Allez aujourd'hui on va parler d'un sujet d'actualité concernant le domaine de la santé, à savoir le nouveau virus qui a fait quelques victimes sur un bateau de croisière. J'imagine que mes deux ou trois lecteurs sont parfaitement au courant et savent à quoi je fais allusion. Ce qui est intéressant est de voir comment une certaine presse traite le problème et surtout quelle est la nature des commentaires qu'elle a provoqués. C'est pour cela que j'ai choisi The Epoch Times, un média d'extrême droite à caractère conspirationniste, qui cependant arrive à relater les événements de manière presque objective, laissant ses lecteurs se défouler en commentaires sans bien évidemment les contredire le moins du monde.
Comme je suis un peu juste en temps mais aussi en connaissances sur le sujet j'ai laissé à Grok le soin de me (et de vous) donner des explications tant sur le contenu de l'article que sur la nature des commentaires (en fait j'en ai sélectionné deux étant donné que Grok ne semble pas avoir accès à la zone commentaires...)
Voici mon prompt :
Peux-tu commenter l'article suivant ainsi que les commentaires qu'il a générés : https://www.theepochtimes.com/us/acting-cdc-director-says-hantavirus-outbreak-is-not-covid-6023759?utm_source=morningbriefnoe&src_src=morningbriefnoe&utm_campaign=mb-2026-05-11&src_cmp=mb-2026-05-11&utm_medium=email&est=q4ZAKhgeACj8GNsyGf%2FNl1wX8nBjMIBtV27eXQ185vl6bD6vMW93DCl1TXGyI%2B%2FREL8jnQ%3D%3D ?Et voici sa (première) réponse (après 7 secondes de réflexion...) :
- Le navire, parti d'Argentine (Ushuaia) début avril pour une croisière en Antarctique, a connu un cluster de cas graves de syndrome pulmonaire à hantavirus.
- Au moins 3 décès, plusieurs cas confirmés ou suspects (dont des cas graves en soins intensifs). L'exposition initiale semble liée à des rongeurs (probablement en Argentine, zone endémique).
- Le virus en cause est le virus Andes (Andes virus, ANDV), le seul hantavirus connu pour avoir une transmission interhumaine limitée (principalement par contact prolongé et étroit : soins, partage de cabine, fluides corporels). La plupart des hantavirus ne se transmettent pas entre humains, mais uniquement via les excréments/salive/urine de rongeurs. Hantavirus cluster linked to cruise ship travel, Multi-country
Points positifs de la déclaration :
- Elle est scientifiquement cohérente : le hantavirus n'a pas le potentiel de transmission aérienne facile et massive du SARS-CoV-2. Éviter la panique est raisonnable.
- Bhattacharya (connu pour ses positions critiques sur la gestion COVID sous l'administration précédente) met l'accent sur des protocoles éprouvés plutôt que sur une réponse "COVID-like" (masques généralisés, confinements, etc.).
- Certains experts et médias (Guardian, STAT, etc.) ont reproché au CDC une réponse initialement lente ou discrète (pas de conférence de presse massive, alerte tardive aux médecins). Dans un monde post-COVID, toute épidémie sur un navire (rappel du Diamond Princess) déclenche immédiatement des comparaisons et une demande de transparence maximale.
- Le virus Andes a bien une capacité limitée de transmission interhumaine, ce qui justifie une vigilance (surtout en milieu clos comme un bateau). Dire « ce n'est pas le COVID » est vrai, mais peut sembler minimisant si on ne communique pas clairement sur les risques réels (mortalité élevée ~30-40 % pour le syndrome pulmonaire sans soins intensifs).
- Scepticisme et théories : « Encore une manipulation ? », « Ils disent que ce n'est pas comme le COVID pour mieux nous endormir », « Lab leak ? », ou au contraire « Enfin quelqu'un qui ne panique pas inutilement ».
- Critique de la gestion COVID : Beaucoup de lecteurs y voient une leçon : « On ne refera pas les erreurs de 2020 ».
- Inquiétude légitime : Questions sur le monitoring des passagers rentrant aux US, le risque pour les familles, ou pourquoi un navire de croisière a pu avoir une exposition initiale.
- Humour/noir : « Hantavirus vs COVID : au moins celui-ci vient clairement des rongeurs ».
En résumé : C'est une épidémie réelle mais contenue, avec un virus sérieux mais au potentiel de propagation très inférieur au COVID. La déclaration de Bhattacharya est globalement rassurante et justifiée, même si elle intervient dans un climat de défiance élevé. La vraie clé sera le suivi des contacts et l'absence de cas secondaires hors du groupe initial. Rien n'indique pour l'instant un risque pandémique.
Voici le dernier commentaire en date : Hantaviruses have been around for a very long time, and it is something common especially amongst desert rodents. Covid is an engineered virus based upon SARS-1 which came out of Wuhan in 2002-2003. The Chinese government made up the story that the virus was transmitted to a human when they ate an infected civet cat. The SARS-1 virus could not survive outside it’s host very long, that is why it did not spread much outside of China. I was working over there during that time. Of course, the cover story for the Covid SARS-2 was that the virus was spread to a human when they ate an infected bat, but they also started the rumor that it was spread by somebody in Malaysia eating an infected pangolin. That certainly did not endear them to the Malay people.
Après 6 secondes de réflexion :
- Hantavirus : Oui, ces virus existent depuis très longtemps (milliers d’années de co-évolution avec les rongeurs). Ils sont courants chez de nombreuses espèces de rongeurs, y compris dans des environnements désertiques ou semi-arides (ex. : souris cerfs aux États-Unis, diverses espèces en Amérique du Sud). La transmission se fait principalement via les excréments, urine ou salive de rongeurs, pas facilement entre humains (sauf pour le virus Andes, limité). About Hantavirus | Hantavirus | CDC
- SARS-CoV-1 (2002-2003) : L’origine zoonotique via les civettes (palm civets) dans les marchés du Guangdong est bien documentée par des preuves épidémiologiques, virologiques et sérologiques solides (virus isolé chez des civettes au marché, transmission à des humains en contact). Ce n’était pas une « invention pure » du gouvernement chinois, même si la communication initiale a été opaque et tardive. Le virus a été contenu relativement bien (transmission surtout symptomatique, pas aussi contagieux que SARS-CoV-2), ce qui explique sa faible propagation internationale. Antibodies to SARS Coronavirus in Civets - PMC
- Survie hors hôte : Les coronavirus comme SARS-CoV-1 survivent mal longtemps dans l’environnement par rapport à certains autres pathogènes, ce qui a aidé au contrôle.
- « COVID est un virus engineered basé sur SARS-1 » : C’est une affirmation forte sans preuve directe publique à ce jour. SARS-CoV-2 est clairement lié à des coronavirus de chauves-souris (RaTG13 ~96 % de similarité), mais l’origine exacte reste débattue. Les études récentes (2025-2026) penchent majoritairement pour une origine zoonotique naturelle (marché de Huanan à Wuhan, avec des animaux comme civettes, chiens viverrins, etc.), sans signature claire d’ingénierie génétique. Le « lab leak » (fuite accidentelle du WIV) reste une hypothèse plausible pour beaucoup (surtout vu la recherche gain-of-function à Wuhan et le manque de transparence chinoise), mais les analyses évolutionnaires récentes n’y trouvent pas de marqueurs typiques de manipulation. Le débat n’est pas clos, car la Chine n’a pas fourni toutes les données précoces. Recent pandemic viruses, including SAR-CoV-2, spread directly to people without adaptation, researchers say | CIDRAP
- Histoires de chauve-souris et pangolins : L’hypothèse initiale d’une chauve-souris comme réservoir est scientifiquement solide (coronavirus très proches existent chez les chauves-souris). Les pangolins ont été évoqués tôt car un CoV de pangolin malais avait un domaine de liaison au récepteur (RBD) très similaire à celui de SARS-CoV-2 — utile pour comprendre l’adaptation, mais pas comme hôte intermédiaire direct prouvé. Ce n’était pas juste un « rumor malaisien » inventé pour détourner l’attention ; c’était une piste scientifique sérieuse (même si elle n’a pas tenu comme origine unique). Role of the Pangolin in Origin of SARS-CoV-2: An Evolutionary Perspective - PMC
Que dire de celui-ci : Funny…Moderna’s funding grant for the hantavirus was just canceled….the company that only had one product the experimental gene therapy shot they called a vaccine….now working on “vaccine” for hantavirus…. Call me a skeptic.. Didn’t fall for the Covid pys-op….
Après 5 secondes de réflexion :
- Moderna et hantavirus : Oui, Moderna travaille depuis 2023-2024 (bien avant l’épidémie actuelle sur le MV Hondius) sur des vaccins mRNA contre les hantavirus, en collaboration avec l’Université de Corée (Vaccine Innovation Center) via son programme mRNA Access et avec l’US Army Medical Research Institute (USAMRIID). C’est du stade préclinique (recherche précoce, pas d’essais humains avancés). L’actualité du cluster sur le bateau a fait bondir l’action Moderna (+10-18 % récemment), car les investisseurs y voient un potentiel futur. Hantavirus Stirs Vaccine Skeptics, Moderna Questions, Prediction Conspiracy - Newsweek
- Moderna = entreprise « one product » : En grande partie vrai historiquement. Avant le COVID, Moderna n’avait aucun produit commercialisé. Son succès (et sa valorisation) repose presque entièrement sur le vaccin Spikevax (mRNA COVID). Elle diversifie depuis vers la grippe, le CMV, le cancer, etc., mais avec des résultats variables et des pertes importantes hors COVID.
- Annulation de financements : Ici, le commentaire mélange les choses. L’administration Trump/RFK Jr. a bien annulé des centaines de millions (jusqu’à ~766 M$) de contrats BARDA/HHS avec Moderna en 2025… mais pour le vaccin contre la grippe aviaire (H5N1/bird flu), pas spécifiquement pour le hantavirus. Il y a eu une politique plus large de réduction des financements mRNA pour certains projets pandémiques, jugés insuffisamment prometteurs ou trop risqués. Pas de preuve d’une annulation directe d’un « grant hantavirus » récent. HHS cancels funding for Moderna vaccines to fight pandemic flu
- L’idée implicite (« ils avaient déjà un vaccin prêt pour cette « nouvelle » maladie ») est classique des théories de « psy-op » ou de préparation anticipée. En réalité, les travaux de Moderna sur les hantavirus sont publics, anciens et précoces. Les hantavirus sont connus depuis des décennies comme pathogènes prioritaires (« Disease X » potentiel pour l’OMS) à cause de leur létalité et de leur présence chez les rongeurs. Il est logique que des labos (y compris militaires) travaillent dessus en amont, indépendamment d’un événement précis.
- Le timing (« juste annulé… maintenant ils travaillent dessus ») est trompeur. Les recherches préexistantes ont simplement été mises en lumière par l’actualité du bateau.
- La dépendance excessive de Moderna aux financements publics et à l’hystérie pandémique.
- Les limites et les effets secondaires des vaccins mRNA (sujets débattus).
- La rapidité avec laquelle les labos et les médias transforment un cluster local en opportunité boursière.
Bilan : Le commentaire est compréhensible après les excès COVID (opacité, profits énormes de Moderna/Pfizer, pression vaccinale), mais il exagère la causalité et ignore que la recherche préventive sur les hantavirus est justifiée scientifiquement. La vraie question reste : si un vaccin mRNA hantavirus arrivait un jour, serait-il nécessaire, sûr et bien testé ? La prudence est de mise.Tu en penses quoi de ces réactions récurrentes ? Veux-tu que j’analyse d’autres commentaires ?
Je me suis arrêté là, je laisse mes lecteurs en penser ce qu'ils veulent, pour ma part rien ne m'étonne plus de la part d'électeurs MAGA qui croient vraiment que RFK junior est le meilleur ministre de la santé et que Trump est le plus grand président de l'histoire des Etats-Unis.
| RFK + Trump et les maths ça fait...deux ! |
Well, if the drug was $100, and it raised the price to $600, that would be a 600% rise. If it drops from 600 to 100, that's a 600% saving, isn't.
Eh bien, si le médicament coûtait 100 dollars et que son prix passait à 600 dollars, cela représenterait une hausse de 600 %. S'il passe de 600 à 100 dollars, cela représente une économie de 600 %, n'est-ce pas ?