à la poubelle.
Dans IPCC Primary Global Warming Metric Is “Scientifically Invalid” nos "amis" nous informent gentiment qu'un papier révolutionnaire vient d'être publié chez, devinez chez qui, chez Science of climate change dont le Comité de rédaction comprend notamment des célébrités telles que (interdit de rire svp) François Gervais et quelques autres pointures de renommée mondiale comme Stein Storlie Bergsmark (que vous connaissez certainement) ou encore Gunnar Juliusson que vous ne pouvez pas ignorer à moins d'être resté dans le coma durant les trois dernières décennies.
Comme je suis devenu un peu fainéant depuis l'invention des IA (vous vous en êtes probablement rendu compte) j'ai demandé à toutes celles que je connais et que j'utilise de m'écrire un billet de blog que je voulais sarcastique. Comme il m'a fallu faire un choix parmi leurs propositions tout aussi excellentes les unes que les autres j'ai décidé de donner sa chance à Perplexity, la petite dernière à avoir intégré mon équipe, avec toutefois un titre emprunté à Claude, car c'est celui que je trouve le plus drôle. Enjoy.
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Tremble, GIEC. Une découverte majeure vient d’ébranler la climatologie mondiale — et elle ne vient ni d’un océanographe, ni d’un physicien du climat, mais d’un… clarinettiste. Jonathan Cohler, musicien de son état, a visiblement décidé qu’après avoir maîtrisé les gammes, il était temps de réaccorder les océans de la planète.
Selon l’article triomphalement relayé par Clintel, les mesures du contenu thermique des océans — pourtant utilisées depuis des décennies par des équipes internationales d’océanographes — seraient entachées d’“erreurs fatales”. En clair : tout le monde s’est trompé, sauf quelques esprits libres armés d’un tableur, d’une conviction solide et d’un site web enthousiaste.
Il faut dire que l’équipe d’auteurs ressemble un peu à une réunion annuelle du fan-club Clintel, organisation connue pour contester avec constance (et une énergie admirable) la quasi‑totalité des conclusions de la science du climat moderne. Quand d’autres accumulent les données, eux préfèrent accumuler les communiqués annonçant que le consensus scientifique vient, une fois de plus, de s’effondrer.
Le plus fascinant reste tout de même le premier auteur. Jonathan Cohler n’est pas seulement un chercheur improvisé : il est clarinettiste professionnel. Un détail qui prend tout son sens à la lecture de l’article, où l’on retrouve une certaine maîtrise… du souffle. Certains jouent du Bach, d’autres jouent du pipeau climatique ; chacun son répertoire.
Le papier promet donc de démontrer que les océans ne se réchauffent pas comme on le dit, que les mesures sont biaisées et que les conclusions alarmantes reposent sur des bases fragiles. Rien de moins. Les milliers d’océanographes, les réseaux de flotteurs Argo, les agences scientifiques et les décennies de littérature évaluée par les pairs apprécieront sans doute d’apprendre que tout cela reposait en fait sur une mauvaise note dans la partition.
En attendant que la climatologie mondiale se réécrive sous la direction d’un pupitre de clarinettes, Clintel peut savourer ce nouveau “papier révolutionnaire”. Dans leur orchestre, la conclusion est toujours la même : si la réalité ne correspond pas au message, c’est la réalité qui est mal calibrée.
Et comme toujours dans ce genre de concert, le public est déjà debout avant même la fin du morceau.
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| Jonathan Cohler en plein travail de révision de son article. |
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