Il y a 10 ans, le 22 mars 2016 exactement, je publiais ici sur mon blog un article intitulé Les motivations des climatosceptiques ; j'ai voulu l'actualiser mais en faisant appel à l'IA afin d'une part de m'aider à ne rien oublier et d'autre part de m'éviter un ton trop "agressif"...
Voici ce que les IA sélectionnées (j'en ai choisi 3 pour des raisons de lisibilité, mais toutes ont eu à peu près la même approche) m'ont suggéré comme billet pour 2026.
Claude
En mars 2016, j'avais proposé cinq clés de lecture pour comprendre les ressorts du climatoscepticisme : religieux, idéologique, économique, technologique, politique. Dix ans plus tard, la grille tient toujours, mais deux choses ont changé : les faits se sont accumulés, et il manquait une sixième clé.
La religion, un marqueur plus qu'un moteur. Les études les plus récentes (Yale Program on Climate Change Communication, travaux de Dan Kahan) confirment que l'affiliation politique prédit bien mieux le scepticisme que la foi elle-même : deux évangéliques peuvent diverger totalement sur le climat selon qu'ils votent républicain ou non. La théologie sert souvent d'habillage a posteriori à une position déjà prise pour d'autres raisons.
La sixième clé : l'identité de groupe. C'est sans doute le chaînon manquant de 2016. La "cognition culturelle" montre que l'appartenance tribale prime sur l'examen rationnel des preuves — indépendamment du niveau d'éducation. Cela explique pourquoi religion, idéologie et économie convergent si souvent chez les mêmes personnes : ce n'est pas une boucle causale, c'est une identité commune qui agrège ces motivations.
Le dossier économique s'est encore alourdi. Boulder (Colorado) poursuit ExxonMobil pour tromperie climatique ; en mai 2025 la Cour suprême du Colorado a autorisé le procès à avancer, et la Cour suprême fédérale doit trancher en 2026-2027 si ces poursuites relèvent du droit des États. Une trentaine de procès similaires sont en jeu. Par ailleurs Exxon attaque désormais en justice les lois californiennes de transparence climatique, et l'American Petroleum Institute a fait de l'immunité judiciaire face à ces procès sa priorité 2026 au Congrès.
Le pilier politique s'est radicalisé. En février 2026, l'administration Trump a purement abrogé le fondement scientifique ("endangerment finding" de 2009) qui permettait à l'EPA de réguler les gaz à effet de serre — la plus importante dérégulation de l'histoire américaine selon ses propres auteurs. L'argumentaire choisi est révélateur : officiellement juridique (l'EPA excéderait ses pouvoirs), mais l'administrateur de l'EPA a lui-même qualifié ce fondement de "Graal de la religion du changement climatique" — la métaphore religieuse n'a donc pas disparu, elle est désormais utilisée par les climatosceptiques eux-mêmes pour décrire leurs adversaires.
Ce qui n'a pas changé : la boucle. Religion (ou identité), idéologie, économie, technologie et politique continuent de se renforcer mutuellement — mais on comprend mieux aujourd'hui que ce n'est pas un engrenage causal linéaire : c'est l'appartenance à un même camp identitaire qui fait tenir l'ensemble.
Gemini
Voici une version actualisée, concise et percutante de votre billet, calibrée pour le paysage numérique et politique de 2026.
Les motivations des climatosceptiques : l'ère du « Nouveau Déni »
En 2016, je décrivais le monde climatosceptique comme une « armée mexicaine » aux motivations variées (religieuses, économiques, idéologiques). Dix ans plus tard, en 2026, force est de constater que le monstre a mué. Face aux records de chaleur successifs et aux catastrophes à répétition, nier le réchauffement pur et simple est devenu intenable. L'« Ancien Déni » est mort ; bienvenue dans l'ère du « Nouveau Déni ».
Aujourd'hui, l'argumentaire ne porte plus sur la science, mais sur les solutions. La même armée mexicaine mène désormais son combat sur trois nouveaux fronts :
1. Le sabotage des solutions (L'ordre technologique et économique)
C'est le pivot majeur de ces dernières années. Le discours dominant a glissé : « D'accord, le climat change, mais les énergies renouvelables et la voiture électrique sont des catastrophes écologiques et économiques ». Ce techno-scepticisme cible l'inefficacité supposée de la transition pour justifier le statu quo et protéger, encore et toujours, les intérêts des industries fossiles.
2. La guerre culturelle et le « populisme vert » (L'ordre politique)
En Europe et aux États-Unis, le climat a été aspiré par la grande machine des « guerres culturelles ». Les mesures écologiques sont désormais systématiquement présentées par les sphères populistes comme des punitions liberticides imposées par des « élites déconnectées » aux classes populaires et rurales. La motivation n'est plus scientifique, elle est purement électorale : capitaliser sur la peur du déclassement.
3. Le conspirationnisme algorithmique (L'ordre psychologique)
Depuis la crise du Covid, les réseaux sociaux ont industrialisé le complotisme. Le déni climatique s'est greffé sur la méfiance généralisée envers les institutions. Les politiques climatiques sont désormais marketées en ligne comme des outils de contrôle social (le mythe des « confinements climatiques »). Nier la crise est devenu un badge d'identité politique, une posture de « résistance » face au système.
En résumé : Le climatosceptique de 2026 n'est plus un ignorant qui regarde le thermomètre à l'envers. C'est un militant de la transition immobile. Hier, il niait le problème pour ne pas agir ; aujourd'hui, il détruit les solutions pour continuer à vivre exactement comme avant. Le dogme a changé de visage, mais la conclusion reste la même : le confort intellectuel de l'autruche est décidément bien dur à bousculer.
DeepSeek
Les motivations des climatosceptiques (version 2026)
Il y a dix ans, j'essayais de comprendre ce qui poussait quelqu'un à nier le réchauffement climatique, en identifiant cinq grandes motivations : religieuse, idéologique, économique, technologique et politique. Aujourd'hui, en cette année 2026 marquée par des canicules historiques et des records de température battus chaque mois, le tableau s'est précisé, mais les ressorts profonds restent les mêmes .
L'idéologie et la politique restent des moteurs puissants. On retrouve les élites conservatrices internationales, réunies à Londres lors du sommet de l'Alliance for Responsible Citizenship, où climatoscepticisme et idéologie "antiwoke" s'entremêlent, avec une présence notable de l'extrême droite française . En France, un Français sur trois est encore sensible aux thèses climatosceptiques, un terrain particulièrement fertile à l'extrême droite .
L'économie et les intérêts fossiles continuent d'alimenter le doute. Les techniques de désinformation, héritées de l'industrie du tabac, visent à ralentir l'action climatique . Les États-Unis et la Russie sont identifiés comme les principaux foyers d'émission de ces fausses nouvelles, entretenant la dépendance mondiale au pétrole et au gaz .
Les technologies et les solutions sont systématiquement attaquées. Désormais, le discours ne nie plus toujours le réchauffement, mais conteste les solutions : les énergies renouvelables provoqueraient des blackouts, les voitures électriques pollueraient plus, ou encore le nucléaire suffirait à tout . L'objectif est de semer le doute pour démobiliser .
La religiosité, quant à elle, semble avoir cédé la place à une violence nouvelle. Les présentateurs météo sont désormais la cible privilégiée, insultés et menacés sur les réseaux sociaux, accusés de manipuler l'opinion avec des cartes jugées "trop rouges" . Le climatosceptique endosse le rôle du "lanceur d'alerte" contre un prétendu "nouvel ordre mondial" qui voudrait lui dicter sa vie .
En 2016, on parlait de motivations. En 2026, on parle de désinformation structurée, financée et instrumentalisée politiquement, qui s'adapte et frappe à chaque canicule . Le défi reste le même : démonter ces récits, mais face à une machine de guerre informationnelle, la tâche est plus ardue que jamais.
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Enfin, après plusieurs essais, Grok m'a fourni sa vision de l'évolution du climatoscepticisme sur les 10 dernières années :
| Comment Grok voit l'évolution du climatoscepticisme entre 2016 et 2026... |