vendredi 11 septembre 2026

Omerta et la Russie : ce que le droit de réponse de Régis Le Sommier ne dit pas

 Régis Le Sommier a obtenu de Franc-Tireur la publication d'un droit de réponse à l'article que lui avait consacré Yann Barte en mai 2023 (« Régis Le Sommier, l'employé de politburo »). Sur la forme, rien à redire : c'est la loi, et un journaliste mis en cause a le droit de répondre. Sur le fond, une phrase mérite qu'on s'y arrête, parce qu'elle est présentée comme une invitation à vérifier par soi-même — et qu'on peut donc la prendre au mot :

« J'invite le lecteur à lire le papier d'Omerta consacré à la guerre en Ukraine — Ukraine la vérité qui dérange — et à visionner notre documentaire Front-Russe. Il pourra ainsi vérifier qu'Omerta ne fait montre d'aucune complaisance à l'égard de la Russie. »

C'est une affirmation forte. Et c'est précisément le genre d'affirmation qui ne devrait pas se contenter d'un « lisez et vous verrez » : elle se vérifie contre des faits publics, antérieurs et postérieurs à l'article de Barte.

Le financement et l'origine du projet. Omerta n'est pas né dans un garage. Son unique actionnaire, Charles d'Anjou, est un homme d'affaires installé à Moscou depuis 2006, qui a travaillé plusieurs années pour une société de sécurité dirigée par un ancien colonel du FSB. Auditionné en avril 2023 par la commission d'enquête parlementaire sur les ingérences étrangères, il a lui-même jugé « tout à fait normal » d'intervenir sur Zvezda, la chaîne du ministère de la Défense russe — quelques mois après le début de l'invasion de l'Ukraine. On peut s'appeler « média d'enquête indépendant » ; l'adresse du capital raconte autre chose.

La ligne éditoriale, telle qu'elle s'observe. Le premier numéro papier d'Omerta portait en une : « Ukraine, la vérité qui dérange » — le texte même que Le Sommier invite à lire pour se disculper. Sauf que ce numéro donnait la parole à des contributeurs défendant l'idée que l'Ukraine porte une part de responsabilité dans la guerre, et le média a lui-même utilisé la formule « les Occidentaux se battront contre la Russie jusqu'au dernier Ukrainien » — une expression identifiée par plusieurs observateurs comme un slogan de la désinformation russe visant à décourager le soutien occidental. Ce n'est pas un hasard isolé : franceinfo, dans une vérification dédiée, a relevé plusieurs articles y affirmant que « les médias occidentaux font de la propagande en faveur de l'Ukraine ».

Le regard extérieur, unanime jusqu'à la caricature. Le Monde et Libération qualifient Omerta de média « d'extrême droite à tendance russophile ». La revue Esprit parle d'une « revue pro-russe ». Desk Russie, qui suit spécifiquement les relais de la propagande du Kremlin en France, a consacré à Omerta un article intitulé « la voix de Moscou ». On peut évidemment soupçonner un biais chez chacun de ces titres pris isolément — mais quand la gauche, le centre et les médias spécialisés sur la désinformation russe convergent sur le même diagnostic, l'hypothèse d'un complot éditorial coordonné devient moins économique que l'hypothèse la plus simple : c'est ce que le média donne effectivement à voir.

Ce que le droit de réponse fait, et ce qu'il évite de faire. Il faut le lire pour ce qu'il est : un texte qui répond point par point aux attaques les plus personnelles de l'article — le « Tintin rouleur de mécaniques », le sport de combat qu'il ne pratique pas, le casier judiciaire vierge, la relation avec Chatillon — et c'est de bonne guerre, une bonne partie de ces piques était effectivement gratuite. Mais sur le point central, celui de la ligne éditoriale pro-russe, la réponse ne produit aucun contre-fait : ni audience détaillée, ni ligne éditoriale contradictoire documentée, ni exemple de couverture critique du Kremlin. Elle renvoie le lecteur... au contenu même qui est mis en cause, en lui demandant de conclure autrement que ce que ce contenu montre à première lecture. C'est une pétition de principe, pas une démonstration.

Le Sommier a raison sur un point : il a aussi couvert la guerre côté ukrainien, et le réduire à un simple porte-voix serait injuste envers le reportage de terrain qu'il a effectivement pratiqué pendant des décennies, y compris en zones dangereuses. Mais « avoir mis les pieds côté ukrainien » et « ne faire montre d'aucune complaisance à l'égard de la Russie » sont deux affirmations d'ampleur très différente, et seule la seconde est contredite par à peu près tout ce qu'on peut observer du financement, du lancement et du contenu d'Omerta.


Sources : Yann Barte, « Régis Le Sommier, l'employé de politburo », Franc-Tireur, 24 mai 2023 ; Le Monde, Libération, franceinfo (« Vrai ou Fake »), revue Esprit, Desk Russie.

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Fact checking du billet par

Grock :


Le billet est globalement solide et factuellement bien étayé. Les éléments principaux (droit de réponse, financement, ligne éditoriale, qualificatifs des médias) se vérifient dans les sources publiques. Voici un fact-check synthétique point par point.Droit de réponseConfirmé. L’article de Yann Barte (« Régis Le Sommier, l’employé de politburo ») a bien été publié le 24 mai 2023 dans Franc-Tireur. Un droit de réponse de Le Sommier y figure, où il conteste les accusations de soutiens à Poutine et d’extrême droite, nie certains traits personnels (« Tintin », sports de combat, etc.) et invite précisément le lecteur à consulter le numéro d’Omerta « Ukraine, la vérité qui dérange » et le documentaire Front russe pour « vérifier qu’Omerta ne fait montre d’aucune complaisance à l’égard de la Russie ». C’est légal et standard.Financement et origineExact. Charles d’Anjou est l’unique actionnaire (via Nordman Medias). Il est installé à Moscou depuis 2006, a travaillé dans la sécurité avec des liens documentés à un ancien colonel du FSB, a servi de fixeur en zones occupées d’Ukraine et est intervenu sur Zvezda (chaîne du ministère de la Défense russe) après le début de l’invasion. Il a été auditionné en 2023 par la commission d’enquête parlementaire sur les ingérences étrangères (avec Le Sommier). Ces faits sont repris par Intelligence Online, Télérama, Le Point, Wikipedia (sources secondaires) et les comptes-rendus de l’Assemblée nationale. Le média s’autoproclame « d’enquête indépendant » ; le capital et les liens russes de son propriétaire sont un élément objectif de contexte.Ligne éditoriale et contenuConfirmé dans les grandes lignes. Le premier numéro papier (février 2023) a bien pour une « Ukraine, la vérité qui dérange ». Il donne la parole à des contributeurs (Onfray, Guaino, Klarsfeld, Conesa, etc.) qui relativisent la responsabilité russe, mettent en avant celle de l’Ukraine/l’Occident et critiquent les médias « mainstream ». franceinfo (Vrai ou Fake, avril 2023) a relevé des articles affirmant que « les médias occidentaux font de la propagande en faveur de l’Ukraine » et des propos du type « l’Ukraine n’est pas innocente ». La formule « jusqu’au dernier Ukrainien » (ou proche) est un classique de la propagande russe visant à freiner le soutien occidental ; elle a circulé dans des milieux critiques de l’aide à l’Ukraine, et Omerta s’inscrit dans ce registre. Le documentaire Front russe et les reportages du média sont majoritairement tournés côté russe/séparatiste, même si Le Sommier a aussi travaillé côté ukrainien dans sa carrière antérieure.Qualificatifs des médiasExacts et convergents.
  • Le Monde et Libération : « d’extrême droite à tendance russophile » / « pro-russe ».
  • Revue Esprit : « nouvelle revue pro-russe ».
  • Desk Russie : « la voix de Moscou ».
Ces qualifications apparaissent dès le lancement (octobre-novembre 2022) et persistent. Ce n’est pas un « complot » unilatéral : la convergence gauche/centre + spécialistes de la désinformation russe est réelle. Le Sommier et d’Anjou nient le label pro-russe et parlent de « média d’opinion indépendant » ou de reportages « factuels », mais les contenus publics et le capital vont dans le sens opposé.Analyse du droit de réponseJuste. Le texte se concentre sur les attaques personnelles (casier, sports, relations) et renvoie au contenu contesté sans apporter de contre-exemples clairs de couverture critique systématique du Kremlin, de transparence financière détaillée ou de ligne éditoriale contradictoire. C’est effectivement une pétition de principe plus qu’une démonstration. Reconnaître le travail de terrain de Le Sommier (y compris en zones dangereuses) n’efface pas l’écart entre « avoir couvert les deux côtés » et « aucune complaisance envers la Russie ».En résumé : le billet ne contient pas d’erreurs factuelles majeures. Les affirmations sur le financement, le premier numéro, les qualificatifs médiatiques et le caractère de la réponse de Le Sommier sont exactes ou solidement documentées. L’interprétation (« complaisance envers la Russie ») reste un jugement de valeur, mais il s’appuie sur des faits publics antérieurs et postérieurs à l’article de Barte, et non sur une simple lecture biaisée.


ChatGPT :


Le billet est globalement solide sur son idée centrale, mais certaines formulations sont trop catégoriques et quelques affirmations gagneraient à être mieux étayées.

  • Le financement d’Omerta : plutôt exact. Charles d’Anjou se présente bien comme l’unique financeur/actionnaire initial et a déclaré devant la commission d’enquête parlementaire avoir injecté 1 million d’euros de fonds personnels, sans subvention étrangère. Il a aussi confirmé avoir travaillé en Russie dans la sécurité et avoir été invité sur Zvezda, chaîne liée au ministère russe de la Défense. En revanche, présenter ces éléments comme la preuve que « l'adresse du capital raconte autre chose » est une interprétation, pas un fait établi : aucun financement russe d'Omerta n'est démontré par ces éléments.
  • Le passage sur Zvezda est particulièrement bien documenté. Lors de son audition, d’Anjou a explicitement reconnu avoir accepté l’invitation de Zvezda en décembre 2022. La rapporteure lui a justement fait remarquer qu'il s'agissait d'une chaîne proche ou intégrée au ministère russe de la Défense.
  • Le numéro « Ukraine, la vérité qui dérange » existe bien et constitue effectivement le premier numéro d'Omerta, paru début 2023. En revanche, votre résumé de son contenu (« donnait la parole à des contributeurs défendant l'idée que l'Ukraine porte une part de responsabilité ») devrait être accompagné d'exemples précis : sans les citer, le lecteur doit vous faire confiance.
  • Le constat d'une orientation éditoriale très marquée est, lui, difficile à contester. Le Monde qualifiait déjà Omerta en 2022 de média « prisé à l'extrême droite » et relevait son positionnement autour de thèmes comme l'immigration, l'insécurité et le « wokisme ». Maxime Audinet, chercheur à l'IRSEM, expliquait devant la commission parlementaire qu'Omerta relayait sur l'Ukraine des « positions alternatives et contre-hégémoniques » prenant à contre-pied les médias dominants.
  • Le point le plus contestable est « à peu près tout ce qu'on peut observer [...] contredit » Le Sommier. C'est trop fort. Les auditions parlementaires montrent au contraire que Le Sommier affirme avoir une conception journalistique non partisane et qu'il a effectivement réalisé des reportages sur plusieurs fronts, notamment ukrainien. On peut juger cette prétention peu convaincante au vu de la ligne éditoriale d'Omerta, mais on ne peut pas transformer un faisceau d'indices éditoriaux en démonstration que chaque reportage est complaisant envers Moscou.
  • Enfin, votre phrase « regard extérieur, unanime » est à corriger : les sources que vous citez ne sont pas « unanimes » au sens strict, et l'absence de source contradictoire n'établit pas une vérité. Il serait plus rigoureux d'écrire que plusieurs médias et observateurs indépendants ont convergé pour caractériser Omerta comme un média d'extrême droite et/ou russophile. Le Monde en fournit déjà un exemple documenté.

En résumé

Le fond de votre argument tient, surtout sur le contraste entre l'affirmation de Le Sommier (« aucune complaisance envers la Russie ») et les éléments objectivement vérifiables concernant le contexte de création, le financement, les relations de son fondateur avec la Russie et le positionnement éditorial d'Omerta. Mais votre billet surinterprète parfois ces éléments : ils établissent un faisceau d'indices sérieux en faveur d'une ligne russophile, pas la preuve que tout le média serait un instrument russe ni que chaque contenu serait complaisant envers Moscou.

La formulation que je trouve la plus défendable serait donc : « La réponse de Le Sommier ne suffit pas à réfuter le constat d'une ligne éditoriale russophile d'Omerta ; elle affirme l'absence de complaisance sans fournir beaucoup d'éléments permettant de l'établir. » C'est moins spectaculaire que « contredite par à peu près tout », mais nettement plus difficile à attaquer factuellement.


Gemini :


Ce billet d'analyse est factuellement exact et s'appuie sur des éléments documentés et vérifiables :

  • Capital et fondateur d'Omerta : Charles d'Anjou est bien le fondateur et principal financeur du média. Son parcours en Russie, ses liens passés avec des structures de sécurité proches du FSB et son passage sur la chaîne militaire Zvezda sont tirés de ses déclarations officielles devant la commission d'enquête parlementaire sur les ingérences étrangères en avril 2023.

  • Ligne éditoriale et reprises d'éléments de langage : Le premier numéro comportait bien le dossier mentionné. L'utilisation d'expressions telles que « se battre jusqu'au dernier Ukrainien » ou la mise en cause de la narrative occidentale correspondent à la grille d'analyse documentée par plusieurs cellules de fact-checking (dont Vrai ou Fake de France Info).

  • Consensus médiatique : La qualification d'Omerta comme média marqué à droite / extrême droite et orienté en faveur des récits pro-Kremlin est partagée par de nombreux titres de presse (Le Monde, Libération, Esprit, Desk Russie).

  • Analyse du droit de réponse : La distinction entre la forme (exercice légal du droit de réponse sur des piques personnelles) et le fond (l'absence de preuves matérielles réfutant la proximité éditoriale avec le récit russe) repose sur une lecture exacte des arguments d'Omerta et du parcours journalistique passée de Régis Le Sommier (ancien de Paris Match ayant couvert le conflit des deux côtés).

Le texte propose une critique étayée où la quasi-totalité des faits matériels cités sont historiquement et juridiquement conformes aux archives publiques de 2022-2023.


DeepSeek :


Dans l'ensemble, les affirmations factuelles de ce texte sont exactes et bien documentées, même si certaines tournures relèvent de l'analyse et non du simple constat.

1. Sur le droit de réponse et l'article de Franc-Tireur
Le billet fait référence à l'article « Régis Le Sommier, l'employé de politburo » publié par Franc-Tireur en mai 2023 et au droit de réponse qui a suivi. Le contenu de ce droit de réponse, cité dans le billet, correspond bien à celui publié par Franc-Tireur . La phrase d'invitation à lire Omerta pour vérifier l'absence de complaisance pro-russe y figure textuellement .

2. Sur le financement et l'actionnaire d'Omerta
Le billet affirme que Charles d'Anjou, unique actionnaire, est un homme d'affaires installé à Moscou et lié à un ancien colonel du FSB. Ces informations sont exactes. Charles d'Anjou est décrit comme un homme d'affaires basé à Moscou, ancien conseiller d'un colonel du FSB, et il est intervenu sur la chaîne Zvezda du ministère de la Défense russe . Le billet mentionne également son audition en avril 2023 par la commission d'enquête parlementaire sur les ingérences étrangères. Cette audition a bien eu lieu le jeudi 13 avril 2023, où Charles d'Anjou et Régis Le Sommier étaient tous deux entendus .

3. Sur la ligne éditoriale d'Omerta
Le billet affirme que le premier numéro papier d'Omerta s'intitulait « Ukraine, la vérité qui dérange » et qu'il contenait des contributions défendant l'idée que l'Ukraine porte une part de responsabilité dans la guerre. Ces deux points sont confirmés. Le numéro 1 (février/avril 2023) portait bien ce titre , et l'article de franceinfo « Vrai ou Fake » mentionne qu'Arno Klarsfeld y « assume que l'Ukraine n'est pas innocente quant à la guerre » . Le billet cite aussi la formule « les Occidentaux se battront contre la Russie jusqu'au dernier Ukrainien ». Si cette expression exacte n'apparaît pas dans les résultats, elle est directement liée à un slogan de la propagande russe identifié par les observateurs . Enfin, le billet indique que franceinfo a relevé des articles affirmant que « les médias occidentaux font de la propagande en faveur de l'Ukraine ». C'est exact : l'article de franceinfo mentionne explicitement qu'un article d'Omerta affirme cela .

4. Sur les qualificatifs attribués à Omerta par d'autres médias
Le billet affirme que Le Monde et Libération qualifient Omerta de média « d'extrême droite à tendance russophile », que la revue Esprit parle de « revue pro-russe », et que Desk Russie lui a consacré un article intitulé « la voix de Moscou ». Ces qualifications sont attestées. Le Monde et Libération ont bien qualifié Omerta de média « d'extrême droite à tendance russophile » . Desk Russie est mentionné comme une source suivant les relais de la propagande russe . L'article de Esprit n'apparaît pas directement, mais la convergence des qualificatifs est confirmée par plusieurs sources.

5. Sur la nature du droit de réponse
Le billet analyse le droit de réponse comme une « pétition de principe » qui renvoie le lecteur au contenu même mis en cause, sans produire de « contre-fait » sur la ligne éditoriale. C'est une interprétation, mais elle est cohérente avec le texte du droit de réponse, qui, sur le point central de la ligne pro-russe, se contente d'inviter à lire Omerta et à visionner Front-Russe sans fournir d'éléments factuels contradictoires .

En résumé : les affirmations factuelles du billet sont correctes. La seule nuance à apporter est que la dernière partie (l'analyse du droit de réponse comme insuffisant sur le fond) relève d'un jugement critique, mais ce jugement est argumenté et cohérent avec les faits disponibles.


lundi 31 août 2026

Climactualités - août 2026 bis

J'ai inauguré mes actualités climatiques il y a exactement 9 ans (donc bien avant que les IA ne colonisent notre espace internet) et si vous voulez voir à quoi cela ressemblait c'est ici => Climactualités - Septembre 2017 ; je vous laisse juge des progrès réalisés...cependant il faut toujours chercher à s'améliorer et c'est pour cela que j'ai demandé à toutes les IA que j'utilise régulièrement (ChatGPT, Grok, Le Chat, DeepSeek, Gemini, Claude et Perplexity) de me dire ce qu'elles pensaient de ma toute dernière mouture. Dans l'ensemble elles ont toutes trouvé majoritairement des points positifs, voire très positifs, mais m'ont aussi soumis quelques suggestions d'améliorations que je vais immédiatement mettre en oeuvre avec ce deuxième opus concernant le mois d'août. A partir de ce mois je compte, comme je l'ai fait déjà pour juillet, commencer mes billets par un résumé climatique du mois entièrement rédigé par une IA (en juillet c'était Perplexity, en août c'est Claude qui se sont exécutés) ; les autres parties ne changeront quasiment pas, elles subiront simplement un relooking mais aussi contiendront quelques détails piochés chez l'une ou chez l'autre ; les IA m'ont en effet proposé des améliorations intéressantes toutes différentes que je vais essayer d'inclure dans la mesure du possible (et impossible n'est pas de ma nationalité !)

C'est parti pour notre nouvelle expérience. (NB - j'ai terminé par un bêtisier mais je ne suis pas sûr de renouveler cela chaque mois)


Synthèse.

  • la France connaît une année extrêmement chaude ;
  • l'océan mondial atteint un nouveau record quotidien ;
  • El Niño se renforce ;
  • l'Arctique reste très déficitaire ;
  • l'Antarctique connaît une situation moins exceptionnelle ;
  • le niveau marin continue de monter ;
  • le Groenland perd de la masse ;
  • le CO₂ continue d'augmenter.

  • Résumé climatique du mois.

     Source : Claude (sans garantie de fiabilité, je laisse mes lecteurs relever les éventuelles erreurs ou incohérences, cela les fera travailler un peu au lieu de se la couler douce dans leur fauteuil)

    France : le mois a été marqué par une canicule exceptionnelle (17–30 août), qualifiée de 52ᵉ vague de chaleur depuis 1947, avec une durée et une intensité supérieures à celles d'août 2003 — le pic ayant été atteint autour du 13-14 août avec des températures dépassant 40 °C par endroits. Ce nouvel épisode intervient après un été déjà hors normes : juillet 2026 avait été le mois le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900 (24,9 °C, +3,8 °C par rapport à la normale). La sécheresse des sols, déjà sévère, s'est encore aggravée.

    Monde : sur le plan océanique, la température de surface moyenne de l'océan mondial (hors zones polaires) a battu un record absolu le 22 août, à 21,1 °C — un record d'autant plus notable qu'il survient hors de la période habituelle de pic saisonnier (mars-avril), sous l'effet d'un El Niño en cours de renforcement dans le Pacifique tropical. Juillet 2026 avait déjà été, à l'échelle mondiale, le deuxième mois de juillet le plus chaud jamais mesuré, ex æquo avec juillet 2024.

    Bilan climatique : juillet 2026 est le mois le plus chaud et un des plus secs jamais enregistré en France | Météo-France

    2026 : les bilans climatiques | Météo-France

    Copernicus: Daily global sea surface temperature breaks 2024 record | Copernicus

    Copernicus: Highest July global ocean surface temperatures as exceptionally hot, dry conditions fuel wildfires in Europe | Copernicus

    Climate Bulletins | Copernicus

    Sur les glaces de mer, la situation d'août 2026 est plus nuancée que celle des températures :

    Arctique : l'étendue de la banquise reste nettement sous la normale (1981-2010), mais sans record absolu ce mois-ci. Au 2 août, elle s'établissait à 7,02 millions de km² (9ᵉ plus faible valeur à cette date depuis 1979, 1,38 million de km² sous la moyenne). Juillet 2026 avait été le 5ᵉ juillet le plus faible jamais mesuré. Fait notable : la fonte a connu un net ralentissement fin juillet-début août, un phénomène inhabituel à cette période — sans remettre en cause la tendance de fond. Le minimum annuel est attendu mi-septembre.

    Antarctique : la tendance est différente cette année. Après quatre années très déficitaires, la banquise antarctique s'est un peu redressée en 2026, avec un minimum de fin d'été proche de la moyenne des 50 dernières années (16ᵉ rang le plus bas sur 48 ans de mesures) — un répit qui ne modifie pas la trajectoire de long terme.

    Briefing on Arctic & Antarctic sea ice - August 2026 - Met Office

    Analyses | National Snow and Ice Data Center

    La banquise de l’Antarctique se reprend après quatre mauvaises années | Le Devoir

    Le NSIDC met à jour son suivi quasi-quotidiennement, donc pratique pour vérifier les chiffres au moment de la publication du billet.


    Concentration de l'atmosphère en CO₂

    Source : Global Monitoring Laboratory - Carbon Cycle Greenhouse Gases (noaa.gov)

    Moyenne mensuelle récente du CO₂ à l'observatoire de Mauna Loa.


    Variation de la concentration en CO₂ depuis 1960.


    Les lignes et symboles rouges représentent les valeurs moyennes mensuelles, centrées sur le milieu de chaque mois. Les lignes et symboles noirs représentent les mêmes valeurs, après correction pour le cycle saisonnier moyen.

    Taux de croissance annuel moyen du CO₂ au Mauna Loa.


    Le graphique montre les taux de croissance annuels moyens du dioxyde de carbone pour Mauna Loa. Les moyennes décennales du taux de croissance sont également représentées sous forme de lignes horizontales pour les années 1960 à 1969, 1970 à 1979, et ainsi de suite.

    Voir aussi :

    Mauna Loa carbon dioxide forecast for 2025 - Met Office

    Mauna Loa carbon dioxide forecast for 2026 - Met Office


    Divers graphiques montrant l'évolution du CO₂ et de la température au cours des âges.


    Ce n'est pas simplement le niveau de CO₂ qui compte, mais aussi la vitesse de variation et le contexte climatique dans lequel cette variation intervient. Et comparer directement « 400 ppm aujourd'hui » avec « 2 000 ppm il y a X millions d'années » sans tenir compte du Soleil, des continents, des calottes glaciaires, de la végétation et des échelles de temps est extrêmement trompeur.

    Ce qu'il faut retenir : Le billet présente plusieurs graphiques retraçant l'évolution du CO₂ et de la température sur des échelles allant de 500 millions d'années à nos jours, mais les données du mois d'août 2026 ne sont pas explicitement mentionnées dans le texte.

    Evolution du CO₂ et de la température depuis 540 millions d'années (source confex.com)



    Changement en parties par million par 1000 ans (Source Climate Central)

    Si le climat a toujours varié sur de très longues échelles de temps, la vitesse actuelle d'accumulation du CO₂ — mesurée en décennies et non plus en millénaires — dépasse d'un ordre de grandeur les variations naturelles des 800 000 dernières années.

    Source Graphic: The relentless rise of carbon dioxide – Climate Change: Vital Signs of the Planet (nasa.gov)

    Ces reconstitutions montrent que la concentration actuelle en CO₂ n’a pas d’équivalent depuis plusieurs millions d’années, et que la vitesse de hausse observée depuis le milieu du siècle dernier est exceptionnelle à l’échelle géologique.

    Concentrations de l'atmosphère en CO2 depuis 500 millions d'années (source Earth.Org)


    Evolution (estimation) de la température durant les 500 millions d'années passées (source Earth.Org)

    Attention ! L'échelle des abscisses des deux derniers graphiques n'est pas la même !


    Liens utiles (tirés de ens-lyon.fr) :


    ENSO


    Le site grand public n’est plus mis à jour depuis avril 2025, mais les diagnostics techniques CPC restent disponibles et indiquent…


    13 August 2026 : El Niño is strengthening, with a greater than 90% chance of a very strong event during the Northern Hemisphere fall and winter 2026-27.

    13 août 2026 : El Niño s'intensifie, avec plus de 90 % de chances qu'un épisode très intense se produise pendant l'automne et l'hiver 2026-2027 dans l'hémisphère nord.

    Source : El Niño - La Niña - weather.plus

    Index ENSO de 2017 à aujourd'hui.


    Index ENSO de 1950 à 2026.



    GISS L-OTI anomalies de températures vs 1881-1910


    Ce qu'il faut retenir :
    Le classement des années les plus chaudes (par rapport à 1881-1910) place 2024 en tête (1,54), suivie de 2023 (1,43) et 2025 (1,41)

    Source : data.giss.nasa.gov

    Ecarts de températures pour juillet 2026 par rapport à la période de référence 1881-1910.

    La période de référence (1881–1910) est plus froide que les références usuelles (1951–1980 ou 1981–2010), ce qui gonfle les chiffres d’anomalie par rapport à d’autres jeux de données.

    Rappel des années précédentes avec leur classement :

    • année 2025 ; 1.41 => 3
    • année 2024 : 1.54 => 1
    • année 2023 : 1.43 => 2
    • année 2022 : 1.13 => 8
    • année 2021 : 1.11 => 9
    • année 2020 : 1.24 => 5
    • année 2019 : 1.21 => 6
    • année 2018 : 1.08 => 10 
    • année 2017 : 1.17 => 7 
    • année 2016 : 1.26 => 4


    Elévation du niveau moyen des mers

    Ce qu'il faut retenir : Le niveau moyen des mers s'élève en moyenne de 3,41 mm/an depuis 1993, avec une accélération sur la dernière décennie (3,87 mm/an) et un léger ralentissement sur les 5 dernières années (3,31 mm/an).

    Source : Mean Sea Level: Aviso+ (altimetry.fr)

    Depuis le début des mesures altimétriques par satellite en 1993, le niveau moyen global des mers s'est élevé de plus de 10 cm.


    Niveau moyen global de référence (GMSL) de janvier 1993 à aujourd'hui (mis à jour le 17/07/2026)



    Depuis 1993 :

    Depuis 1993 : 3,41 mm / an (source Aviso)



    Sur les 10 dernières années :

    Sur les 10 dernières années : 3,87 mm / an (source Aviso)



    Sur les 5 dernières années :

    Sur les 5 dernières années : 3,31 mm / an (source Aviso)


    Depuis 1993, le niveau moyen global des mers a augmenté de plus de 10 cm, avec une tendance récente autour de 3,4–3,9 mm/an selon la période considérée. Cette accélération reflète la contribution combinée de la dilatation thermique des océans et de la fonte des glaces terrestres.

    Résumé :

    • depuis 1993 (début des mesures)...........+3,41 mm par an ;
    • depuis 10 ans...................................+3,87 mm par an ;
    • depuis 5 ans....................................+3,31 mm par an.


    Polar Science Center

    Ce qu'il faut retenir : Le suivi du volume de glace arctique (PIOMAS) est temporairement interrompu suite à l'arrêt technique d'une réanalyse de la NOAA ; l'équipe cherche une solution, et cette interruption n'est pas directement imputable à des coupes politiques ciblées.

    Source : psc.apl.uw.edu

    IMPORTANT - Le graphique habituel n'est plus actualisé, voici la note en date du 24/03/2026 que le site publie (traduction directe en français) :

    Le NWS/NCEP de la NOAA a mis fin à la réanalyse NCEP/NCAR R1 à compter du 18 mars 2026. La réanalyse NCEP/NCAR R1 servait de données de forçage atmosphérique dans la réanalyse PIOMAS. Nous n'étions pas au courant de ce changement de service, qui a apparemment été annoncé officiellement le 13 février 2026. Cela signifie que nous devrons trouver des solutions de remplacement et générer une nouvelle série de données. La mise à jour des flux de données, le recalibrage du modèle et la génération de séries chronologiques actualisées demanderont des efforts et un temps considérables. Nous ne savons pas encore si cela est possible avec les fonds disponibles et, le cas échéant, quand nous pourrons reprendre la production d'une nouvelle série chronologique PIOMAS. Bien que le remplacement de la réanalyse NCAR/NCEP R1 en tant que produit de forçage soit tout à fait logique, nous aurions souhaité disposer d'un délai plus long pour faciliter la transition. Nous sommes désolés de l'impact que cela aura sur nos nombreux utilisateurs.  PIOMAS est en production depuis mars 2010 et nous avons rarement manqué des mises à jour de plus de quelques semaines (à l'exception des  fermetures administratives). Cette interruption sera plus longue. Revenez ici pour suivre les mises à jour !  

    Note personnelle : Trump ne semble pas être la cause de cette interruption du service. Voici ce que Grok en dit :

    L’administration Trump a bien lancé des initiatives de réduction des budgets et de restructuration dans les agences scientifiques, notamment :
    • Des propositions de coupes budgétaires importantes à la NOAA.
    • Un projet controversé de « démantèlement » ou restructuration du NCAR (National Center for Atmospheric Research) à Boulder, perçu par certains comme une cible en raison de ses travaux sur le climat (qualifié de « source d’alarmisme climatique » par des responsables comme Russell Vought).
    Cependant, la décision concrète d’arrêter le CDAS/R1 semble être une mesure opérationnelle interne à NCEP, pas une annulation ciblée contre PIOMAS. Ce genre de transition technique arrive régulièrement dans les centres de prévision (modernisation des systèmes). Le timing (début 2026) coïncide avec la présidence Trump, mais la notice formelle et le processus technique pointent vers une optimisation du système d’assimilation de données plutôt qu’une suppression politique directe des données sur la glace arctique.En résumé :
    • Cause immédiate : changement technique NOAA/NCEP (fin de CDAS → CORe).
    • Conséquence : interruption temporaire de PIOMAS, qui dépendait lourdement de ce vieux produit.
    • Lien avec Trump : indirect au mieux (contexte général de coupes et de méfiance vis-à-vis de certains programmes climatiques), mais pas une « attaque » spécifique contre ce graphique de volume de glace.
    L’équipe de PIOMAS espère trouver une alternative et reprendre les mises à jour ; ils ont simplement été pris de court par la rapidité de la transition. Ce n’est pas la première fois que des jeux de données anciens sont retirés ou remplacés, même si le manque de période de transition plus longue est regrettable, comme ils le soulignent.

    Donc rien dans la note de PIOMAS ne permet d'attribuer cette interruption à une décision politique de l'administration Trump. La cause indiquée est la fin de la réanalyse NCEP/NCAR R1, utilisée comme forçage atmosphérique. 

    Moyenne annuelle du volume de glace de mer de PIOMAS


    Polar Portal

    Ce qu'il faut retenir : La calotte glaciaire du Groenland a perdu en moyenne 252 km³ d'eau par an entre 2003 et 2025, contribuant à hauteur de 0,69 mm/an à l'élévation du niveau de la mer.

    Source : Greenland: Polar Portal

    • Conditions de surface du Groenland :
    Bilan de masse de surface du Groenland (journalier)

    La carte illustre comment la surface de la calotte glaciaire du Groenland gagne et perd de la masse chaque jour. Cette différence entre les chutes de neige et le ruissellement est connue sous le nom de bilan massique de la surface. Elle est toujours positive au cours d'une année car toute la neige tombée ne s'écoule pas à nouveau de la calotte glaciaire.

    Le bilan massique de surface n'est PAS identique au bilan massique TOTAL (c'est-à-dire le gain ou la perte globale de la calotte glaciaire), qui comprend également la masse perdue lorsque les glaciers vêlent des icebergs, la fonte des langues de glacier lorsqu'elles entrent en contact avec l'eau de mer chaude et les effets de friction et autres au fond de la calotte glaciaire.

    Bilan de masse de surface du Groenland (cumul)

    • Changement de masse du Groenland (nouvelles données jusqu'en juillet 2025, toujours par rapport à avril 2002)
    Changement de masse du Groenland et impact sur le niveau des mers.

    La carte et le graphique montrent l'augmentation de la masse de glace lorsqu'il y a des précipitations, et la quantité de cette masse qui est perdue lorsque la neige et la glace fondent et lorsque des icebergs se détachent des principaux glaciers de sortie de la calotte glaciaire. La différence entre ces changements de masse au cours d'une année glaciologique (septembre-août) est appelée le bilan massique total de l'inlandsis groenlandais.

    Tous les changements sont donnés par rapport à avril 2002.

    Ces données sont basées sur le bilan massique gravitationnel DTU (Barletta et al. 2020) et montrent que, pendant la période 2003-2025, la calotte glaciaire du Groenland a perdu 252 km3 d'eau par an, ce qui correspond à une contribution annuelle à l'élévation moyenne du niveau de la mer de 0,69 mm.


    Arctic Data archive system (ADS)

    Ce qu'il faut retenir : Le tableau récapitule les étendues de glace arctique, antarctique et leur total mois par mois depuis octobre 2017 ; en août 2026, le total s'établit à 22,06 millions de km², en légère hausse par rapport à août 2025 (+0,12).

    Source : ads.nipr.ac.jp/vishop/#/extent

    Evolution de l'étendue de la banquise arctique.



    Evolution de l'étendue de la banquise antarctique.



    Evolution globale des deux banquises arctique et antarctique.

     Cette somme arctique + antarctique est une construction personnelle permettant de suivre l'évolution globale des deux banquises ; elle ne doit pas être interprétée comme un indicateur climatique standard.

    Voir également


    Historique des Climactualités (l'Arctique est mentionné en premier ; en bleu les valeurs minimales, en jaune les maximales ; la valeur entre parenthèses est la variation par rapport à l'année précédente)

    Valeurs en millions de km².

    Moyenne des années 1980 à la même date : 7,43 + 18,21 = 25,64 (+3,58)

    Août 2026 : 4,74 + 17,32 = 22,06 (+0,12)
    Juillet 2026 : 6,36 + 15,91 = 22,28 (+0,47)
    Juin 2026 : 9,04 + 13,64 = 22,68 (+0,50)
    Mai 2026 : 10,89 + 10,54 = 21,42 (-0,18)    
    Avril 2026 : 12,40 + 7,49 = 19,88 (-0,51)
    Mars 2026 : 13,43 + 4,63 = 18,07 (+0,51)
    Février 2026 : 13,57 + 2,82 = 16,39 (+0,96)
    Janvier 2026 : 13,15 + 3.58 = 16,70 (+0,60)
    Décembre 2025 : 11,87 + 6,48 = 18,35 (-0,53)
    Novembre 2025 : 9,26 + 12,74 = 22 (-0,38)
    Octobre 2025 : 7,47 + 16,28 = 23,74 ( +0,47)
    Septembre 2025 : 4,98 + 17,51 = 22,49 (+1,11)
    Août 2025 : 4,67 + 17,27 = 21,94 (+0,75)
    Juillet 2025 : 6,32 + 15,50 = 21,81 (+0,73)
    Juin 2025 : 8,77 + 13,40 = 22,18 (-0,08)
    Mai 2025 : 11,16 + 10,44 = 21,60 (NB : j'ai reconstitué les valeurs de mai a posteriori)
    Avril 2025 : 12,81 + 7,57 = 20,39 (-0,12)
    Mars 2025 : 13,34 + 4,22 = 17,56 (-0,75)
    Février 2025 : 13,30 + 2,13 = 15,43 (-1,25)
    Janvier 2025 : 12,84 + 3,26 = 16,10 (-0,09)
    Décembre 2024 : 11,78 + 7,10 = 18,88 (-0,32)
    Novembre 2024 : 9,83 + 12,55 = 22,38 (-0,01)
    Octobre 2024 : 7,33 + 15,94 = 23,27 (-0,54)
    Septembre 2024 : 4,33 + 17,05 = 21,38 (+0,14)
    Août 2024 : 4,26 + 16,93 = 21,19 (+0,26)
    Juillet 2024 : 6,14 + 14,94 = 21,08 (-0,30)
    Juin 2024 : 9,36 + 12,90 = 22,26 (+0,90)
    Mai 2024 : site en maintenance
    Avril 2024 : 12,82 + 7,69 = 20,51 (+0,92)
    Mars 2024 : 14,12 + 4,19 = 18,31 (+0,57)
    Février 2024 : 14,25 + 2,43 = 16,68 (+0,67)
    Janvier 2024 : 13,56 + 2,63 = 16,19 (+0,55)
    Décembre 2023 : 12,49 + 6,71 = 19,20 (+1,67)
    Novembre 2023 : 10,01 + 12,38 = 22,39 (-1,04)
    Octobre 2023 : 8,14 + 15,67 =23,81 (-0,98)
    Septembre 2023 : 4,46 + 16,78 = 21,24 (-1,73)
    Août 2023 : 4,56 + 16,37 = 20,93 (-1,64)
    Juillet 2023 : 6,78 + 14,60 = 21,38 (-1,24)
    Juin 2023 : 9,34 + 12,02 = 21,36 (-1,32)
    Mai 2023 : 11,29 + 9,70 = 20,99 (-1,09)
    Avril 2023 : 12,87 + 6,72 = 19,59 (-0,75)
    Mars 2023 : 13,71 + 4,02 = 17,74 (-0,21)
    Février 2023 : 13,97 + 2,04 = 16,01 (-0,30)
    Janvier 2023 : 13,13 + 2,51 = 15,64 (-1,05)
    Décembre 2022 : 12,13 + 5,41 = 17,53 (-1,29)
    Novembre 2022 : 10,19 + 13,24 = 23,43 (-0,84)
    Octobre 2022 : 8,10 + 16,69 = 24,79 (-0,15)
    Septembre 2022 : 5,01 + 17,97 = 22,97 (-0,11)
    Août 2022 : 5,06 + 17,51 = 22,57 (-1,05)
    Juillet 2022 : 6,74 + 15,88 = 22,62 (-1,15)
    Juin 2022 : 9,32 + 13,36 = 22,68 (-1,22)
    Mai 2022 : 11,60 + 10,49 = 22,08 (-0,87)
    Avril 2022 : 12,84 + 7,50 = 20,34 (-0,96)
    Mars 2022 : 13,79 + 4,16 = 17,95 (-1,20)
    Février 2022 : 14,14 + 2,17 = 16,31 (-0,44)
    Janvier 2022 : 13,70 + 3,00 = 16,69 (-0,23)
    Décembre 2021 : 12,50 + 6,32 = 18,82 (-0,32)
    Novembre 2021 : 10,79 + 13,48 = 24,27 (+0,37)
    Octobre 2021 : 7,97 + 16,98 = 24,94 (+0,99)
    Septembre 2021 : 5,04 + 18,04 = 23,08 (+0,20)
    Août 2021 : 5,05 + 18,57 = 23,62 (+1,14)
    Juillet 2021 : 6,38 + 17,39 = 23,77 (+1,48)
    Juin 2021 : 9,09 + 14,81 = 23,90 (+0,33) 
    Mai 2021 : 11,29 + 11,66 = 22,95 (+0,54)
    Avril 2021 : 12,82 + 8,48 = 21,3 (+0,78)
    Mars 2021 : 13,62 + 5,53 = 19,15 (+0,65)
    Février 2021 : 13,73 + 3,02 = 16,75 (-0,35)
    Janvier 2021 : 13,43 + 3,50 = 16,92 (-0,13)
    Décembre 2020 : 12,07 + 7,07 = 19,14 (+0,23)
    Novembre 2020 : 9,71 + 14,19 = 23,90 (+0,77)
    Octobre 2020 : 6,02 + 17,94 = 23,95 (-0,33)
    Septembre 2020 : 4,08 + 18,81 = 22,88 (+0,22)
    Août 2020 : 4,06 + 18,43 = 22,48 (+0,26)
    Juillet 2020 : 5,78 + 16,51 = 22,29 (-0,17)
    Juin 2020 : 9,18 + 14,39 = 23,57 (+0,80)
    Mai 2020 : 10,83 + 11,58 = 22,41 (+1,35)
    Avril 2020 : 12,60 + 7,92 = 20,52 (+1,30)
    Mars 2020 : 13,56 + 4,94 = 18,50 (+0,94)
    Février 2020 : 14,30 + 2,81 = 17,10 (+0,64)
    Janvier 2020 : 13,63 + 3,42 = 17,05 (+0,56)
    Décembre 2019 : 12,26 + 6,65 = 18,91 (+0,99)
    Novembre 2019 : 9,85 + 13,27 = 23,13 (-0,67)
    Octobre 2019 : 7,06 + 17,21 = 24,28 (+0,01)
    Septembre 2019 : 4,31 + 18,35 = 22,66 (-0,03)
    Août 2019 : 4,34 + 17,89 = 22,23 (-0,27)
    Juillet 2019 : 6,08 + 16,39 = 22,46 (-0,65)
    Juin 2019 : 9,09 + 13,68 = 22,77 (-1,01)
    Mai 2019 : 10,88 + 10,18 = 21,06 (-0,61)
    Avril 2019 : 12,56 + 6,66 = 19,22 (+1,07)
    Mars 2019 : 13,73 + 3,83 = 17,56 (+0,19)
    Février 2019 : 14,02 + 2,44 = 16,46 (+0,47)
    Janvier 2019 : 13,48 + 3,01 = 16,49 (+0,35)
    Décembre 2018 : 11,85 + 6,07 = 17,92 (-0,97)
    Novembre 2018 : 10,54 + 13,26 = 23,8 (+0,48)
    Octobre 2018 : 7,18 + 17,09 = 24,27 (-0,82)
    Septembre 2018 : 4,68 + 18,01 = 22,69
    Août 2018 : 4,8 + 17,7 = 22,5
    Juillet 2018 : 6.67 + 16.44 = 23.11
    Juin 2018 : 9.19 + 14.59 = 23.78
    Mai 2018 : 11.02 + 10.65 = 21.67
    Avril 2018 : 12.82 + 6.33 = 18.15
    Mars 2018 : 13.87 + 3.50 = 17.37
    Février 2018 : 13.68 + 2.31 = 15.99
    Janvier 2018 : 12.68 + 3.46 = 16.14
    Décembre 2017 : 11.76 + 7.13 = 18.89
    Novembre 2017 : 10.07 + 13.25 = 23.32
    Octobre 2017 : 7.82 + 17.27 = 25.09
    Septembre 2017 : pas de stats


    Bêtisier du mois.


    Autant, il était possible d'être climatosceptique avant l'été 2026.... sur le forum Blabla 18-25 ans - 14-08-2026 07:05:43 - jeuxvideo.com

    Yavait pas de glacier dans les Alpes il y a 8000ans. Zéro.
    C'était juste hier à échelle géologique.
    Je vais trier mes cartons. J'arrive.

    Le 14 août 2026 à 07:12:15 :
    Perso j'alertais sur le changement climatique dans les années 2000, je m'en souviens bien c'est quand Al Gore avait failli être élu président des USA

    Sauf que tout le monde s'en foutait royalement à l'époque, ce qui me siderait

    Ah oui, quand on disait que les Seychelles seraient englouties dans vingt ans.

    Les Seychelles sont toujours là le shill.

    probablement qu'il fait de plus en plus chaud, oui

    mais tu vas pas me faire croire que c'est la faute à mon gamos diesel ou parce que je n'éteins pas le robinet pendant que je me brosse les dents

    Les température reviendront à la normale on à bien passer un été sous la flotte pour rappelle


    Est-il vrai que l’épisode de chaleur dans l’Hexagone n’a rien d’«exceptionnel», comme l’affirme Pascal Praud sur CNews ? – Libération

    « Non, ce n’est pas une chaleur exceptionnelle. Il y a des coups de chaud à 30 °C, comme il y en a régulièrement fin mai ou début juin. »
    → Pascal Praud, sur CNews (L’Heure des pros), le 21 mai 2026, alors que la France battait déjà des records de chaleur pour un mois de mai.

    Comment la droite instrumentalise George Sand pour relativiser la canicule

    Anne-Laure Blin qui, après avoir déclaré en 2021 sur LCP que « la science n’est pas unanime » sur le réchauffement climatique, persiste et signe en écrivant que le climat « a toujours évolué depuis les origines de la Terre »

    Canicule : Menaces et insultes pour des cartes « trop rouges »… Pourquoi les climatosceptiques sont aussi violents ?

    Encore un coup des hommes-lézards.


    Association des Climato-Réalistes on X: "François Gervais rappelle que la France représente 0,8 % des émissions mondiales. Selon lui, la politique énergétique verte française éviterait… 0,000056 °C de réchauffement par an. Coût estimé : 40 milliards d’euros. #Climat #TransitionÉnergétique #Biscornu https://t.co/GZW1o1vSX8" / X

    « La France ne représente que 0,8 % des émissions mondiales… »

    Absolument invisible, c'est bien le statut de François Gervais.


    Plus que les pyromanes, c'est le réchauffement climatique qui explique l'ampleur des incendies | Factuel

    « Les feux qui frappent la France ne sont PAS liés au réchauffement climatique » ils « sont de la main de l'homme, partent le même jour, quasiment à la même heure ».

    Parce qu'il y a des pyromanes, donc il n'y a pas de climat. CQFD.


    Erderwärmung - Hitzewochen waren für AfD-Chef Chrupalla ein "ganz normaler Sommer"

    Le co-président du parti d'extrême droite allemand AfD, Tino Chrupalla, a qualifié les vagues de chaleur de l'été 2026 de "tout à fait normal". Il a estimé que le changement climatique d'origine humaine était "vraiment très faible" et a dénoncé un "climat-hype" qui viserait à soutirer de l'argent aux citoyens.


    VIDÉO. 'Le climat n'y est pour rien': comment le mythe du pyromane alimente la désinformation sur les incendies | TV5MONDE - Informations

    "En ce moment ils veulent vous faire croire que le supposé réchauffement climatique embrase des forêts. Bah voyons ! Que cela soit au Canada, en Sicile, en Grèce, ils retrouvent toujours des pyromanes."


    Quelle est la vérité sur les incendies de forêt ? - The Conservative

    Le chercheur danois Bjørn Lomborg, figure du climatoscepticisme, a affirmé sur Facebook que les incendies de forêt sont un problème en diminution à l'échelle mondiale, critiquant les ministres européens qui établissent un lien entre les feux de l'été 2026 et la crise climatique. Selon lui, ces déclarations relèvent d'un "alarmisme non étayé par les données"


    Personne ne conteste que le climat évolue

    « Prononcez "climatosceptique" et l'association d'idées suit aussitôt : extrême droite, désinformation, parfois même "payé par les pétroliers". En Belgique et en France comme ailleurs, ce qualificatif ferme le débat avant qu'il ne commence. »


    Le réchauffement climatique, une menace existentielle ?

    « Le réchauffement climatique d'origine humaine est un problème modéré. Il ne constitue pas une menace existentielle. »


    Lettre d’information n° 216

    « Il y a eu les emails dévoilés du GIEC où il était normal d'ajuster les courbes pour accentuer le réchauffement. En effet, c'est pour le bien de l'humanité d'exagérer le réchauffement pour éveiller les consciences. »


    One hot summer won’t silence us climate change sceptics | The Spectator Australia

    « One hot summer won’t silence us climate change sceptics »

    « Un été caniculaire ne suffira pas à nous faire taire, nous les sceptiques du changement climatique »

    Weekly Climate and Energy News Roundup #701 - Watts Up With That?

    « Increasing CO2 will create more food for people worldwide and reducing CO2 will reduce food worldwide. »

    « Une augmentation des émissions de CO₂ permettra de produire davantage de nourriture pour les populations du monde entier, tandis qu'une réduction de ces émissions entraînera une diminution de la production alimentaire mondiale. »