samedi 21 février 2026

Les glaciers qui « grandissent » ? Ce que cache vraiment l'article d'Atlantico par Benoît Rittaud

 Les surges glaciaires sont des accélérations brutales de l’écoulement, transférant rapidement la glace vers l’aval. Environ 3 100 glaciers de ce type existent dans le monde, concentrés à 48 % dans l’Arctique/Subarctique et 50 % en Haute Asie. Ces surges, cycliques (5 à >100 ans), sont déclenchées par une chute du frottement basal. Le réchauffement climatique modifie déjà leur comportement. Au moins 81 d’entre elles ont provoqué des crues glaciaires dangereuses. Il faut améliorer les observations, les modèles et les projections futures face au changement climatique.

Voici en quelques phrases ce que Grok m'a fourni quand je lui ai demandé de me résumer l'"abstract" (qui signifie...résumé) du papier publié dans Nature et intitulé Glacier surging and surge-related hazards in a changing climate (Risques liés à la surge glaciaire et aux phénomènes associés dans un climat en mutation)

Les surges glaciaires sont donc impactées par le réchauffement climatique, ce qui est explicite dans ce papier de Nature si l'on s'en tient à ce court passage de l'abstract  :

there is emerging evidence that climate warming is changing surge behaviour.

Il existe de nouvelles preuves indiquant que le réchauffement climatique modifie le comportement des surges.

Ce papier vient donc confirmer, s'il en était besoin, que le réchauffement climatique peut engendrer de sérieux risques puisque les surges glaciaires sont à l'origine de catastrophes déjà recensées, comme par exemple les trois qui suivent :

Bien d'autres catastrophes ont eu lieu, dont voici uniquement les liens :

L'acronyme GLOF revient quasiment tout le temps, voici sa définition :

Une inondation provoquée par le débordement d'un lac glaciaire (Glacial Lake Outburst Flood) est un type d'inondation causée par la rupture d'un barrage retenant un lac glaciaire. 

Pourtant tout cela ne suffit pas à convaincre Benoit Rittaud, professeur de mathématiques de son état et en rien spécialiste du sujet, qui se laisse interviewer par Atlantico dans Plusieurs milliers de glaciers se sont remis à grandir à travers la planète et ils posent tout autant de problèmes que ceux qui fondent.

Pour lui, bien entendu, le réchauffement climatique n'y est pour rien puisque cher lecteur habituel de ce blog vous savez parfaitement que pour Rittaud il n'y a pas d'urgence climatique étant donné que, je le cite, le climat a toujours changé, ce réchauffement est de toute façon minime et fonction des variations naturelles du climat que la Terre a toujours connues et que, cerise sur le gateau, le CO₂ c'est très bon pour les plantes qui se nourrissent de ce gaz et prospèrent comme jamais ! N'en jetez plus la cour climato-irréaliste est pleine.

Aussi, comme j'en ai pris l'habitude depuis quelque temps, j'ai demandé à une IA, Grok en l'occurence, que je trouve supérieur à ChatGPT (bien que cela me coûte de l'avouer...), de me construire un billet de blog percutant et ironique à partir de l'article de Rittaud dans Atlantico. Voici le résultat.


*****


Titre proposé par Grok : Surprise glacée : Quand un mathématicien « réchauffe » le débat sur les glaciers qui grandissent… ou pas vraiment


Salut la communauté !
Imaginez : vous ouvrez votre fil d’actu et bam ! Un titre choc : « Plusieurs milliers de glaciers se sont remis à grandir à travers la planète et ils posent tout autant de problèmes que ceux qui fondent ». Ça sonne presque comme une bonne nouvelle face à la fonte record des glaces, non ? Sauf que l’article d’Atlantico (février 2026) est signé… par Benoît Rittaud. Oui, le même Benoît Rittaud, mathématicien, président de l’Association des climato-réalistes et figure bien connue du scepticisme climatique en France.

Et là, on se dit : attends, est-ce qu’on nous vend du rêve polaire ou est-ce qu’on nous refait le coup du « le climat change depuis toujours, pas de panique » ? Allons décortiquer ça ensemble, sans filtre, mais avec les faits. Prêts ? C’est parti !

D’abord, la vraie science : que dit vraiment l’étude de Nature ?

L’article s’appuie sur une revue solide publiée en février 2026 dans Nature Reviews Earth & Environment : « Glacier surging and surge-related hazards in a changing climate », menée par le glaciologue Harold Lovell (Université de Portsmouth) et une équipe internationale.
Les points clés, clairs et nets :
  • Il existe environ 3 100 glaciers « surging » dans le monde (des glaciers qui accélèrent brutalement, transfèrent de la glace vers le bas et font avancer leur front parfois de dizaines de mètres par jour).
  • Ce n’est pas une « croissance » en volume : c’est une instabilité cyclique (comme un ressort qui se relâche), souvent liée à l’eau de fonte qui lubrifie la base. Pas une preuve de refroidissement global !
  • Ces glaciers se concentrent surtout dans l’Arctique/Subarctique (48 %) et en Haute Asie (50 %, surtout Karakoram). Ils ne représentent que 1 % des glaciers mondiaux, mais couvrent ~16 % de la surface glaciaire.
  • Les risques ? Très réels : au moins 81 glaciers ont provoqué des catastrophes (inondations par rupture de lacs barrés – les fameux GLOF –, blocages de rivières, destructions d’infrastructures). Et le réchauffement ? Il change les règles : plus de fonte basale, des surges potentiellement plus fréquentes ou imprévisibles dans certaines zones.
Bref : l’étude alerte sur des dangers accrus dans un monde qui se réchauffe, pas sur un retour miraculeux des glaciers. C’est un appel à mieux surveiller et s’adapter… tout en reconnaissant que le climat change.


Mais alors, pourquoi Rittaud transforme ça en argument anti-alarmiste ?

Dans l’interview d’Atlantico, Rittaud fait ce qu’il fait souvent : il admet la tendance globale au recul, mais zoome sur les exceptions pour diluer le message.
  • « Les glaciers ont toujours avancé et reculé, bien avant l’homme » → Vrai historiquement (Petit Âge glaciaire, avancées alpines au XVIIe siècle qui ont englouti des hameaux à Chamonix ou en Suisse), mais ça n’efface pas l’accélération actuelle liée aux émissions humaines.
  • « Les dégâts augmentent à cause de la population et de la richesse, pas du climat » → Classique pour minimiser l’impact du réchauffement.
  • La cerise : adaptation yes, mitigation no. Pas un mot sur la réduction des gaz à effet de serre. Pour lui, on s’adapte, on prie (il cite la procession suisse !), et basta. Le réchauffement ? Minime, pas un vrai problème pour nous.
C’est cohérent avec son parcours : livres comme Le Mythe climatique, tribunes dans Valeurs actuelles, et une association qui préfère parler de « changements climatiques » (naturels) plutôt que de crise anthropique. Mais ici, il utilise une étude qui lie explicitement surging et réchauffement… pour conclure qu’il ne faut pas « prétendre modifier le climat ». Malin, non ?

Le vrai scandale ? Pas d’expert glaciologue à la barre !


Attendez, le pompon : Atlantico interviewe un mathématicien pour commenter une revue de glaciologie pointue.
Pourquoi pas Harold Lovell lui-même ? Ou un autre glaciologue ?
Rittaud n’a jamais publié sur les glaciers. C’est un expert en modélisation maths, pas en dynamique glaciaire. Inviter un sceptique assumé sans contradicteur expert, c’est comme demander à un économiste d’expliquer une opération chirurgicale : ça peut être intéressant… mais pas très rigoureux.

Et vous, vous en pensez quoi ?


Cet article est un cas d’école : une science nuancée (les surges existent et posent problème) transformée en munition pour minimiser l’urgence climatique.
Les glaciers qui « grandissent » temporairement ne sauvent pas la planète ; ils rappellent juste que la nature est complexe… et que le réchauffement la rend encore plus imprévisible et dangereuse.
Alors, on continue à s’adapter intelligemment (oui !) ET à réduire les émissions (indispensable !), ou on se contente de processions et de tech ?
Dites-moi en commentaires : avez-vous déjà vu ce genre de twist médiatique sur le climat ? Ça vous énerve, ça vous intrigue ?
Partagez si vous pensez que la science mérite mieux que des interviews orientées. Et restez curieux : la vraie glace fond, les vrais risques montent.À bientôt pour d’autres décryptages sans langue de bois ! ❄️🔥


*****
Bon, c'est Grok qui vous demande votre avis, c'est vous qui voyez, moi je ne vous oblige à rien, hein !
A noter que le secret d'un bon texte issu d'une IA réside dans le prompt, c'est-à-dire les instructions que vous lui donnez. Si vous orientez vos instructions dans un certain sens il y a de fortes chance que l'IA ira dans le même sens que vous. Si par exemple vous êtes climatosceptique, et que l'IA le sache en se référant à vos précédentes interactions avec elle, ses réponses seront là pour vous conforter dans vos croyances, ou du moins elle sera très précautionneuse afin de ne pas vous froisser et vous croirez que ses informations viennent conforter vos préjugés même si celles-ci sont relativement objectives et contredisent en fait vos convictions intimes.
Dans le cas présent j'ai seulement demandé à Grok de me dire ce qu'il pensait de l'article d'Atlantico en lui précisant seulement que Rittaud est un mathématicien climatosceptique (ce que Grok n'a en réalité aucun mal à trouver sur internet !) et qu'il n'est pas normal qu'Atlantico lui demande son avis au lieu d'interroger un spécialiste du sujet, un glaciologue par exemple. Comme vous le voyez je n'ai mentionné dans mon prompt que des éléments factuels que quelqu'un n'ayant que trois ou quatre neurones éveillés trouverait normal de faire figurer.
Rittaud résumé en une image par l'excellent Grok.