mercredi 14 octobre 2026

Le réchauffement climatique est une arnaque, la preuve c'est la guerre en Ukraine !

 Parfois il faut se pincer pour croire ce que l'on lit.

Ainsi en consultant l'article de Clintel intitulé Europe, Net Zero and the Rise of War Rhetoric nous apprenons que l'Europe a décidé de prétendre que la Russie allait l'envahir afin de cacher le fait que la politique du "net zéro émission" serait un fiasco.

J'ai soumis à Claude le prompt suivant :

Peux-tu me faire un bref résumé du texte suivant émanant de Clintel et me dire ce que tu en penses ?
Voici dans un premier temps la réponse de Claude. Ensuite vous verrez un fact-checking effectué par Perplexity.

Résumé

Tilak Doshi soutient que les élites européennes (UE et Royaume-Uni) ont ruiné leur industrie par la politique climatique et l’énergie chère (Draghi, BASF à Ludwigshafen, délocalisations vers les États-Unis et la Chine). Face à des électorats tentés par l’AfD ou le RN, elles auraient remplacé la peur climatique par la peur d’une guerre avec la Russie, pour détourner l’attention de leur échec. Il y voit une dérive autoritaire (contrôle de l’information, identité numérique, propos sur les « voix prorusses ») et une Ukraine instrumentalisée pour empêcher toute négociation. Les deux illustrations (le cartoon « If all else fails… start a war » et le graphique des parts du PIB mondial) servent cette thèse.

Mon avis

Le texte mêle des points défendables et des affirmations beaucoup plus fragiles.

  • Solide : le coût de l’énergie en Europe pèse sur l’industrie, le constat de Draghi sur l’écart de PIB avec les États-Unis est exact, et la question des atteintes à la liberté d’expression est légitime.
  • Causalité non démontrée : le graphique montre bien le recul de la part de l’UE, mais l’essentiel de cette baisse précède le Pacte vert (2019). Elle reflète aussi l’essor de la Chine, les taux de change (le graphique le précise en note) et l’écart de productivité numérique, que Draghi met au premier plan. L’énergie n’est qu’un facteur parmi d’autres, et le choc gazier de 2022 vient de la coupure russe, pas du Net Zero.
  • Raisonnement par intention : il suppose que la menace russe est fabriquée pour des raisons de politique intérieure, alors que l’invasion de 2022, les sabotages et les incursions de drones existent indépendamment. « Faible mais dangereuse » n’est pas contradictoire, et on peut discuter l’ampleur de la menace sans en faire un théâtre.
  • Affirmations contestables présentées comme des faits : le « coup d’État » de 2014 ; Arakhamia et Boulogne-sur-mer… pardon, Johnson (Arakhamia a lui-même nuancé, et le rôle de Boutcha et du manque de garanties occidentales est débattu) ; la « disparition des populations historiques », qui relève du vocabulaire du « grand remplacement » et que Vance n’a pas employé dans son discours de Munich ; la prétendue « rétractation » des scénarios du GIEC, que je ne connais pas. L’absence d’élections en Ukraine est exacte, mais la loi martiale les interdit, ce que le texte omet.
  • Sources : Lavrov, partie au conflit, sert d’argument d’autorité, et l’auteur est issu de la mouvance climatosceptique, tout comme Clintel qui le relaie.

Plusieurs faits sur le Royaume-Uni (Burnham Premier ministre, Streeting à la Défense, Miliband aux Affaires étrangères, le « National Centre for Information Defence ») sont postérieurs à mes connaissances fiables. Je ne peux pas les confirmer sans recherche.

En bref, c’est un texte d’opinion militant, qui part de griefs réels mais les relie par une causalité unique et un procès d’intention. Pour un billet analytique, je ne le citerais qu’en le distinguant clairement de ce qui est vérifiable.

*****

Voici maintenant le fact-checking demandé à Perplexity :

Oui, je suis très largement d’accord avec l’analyse de Claude : c’est un texte d’opinion militant qui part de problèmes économiques réels, mais les enchaîne dans une causalité unique — « le Net Zero a ruiné l’Europe, donc les élites inventent la menace russe pour se maintenir » — et y ajoute un procès d’intention difficile à démontrer. L’article existe bien et est signé Tilak Doshi sur Clintel, publié le 3 octobre 2026.clintel

Ce que Claude évalue correctement

  • Le constat industriel n’est pas faux en soi : la compétitivité européenne, l’écart avec les États-Unis et le poids du coût de l’énergie sont des sujets sérieux, notamment repris dans le rapport Draghi. Mais en faire la cause du déclin européen est une simplification.

  • Le graphique des parts du PIB mondial ne prouve pas la thèse. Le recul relatif de l’Europe est ancien et s’explique surtout par la croissance chinoise, la productivité, la démographie, les taux de change et le retard numérique ; il ne peut pas être lu comme une conséquence du Green Deal de 2019.

  • Le choc énergétique de 2022 résulte d’abord de la guerre et de la weaponisation du gaz par la Russie, pas d’une politique européenne d’électrification. Les politiques climatiques ont pu amplifier certains coûts ou créer des contraintes, mais elles n’ont pas provoqué la crise gazière.

  • L’affaire Arakhamia/Johnson est correctement nuancée par Claude. Arakhamia a bien rapporté que Johnson avait conseillé à Kyïv de ne rien signer et de continuer à combattre, mais il a aussi expliqué que l’Ukraine n’avait pas confiance dans Moscou, qu’un accord aurait exigé une révision constitutionnelle et qu’il fallait des garanties de sécurité. Johnson a nié avoir « sabote » un accord. Donc : élément réel, mais insuffisant pour conclure à un diktat occidental ou à une Ukraine prête à signer une paix durable. voanews+1

Points à renforcer ou corriger

  • « Coup d’État de 2014 » : c’est le vocabulaire russe, pas une description neutre. Le Maidan a été un mouvement populaire suivi d’un changement de gouvernement ; parler de « coup d’État » sans qualification adopte d’emblée le cadre narratif de Moscou.

  • « Disparition des populations historiques » : l’alerte de Claude est juste. Cette formule évoque la rhétorique du « grand remplacement » ; il faut vérifier si Doshi cite réellement Vance ou s’il lui prête une formulation qu’il n’a pas employée. Dans les deux cas, ce n’est pas un argument factuel sur la politique énergétique.

  • La « rétractation des scénarios du GIEC » : je ne connais pas non plus de rétractation formelle des scénarios du GIEC. Il faut distinguer trois choses : les scénarios d’émissions (SSP), les projections climatiques conditionnelles, et les politiques nationales réelles. Une critique des scénarios les plus pessimistes n’est pas une « rétractation » du GIEC.

  • L’absence d’élections ukrainiennes : exacte, mais elle s’inscrit dans la loi martiale et l’invasion. La présenter comme preuve d’autoritarisme intrinsèque, sans ce contexte, est trompeur — tout en admettant que la question mérite d’être posée démocratiquement.

Sur les faits britanniques

Claude avait raison de signaler son incertitude, mais plusieurs éléments sont désormais vérifiables : Andy Burnham est bien Premier ministre dans ce contexte et a annoncé, le 22 septembre 2026 à l’ONU, la création d’un National Centre for Information Defence destiné à détecter, attribuer et perturber des campagnes d’information hostiles, notamment russes et assistées par l’IA. Wes Streeting est également présenté comme ministre de la Défense dans la couverture de cette annonce.bbc+2

Cela ne valide pas pour autant l’interprétation de Doshi. Le centre annoncé vise officiellement la désinformation étatique et les deepfakes ; sa création soulève légitimement des questions de proportionnalité, de transparence et de liberté d’expression, mais son existence ne démontre pas qu’il sert à criminaliser l’opposition au Net Zero ou à fabriquer la peur de la guerre.adsadvance.co+1

Ce que j’ajouterais

  1. Confusion entre critique de la menace et négation de la menace. On peut juger excessive une partie de la rhétorique sécuritaire européenne tout en reconnaissant que l’invasion de 2022, les attaques sur des infrastructures, les sabotages et les opérations d’influence sont des faits documentés. Doshi glisse du premier constat vers le second.

  2. Inversion probable de la causalité. Ce n’est pas la rhétorique de guerre qui aurait créé la crise énergétique ; c’est l’agression russe qui a rendu la dépendance au gaz russe politiquement et stratégiquement intenable. Le Net Zero peut être critiqué pour son rythme, ses coûts ou ses choix technologiques ; il n’explique pas l’invasion.

  3. Amalgame entre coûts, causes et responsables. Les coûts industriels européens ont plusieurs causes : prix du gaz, taux d’intérêt, concurrence chinoise, retard numérique, réglementation, taille du marché intérieur, fragmentation politique. Réduire cela au « Net Zero » permet une narration politique efficace, mais analytiquement pauvre.

  4. Argument d’autorité asymétrique. Citer Lavrov pour établir la réalité d’une menace ou d’une négociation revient à citer une partie directement intéressée. Cela peut servir de source pour connaître la position russe, pas pour établir un fait contesté.

  5. Le titre fait le travail idéologique. « Net Zero and the Rise of War Rhetoric » suggère une substitution programmée : la peur climatique remplacée par la peur russe. C’est une hypothèse politique, pas un résultat démontré. L’article ne semble pas fournir de chronologie, de sondages, de décisions budgétaires ou de documents internes qui permettraient d’établir cette substitution comme stratégie délibérée.

Pour votre billet

Je garderais la conclusion de Claude, en la durcissant légèrement : le texte est utilisable comme objet d’analyse rhétorique, pas comme source factuelle fiable. Il repère de vrais angles morts du débat européen — compétitivité, coût de l’énergie, liberté d’expression, risque de sécurisation excessive du débat public — puis les encapsule dans une explication complotiste : les élites remplaceraient une peur défaillante par une autre peur pour survivre politiquement.

La formule la plus juste serait peut-être : « Doshi identifie de vraies tensions, mais les relie par une intention supposée plutôt que par des preuves ; il transforme une critique possible de la politique climatique et sécuritaire européenne en théorie d’un remplacement calculé des peurs. »

*****

Pas la peine d'en rajouter, je pense qu'aujourd'hui, avec des IA performantes capables de résumer un texte et d'en faire une critique objective et constructive, les sujets en dehors de notre domaine de compétence ne présenteront plus de secrets.

Et c'est tant mieux.


mercredi 30 septembre 2026

Climactualités - septembre 2026

 

Synthèse.


  • la France bat un nouveau record de chaleur pour un mois de septembre, dans la continuité d'un été 2026 déjà le plus chaud jamais enregistré ;
  • le bilan climatique mondial de septembre n'est pas encore publié, mais le mois s'inscrit après un été (juin-août) qui a égalé 2024 comme le plus chaud jamais mesuré dans le monde ;
  • El Niño continue de se renforcer, avec plus de 90 % de chances d'un épisode très intense cet automne-hiver ;
  • l'Arctique reste très déficitaire par rapport à la moyenne des années 1980, malgré une étendue légèrement supérieure à celle de septembre 2025 ;
  • l'Antarctique recule nettement par rapport à septembre 2025, contrairement au léger redressement observé plus tôt dans l'année ;
  • le niveau marin continue de monter ;
  • le Groenland continue de perdre de la masse ;
  • le CO₂ poursuit sa hausse (valeur du mois non précisée dans le billet).


Résumé climatique du mois.

 Source : Claude (sans garantie de fiabilité, je laisse mes lecteurs relever les éventuelles erreurs ou incohérences, cela les fera travailler un peu au lieu de se la couler douce dans leur fauteuil)

France : le mois a été marqué par un épisode de forte chaleur remarquable pour un mois de septembre, du 3 au 8, avec un nouveau record national pour ce mois : 40,3 °C à Lavaur (Tarn) le 6 septembre, battant le précédent record de 40,2 °C (Pissos, 2022). Le pic du 6 a vu une température maximale moyenne nationale de 32 °C, un niveau exceptionnel pour la saison. La chaleur estivale tardive s'est prolongée bien après cet épisode, avec encore 30 °C et plus par endroits jusqu'aux derniers jours du mois. Cette séquence s'inscrit dans la continuité d'un été 2026 déjà classé le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900 (53 jours en vague de chaleur, anomalie de +5 °C par rapport à l'ère préindustrielle).

Monde : le bilan mondial confirmé de septembre n'est pas encore disponible — le bulletin mensuel de Copernicus/C3S paraît généralement autour du 7-10 du mois suivant, donc début octobre pour septembre. Ce que l'on peut confirmer, c'est le contexte dans lequel s'inscrit ce mois : août 2026 a été confirmé comme le mois d'août le plus chaud jamais enregistré à l'échelle mondiale (16,96 °C de moyenne, devançant le record de 2003), et la période juin-août 2026 a été l'été le plus chaud jamais mesuré dans le monde, à égalité avec 2024. 


Concentration de l'atmosphère en CO₂

Source : Global Monitoring Laboratory - Carbon Cycle Greenhouse Gases (noaa.gov)

Moyenne mensuelle récente du CO₂ à l'observatoire de Mauna Loa.


Variation de la concentration en CO₂ depuis 1960.


Les lignes et symboles rouges représentent les valeurs moyennes mensuelles, centrées sur le milieu de chaque mois. Les lignes et symboles noirs représentent les mêmes valeurs, après correction pour le cycle saisonnier moyen.

Taux de croissance annuel moyen du CO₂ au Mauna Loa.


Le graphique montre les taux de croissance annuels moyens du dioxyde de carbone pour Mauna Loa. Les moyennes décennales du taux de croissance sont également représentées sous forme de lignes horizontales pour les années 1960 à 1969, 1970 à 1979, et ainsi de suite.

Voir aussi :

Mauna Loa carbon dioxide forecast for 2025 - Met Office

Mauna Loa carbon dioxide forecast for 2026 - Met Office


Divers graphiques montrant l'évolution du CO₂ et de la température au cours des âges.


Ce n'est pas simplement le niveau de CO₂ qui compte, mais aussi la vitesse de variation et le contexte climatique dans lequel cette variation intervient. Et comparer directement « 400 ppm aujourd'hui » avec « 2 000 ppm il y a X millions d'années » sans tenir compte du Soleil, des continents, des calottes glaciaires, de la végétation et des échelles de temps est extrêmement trompeur.

Ce qu'il faut retenir : Le billet présente plusieurs graphiques retraçant l'évolution du CO₂ et de la température sur des échelles allant de 500 millions d'années à nos jours, mais les données du mois en cours ne sont pas explicitement mentionnées dans le texte.

Evolution du CO₂ et de la température depuis 540 millions d'années (source confex.com)



Changement en parties par million par 1000 ans (Source Climate Central)

Si le climat a toujours varié sur de très longues échelles de temps, la vitesse actuelle d'accumulation du CO₂ — mesurée en décennies et non plus en millénaires — dépasse d'un ordre de grandeur les variations naturelles des 800 000 dernières années.

Source Graphic: The relentless rise of carbon dioxide – Climate Change: Vital Signs of the Planet (nasa.gov)

Ces reconstitutions montrent que la concentration actuelle en CO₂ n’a pas d’équivalent depuis plusieurs millions d’années, et que la vitesse de hausse observée depuis le milieu du siècle dernier est exceptionnelle à l’échelle géologique.

Concentrations de l'atmosphère en CO2 depuis 500 millions d'années (source Earth.Org)


Evolution (estimation) de la température durant les 500 millions d'années passées (source Earth.Org)

Attention ! L'échelle des abscisses des deux derniers graphiques n'est pas la même !


Liens utiles (tirés de ens-lyon.fr) :


ENSO


Le site grand public n’est plus mis à jour depuis avril 2025, mais les diagnostics techniques CPC restent disponibles et indiquent…

Source : Climate Prediction Center: ENSO Diagnostic Discussion

10 September 2026 : El Niño is strengthening, with a greater than 90% chance of a very strong event during the Northern Hemisphere fall and winter 2026-27.

10 septembre 2026 : El Niño s'intensifie, avec plus de 90 % de chances qu'un épisode très intense se produise au cours de l'automne et de l'hiver 2026-2027 dans l'hémisphère nord.

Source : El Niño - La Niña - weather.plus

Index ENSO de 2017 à aujourd'hui.


Index ENSO de 1950 à 2026.


GISS L-OTI anomalies de températures vs 1881-1910


Ce qu'il faut retenir : Le classement des années les plus chaudes (par rapport à 1881-1910) place 2024 en tête (1,54), suivie de 2023 (1,43) et 2025 (1,41)

Ecarts de températures pour août 2026 par rapport à la période de référence 1881-1910.

La période de référence (1881–1910) est plus froide que les références usuelles (1951–1980 ou 1981–2010), ce qui gonfle les chiffres d’anomalie par rapport à d’autres jeux de données.

Rappel des années précédentes avec leur classement :

  • année 2025 ; 1.41 => 3
  • année 2024 : 1.54 => 1
  • année 2023 : 1.43 => 2
  • année 2022 : 1.13 => 8
  • année 2021 : 1.11 => 9
  • année 2020 : 1.24 => 5
  • année 2019 : 1.21 => 6
  • année 2018 : 1.08 => 10 
  • année 2017 : 1.17 => 7 
  • année 2016 : 1.26 => 4


Elévation du niveau moyen des mers



Ce qu'il faut retenir : Le niveau moyen des mers s'élève en moyenne de 3,41 mm/an depuis 1993, avec une accélération sur la dernière décennie (3,87 mm/an) et un léger ralentissement sur les 5 dernières années (3,35 mm/an).


Depuis le début des mesures altimétriques par satellite en 1993, le niveau moyen global des mers s'est élevé de plus de 10 cm.

Niveau moyen global de référence (GMSL) de janvier 1993 à aujourd'hui (mis à jour le 15/08/2026)


Depuis 1993 :

Depuis 1993 : 3,41 mm / an (source Aviso)


Sur les 10 dernières années :

Sur les 10 dernières années : 3,87 mm / an (source Aviso)


Sur les 5 dernières années :

Sur les 5 dernières années : 3,35 mm / an (source Aviso)



Depuis 1993, le niveau moyen global des mers a augmenté de plus de 10 cm, avec une tendance récente autour de 3,4–3,9 mm/an selon la période considérée. Cette accélération reflète la contribution combinée de la dilatation thermique des océans et de la fonte des glaces terrestres.

Résumé :

  • depuis 1993 (début des mesures)...........+3,41 mm par an ;
  • depuis 10 ans...................................+3,87 mm par an ;
  • depuis 5 ans....................................+3,35 mm par an.


Polar Science Center

Ce qu'il faut retenir : Le suivi du volume de glace arctique (PIOMAS) est temporairement interrompu suite à l'arrêt technique d'une réanalyse de la NOAA ; l'équipe cherche une solution, et cette interruption n'est pas directement imputable à des coupes politiques ciblées.



IMPORTANT - Le graphique habituel n'est plus actualisé, voici la note en date du 24/03/2026 que le site publie (traduction directe en français) :

Le NWS/NCEP de la NOAA a mis fin à la réanalyse NCEP/NCAR R1 à compter du 18 mars 2026. La réanalyse NCEP/NCAR R1 servait de données de forçage atmosphérique dans la réanalyse PIOMAS. Nous n'étions pas au courant de ce changement de service, qui a apparemment été annoncé officiellement le 13 février 2026. Cela signifie que nous devrons trouver des solutions de remplacement et générer une nouvelle série de données. La mise à jour des flux de données, le recalibrage du modèle et la génération de séries chronologiques actualisées demanderont des efforts et un temps considérables. Nous ne savons pas encore si cela est possible avec les fonds disponibles et, le cas échéant, quand nous pourrons reprendre la production d'une nouvelle série chronologique PIOMAS. Bien que le remplacement de la réanalyse NCAR/NCEP R1 en tant que produit de forçage soit tout à fait logique, nous aurions souhaité disposer d'un délai plus long pour faciliter la transition. Nous sommes désolés de l'impact que cela aura sur nos nombreux utilisateurs.  PIOMAS est en production depuis mars 2010 et nous avons rarement manqué des mises à jour de plus de quelques semaines (à l'exception des  fermetures administratives). Cette interruption sera plus longue. Revenez ici pour suivre les mises à jour !  

Note personnelle : Trump ne semble pas être la cause de cette interruption du service. Voici ce que Grok en dit :

L’administration Trump a bien lancé des initiatives de réduction des budgets et de restructuration dans les agences scientifiques, notamment :
  • Des propositions de coupes budgétaires importantes à la NOAA.
  • Un projet controversé de « démantèlement » ou restructuration du NCAR (National Center for Atmospheric Research) à Boulder, perçu par certains comme une cible en raison de ses travaux sur le climat (qualifié de « source d’alarmisme climatique » par des responsables comme Russell Vought).
Cependant, la décision concrète d’arrêter le CDAS/R1 semble être une mesure opérationnelle interne à NCEP, pas une annulation ciblée contre PIOMAS. Ce genre de transition technique arrive régulièrement dans les centres de prévision (modernisation des systèmes). Le timing (début 2026) coïncide avec la présidence Trump, mais la notice formelle et le processus technique pointent vers une optimisation du système d’assimilation de données plutôt qu’une suppression politique directe des données sur la glace arctique.En résumé :
  • Cause immédiate : changement technique NOAA/NCEP (fin de CDAS → CORe).
  • Conséquence : interruption temporaire de PIOMAS, qui dépendait lourdement de ce vieux produit.
  • Lien avec Trump : indirect au mieux (contexte général de coupes et de méfiance vis-à-vis de certains programmes climatiques), mais pas une « attaque » spécifique contre ce graphique de volume de glace.
L’équipe de PIOMAS espère trouver une alternative et reprendre les mises à jour ; ils ont simplement été pris de court par la rapidité de la transition. Ce n’est pas la première fois que des jeux de données anciens sont retirés ou remplacés, même si le manque de période de transition plus longue est regrettable, comme ils le soulignent.

Donc rien dans la note de PIOMAS ne permet d'attribuer cette interruption à une décision politique de l'administration Trump. La cause indiquée est la fin de la réanalyse NCEP/NCAR R1, utilisée comme forçage atmosphérique. 

Moyenne annuelle du volume de glace de mer de PIOMAS


Polar Portal

Ce qu'il faut retenir : La calotte glaciaire du Groenland a perdu en moyenne 252 km³ d'eau par an entre 2003 et 2025, contribuant à hauteur de 0,69 mm/an à l'élévation du niveau de la mer.

Source : Greenland: Polar Portal

  • Conditions de surface du Groenland :

Bilan de masse de surface du Groenland (journalier)

La carte illustre comment la surface de la calotte glaciaire du Groenland gagne et perd de la masse chaque jour. Cette différence entre les chutes de neige et le ruissellement est connue sous le nom de bilan massique de la surface. Elle est toujours positive au cours d'une année car toute la neige tombée ne s'écoule pas à nouveau de la calotte glaciaire.

Le bilan massique de surface n'est PAS identique au bilan massique TOTAL (c'est-à-dire le gain ou la perte globale de la calotte glaciaire), qui comprend également la masse perdue lorsque les glaciers vêlent des icebergs, la fonte des langues de glacier lorsqu'elles entrent en contact avec l'eau de mer chaude et les effets de friction et autres au fond de la calotte glaciaire.

Bilan de masse de surface du Groenland (cumul)

  • Changement de masse du Groenland (nouvelles données jusqu'en juillet 2025, toujours par rapport à avril 2002)
Changement de masse du Groenland et impact sur le niveau des mers.

La carte et le graphique montrent l'augmentation de la masse de glace lorsqu'il y a des précipitations, et la quantité de cette masse qui est perdue lorsque la neige et la glace fondent et lorsque des icebergs se détachent des principaux glaciers de sortie de la calotte glaciaire. La différence entre ces changements de masse au cours d'une année glaciologique (septembre-août) est appelée le bilan massique total de l'inlandsis groenlandais.

Tous les changements sont donnés par rapport à avril 2002.

Ces données sont basées sur le bilan massique gravitationnel DTU (Barletta et al. 2020) et montrent que, pendant la période 2003-2025, la calotte glaciaire du Groenland a perdu 252 km3 d'eau par an, ce qui correspond à une contribution annuelle à l'élévation moyenne du niveau de la mer de 0,69 mm.



Arctic Data archive system (ADS)

Ce qu'il faut retenir : Le tableau récapitule les étendues de glace arctique, antarctique et leur total mois par mois depuis octobre 2017 ; en septembre 2026, le total s'établit à 22,01 millions de km², en baisse par rapport à septembre 2025 (-0,48).

Source : ads.nipr.ac.jp/vishop/#/extent


Evolution de l'étendue de la banquise arctique.


Evolution de l'étendue de la banquise antarctique.


Evolution globale des deux banquises arctique et antarctique.


 Cette somme arctique + antarctique est une construction personnelle permettant de suivre l'évolution globale des deux banquises ; elle ne doit pas être interprétée comme un indicateur climatique standard.

Voir également


Historique des Climactualités (l'Arctique est mentionné en premier ; en bleu les valeurs minimales, en jaune les maximales ; la valeur entre parenthèses est la variation par rapport à l'année précédente)

Valeurs en millions de km².

Moyenne des années 1980 à la même date : 7,76 + 18,42 = 26,18 (+4,17)

Septembre 2026 : 5,22 + 16,78 = 22,01 (-0,48)
Août 2026 : 4,74 + 17,32 = 22,06 (+0,12)
Juillet 2026 : 6,36 + 15,91 = 22,28 (+0,47)
Juin 2026 : 9,04 + 13,64 = 22,68 (+0,50)
Mai 2026 : 10,89 + 10,54 = 21,42 (-0,18)    
Avril 2026 : 12,40 + 7,49 = 19,88 (-0,51)
Mars 2026 : 13,43 + 4,63 = 18,07 (+0,51)
Février 2026 : 13,57 + 2,82 = 16,39 (+0,96)
Janvier 2026 : 13,15 + 3.58 = 16,70 (+0,60)
Décembre 2025 : 11,87 + 6,48 = 18,35 (-0,53)
Novembre 2025 : 9,26 + 12,74 = 22 (-0,38)
Octobre 2025 : 7,47 + 16,28 = 23,74 ( +0,47)
Septembre 2025 : 4,98 + 17,51 = 22,49 (+1,11)
Août 2025 : 4,67 + 17,27 = 21,94 (+0,75)
Juillet 2025 : 6,32 + 15,50 = 21,81 (+0,73)
Juin 2025 : 8,77 + 13,40 = 22,18 (-0,08)
Mai 2025 : 11,16 + 10,44 = 21,60 (NB : j'ai reconstitué les valeurs de mai a posteriori)
Avril 2025 : 12,81 + 7,57 = 20,39 (-0,12)
Mars 2025 : 13,34 + 4,22 = 17,56 (-0,75)
Février 2025 : 13,30 + 2,13 = 15,43 (-1,25)
Janvier 2025 : 12,84 + 3,26 = 16,10 (-0,09)
Décembre 2024 : 11,78 + 7,10 = 18,88 (-0,32)
Novembre 2024 : 9,83 + 12,55 = 22,38 (-0,01)
Octobre 2024 : 7,33 + 15,94 = 23,27 (-0,54)
Septembre 2024 : 4,33 + 17,05 = 21,38 (+0,14)
Août 2024 : 4,26 + 16,93 = 21,19 (+0,26)
Juillet 2024 : 6,14 + 14,94 = 21,08 (-0,30)
Juin 2024 : 9,36 + 12,90 = 22,26 (+0,90)
Mai 2024 : site en maintenance
Avril 2024 : 12,82 + 7,69 = 20,51 (+0,92)
Mars 2024 : 14,12 + 4,19 = 18,31 (+0,57)
Février 2024 : 14,25 + 2,43 = 16,68 (+0,67)
Janvier 2024 : 13,56 + 2,63 = 16,19 (+0,55)
Décembre 2023 : 12,49 + 6,71 = 19,20 (+1,67)
Novembre 2023 : 10,01 + 12,38 = 22,39 (-1,04)
Octobre 2023 : 8,14 + 15,67 =23,81 (-0,98)
Septembre 2023 : 4,46 + 16,78 = 21,24 (-1,73)
Août 2023 : 4,56 + 16,37 = 20,93 (-1,64)
Juillet 2023 : 6,78 + 14,60 = 21,38 (-1,24)
Juin 2023 : 9,34 + 12,02 = 21,36 (-1,32)
Mai 2023 : 11,29 + 9,70 = 20,99 (-1,09)
Avril 2023 : 12,87 + 6,72 = 19,59 (-0,75)
Mars 2023 : 13,71 + 4,02 = 17,74 (-0,21)
Février 2023 : 13,97 + 2,04 = 16,01 (-0,30)
Janvier 2023 : 13,13 + 2,51 = 15,64 (-1,05)
Décembre 2022 : 12,13 + 5,41 = 17,53 (-1,29)
Novembre 2022 : 10,19 + 13,24 = 23,43 (-0,84)
Octobre 2022 : 8,10 + 16,69 = 24,79 (-0,15)
Septembre 2022 : 5,01 + 17,97 = 22,97 (-0,11)
Août 2022 : 5,06 + 17,51 = 22,57 (-1,05)
Juillet 2022 : 6,74 + 15,88 = 22,62 (-1,15)
Juin 2022 : 9,32 + 13,36 = 22,68 (-1,22)
Mai 2022 : 11,60 + 10,49 = 22,08 (-0,87)
Avril 2022 : 12,84 + 7,50 = 20,34 (-0,96)
Mars 2022 : 13,79 + 4,16 = 17,95 (-1,20)
Février 2022 : 14,14 + 2,17 = 16,31 (-0,44)
Janvier 2022 : 13,70 + 3,00 = 16,69 (-0,23)
Décembre 2021 : 12,50 + 6,32 = 18,82 (-0,32)
Novembre 2021 : 10,79 + 13,48 = 24,27 (+0,37)
Octobre 2021 : 7,97 + 16,98 = 24,94 (+0,99)
Septembre 2021 : 5,04 + 18,04 = 23,08 (+0,20)
Août 2021 : 5,05 + 18,57 = 23,62 (+1,14)
Juillet 2021 : 6,38 + 17,39 = 23,77 (+1,48)
Juin 2021 : 9,09 + 14,81 = 23,90 (+0,33) 
Mai 2021 : 11,29 + 11,66 = 22,95 (+0,54)
Avril 2021 : 12,82 + 8,48 = 21,3 (+0,78)
Mars 2021 : 13,62 + 5,53 = 19,15 (+0,65)
Février 2021 : 13,73 + 3,02 = 16,75 (-0,35)
Janvier 2021 : 13,43 + 3,50 = 16,92 (-0,13)
Décembre 2020 : 12,07 + 7,07 = 19,14 (+0,23)
Novembre 2020 : 9,71 + 14,19 = 23,90 (+0,77)
Octobre 2020 : 6,02 + 17,94 = 23,95 (-0,33)
Septembre 2020 : 4,08 + 18,81 = 22,88 (+0,22)
Août 2020 : 4,06 + 18,43 = 22,48 (+0,26)
Juillet 2020 : 5,78 + 16,51 = 22,29 (-0,17)
Juin 2020 : 9,18 + 14,39 = 23,57 (+0,80)
Mai 2020 : 10,83 + 11,58 = 22,41 (+1,35)
Avril 2020 : 12,60 + 7,92 = 20,52 (+1,30)
Mars 2020 : 13,56 + 4,94 = 18,50 (+0,94)
Février 2020 : 14,30 + 2,81 = 17,10 (+0,64)
Janvier 2020 : 13,63 + 3,42 = 17,05 (+0,56)
Décembre 2019 : 12,26 + 6,65 = 18,91 (+0,99)
Novembre 2019 : 9,85 + 13,27 = 23,13 (-0,67)
Octobre 2019 : 7,06 + 17,21 = 24,28 (+0,01)
Septembre 2019 : 4,31 + 18,35 = 22,66 (-0,03)
Août 2019 : 4,34 + 17,89 = 22,23 (-0,27)
Juillet 2019 : 6,08 + 16,39 = 22,46 (-0,65)
Juin 2019 : 9,09 + 13,68 = 22,77 (-1,01)
Mai 2019 : 10,88 + 10,18 = 21,06 (-0,61)
Avril 2019 : 12,56 + 6,66 = 19,22 (+1,07)
Mars 2019 : 13,73 + 3,83 = 17,56 (+0,19)
Février 2019 : 14,02 + 2,44 = 16,46 (+0,47)
Janvier 2019 : 13,48 + 3,01 = 16,49 (+0,35)
Décembre 2018 : 11,85 + 6,07 = 17,92 (-0,97)
Novembre 2018 : 10,54 + 13,26 = 23,8 (+0,48)
Octobre 2018 : 7,18 + 17,09 = 24,27 (-0,82)
Septembre 2018 : 4,68 + 18,01 = 22,69
Août 2018 : 4,8 + 17,7 = 22,5
Juillet 2018 : 6.67 + 16.44 = 23.11
Juin 2018 : 9.19 + 14.59 = 23.78
Mai 2018 : 11.02 + 10.65 = 21.67
Avril 2018 : 12.82 + 6.33 = 18.15
Mars 2018 : 13.87 + 3.50 = 17.37
Février 2018 : 13.68 + 2.31 = 15.99
Janvier 2018 : 12.68 + 3.46 = 16.14
Décembre 2017 : 11.76 + 7.13 = 18.89
Novembre 2017 : 10.07 + 13.25 = 23.32
Octobre 2017 : 7.82 + 17.27 = 25.09
Septembre 2017 : pas de stats


Bêtisier du mois.



Proposé par Claude :

1. Le Banquet (n°43, septembre 2026) — dans une enquête intitulée sur les vagues de chaleur, l'auteur Léo Dubois avance que la canicule de mai 2026 n'aurait jamais officiellement atteint le seuil de la canicule, et propose de remplacer le terme « réchauffement » par « évolution climatique » — une reformulation lexicale classique visant à atténuer la perception du phénomène plutôt qu'à en discuter les données.
Référence : Réchauffement climatique : un terme scientifiquement inexact ?, Juste Milieu, lien

2. Association des climato-réalistes / Samuel Furfari (PAN, 21 août 2026) — l'auteur affirme que le terme même de « climatosceptique » ferme le débat avant qu'il ne commence, en l'associant systématiquement à l'extrême droite ou à la désinformation — un argument qui déplace la discussion du fond (les données) vers la forme (le vocabulaire utilisé pour la disqualifier).
Référence : climato-realistes.fr, lien

3. Bonus, pour contraste — la climatologue Françoise Vimeux, interrogée sur l'évolution du climatoscepticisme, observe que le déni frontal recule mais laisse place à un climatoscepticisme « de fait » : on n'attribue plus tout mais on continue de repousser les mesures d'action, tout en recyclant les anecdotes personnelles (« il a déjà fait chaud en 1976 ») pour relativiser les tendances longues. 
Référence : RCF, Canicule précoce : la chaleur monte, le climatoscepticisme aussi, lien

Ce mois-ci le matériau est plus « argumentaire structuré » (revues, associations) que « punchlines de forum » comme en août — le registre du bêtisier change un peu, mais le fond (relativisation par le vocabulaire, la mémoire individuelle, ou les seuils officiels) reste cohérent avec ce que tu avais déjà documenté.

Proposé par Gemini :

4. CNews / Pascal Praud (L'Heure des pros, 15 janvier 2026) — à la suite d'un épisode de neige et de gel sur la moitié nord de la France, l'animateur ironise sur le plateau en demandant « où est passé le réchauffement climatique » — un sophisme récurrent qui confond délibérément la météorologie ponctuelle à court terme avec les tendances climatologiques globales à long terme.

Référence : CNews, L'Heure des pros, lien

5. Valeurs Actuelles / Article d'actualité (12 septembre 2026) — revenant sur les orages violents du début du mois, la rédaction met en avant les propos de plusieurs intervenants dénonçant l'« hystérie écologique » des médias qui lient chaque épisode météo extrême au changement climatique — un procédé de disqualification classique qui vise à renvoyer les faits scientifiques au rang d'alarmisme idéologique.

Référence : Valeurs Actuelles, Écologie

6. Sud Radio / Les Vrais Débats (22 septembre 2026) — au cours d'un débat sur la baisse de consommation de carburant, un chroniqueur soutient que le climat a « toujours varié au fil des siècles » en citant l'optimum médiéval — une stratégie récurrente de relativisation qui utilise une vérité historique partielle pour occulter la vitesse sans précédent du réchauffement d'origine anthropique actuel.

Référence : Sud Radio, Les Vrais Débats


Proposé par Perplexity :


7. Climato-réalistes.fr / Arthur Corentin (7 septembre 2026) — l'auteur affirme que « le CO₂ n'explique pas tout » dans les étés chauds et vagues de chaleur, en s'appuyant sur deux études pour soutenir que la diminution des aérosols sulfatés et l'augmentation du rayonnement UV expliqueraient l'essentiel du réchauffement estival en Europe. L'argument recycle un sophisme classique : citer des mécanismes climatiques réels (effet des aérosols, albédo) pour suggérer une contradiction avec le rôle du CO₂, alors que le GIEC intègre précisément ces facteurs dans ses bilans radiatifs. Référence : Etés plus chauds et vagues de chaleur : le CO₂ n'explique pas tout !, climato-realistes.fr, lienclimato-realistes

8. Climato-réalistes.fr / Guillaume de Rouville (25 septembre 2026) — l'auteur qualifie le GIEC de « théologie apocalyptique du climat » et soutient que la Convention Cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) aurait « désigné son coupable (le CO₂) avant même d'avoir ouvert l'enquête ». Cette rhétorique du « procès truqué » ignore que le mandat du GIEC est précisément d'évaluer la littérature scientifique existante — y compris les études qui questionnent les incertitudes — et que les cycles solaires, orbitaux et cosmiques sont bel et bien discutés dans les rapports, mais pondérés selon leur forçage radiatif mesuré. Référence : La Nature a horreur du GIEC, climato-realistes.fr, lien

9. CNews / Raphaël Stainville (mai–juin 2026, rappelé en septembre) — lors de la vague de chaleur précoce de mai, le journaliste du Journal du dimanche affirmait à tort qu'il ne fallait pas « déduire des conclusions climatiques » de cet événement. Un mois plus tard, pendant les records de chaleur de juin, l'éditorialiste Luc Ferry répétait sur LCI qu'« on ne peut pas dire que c'est nouveau et qu'on n'a jamais vu ça ». Ces deux interventions ont été épinglées par l'Observatoire des médias sur l'écologie comme des cas typiques de relativisation des canicules. Référence : Désinformation climatique : 452 cas à la télé et la radio au premier semestre 2026, Reporterre, lien

10. Bonus, pour contraste — Observatoire des médias sur l'écologie (14 septembre 2026) — dans son bilan semestriel, l'OME révèle que 452 cas de mésinformation climatique ont été détectés entre janvier et juin 2026, soit une hausse de 28% par rapport à 2025. Les médias les plus épinglés sont Sud Radio, CNews, Europe 1 et RMC. Les thématiques récurrentes incluent la relativisation des canicules (« il a déjà fait chaud en 1976 ») et les affirmations infondées sur l'intermittence des renouvelables. Ce rapport peut te servir de pont analytique vers ton propre commentaire sur la montée du climatoscepticisme « de fait ». Référence : Bilan semestriel 2026 : la couverture médiatique de l'environnement, Observatoire des médias sur l'écologie, lien