mercredi 24 février 2021

Flip flap en quelques images

 Scott Duncan sur Twitter :

That is one heck of a season flip! This time last week, #Dallas plummeted to minus -2°F (-18.9°C). This was the city's lowest February temperature on record Today reached a balmy 80°F (+26.7°C).
C'est un sacré retournement de saison !

La semaine dernière, à la même heure, #Dallas a chuté à -18,9°C (-2°F). Il s'agit de la température la plus basse jamais enregistrée dans la ville en février

Aujourd'hui, la température a atteint un doux 80°F (+26,7°C).
Dallas le 15 février dernier.

Dallas hier.

L'explication ?

Si vous croyez qu'un anticyclone mobile polaire est à l'œuvre c'est que vous n'avez pas été très attentif.

La véritable explication la voici en deux images :

Régime des vents au géopotentiel 250 hPa le 15 février 2020 (source nullschool.net)

Régime des vents au géopotentiel 250 hPa le 23 février 2020 (source nullschool.net)

Pour l'instant silence radio du côté de monsieur Antoine qui n'a pas encore trouvé comment placer ses AMP dans ce genre de configuration, il en est seulement réduit à des généralités montrant sa grande suffisance :

Fil info de sceptiques 2020 - Changement Climatique (skyfall.fr)

1810.  AntonioSan | 24/02/2021 @ 8:48 

JC (#1809), c’est vraiment du niveau zero les deconneurs du monstre…

La réponse est simple : la météo quotidienne et le climat n’ont pas grand-chose à voir. POURQUOI FAUT-IL DISTINGUER MÉTÉO ET CLIMAT ?
La météorologie se réfère à l’étude des phénomènes et conditions atmosphériques sur des périodes courtes, alors que le climat désigne l’évolution de l’atmosphère sur le long terme. Sur des périodes de l’ordre de quelques jours, mois ou années, la variabilité des phénomènes atmosphériques est importante : les températures, précipitations et autres indicateurs météo peuvent connaître des hauts et des bas de manière marquée. Le climat change, lui aussi, mais sur des périodes beaucoup plus longues. Si longues qu’elles sont habituellement peu perceptibles à échelle humaine.

Antidote a leur ignorance: La dynamique du temps et du climat…

Monsieur Antoine, lui, n'a toujours pas trouvé d'antidote à la bêtise.

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Actualisation.







Sans commentaire.


Paul Krugman nous donne les clés pour comprendre

 Je ne suis pas abonné au New York TimesPaul Krugman écrit chaque semaine une tribune d'opinion à caractère économique (il a été lauréat en 2008 du prix de la banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, ce que l'on résume en prix Nobel d'économie pour faire plus court) donc je ne peux pas le lire directement dans ce prestigieux quotidien américain, par contre je reçois une lettre qui complète ce qu'il a exposé dans le journal (il suffit d'être abonné à sa newsletter)

Dans sa dernière livraison il revient sur la récente vague de froid qui a sévi au Texas et nous donne son point de vue sur l'aspect économicopolitique de la situation, avec comme titre de son billet Burn, baby, burn, que l'on peut traduire littéralement par Brûle, bébé, brûle ; on comprendra mieux le sens de ce titre après avoir lu ses explications dont je vous fournis la traduction ci-après (merci qui ?)

Le gros du travail de traduction a été effectué par DeepL, je me suis contenté de rectifier le tir chaque fois que le résultat ne me convenait pas, mais sans jamais altérer le sens original ; je vous fournis d'ailleurs à la fin l'original afin que les initiés puissent vérifier que je n'ai pas travesti la pensée de Krugman.

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La crise de l'électricité au Texas a été un événement terrible et meurtrier. Comme je l'ai expliqué dans la chronique d'aujourd'hui, elle a prouvé qu'une déréglementation extrême ne fonctionne pas - quand même le sénateur Ted Cruz commence à exiger que les régulateurs freinent les profits exceptionnels, vous savez que la partie est jouée.

Mais alors que Cruz dénonçant les profits et exigeant le contrôle des prix est comme l'histoire de l'homme-qui-mord-le-chien [man-bites-dog story¹], je pense qu'il vaut aussi la peine d'approfondir l'histoire de l'homme-mordu-par-le-chien qui est arrivée en premier. Lorsque le Texas a subi des coupures de courant catastrophiques - principalement parce que les centrales électriques au gaz qui alimentent sa capacité de pointe ont gelé, ainsi que les pipelines qui alimentent ces centrales en combustible et les têtes de puits qui alimentent ces pipelines - la réaction immédiate de la quasi-totalité du complexe politico-médiatique de droite a été de blâmer ... l'énergie éolienne, et de déclarer que tout l'épisode montrait la folie d'un Green New Deal.

La seule opinion divergente que j'ai vue de ce côté vient de Larry Kudlow, qui était l'économiste en chef de Donald Trump, et qui attribue l'effondrement du réseau du Texas à ... Joe Biden. Non, je ne comprends pas non plus sa logique.

À un certain niveau, ce jeu de reproches n'était pas surprenant : Tout le monde sait que les républicains aiment les combustibles fossiles et considèrent A.O.C. [Alexandria Ocasio-Cortez] comme le diable incarné. Mais pourquoi, exactement, le conservatisme et l'envie de brûler les résidus de la vie végétale préhistorique vont-ils de pair ?

Cela n'a pas toujours été le cas. Pas plus tard qu'en 1990, les contributions politiques de l'industrie du charbon étaient partagées assez équitablement entre les partis ; la Virginie-Occidentale, qui compte aujourd'hui parmi les États les plus Trumpesques [Trumpiest² dans le texte] d'Amérique, a généralement soutenu les démocrates jusqu'en 2000.

Alors, que s'est-il passé ? Tout d'abord, au cours des années 1970 et 1980, les républicains sont devenus le parti anti-environnemental. Ce n'est pas tout à fait la même chose que d'être un parti de libre marché : même si vous croyez aux vertus des marchés, l'« économie pour les nuls » [Econ 101³ dans le texte] affirme que les pollueurs devraient être confrontés à des incitations financières pour réduire les émissions, sous la forme soit de taxes sur la pollution, soit de permis d'émission négociables. Mais l'idée d'un marché libre avec des incitations à se comporter de manière responsable peut être trop subtile pour un slogan de campagne.

De plus, les politiciens et les stratèges politiques croient généralement - à juste titre, je pense - en quelque chose que je considère comme "l'effet de halo⁴". Le parti qui veut moins de gouvernement a tendance à s'opposer à toute intervention publique, aussi justifiée soit-elle, par crainte qu'elle ne légitime un rôle plus important du gouvernement dans l'esprit des électeurs. Pour être juste, le parti qui veut plus de dépenses sociales a tendance à favoriser les programmes gouvernementaux pour la même raison.

Et voilà le truc : les combustibles fossiles sont, disons-le, sales. Le charbon est le pire, mais même le gaz naturel a ses problèmes. Il n'y a pas que les émissions de gaz à effet de serre ; brûler des combustibles fossiles libère des particules, du mercure et d'autres substances nocives qui nuisent à la santé et augmentent la mortalité.

Les démocrates sont plus disposés que les républicains à faire quelque chose à ce sujet, ce qui fait que l'industrie des combustibles fossiles favorise les républicains. Et cela renforce la différence entre les partis, ce qui conduit à une disparité encore plus grande dans le soutien politique.

À ce stade, en fait, il semble que nous arrivions à la fin d'un cercle vicieux dans lequel le G.O.P.⁵ est devenu un parti des combustibles fossiles, par les combustibles fossiles, pour les combustibles fossiles. Dans le cycle électoral de 2020, l'industrie du pétrole et du gaz n'a donné que 16 % de ses contributions aux démocrates ; l'industrie minière du charbon n'en a donné que 4 %.

Le problème des républicains et de leurs amis fossiles est qu'ils sont du côté des perdants de l'histoire. Les progrès technologiques incroyables dans le domaine des énergies renouvelables ont rendu le charbon presque totalement non compétitif, le pétrole n'étant pas loin derrière et le gaz voyant les signes avant-coureurs [the writing on the wall].

D'où la folie de la récente attaque contre l'énergie éolienne. Il ne s'agissait pas seulement d'un blâme de routine et de désinformation ; c'était aussi, dans un certain sens, un cri de désespoir.


¹ Man bites dog - Wikipedia

² Assez bizarrement DeepL traduit Trumpiest par...prospère ! Je me suis donc permis de le corriger.

³ ECON101: Principles of Microeconomics | Saylor Academy

⁴ Effet de halo — Wikipédia (wikipedia.org)

⁵ Grand Old Party = le Parti républicain

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Texte original

Author Headshot

By Paul Krugman

Opinion Columnist

The Texas electricity crisis was a terrible, deadly event. As I explained in today’s column, it proved that extreme deregulation doesn’t work — when even Senator Ted Cruz starts demanding that regulators rein in windfall profits, you know the game is up.

But while Cruz decrying profiteering and demanding price controls is quite the man-bites-dog story, I think it’s also worth delving into the dog-bites-man story that came first. When Texas suffered catastrophic power outages — mainly because the gas-fired power plants that supply its surge capacity froze up, along with the pipelines that supply those plants with fuel and the wellheads that feed those pipelines — the immediate reaction of pretty much the whole right-wing political-media complex was to blame … wind power, and declare that the whole episode showed the folly of a Green New Deal.

The only dissenting opinion I’ve seen from that side comes from Larry Kudlow, who was Donald Trump’s chief economist, and who blames the collapse of the Texas grid on … Joe Biden. No, I don’t understand his logic either.

At some level this blame game wasn’t surprising: Everyone knows that Republicans love fossil fuels and view A.O.C. as the devil incarnate. But why, exactly, do conservatism and the urge to burn the residue of prehistoric plant life go together?

This wasn’t always true. As recently as 1990 political contributions from the coal industry were split fairly evenly between the parties; West Virginia, now among the Trumpiest states in America, generally supported Democrats until 2000.

So what happened? First, over the course of the 1970s and 1980s Republicans became the anti-environmental party. This isn’t quite the same thing as being a free-market party: Even if you believe in the virtues of markets, Econ 101 says that polluters should face financial incentives to curb emissions, in the form of either pollution taxes or marketable emission permits. But the idea of a free market with incentives to behave responsibly may be too subtle for a campaign slogan.

Also, politicians and political strategists generally believe — rightly, I think — in something I think of as the “halo effect.” The party that wants less government tends to oppose any public intervention, no matter how justified, out of fear that it will legitimize a bigger role for government in voters’ minds. To be fair, the party that wants more social spending tends to favor government programs for the same reason.

And here’s the thing: Fossil fuels are, well, dirty. Coal is the worst, but even natural gas has its problems. It’s not just the greenhouse gas emissions; burning fossil fuels releases particulates, mercury and other nasty stuff that hurts health and increases mortality.

Democrats are more willing than Republicans to do something about that, which makes the fossil fuel industry favor Republicans. And that reinforces the difference between the parties, which leads to even more disparity in political support.

At this point, in fact, we seem to be reaching the end of a doom loop in which the G.O.P. has become a party of fossil fuels, by fossil fuels, for fossil fuels. In the 2020 election cycle the oil and gas industry gave only 16 percent of its contributions to Democrats; the coal mining industry gave just 4 percent.

The problem Republicans and their fossil friends face is that they’re on the losing side of history. Incredible technological progress in renewable energy has made coal almost completely uncompetitive, with oil not far behind and gas seeing the writing on the wall.

Hence the craziness of the recent attack on wind power. It wasn’t just routine blame-shifting and disinformation; it was also, in a sense, a cry of despair.


mardi 23 février 2021

Ça va chauffer !

 Gaétan Heymes sur Twitter :

La journée de mercredi 24 février s'annonce exceptionnellement douce à l'échelle de l'Europe. EFI température proche de 1 et SOT >1 sur une zone grande comme ~4 fois la France. Nombreux records mensuels de douceur probablement approchés / battus ?

Prévisions jusqu'au jeudi 25 février prochain.

En cause, un puissant dôme anticyclonique avec des racines subtropicales, centré sur les Alpes, qui favorise un net réchauffement de la masse d'air.

Isobares au géopotentiel 500 hPa au-dessus de l'Europe (de l'ouest)

L'isotherme 0°C dépassera ainsi les 3000m (en jaune sur cette carte), sur toute l'Europe du Sud, et jusqu'au Sud de la Suède. Jusqu'à 3400m sur les Alpes.

Isotherme 0°C en jaune avec mention de l'altitude...

Mais pendant ce temps, en Europe de l'est...

Scott Duncan sur Twitter :

But it is cold in Russia?! Indeed it is, very impressive cold with sub -50°C

Mais il fait froid en Russie !

En effet, il fait un froid impressionnant avec des températures inférieures à -50°C

Kirill Bakanov sur Twitter :

First -50°C in Europe this winter. In Ust-Shchuger, Komi, Russia temperature dropped to -51°C today morning.

Premier -50°C en Europe cet hiver. À Ust-Shchuger, Komi, Russie, la température est descendue à -51°C aujourd'hui matin.

Températures relevées en Europe le 22 au matin.

Le célébrissime monsieur Antoine, du non moins fumeux site de prédictions climatomanciennes Skyfall, nous expliquerait doctement qu'un AMP qui passait par là a advecté des leprechauns humides en provenance d'Irlande ou de la planète Mars. Minute papillon. Voici la réelle réalité permettant de donner la clé de l'énigme :

Régime des vents au géopotentiel 250 hPa (source nullschool.net)

Ben oui, une fois de plus le tracé du jet stream nous donne la solution :

  • il fait chaud au sud du courant jet, à l'endroit du « dôme » anticyclonique centré sur les Balkans ;
  • il fait froid au nord du courant jet, à l'endroit du « creux » dépressionnaire qui s'étend en trois tranches sur toute la Russie, exactement là où l'on enregistre des températures extrêmement...froides !
J'attends avec une impatience non dissimulée ce que monsieur Antoine va encore nous sortir au sujet de la situation présente, je ne manquerai pas de rajouter ses élucubrations ci-après.

3, 2, 1...


lundi 22 février 2021

Advection d'idioties chez Skyfall

 On ne s'en lassera jamais.

Fil info de sceptiques 2020 - Changement Climatique (skyfall.fr)

1806.  AntonioSan | 21/02/2021 @ 23:12 

Michel Le Rouméliote (#1805), Combinaison de descentes AMP le long de la cote Pacifique qui envoient des advections d’air humide vers le Texas et le Golfe de Mexico et de descentes AMP continentales a partir du grand nord canadien… brutal.

Alors soyons curieux et allons à la recherche non du temps perdu mais de ces fameux AMP (Anticyclones Mobiles Polaires pour les nuls qui découvrent le concept)

Commençons notre enquête par une simple carte météo des Etats-Unis, je pense que c'est un bon début :

Pression au niveau de la mer en Millibars lundi 22 février à 1h du matin (source weather-forecast.com)


La pression moyenne au niveau de la mer étant de 1013 hPa nous voyons nettement de hautes pressions, marquées avec la lettre H, sur l'ouest du pays, à plus de 1036 hPa (les isobares sont espacées de 4 hPa) ; nous en voyons d'autres également sur la côte est, à 1028 hPa environ, débordant sur l'Atlantique ; et entre les deux une zone de basses pressions, à 1008 hPa, centrée sur les Grands Lacs.

Maintenant si nous suivons les « informations » de monsieur Antoine, le prévisionniste en chef autoproclamé du site de pseudo-science Skyfall, les hautes pressions, qui sont donc des anticyclones par définition, viendraient donc du pôle Nord.

Vraiment ?

Regardons-y de plus près, en consultant la carte issue de notre site favori qui nous montre ci-après les pressions moyennes au niveau de la mer (sélection MSLP, Mean Sea Level Pressures) :

Pressions moyennes au niveau de la mer (source nullschool.net)

Que constate-t-on ?

Nous avons bien des hautes pressions au large de la Californie, qui correspondent peu ou prou aux hautes pressions mentionnées sur la carte météo ; nous avons également des hautes pressions visibles au large de la côte est, qui là aussi sont en accord avec cette même carte météo ; enfin, mais c'est assez peu visible sur le fond bleu, nous voyons bien une légère dépression au-dessus des Grands Lacs ; nous remarquons également que deux autres dépressions encadrent le tout, l'une à l'ouest sur les Aléoutiennes et l'autre à l'est au sud du Groenland ; et nous avons beau chercher, nous ne voyons pas d'autres anticyclones présents dans cette portion du globe.

Ainsi nous nous trouverions en présence, avec les deux anticyclones visibles tant sur la carte météo que sur notre site favori, des fameux AMP inventés par feu Marcel Leroux et resservis par monsieur Antoine chaque fois que l'occasion lui en est fournie.

Vraiment ?

Alors maintenant prenons de la hauteur, jusqu'à 10 kilomètres d'altitude, au géopotentiel 250 hPa, pour voir ce qui se passe au niveau de notre vieil ami le jet stream (ou courant jet) :

Régime des vents au géopotentiel 250 hPa (source nullschool.net)


Rappelons tout d'abord ce que TOUS les météorologues du monde entier nous disent, à savoir que le jet stream constitue une barrière infranchissable en contenant l'air froid polaire au nord et en l'empêchant, donc, de se diriger « trop » au sud ; je l'avais déjà spécifié en 2019 dans La patience de monsieur Antoine quand j'écrivais :
Voici ce que l'on peut lire dans le livre Climats passé présent futur page 47 :
La cellule polaire […] les masses d'air […] très froides et très denses […] sont confinées dans les basses couches de l'atmosphère, formant une zone de haute pression aux très hautes latitudes. L'air froid s'écoule dans la basse troposphère vers une zone de basse pression située en général à des latitudes plus basses. Là, il rencontre de l'air plus chaud, donnant naissances aux tempêtes le long du front polaire, vers les latitudes 50-60°. A ce point le circuit se referme en partie  et l'air ascendant des régions dépressionnaires alimente la zone polaire de haute pression.

 Et j'ajoutais plus loin :

Pour appuyer ce que je dis, hormis le livre déjà cité nous avons Wikipédia (c'est moi qui souligne en rouge) :

Les courants-jets sont qualifiés de « rivières », de « rubans » empruntant un trajet courbe et sinueux dans lesquels circule un grand flux d'air rapide. Ils jouent un rôle majeur dans la circulation atmosphérique puisque ceux-ci marquent la limite entre deux masses d'air distinctes qui ne peuvent se mélanger. Ils participent ainsi à la cyclogénèse des systèmes météorologiques des latitudes moyennes (anticyclones et dépressions) se déplaçant ensuite sous ces courants d'air puissants.

Et un peu plus loin je montrais ce graphique :

Cyclones et anticyclones séparés par le jet-stream (source The Geophile)

Bref, pour résumer la situation, ce qui est au nord du jet stream reste au nord du jet stream et ce qui est à son sud reste à son sud, je pense avoir été suffisamment clair (et je n'invente rien, contrairement à monsieur Antoine qui voit des AMP partout pour expliquer n'importe quelle situation)

Donc maintenant si l'on regarde attentivement la dernière image du régime des vents à 10 kilomètres d'altitude que remarque-t-on immédiatement ?

On remarque immédiatement qu'à 10 kilomètres d'altitude il y a bien des hautes pressions exactement comme à la surface juste en-dessous !

Et ces hautes pressions où sont-elles situées par rapport au jet stream ? Je vous le donne en mille, elles sont situées...au sud ! Par conséquent elles ne peuvent en aucune manière provenir du pôle Nord. D'ailleurs nous constatons qu'en ce moment ce sont plutôt des basses pressions qui règnent au-dessus du pôle Nord, c'est flagrant au géopotentiel 250 hPa mais aussi sur la carte des pressions au niveau de la mer.

Nous voyons donc une fois de plus à l'œuvre, avec monsieur Antoine, une négation complète de ce que nous dit la science aujourd'hui en nous expliquant notamment d'où est venue la vague de froid qui a sévi aux Etats-Unis ces derniers jours et qui n'a strictement rien à voir avec de prétendus anticyclones descendant à cheval des hautes latitudes.

Sur la dernière carte j'ai mentionné deux flèches, l'une légèrement descendante, amenant encore un peu de froid sur l'ouest des Etats-Unis, l'autre franchement remontante apportant de l'air doux vers notamment...le Texas ! Et ça tombe bien, car si l'on regarde les températures on s'aperçoit que cela colle parfaitement :

Températures de surface en degrés C le lundi 22 février à 1 heure du matin (temps côte est) (source weather-forecast)

Il fait effectivement assez frisquet à l'ouest et le Texas a bien retrouvé des températures un peu plus clémentes.

Je ne suis en rien météorologue mais j'essaie de comprendre comment fonctionnent les choses ; le jour où on m'apportera la preuve que des leprechauns sont à l'origine des événements exceptionnels que nous pouvons connaitre sous nos latitudes, alors je croirais aux leprechauns.

Portrait en pied de monsieur Antoine, le leprechaun en chef assigné sur Skyfall à l'entretien des anticyclones récalcitrants.


samedi 20 février 2021

Fadaisier de la semaine 7

 D’où viennent les émissions de gaz à effet de serre ? – Science étonnante (scienceetonnante.com)

JR

Bonjour David, bonne analyse et approche différente qui change du rabâchage médiatico-catastrophiste.
Cependant permettez-moi trois remarques:
– La photo représentant la condensation d’une centrale thermonucléaire qui n’est pas représentative, puisqu’il le contraste sur fond de ciel sombre, représentent de la vapeur d’eau et non du Carbone, bien que la vapeur d’eau soit le 1 er GES (GAIR), mais comme vous n’y faite pas référence, cela peut être confusant.
– Vous avez omis de préciser que le 1er GES (appellation journaliste), qu’il y aurait lieu de nommer plus clairement GAIR (Gaz Absorbant les Infra Rouge) est la vapeur d’eau à env 72 %.
– que le taux de C02 est de 0,04 %, soit un taux bas rarement atteint depuis l’origine de la terre. Il est important de préciser que le Carbone n’est aucunement un polluant, mais un fertilisant et que son doublement n’influencerait que de façon infinitésimal la température. . Merci. Bien cordialement.

Quelque chose me dit que nous avons affaire au même JR qui sévit chez Rittaud et qui vient donner des leçons à David Louapre (de Science étonnante) tout en montrant au passage sa complète ignorance. Tout d'abord la centrale en question est très probablement au charbon et non thermonucléaire ; ensuite ce qui sort des tours de refroidissement n'est pas de la vapeur d'eau, qui est totalement incolore, mais de l'eau sous forme de microgouttelettes ; ensuite mentionner que la vapeur d'eau est le 1er gaz à effet de serre est une ânerie, car elle est saturée et disséminée de manière irrégulière dans l'atmosphère alors que le dioxyde de carbone s'accumule et se répartit uniformément autour de la planète (le CO₂ est le « moteur » de l'effet de serre, la vapeur d'eau agit uniquement en rétroaction) ; enfin dire que le CO₂ ne représente que 0,04%  est une autre ânerie qui me confirme que nous sommes certainement en présence de l'« imbécile de chez Rittaud ».

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The Last Tradition: Did you hear Nikki Haley committed political suicide?

The purpose of The Last Tradition is to bring my readers Red Pill truth!

Le but de The Last Tradition est d'apporter à mes lecteurs la vérité de la pilule rouge !

Cela a au moins le mérite de la franchise. Le but de ce blog n'est donc pas d'informer ses lecteurs mais de lui administrer le catéchisme conservateur sans trop se soucier de la vérité ou de la décence, ainsi :

Did you hear Nikki Haley committed political suicide?

Avez-vous entendu que Nikki Haley a commis un suicide politique ?

it isn't a great surprise the backlash on Haley is so strong after she gives an anti-Trump interview to Politico telling Republicans they need to turn their backs on Donald Trump.

Ce n'est pas une grande surprise que la réaction de rejet de Haley soit si forte après qu'elle ait donné une interview anti-Trump à Politico disant aux républicains qu'ils doivent tourner le dos à Donald Trump.
Pour un conservateur bon teint le courage politique n'est pas une option envisageable, mieux vaut la vénération d'un individu qui sera classé par l'Histoire parmi les plus mauvais présidents de tous les temps.

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Common Cents Blog: GLOBAL WARMING ALERT - Texas is under winter storm warning for first time in history (commoncts.blogspot.com)

GLOBAL WARMING ALERT - Texas is under winter storm warning for first time in history 

ALERTE AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE - Pour la première fois dans l'histoire, le Texas fait l'objet d'une alerte de tempête hivernale

Le blog s'appelle Common Cents, jeu de mot sur common sense qui signifie bon sens, quelque chose dont l'auteur semble totalement dénué. Il devrait s'interroger pour savoir pourquoi le Texas fait l'objet pour la première fois dans l'histoire d'une alerte de tempête hivernale ; probablement que pour lui il s'agit d'un signe de l'arrivée prochaine d'un nouvel âge de glace. Il avait déjà donné le ton avec Common Cents Blog: Historic Winter Storm! Blizzard Conditions, Ice Storm and Record Cold! - POW Weather Channel (commoncts.blogspot.com) :
Global Warming Alert - Historic Winter Storm! Blizzard Conditions, Ice Storm & Record Cold! 
Alerte au réchauffement climatique - Tempête hivernale historique ! Conditions de blizzard, tempête de verglas et froid record !
Si vous n'êtes pas pliés de rire à la lecture de cette antiphrase c'est que vous n'avez pas le « bon sens » de l'humour.

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Demolition man





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Énergie et politiques du climat - Changement Climatique (skyfall.fr)

5884.  scaletrans | 18/02/2021 @ 10:49 

Daniel (#5881),
Puisqu’on parle de la ville d’Amarillo, je me souviens qu’on y avait relevé au moment du Dust Bowl des années trente des températures dépassant de la même marge, mais inversée, les moyennes (et non les normales…) de saison.
Quant à l’explication synoptique de la situation météo, si on y reconnaît bien le rôle des anticyclones (AMP) polaires, on y associe des dépressions qui n’en sont que le corollaire (advections). Quand va-t-on nous ressortir le « vortex polaire » où des masses d’air à moins de 200 Hpa « libèrent » des masses d’air à 1050 (en soi, la queue qui remue le chien)

Magnifique ! Encore un qui croit voir des AMP sortir on ne sait d'où. Nous avons donc en scaletrans un émule de monsieur Antoine, la relève est assurée et nous pouvons être rassurés, le réservoir à âneries n'est pas près de se tarir (voir Prévisions météo pour la semaine prochaine pour se faire une idée de la bêtise de scaletrans)