Synthèse.
- la France bat un nouveau record de chaleur pour un mois de septembre, dans la continuité d'un été 2026 déjà le plus chaud jamais enregistré ;
- le bilan climatique mondial de septembre n'est pas encore publié, mais le mois s'inscrit après un été (juin-août) qui a égalé 2024 comme le plus chaud jamais mesuré dans le monde ;
- El Niño continue de se renforcer, avec plus de 90 % de chances d'un épisode très intense cet automne-hiver ;
- l'Arctique reste très déficitaire par rapport à la moyenne des années 1980, malgré une étendue légèrement supérieure à celle de septembre 2025 ;
- l'Antarctique recule nettement par rapport à septembre 2025, contrairement au léger redressement observé plus tôt dans l'année ;
- le niveau marin continue de monter ;
- le Groenland continue de perdre de la masse ;
- le CO₂ poursuit sa hausse (valeur du mois non précisée dans le billet).
Résumé climatique du mois.
Source : Claude (sans garantie de fiabilité, je laisse mes lecteurs relever les éventuelles erreurs ou incohérences, cela les fera travailler un peu au lieu de se la couler douce dans leur fauteuil)
France : le mois a été marqué par un épisode de forte chaleur remarquable pour un mois de septembre, du 3 au 8, avec un nouveau record national pour ce mois : 40,3 °C à Lavaur (Tarn) le 6 septembre, battant le précédent record de 40,2 °C (Pissos, 2022). Le pic du 6 a vu une température maximale moyenne nationale de 32 °C, un niveau exceptionnel pour la saison. La chaleur estivale tardive s'est prolongée bien après cet épisode, avec encore 30 °C et plus par endroits jusqu'aux derniers jours du mois. Cette séquence s'inscrit dans la continuité d'un été 2026 déjà classé le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900 (53 jours en vague de chaleur, anomalie de +5 °C par rapport à l'ère préindustrielle).
Monde : le bilan mondial confirmé de septembre n'est pas encore disponible — le bulletin mensuel de Copernicus/C3S paraît généralement autour du 7-10 du mois suivant, donc début octobre pour septembre. Ce que l'on peut confirmer, c'est le contexte dans lequel s'inscrit ce mois : août 2026 a été confirmé comme le mois d'août le plus chaud jamais enregistré à l'échelle mondiale (16,96 °C de moyenne, devançant le record de 2003), et la période juin-août 2026 a été l'été le plus chaud jamais mesuré dans le monde, à égalité avec 2024.
Concentration de l'atmosphère en CO₂
Source : Global Monitoring Laboratory - Carbon Cycle Greenhouse Gases (noaa.gov)
| Moyenne mensuelle récente du CO₂ à l'observatoire de Mauna Loa. |
| Variation de la concentration en CO₂ depuis 1960. |
Les lignes et symboles rouges représentent les valeurs moyennes mensuelles, centrées sur le milieu de chaque mois. Les lignes et symboles noirs représentent les mêmes valeurs, après correction pour le cycle saisonnier moyen.
| Taux de croissance annuel moyen du CO₂ au Mauna Loa. |
Le graphique montre les taux de croissance annuels moyens du dioxyde de carbone pour Mauna Loa. Les moyennes décennales du taux de croissance sont également représentées sous forme de lignes horizontales pour les années 1960 à 1969, 1970 à 1979, et ainsi de suite.
Voir aussi :
Mauna Loa carbon dioxide forecast for 2025 - Met Office
Mauna Loa carbon dioxide forecast for 2026 - Met Office
Divers graphiques montrant l'évolution du CO₂ et de la température au cours des âges.
Ce n'est pas simplement le niveau de CO₂ qui compte, mais aussi la vitesse de variation et le contexte climatique dans lequel cette variation intervient. Et comparer directement « 400 ppm aujourd'hui » avec « 2 000 ppm il y a X millions d'années » sans tenir compte du Soleil, des continents, des calottes glaciaires, de la végétation et des échelles de temps est extrêmement trompeur.
Ce qu'il faut retenir : Le billet présente plusieurs graphiques retraçant l'évolution du CO₂ et de la température sur des échelles allant de 500 millions d'années à nos jours, mais les données du mois en cours ne sont pas explicitement mentionnées dans le texte.
| Evolution du CO₂ et de la température depuis 540 millions d'années (source confex.com) |
![]() |
| Changement en parties par million par 1000 ans (Source Climate Central) |
Si le climat a toujours varié sur de très longues échelles de temps, la vitesse actuelle d'accumulation du CO₂ — mesurée en décennies et non plus en millénaires — dépasse d'un ordre de grandeur les variations naturelles des 800 000 dernières années.
| Source Graphic: The relentless rise of carbon dioxide – Climate Change: Vital Signs of the Planet (nasa.gov) |
Ces reconstitutions montrent que la concentration actuelle en CO₂ n’a pas d’équivalent depuis plusieurs millions d’années, et que la vitesse de hausse observée depuis le milieu du siècle dernier est exceptionnelle à l’échelle géologique.
| Concentrations de l'atmosphère en CO2 depuis 500 millions d'années (source Earth.Org) |
| Evolution (estimation) de la température durant les 500 millions d'années passées (source Earth.Org) |
Attention ! L'échelle des abscisses des deux derniers graphiques n'est pas la même !
Liens utiles (tirés de ens-lyon.fr) :
- J.-L. Dufresnes, 2020. Principes de base de l'effet de serre
- P. Thomas, 2015. Effet de serre et cycle du carbone : deux clés indispensables pour bien comprendre les variations climatiques
- P. Thollot, O. Dequincey, 2021. Rayonnement, opacité et effet de serre
ENSO
Source : Climate Prediction Center: ENSO Diagnostic Discussion
10 September 2026 : El Niño is strengthening, with a greater than 90% chance of a very strong event during the Northern Hemisphere fall and winter 2026-27.
10 septembre 2026 : El Niño s'intensifie, avec plus de 90 % de chances qu'un épisode très intense se produise au cours de l'automne et de l'hiver 2026-2027 dans l'hémisphère nord.
Source : El Niño - La Niña - weather.plus
| Index ENSO de 2017 à aujourd'hui. |
| Index ENSO de 1950 à 2026. |
GISS L-OTI anomalies de températures vs 1881-1910
Source : data.giss.nasa.gov
| Ecarts de températures pour août 2026 par rapport à la période de référence 1881-1910. |
- année 2025 ; 1.41 => 3
- année 2024 : 1.54 => 1
- année 2023 : 1.43 => 2
- année 2022 : 1.13 => 8
- année 2021 : 1.11 => 9
- année 2020 : 1.24 => 5
- année 2019 : 1.21 => 6
- année 2018 : 1.08 => 10
- année 2017 : 1.17 => 7
- année 2016 : 1.26 => 4
Elévation du niveau moyen des mers
| Depuis le début des mesures altimétriques par satellite en 1993, le niveau moyen global des mers s'est élevé de plus de 10 cm. |
| Niveau moyen global de référence (GMSL) de janvier 1993 à aujourd'hui (mis à jour le 15/08/2026) |
| Sur les 10 dernières années : 3,87 mm / an (source Aviso) |
| Sur les 5 dernières années : 3,35 mm / an (source Aviso) |
Depuis 1993, le niveau moyen global des mers a augmenté de plus de 10 cm, avec une tendance récente autour de 3,4–3,9 mm/an selon la période considérée. Cette accélération reflète la contribution combinée de la dilatation thermique des océans et de la fonte des glaces terrestres.
Résumé :
- depuis 1993 (début des mesures)...........+3,41 mm par an ;
- depuis 10 ans...................................+3,87 mm par an ;
- depuis 5 ans....................................+3,35 mm par an.
Polar Science Center
Ce qu'il faut retenir : Le suivi du volume de glace arctique (PIOMAS) est temporairement interrompu suite à l'arrêt technique d'une réanalyse de la NOAA ; l'équipe cherche une solution, et cette interruption n'est pas directement imputable à des coupes politiques ciblées.
IMPORTANT - Le graphique habituel n'est plus actualisé, voici la note en date du 24/03/2026 que le site publie (traduction directe en français) :
Le NWS/NCEP de la NOAA a mis fin à la réanalyse NCEP/NCAR R1 à compter du 18 mars 2026. La réanalyse NCEP/NCAR R1 servait de données de forçage atmosphérique dans la réanalyse PIOMAS. Nous n'étions pas au courant de ce changement de service, qui a apparemment été annoncé officiellement le 13 février 2026. Cela signifie que nous devrons trouver des solutions de remplacement et générer une nouvelle série de données. La mise à jour des flux de données, le recalibrage du modèle et la génération de séries chronologiques actualisées demanderont des efforts et un temps considérables. Nous ne savons pas encore si cela est possible avec les fonds disponibles et, le cas échéant, quand nous pourrons reprendre la production d'une nouvelle série chronologique PIOMAS. Bien que le remplacement de la réanalyse NCAR/NCEP R1 en tant que produit de forçage soit tout à fait logique, nous aurions souhaité disposer d'un délai plus long pour faciliter la transition. Nous sommes désolés de l'impact que cela aura sur nos nombreux utilisateurs. PIOMAS est en production depuis mars 2010 et nous avons rarement manqué des mises à jour de plus de quelques semaines (à l'exception des fermetures administratives). Cette interruption sera plus longue. Revenez ici pour suivre les mises à jour !
Note personnelle : Trump ne semble pas être la cause de cette interruption du service. Voici ce que Grok en dit :
L’administration Trump a bien lancé des initiatives de réduction des budgets et de restructuration dans les agences scientifiques, notamment :Cependant, la décision concrète d’arrêter le CDAS/R1 semble être une mesure opérationnelle interne à NCEP, pas une annulation ciblée contre PIOMAS. Ce genre de transition technique arrive régulièrement dans les centres de prévision (modernisation des systèmes). Le timing (début 2026) coïncide avec la présidence Trump, mais la notice formelle et le processus technique pointent vers une optimisation du système d’assimilation de données plutôt qu’une suppression politique directe des données sur la glace arctique.En résumé :
- Des propositions de coupes budgétaires importantes à la NOAA.
- Un projet controversé de « démantèlement » ou restructuration du NCAR (National Center for Atmospheric Research) à Boulder, perçu par certains comme une cible en raison de ses travaux sur le climat (qualifié de « source d’alarmisme climatique » par des responsables comme Russell Vought).
L’équipe de PIOMAS espère trouver une alternative et reprendre les mises à jour ; ils ont simplement été pris de court par la rapidité de la transition. Ce n’est pas la première fois que des jeux de données anciens sont retirés ou remplacés, même si le manque de période de transition plus longue est regrettable, comme ils le soulignent.
- Cause immédiate : changement technique NOAA/NCEP (fin de CDAS → CORe).
- Conséquence : interruption temporaire de PIOMAS, qui dépendait lourdement de ce vieux produit.
- Lien avec Trump : indirect au mieux (contexte général de coupes et de méfiance vis-à-vis de certains programmes climatiques), mais pas une « attaque » spécifique contre ce graphique de volume de glace.
Donc rien dans la note de PIOMAS ne permet d'attribuer cette interruption à une décision politique de l'administration Trump. La cause indiquée est la fin de la réanalyse NCEP/NCAR R1, utilisée comme forçage atmosphérique.
| Moyenne annuelle du volume de glace de mer de PIOMAS |
Polar Portal
Ce qu'il faut retenir : La calotte glaciaire du Groenland a perdu en moyenne 252 km³ d'eau par an entre 2003 et 2025, contribuant à hauteur de 0,69 mm/an à l'élévation du niveau de la mer.
Source : Greenland: Polar Portal
- Conditions de surface du Groenland :
|
| Bilan de masse de surface du Groenland (cumul) |
- Changement de masse du Groenland (nouvelles données jusqu'en juillet 2025, toujours par rapport à avril 2002)
|
Tous les changements sont donnés par rapport à avril 2002.
Ces données sont basées sur le bilan massique gravitationnel DTU (Barletta et al. 2020) et montrent que, pendant la période 2003-2025, la calotte glaciaire du Groenland a perdu 252 km3 d'eau par an, ce qui correspond à une contribution annuelle à l'élévation moyenne du niveau de la mer de 0,69 mm.
Arctic Data archive system (ADS)
Ce qu'il faut retenir : Le tableau récapitule les étendues de glace arctique, antarctique et leur total mois par mois depuis octobre 2017 ; en septembre 2026, le total s'établit à 22,01 millions de km², en baisse par rapport à septembre 2025 (-0,48).
Source : ads.nipr.ac.jp/vishop/#/extent
Cette somme arctique + antarctique est une construction personnelle permettant de suivre l'évolution globale des deux banquises ; elle ne doit pas être interprétée comme un indicateur climatique standard.
Voir également
- Global: Sea-Ice Concentration/Extent – Zachary Labe (zacklabe.com)
- Data | National Snow and Ice Data Center (nsidc.org)
Historique des Climactualités (l'Arctique est mentionné en premier ; en bleu les valeurs minimales, en jaune les maximales ; la valeur entre parenthèses est la variation par rapport à l'année précédente)
Moyenne des années 1980 à la même date : 7,76 + 18,42 = 26,18 (+4,17)
Novembre 2020 : 9,71 + 14,19 = 23,90 (+0,77)
Octobre 2020 : 6,02 + 17,94 = 23,95 (-0,33)
Août 2020 : 4,06 + 18,43 = 22,48 (+0,26)
Juillet 2020 : 5,78 + 16,51 = 22,29 (-0,17)
Juin 2020 : 9,18 + 14,39 = 23,57 (+0,80)
Mai 2020 : 10,83 + 11,58 = 22,41 (+1,35)
Avril 2020 : 12,60 + 7,92 = 20,52 (+1,30)
Mars 2020 : 13,56 + 4,94 = 18,50 (+0,94)
Février 2020 : 14,30 + 2,81 = 17,10 (+0,64)
Janvier 2020 : 13,63 + 3,42 = 17,05 (+0,56)
Décembre 2019 : 12,26 + 6,65 = 18,91 (+0,99)
Novembre 2019 : 9,85 + 13,27 = 23,13 (-0,67)
Octobre 2019 : 7,06 + 17,21 = 24,28 (+0,01)
Septembre 2019 : 4,31 + 18,35 = 22,66 (-0,03)
Août 2019 : 4,34 + 17,89 = 22,23 (-0,27)
Juillet 2019 : 6,08 + 16,39 = 22,46 (-0,65)
Juin 2019 : 9,09 + 13,68 = 22,77 (-1,01)
Mai 2019 : 10,88 + 10,18 = 21,06 (-0,61)
Avril 2019 : 12,56 + 6,66 = 19,22 (+1,07)
Mars 2019 : 13,73 + 3,83 = 17,56 (+0,19)
Février 2019 : 14,02 + 2,44 = 16,46 (+0,47)
Janvier 2019 : 13,48 + 3,01 = 16,49 (+0,35)
Décembre 2018 : 11,85 + 6,07 = 17,92 (-0,97)
Novembre 2018 : 10,54 + 13,26 = 23,8 (+0,48)
Octobre 2018 : 7,18 + 17,09 = 24,27 (-0,82)
Septembre 2018 : 4,68 + 18,01 = 22,69
Août 2018 : 4,8 + 17,7 = 22,5
Juillet 2018 : 6.67 + 16.44 = 23.11
Juin 2018 : 9.19 + 14.59 = 23.78
Mai 2018 : 11.02 + 10.65 = 21.67
Avril 2018 : 12.82 + 6.33 = 18.15
Mars 2018 : 13.87 + 3.50 = 17.37
Février 2018 : 13.68 + 2.31 = 15.99
Janvier 2018 : 12.68 + 3.46 = 16.14
Décembre 2017 : 11.76 + 7.13 = 18.89
Novembre 2017 : 10.07 + 13.25 = 23.32
Octobre 2017 : 7.82 + 17.27 = 25.09
Septembre 2017 : pas de stats
Bêtisier du mois.
Proposé par Claude :
1. Le Banquet (n°43, septembre 2026) — dans une enquête intitulée sur les vagues de chaleur, l'auteur Léo Dubois avance que la canicule de mai 2026 n'aurait jamais officiellement atteint le seuil de la canicule, et propose de remplacer le terme « réchauffement » par « évolution climatique » — une reformulation lexicale classique visant à atténuer la perception du phénomène plutôt qu'à en discuter les données.
Référence : Réchauffement climatique : un terme scientifiquement inexact ?, Juste Milieu, lien
2. Association des climato-réalistes / Samuel Furfari (PAN, 21 août 2026) — l'auteur affirme que le terme même de « climatosceptique » ferme le débat avant qu'il ne commence, en l'associant systématiquement à l'extrême droite ou à la désinformation — un argument qui déplace la discussion du fond (les données) vers la forme (le vocabulaire utilisé pour la disqualifier).
Référence : climato-realistes.fr, lien
3. Bonus, pour contraste — la climatologue Françoise Vimeux, interrogée sur l'évolution du climatoscepticisme, observe que le déni frontal recule mais laisse place à un climatoscepticisme « de fait » : on n'attribue plus tout mais on continue de repousser les mesures d'action, tout en recyclant les anecdotes personnelles (« il a déjà fait chaud en 1976 ») pour relativiser les tendances longues.
Référence : RCF, Canicule précoce : la chaleur monte, le climatoscepticisme aussi, lien
Ce mois-ci le matériau est plus « argumentaire structuré » (revues, associations) que « punchlines de forum » comme en août — le registre du bêtisier change un peu, mais le fond (relativisation par le vocabulaire, la mémoire individuelle, ou les seuils officiels) reste cohérent avec ce que tu avais déjà documenté.
Proposé par Gemini :
4. CNews / Pascal Praud (L'Heure des pros, 15 janvier 2026) — à la suite d'un épisode de neige et de gel sur la moitié nord de la France, l'animateur ironise sur le plateau en demandant « où est passé le réchauffement climatique » — un sophisme récurrent qui confond délibérément la météorologie ponctuelle à court terme avec les tendances climatologiques globales à long terme.
Référence : CNews, L'Heure des pros, lien
5. Valeurs Actuelles / Article d'actualité (12 septembre 2026) — revenant sur les orages violents du début du mois, la rédaction met en avant les propos de plusieurs intervenants dénonçant l'« hystérie écologique » des médias qui lient chaque épisode météo extrême au changement climatique — un procédé de disqualification classique qui vise à renvoyer les faits scientifiques au rang d'alarmisme idéologique.
Référence :
6. Sud Radio / Les Vrais Débats (22 septembre 2026) — au cours d'un débat sur la baisse de consommation de carburant, un chroniqueur soutient que le climat a « toujours varié au fil des siècles » en citant l'optimum médiéval — une stratégie récurrente de relativisation qui utilise une vérité historique partielle pour occulter la vitesse sans précédent du réchauffement d'origine anthropique actuel.
Référence :
