dimanche 12 juillet 2026

Spécial bêtisier Lindsay Graham

 Les MAGA nous étonneront toujours (non) !

Lindsay Graham, qui fut un républicain comme eux, vient de mourir à l'âge de 71 ans.

Le media en ligne The Epoch Times, fer de lance de l'information d'extrème droite aux USA, relate la nouvelle dans Sen. Lindsey Graham Dies at 71, jusque là rien à dire, sauf peut-être le sous-titre :

The senator died from a ‘brief and sudden illness,’ his office said.

Le sénateur est décédé des suites d'une « maladie brève et soudaine », a indiqué son bureau.

Une maladie brève et soudaine, cela peut laisser place à certaines allusions, n'est-ce pas ? Mais pas que.

Voici un florilège des nombreux commentaires (près de 700 au moment où j'écris ces lignes) qui donnera une idée du niveau intellectuel du lectorat moyen de ce média (J'ai traduit en français à l'aide de DeepL)

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shelley jones

Lorsque vous tirez fierté des dégâts que vous infligez à la Russie et que vous vous en vantez, le destin pourrait bien venir frapper à votre porte pour vous le faire payer. Il n’est pas rare qu’un pays fier riposte.

Repose en paix

Pour cette lectrice c'est Poutine qui aurait mis du Polonium dans le thé du sénateur américain, ou quelque chose comme ça.

Gawaine

Quand Kirk est mort, les démocrates se sont mis à danser dans les allées. Des vidéos TikTok, des chants, des reconstitutions grotesques, et même des humoristes de fin de soirée qui faisaient des blagues de mauvais goût. Mais avec Lindsay et Mitch, rien de tout ça ?

Je me demande bien pourquoi…

Moi je me demande pourquoi "ils" sont si cons.

American mao

Je n'y comprends rien. Il était en pleine forme !!

Il faut être "Américain" pour juger de la forme de quelqu'un à vue d'oeil.

olpe1919

A-t-il été tué en Ukraine ? On recense de nombreux décès d’officiers de l’armée américaine en Ukraine, dissimulés derrière des communiqués « d’information » faisant état d’accidents isolés et non attestés d’avions légers ou d’accidents de la route. Et vous vous souvenez quand le secrétaire à la Défense a oublié de se faire porter malade, et que personne ne savait où il se trouvait ?

Si olpe (né en 1919 ?) savait lire il aurait eu la réponse dans l'article qu'il commente avec ses pieds :

Graham had just returned from a trip to Kyiv, Ukraine, where he announced on July 10 new bipartisan legislation called the Sanctioning Russia Act,

Graham venait de rentrer d'un voyage à Kiev, en Ukraine, où il avait annoncé, le 10 juillet, un nouveau projet de loi bipartite intitulé « Sanctioning Russia Act »,

CheezerSqw

Ohhhhh ! Il y a plein de trolls dans ce fil de discussion !

Ah, quand même quelqu'un avec plus de deux neurones actifs en même temps dans sa boite crânienne !

Intelligent

Je m'intéresserais à la mort soudaine de Lindsey Graham, alors qu'il venait de se rendre en Ukraine quelques jours auparavant.

Je n’exclurais RIEN de la part de Poutine !

Deuxièmement, prions pour la famille et les amis de Graham.

Il a fait de son mieux pour faire de l’Amérique une meilleure nation et rendre le monde meilleur.

C’était un homme de bon sens, pas un réactionnaire.

Vraiment, il était guidé par Dieu pour rendre le monde meilleur.

Que Dieu Tout-Puissant accueille très bientôt l’âme de Lindsey au paradis !

Amen.

Un républicain "intelligent" ça peut produire le meilleur comme le pire.

BingoH

Lindsey Graham a suivi le chemin de toute l'humanité ; l'heure du jugement a désormais sonné pour lui.

L'avez-vous jamais entendu proclamer Jésus-Christ et placer sa confiance en lui seul ?

Pour ma part, jamais. Je l'ai entendu s'associer à ceux qui se disent juifs mais nient que Jésus de Nazareth était et reste le seul et unique Messie.

Il n'y a qu'un seul nom donné sous le ciel par lequel vous pouvez être sauvés : proclamez-le, suivez-le et placez votre confiance en lui.

Bingo nous montre ici que ça peut aussi ne produire que du pire. Au passage il faudrait lui apprendre que Jésus était juif et ne ressemblait pas du tout au blondinet qu'il vénère tant et dont la photo le suit partout, mais cela risquerait de lui être fatal.

Jay Jackson

Hum… Vous pensez qu’il a été empoisonné par les démocrates ? Une nouvelle fin tragique à la Hillary ou à l’Obama ?

Toutes mes condoléances 🙏 à sa famille et à ses amis proches. C’était quelqu’un qui savait voir la vérité pour l’essentiel et guider les autres.

Que viennent faire Hillary et Obama dans la choucroute, seul Jay sait.

ragmug

A-t-on aperçu Hillary quelque part dans les environs immédiats ?

Bon sang mais c'est bien sûr ! Si ce n'est pas Obama c'est Hillary !

Sasquatch

Une maladie brève et soudaine ? Mmmmmm ?

Et que se passe-t-il avec Mitch McConnell ?

Qui sera le prochain ?

Si cela ne tenait qu'à moi le prochain serait un certain clown orange.

Jesusfreak

Le vaccin sûr et efficace a-t-il encore fait des merveilles ?

Comment dire...? Non, rien.

They gotta

Les démocrates ont augmenté le risque que vous mouriez prématurément. Le Covid a été lâché pour détruire Trump. Publiez la liste des personnes décédées après avoir été vaccinées. Combien de personnes ont contracté le Covid après avoir été vaccinées ? Combien ? Partout dans le monde, on a cherché à étouffer l'affaire ! Ils ont vacciné des enfants sans aucune raison !!!! Le communisme

Bon, là je pose mon joker, incapable que je suis de déterminer s'il s'agit de faire de l'humour ou d'exprimer quelque chose de sérieusement réfléchi.

Allie

Puisse-t-il être remplacé par un véritable conservateur, quelqu’un qui comprenne et soutienne pleinement la Constitution et qui connaisse l’histoire.

Que la sagesse l’emporte.

Que Dieu nous vienne en aide !

Oui parce que c'est vrai, Trump et sa troupe de MAGA connaissent parfaitement l'histoire et la constitution de leur pays. Hum...Les aéroports de la guerre d'indépendance : la gaffe de Trump et ses répercussions et L'affirmation douteuse de Trump selon laquelle le droit du sol pourrait encore être abrogé par voie législative.

Adrian Fre

Trois suspects : Zelensky, Poutine et les démocrates.

 Mais surtout pas un accident vasculaire cérébral ou un infarctus.


Je m'arrête là, fatigué de lire tant d'avis autorisés.


mercredi 8 juillet 2026

Géraldine Woessner ne veut pas mourir pour des idées

 Sur X Sophia Aram fait de la pub pour Le Point et Géraldine Woessner :

Je vous recommande "chaudement" l’édito de l’excellente sur « l’entêtement de l’État à décourager la climatisation, au nom d'une idéologie de la sobriété que le réchauffement rend intenable… » #canicule


Une fois n'est pas coutume j'ai demandé à mes amies les IA de me dire ce qu'elles pensent de cet édito, mais aujourd'hui je ne vous livrerai que leurs conclusions sous forme de résumés afin de ne pas alourdir mon billet et surtout de ne pas vous décourager !

Je note que Grok se démarque des autres IA par une position pratiquement idéologique que j'ai fréquemment trouvée chez...les climato-irréalistes !


Grok

Bref, cet édito est une bonne claque contre le catastrophisme moralisateur et l’écologie de la punition. On a besoin de plus de Woessner : réaliste, pro-technologie, pro-progrès humain, et anti-bullshit idéologique. La sobriété forcée n’est pas une vertu quand elle devient pauvreté énergétique déguisée. L’abondance énergétique intelligente (nucléaire + innovation) reste la voie la plus humaine.


ChatGPT

En définitive, je qualifierais cet éditorial de tribune d'opinion bien argumentée sur certains points, mais sélective dans l'usage des faits. Il met utilement l'accent sur un angle longtemps négligé — l'adaptation — mais il tend à opposer adaptation et sobriété alors que, dans la littérature scientifique, elles sont généralement considérées comme complémentaires plutôt qu'antagonistes.


DeepSeek

En résumé

Cet éditorial est une charge politique contre une certaine écologie de gouvernement, qu'elle juge dogmatique et contre-productive. Il a le mérite de poser de vraies questions sur l'adaptation immédiate et le paradoxe énergétique français. En revanche, il escamote les réalités globales (impact climatique mondial, nécessité de réduire les émissions à la source) et caricature ses opposants pour servir une démonstration qui tient davantage du réquisitoire idéologique que de l'analyse équilibrée. C'est une tribune de combat, pas un essai de science politique.


Gemini

En résumé

C'est un éditorial très efficace sur le plan polémique, qui s'appuie sur le ras-le-bol des usagers face aux vagues de chaleur et sur le dogmatisme parfois rigide des normes d'État.

Cependant, il choisit délibérément d'ignorer la vision à long terme des urbanistes et des climatologues : la climatisation généralisée est une solution d'adaptation immédiate, mais elle traite le symptôme plutôt que la cause, tout en risquant de saturer le réseau lors des pics et de surchauffer les centres-villes. C'est tout le débat entre l'adaptation court terme (le confort et la santé immédiate) et la durabilité systémique (l'aménagement du territoire).


Claude

En résumé : les faits chiffrés cités (canicule 2003, coût de la rénovation énergétique, sous-stockage de l'eau) sont globalement vérifiables et réels. La lecture de la RE2020 est en revanche la partie la plus fragile de l'édito — elle reprend une controverse politique actuelle (portée notamment par le RN) en la présentant comme un fait établi, alors que les acteurs du secteur du bâtiment la contestent largement. C'est un texte d'opinion cohérent dans sa charge polémique, mais qui mélange faits solides et généralisations qui méritent d'être resituées si tu veux t'en servir pour un billet critique.


Perplexity

Mon avis

Je dirais donc que c’est un édito efficace comme objet polémique, mais faible comme analyse. Il a de la force stylistique, mais il pousse trop loin la logique de confrontation et simplifie un sujet qui demande justement du raisonnement par arbitrages. Son mérite principal est de révéler un conflit politique réel; sa limite est de le transformer en slogan.

Je peux aussi te faire une analyse ligne par ligne, repérer les procédés rhétoriques, ou te proposer une contre-lecture plus factuelle en mode fact-checking.


Comme Perplexity me propose d'aller plus loin dans le détail je lui demande « une analyse ligne par ligne, repérer les procédés rhétoriques », voici sa réponse :


Oui — on peut lire cet édito comme une suite de mouvements rhétoriques très nets. Le texte cherche moins à convaincre par démonstration qu’à produire un effet de pression morale et d’évidence, en alternant dramatisation, caricature de l’adversaire et accumulation de chiffres. journals.openedition.org/rhetorique/pdf/399

Entrée en matière

« Face aux épisodes de canicule, l’État s’entête… » : l’attaque initiale pose d’emblée un cadre conflictuel. Le verbe « s’entête » attribue à l’État une obstination presque irrationnelle, ce qui ferme la porte à une lecture nuancée. On est déjà dans une logique de mise en accusation.

Premier paragraphe

Le passage sur « les bons apôtres » et les « sacrifices qu’ils réserveraient aux autres » relève de l’ironie agressive et de la dévalorisation de l’adversaire. L’expression « bons apôtres » suggère l’hypocrisie, tandis que la formule sur le « martyr » dramatise à l’excès la position écologiste pour la rendre ridicule. C’est un procédé classique de disqualification par le ridicule.

La citation attribuée à une ministre, puis l’incise « C’est une mesure d’urgence, pas une politique de long terme », servent à introduire une antithèse entre urgence et stratégie, tout en donnant au texte une apparence de pluralité des voix. Mais la sélection de l’exemple oriente déjà la lecture vers l’idée que la sobriété serait forcément punitive.

Passage sur le nucléaire

Quand le texte évoque la « stratégie du nucléaire » et l’« arrière plan » de « la sobriété », il utilise une association causale implicite : climatisation, sobriété, nucléaire, malthusianisme sont reliés dans une même chaîne argumentative. Ce type de montage crée un effet de continuité idéologique, même si les liens sont plus complexes dans le réel.

L’expression « le mot "sobriété", dans le monde réel, se traduirait par "peur" » relève de la formule frappante et de la réduction polémique. Elle transforme un concept hétérogène en état affectif, ce qui est efficace stylistiquement mais très simplificateur analytiquement.

Changement d’échelle

Le passage « D’ici peu, l’eau déclenchera les mêmes débats hystériques » annonce un glissement vers la prophétie polémique. L’adjectif « hystériques » est un marqueur de disqualification émotionnelle : il ne critique pas seulement des arguments, il pathologise l’adversaire.

La phrase sur « 40 jours consécutifs de pluie » puis « elle n’a rien stocké » joue sur le paradoxe et la frustration cognitive : après l’évocation de la canicule, la pluie apparaît comme un contre-exemple qui ne résout pourtant rien. Cela permet à l’autrice d’élargir son propos de la climatisation à l’ensemble du rapport français à l’adaptation.

Série de chiffres

L’énumération des chiffres sur la canicule de 2003, les décès, la RE2020, les 64 g de CO₂/kWh, les 12% d’immeubles rénovés, etc., relève de l’argument d’autorité par quantification. Le texte donne une impression de solidité factuelle, mais l’accumulation sert aussi à saturer le lecteur et à rendre la thèse plus difficile à contester.

On a ici une technique très fréquente : le chiffre comme effet de réel. Même quand les données sont exactes, leur succession rapide peut remplacer le raisonnement causal par une sensation de nécessité.

Oppositions morales


Le passage sur « les Français » puis sur « les murs se dressent en remparts » installe une polarisation morale et spatiale. L’image des murs transforme le débat climatique en scène de blocage : d’un côté, ceux qui veulent agir; de l’autre, des barrières qui empêchent le changement. C’est une métaphore de l’enfermement et de la résistance, qui renforce le sentiment d’urgence.

L’opposition entre « ceux qui refusent de s’adapter » et les réalités physiques du climat relève aussi de la fausse dichotomie. Le texte sous-entend qu’il n’y aurait que deux camps: les réalistes et les dogmatiques. C’est un ressort rhétorique puissant, mais réducteur.

Chute finale

La fin, avec « notre pays », « nous », « les pénuries menacent », bascule dans le nous inclusif et la mobilisation collective. Le texte ne se contente plus d’argumenter: il cherche à faire ressentir un enjeu national, presque existentiel. La question finale fonctionne comme une question rhétorique destinée à laisser le lecteur sur une impression d’évidence.

Ce qu’il faut retenir

En résumé, l’édito combine surtout :

  • la dramatisation.

  • l’ironie et le sarcasme.

  • la caricature de l’adversaire.

  • l’accumulation de chiffres comme effet de crédibilité.

  • les questions rhétoriques et les formulations sentencieuses.

  • une structure binaire très marquée, qui oppose les lucides aux idéologues.


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Bref si j'ai bien compris Géraldine Woessner a les mêmes travers que moi !


mardi 7 juillet 2026

Les motivations des climatosceptiques — dix ans après

 Il y a 10 ans, le 22 mars 2016 exactement, je publiais ici sur mon blog un article intitulé Les motivations des climatosceptiques ; j'ai voulu l'actualiser mais en faisant appel à l'IA afin d'une part de m'aider à ne rien oublier et d'autre part de m'éviter un ton trop "agressif"...

Voici ce que les IA sélectionnées (j'en ai choisi 3 pour des raisons de lisibilité, mais toutes ont eu à peu près la même approche) m'ont suggéré comme billet pour 2026.


Claude

En mars 2016, j'avais proposé cinq clés de lecture pour comprendre les ressorts du climatoscepticisme : religieux, idéologique, économique, technologique, politique. Dix ans plus tard, la grille tient toujours, mais deux choses ont changé : les faits se sont accumulés, et il manquait une sixième clé.

La religion, un marqueur plus qu'un moteur. Les études les plus récentes (Yale Program on Climate Change Communication, travaux de Dan Kahan) confirment que l'affiliation politique prédit bien mieux le scepticisme que la foi elle-même : deux évangéliques peuvent diverger totalement sur le climat selon qu'ils votent républicain ou non. La théologie sert souvent d'habillage a posteriori à une position déjà prise pour d'autres raisons.

La sixième clé : l'identité de groupe. C'est sans doute le chaînon manquant de 2016. La "cognition culturelle" montre que l'appartenance tribale prime sur l'examen rationnel des preuves — indépendamment du niveau d'éducation. Cela explique pourquoi religion, idéologie et économie convergent si souvent chez les mêmes personnes : ce n'est pas une boucle causale, c'est une identité commune qui agrège ces motivations.

Le dossier économique s'est encore alourdi. Boulder (Colorado) poursuit ExxonMobil pour tromperie climatique ; en mai 2025 la Cour suprême du Colorado a autorisé le procès à avancer, et la Cour suprême fédérale doit trancher en 2026-2027 si ces poursuites relèvent du droit des États. Une trentaine de procès similaires sont en jeu. Par ailleurs Exxon attaque désormais en justice les lois californiennes de transparence climatique, et l'American Petroleum Institute a fait de l'immunité judiciaire face à ces procès sa priorité 2026 au Congrès.

Le pilier politique s'est radicalisé. En février 2026, l'administration Trump a purement abrogé le fondement scientifique ("endangerment finding" de 2009) qui permettait à l'EPA de réguler les gaz à effet de serre — la plus importante dérégulation de l'histoire américaine selon ses propres auteurs. L'argumentaire choisi est révélateur : officiellement juridique (l'EPA excéderait ses pouvoirs), mais l'administrateur de l'EPA a lui-même qualifié ce fondement de "Graal de la religion du changement climatique" — la métaphore religieuse n'a donc pas disparu, elle est désormais utilisée par les climatosceptiques eux-mêmes pour décrire leurs adversaires.

Ce qui n'a pas changé : la boucle. Religion (ou identité), idéologie, économie, technologie et politique continuent de se renforcer mutuellement — mais on comprend mieux aujourd'hui que ce n'est pas un engrenage causal linéaire : c'est l'appartenance à un même camp identitaire qui fait tenir l'ensemble.


Gemini

Voici une version actualisée, concise et percutante de votre billet, calibrée pour le paysage numérique et politique de 2026.

Les motivations des climatosceptiques : l'ère du « Nouveau Déni »

En 2016, je décrivais le monde climatosceptique comme une « armée mexicaine » aux motivations variées (religieuses, économiques, idéologiques). Dix ans plus tard, en 2026, force est de constater que le monstre a mué. Face aux records de chaleur successifs et aux catastrophes à répétition, nier le réchauffement pur et simple est devenu intenable. L'« Ancien Déni » est mort ; bienvenue dans l'ère du « Nouveau Déni ».

Aujourd'hui, l'argumentaire ne porte plus sur la science, mais sur les solutions. La même armée mexicaine mène désormais son combat sur trois nouveaux fronts :

1. Le sabotage des solutions (L'ordre technologique et économique)

C'est le pivot majeur de ces dernières années. Le discours dominant a glissé : « D'accord, le climat change, mais les énergies renouvelables et la voiture électrique sont des catastrophes écologiques et économiques ». Ce techno-scepticisme cible l'inefficacité supposée de la transition pour justifier le statu quo et protéger, encore et toujours, les intérêts des industries fossiles.

2. La guerre culturelle et le « populisme vert » (L'ordre politique)

En Europe et aux États-Unis, le climat a été aspiré par la grande machine des « guerres culturelles ». Les mesures écologiques sont désormais systématiquement présentées par les sphères populistes comme des punitions liberticides imposées par des « élites déconnectées » aux classes populaires et rurales. La motivation n'est plus scientifique, elle est purement électorale : capitaliser sur la peur du déclassement.

3. Le conspirationnisme algorithmique (L'ordre psychologique)

Depuis la crise du Covid, les réseaux sociaux ont industrialisé le complotisme. Le déni climatique s'est greffé sur la méfiance généralisée envers les institutions. Les politiques climatiques sont désormais marketées en ligne comme des outils de contrôle social (le mythe des « confinements climatiques »). Nier la crise est devenu un badge d'identité politique, une posture de « résistance » face au système.

En résumé : Le climatosceptique de 2026 n'est plus un ignorant qui regarde le thermomètre à l'envers. C'est un militant de la transition immobile. Hier, il niait le problème pour ne pas agir ; aujourd'hui, il détruit les solutions pour continuer à vivre exactement comme avant. Le dogme a changé de visage, mais la conclusion reste la même : le confort intellectuel de l'autruche est décidément bien dur à bousculer.


DeepSeek

Les motivations des climatosceptiques (version 2026)

Il y a dix ans, j'essayais de comprendre ce qui poussait quelqu'un à nier le réchauffement climatique, en identifiant cinq grandes motivations : religieuse, idéologique, économique, technologique et politique. Aujourd'hui, en cette année 2026 marquée par des canicules historiques et des records de température battus chaque mois, le tableau s'est précisé, mais les ressorts profonds restent les mêmes .

L'idéologie et la politique restent des moteurs puissants. On retrouve les élites conservatrices internationales, réunies à Londres lors du sommet de l'Alliance for Responsible Citizenship, où climatoscepticisme et idéologie "antiwoke" s'entremêlent, avec une présence notable de l'extrême droite française . En France, un Français sur trois est encore sensible aux thèses climatosceptiques, un terrain particulièrement fertile à l'extrême droite .

L'économie et les intérêts fossiles continuent d'alimenter le doute. Les techniques de désinformation, héritées de l'industrie du tabac, visent à ralentir l'action climatique . Les États-Unis et la Russie sont identifiés comme les principaux foyers d'émission de ces fausses nouvelles, entretenant la dépendance mondiale au pétrole et au gaz .

Les technologies et les solutions sont systématiquement attaquées. Désormais, le discours ne nie plus toujours le réchauffement, mais conteste les solutions : les énergies renouvelables provoqueraient des blackouts, les voitures électriques pollueraient plus, ou encore le nucléaire suffirait à tout . L'objectif est de semer le doute pour démobiliser .

La religiosité, quant à elle, semble avoir cédé la place à une violence nouvelle. Les présentateurs météo sont désormais la cible privilégiée, insultés et menacés sur les réseaux sociaux, accusés de manipuler l'opinion avec des cartes jugées "trop rouges" . Le climatosceptique endosse le rôle du "lanceur d'alerte" contre un prétendu "nouvel ordre mondial" qui voudrait lui dicter sa vie .

En 2016, on parlait de motivations. En 2026, on parle de désinformation structurée, financée et instrumentalisée politiquement, qui s'adapte et frappe à chaque canicule . Le défi reste le même : démonter ces récits, mais face à une machine de guerre informationnelle, la tâche est plus ardue que jamais.


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Enfin, après plusieurs essais, Grok m'a fourni sa vision de l'évolution du climatoscepticisme sur les 10 dernières années :

Comment Grok voit l'évolution du climatoscepticisme entre 2016 et 2026...