vendredi 4 mars 2016

La Syrie, son conflit et le réchauffement climatique

J'avais déjà écrit un article sur le conflit Syrien et sa (plus que) probable cause, à savoir le réchauffement climatique (d'origine humaine cela va sans dire)

Passeur de sciences, l'excellent blog de Pierre Barthélémy, nous informe ce vendredi d'un article paru dans independent.co.uk
Cet article fait référence à une étude récente dont voici le résumé (en anglais)
  • Recent Mediterranean droughts have highlighted concerns that climate change may be contributing to observed drying trends, but natural climate variability in the region is still poorly understood. We analyze 900 years (1100–2012) of Mediterranean drought variability in the Old World Drought Atlas (OWDA), a spatiotemporal tree-ring reconstruction of the June-July-August self calibrating Palmer Drought Severity Index. In the Mediterranean, the OWDA is highly correlated with spring precipitation (April–June), the North Atlantic Oscillation (January–April), the Scandinavian Pattern (January–March), and the East Atlantic Pattern (April–June). Drought variability displays significant east-west coherence across the basin on multi-decadal to centennial time scales and north-south anti-phasing in the eastern Mediterranean, with a tendency for wet anomalies in the Black Sea region (e.g., Greece, , nous avons trouvé, Anatolia, the Balkans, etc) when coastal Libya, the southern Levant, and the Middle East are dry, possibly related to the North Atlantic Oscillation. Recent droughts are centered in the Western Mediterranean, Greece, and the Levant. Events of similar magnitude in the Western Mediterranean and Greece occur in the OWDA, but the recent 15-year drought in the Levant (1998–2012) is the driest in the record. Estimating uncertainties using a resampling approach, we conclude there is an 89% likelihood this drought is drier than any comparable period of the last 900 years and a 98% likelihood it is drier than the last 500 years. These results confirm the exceptional nature of this drought relative to natural variability in recent centuries, consistent with studies that have found evidence for anthropogenically forced drying in the region.
La traduction de la partie mentionnée en gras par mes soins est la suivante :
  • Nous concluons qu'il y a une probabilité de 89% que cette sécheresse [dans la zone méditerranéenne durant les 15 dernières années] soit plus importante que durant n'importe quelle période des 900 dernières années, et une probabilité de 98% qu'elle soit plus importante que pendant les 500 dernières années.
Pour ceux qui pensent, comme Philippe Verdier, que le réchauffement climatique serait une bénédiction, un autre article paru dans le même site nous explique pourquoi le changement climatique bénéficie plutôt aux riches qu'aux pauvres :
  • Climate change, it has been found, is causing important natural resources to move towards the Earth's poles, thereby taking wealth away from the poorest nations nearest the equator. (Le changement climatique, nous avons trouvé, entraine le transfert vers les pôles d'importantes ressources, ôtant ainsi de la richesse aux pauvres nations près de l'équateur)
  • Rises in temperature are forcing fish, plants, trees and other species to move away from temperate zones towards the poles. (l'élévation des températures force les poissons, les plantes, les arbres et les autres espèces à se transférer des zones tempérées vers les pôles)

La source de l'article est titrée Wealth reallocation and sustainability under climate change (Réallocation des richesses et durabilité en régime de changement climatique), voici son résumé :
  • Climate change is often described as the greatest environmental challenge of our time. In addition, a changing climate can reallocate natural capital, change the value of all forms of capital and lead to mass redistribution of wealth. Here we explain how the inclusive wealth framework provides a means to measure shifts in the amounts and distribution of wealth induced by climate change. Biophysical effects on prices, pre-existing institutions and socio-ecological changes related to shifts in climate cause wealth to change in ways not correlated with biophysical changes. This implies that sustainable development in the face of climate change requires a coherent approach that integrates biophysical and social measurement. Inclusive wealth provides a measure that indicates sustainability and has the added benefit of providing an organizational framework for integrating the multiple disciplines studying global change.
Ainsi le réchauffement climatique est la cause non seulement de la migration de populations fuyant des conditions de vies trop difficiles, entrainant notamment des conflits armés comme en Syrie actuellement, mais aussi de toutes sortes d'espèces végétales et animales qui ne supportent pas quelques degrés de trop et sont obligées de migrer en direction des pôles.(ce qui ne veut évidemment pas dire qu'elles arriveront aux pôles...)

Les enfants et petits enfants de Philippe Verdier ne lui diront pas merci, à condition bien sûr qu'il ait une descendance!


 

mercredi 2 mars 2016

Burnout et bore-out, l'horizon du cadre en ce début de 21ème siècle?

Aujourd'hui la tête au carré était consacrée au phénomène du bore-out.

Le bore-out est en quelque sorte tout le contraire du burnout, mais en fait c'est plus complexe que cela, du moins si j'en crois mon expérience personnelle, ayant moi-même expérimenté en peu de temps les deux pathologies...

Durant 22 années, de mi 1993 à mi 2015, j'ai été salarié cadre intermédiaire dans un grand groupe international (je ne citerai ni le nom, ni le domaine d'activité, ni la nationalité, sachant que ce qui m'est arrivé est pratiquement devenu la norme suite au phénomène de la mondialisation amplifié par les nouvelles technologies de l'information, internet en particulier)

Cette période de 22 années, je la scinde en deux parties quasiment égales:
  1. de 1993 à 2005 : très forte activité dans le service dont j'avais la charge, entrainant une forte charge de travail, mais avec un sentiment de "faire quelque chose d'utile", car il s'agissait de nombreux projets liés
    • à des acquisitions de sociétés
    • à des améliorations du système informatique (passage à SAP, changements de version, mise en place d'outils de messagerie et de partage de l'information, etc)
    • passage à l'an 2000 (1 an à travailler dessus...)
    • passage à l'euro (idem que pour l'an 2000...)
  2.  de 2005 à 2015 : activité en baisse dans le service, mais de nature différente, et pour cause!
    • en 2005 externalisation en Pologne, à Cracovie (chez Capgemini), d'une partie du service dont j'avais la charge, avec reclassement du personnel et licenciements pour ceux qui ne pouvaient pas "suivre"
    • en 2011 externalisation en Inde, à Bangalore (toujours chez Capgemini), de pratiquement tout ce qui restait effectué en local, avec également transfert de ce qui avait été externalisé en 2005 en Pologne; quasiment tout se retrouvait en Inde (seules restaient en Pologne quelques personnes parlant le français afin d'être capables de communiquer avec notre personnel n'ayant pas une connaissance suffisante de l'anglais...)
La première partie, de 1993 à 2005, fut un vrai bonheur malgré la charge de travail souvent très importante, surtout en période de gros projets; il y eu forcément des frictions, des tensions, des malaises, mais rien de bien grave quand on se les remémore plusieurs années plus tard. Le travail était simplement intéressant et enrichissant et on rentrait le soir chez soi assez content de la journée, prêts à revenir au combat le jour suivant.

Malheureusement tout cela s'écroula à partir de 2005 quand la première externalisation eut lieu.

En fait il y avait déjà eu quelques portions de l'entreprise qui avaient déjà été externalisées, notamment le service informatique "à la personne" (à distinguer de l'informatique des gros systèmes qui demeurait en local), et on avait pris l'habitude d'appeler un numéro quand on avait un problème de PC ou d'imprimante; d'abord on était en relation avec l'Irlande, ensuite ce fut un autre pays (que je ne me rappelle même plus) puis un autre pour enfin être dévolu à la Bulgarie. Le "service à la personne" avait à l'occasion subi de gros dégâts, mais on s'en accommodait peu ou prou, malgré la gêne occasionnée et la perte du contact humain dont on avait pris l'habitude pendant de nombreuses années; c'était "le progrès" nous disait-on, et on le croyait!

Là où les choses se gâtèrent carrément ce fut donc en 2005 quand l'externalisation d'une grande partie de mon service fut décidée (en fait la décision datait de plusieurs années auparavant, le groupe avait en la matière une vision à long terme...)

Les choses furent faites en peu de temps, il parait que nous étions efficaces dans la transmission des informations et modes de travail aux nouvelles équipes, mais ceux qui pensaient cela était bien sûr intéressés aux résultats de l'opération (ils avaient des "incentives") et il était hors de question de montrer à nos dirigeants (vous savez, ceux qui sont tout en haut de la montagne et qui regardent l'horizon avec leurs jumelles mais sont incapables de s'apercevoir qu'ils marchent dans la merde) que le transfert de notre activité était risqué étant donné que les délais étaient plutôt courts (l'opération commando des polonais(ses) débuta en août 2005 et il fallait être opérationnels en novembre) et que, de plus, le transfert des consignes n'était pas si parfait que cela, certaines des personnes chargées de les donner étant sur un siège éjectable et n'étant pas de ce fait particulièrement coopératives!

A ce propos j'ouvre une parenthèse concernant la gestion des projets: j'ai remarqué que souvent, quand quelqu'un de la base allumait un feu rouge sur un point particulier, ce feu passait à l'orange à l'étage intermédiaire pour finalement apparaître au vert dans les comptes-rendus produits "en haut lieu"; ne pas s'étonner ensuite des problèmes rencontrés par ceux qui récupèrent le bébé et qui sont toujours les mêmes: ceux "de la base"...en attendant, les "étages intermédiaires" ont empoché leurs bonus et les dirigeants peuvent lâcher leurs félicitations en toute impunité dans leurs lettres annuelles adressées au personnel. Je ferme la parenthèse.

Ce qui devait arriver arriva.

L'année 2006 fut horrible, notamment le début, car rien ne marchait évidemment comme prévu, et cela se traduisit par une charge de travail excessive du personnel resté sur place qui, de plus, était victime du syndrome du survivant organisationnel!

C'est en mars 2006 que je faillis faire mon premier et unique burnout, et la seule chose qui m'en empêcha fut que mon supérieur hiérarchique direct y succomba peu de temps avant moi (ou du moins avant que je n'aie la "possibilité" de le faire moi-même); tout d'un coup je me mis à relativiser et prendre du recul, au point que quelqu'un d'étranger qui n'aurait pas eu connaissance des conditions du moment aurait pu croire que "je me foutais de tout"!

Je suis donc passé à deux doigts du burnout, mais même si je ne l'ai pas véritablement expérimenté dans ma chair, le vent du boulet m'est passé suffisamment près pour que j'aie une vision assez claire de ce qu'il représentait.

Par la suite le service fut réorganisé, un nouveau chef de service arriva, l'externalisation continua de plus belle, et au final, durant les quatre à cinq dernières années de ma vie professionnelle, en gros de 2011 à 2015, du quasi burnout je suis passé au presque parfait bore-out de celui qui se retrouve à "superviser" des gens épars un peu partout sur la planète (j'exagère un peu, en fait la "planète" se limitait à la France, la Pologne et l'Inde), qui faisaient souvent n'importe quoi, d'ailleurs avec beaucoup de bonne volonté (ah la bonne volonté des gens peu ou mal formés qui essaient de bien faire mais que vous devez sans cesse reprendre en main), et qui occasionnaient à certaines personnes restées en local beaucoup plus de soucis que si elles avaient effectué le travail elles mêmes.

Mon âge "avancé" me procurait certains avantages par rapport aux "petits jeunes" qui prenaient tout le sale boulot, j'essayais de les motiver comme je le pouvais (en fait il s'agissait souvent davantage de consolation que de motivation, car ces jeunes n'étaient pas dupes de la situation et la motivation n'était clairement pas leur moteur) mais cela avait des limites et mon "travail" lui-même s'était tellement appauvri et dévalorisé que ma "motivation" n'avait pas les accents de sincérité nécessaires à une bonne application de la posologie sur les autres.

C'est ainsi que ma fin de carrière s'est effectuée sous un régime de bore-out plus ou moins léger, l'ennui étant trompé (escroqué?) par de fallacieuses occupations diverses qui pouvaient laisser penser à certaines personnes que j'étais très occupé, voire débordé par moments.

Je ne sais pas exactement, et ne saurai sans doute jamais, qui dans le service était conscient ou non de ma situation, mais un jour de fin 2014 me fut proposée une fin de contrat par consentement mutuel, encore appelée rupture conventionnelle, que nous devons (que je dois) à Nicolas Sarkozy. Je ne sais pas si c'était une bonne réforme de sa part, je laisse chacun en juger, mais pour moi ce fut la délivrance, tout cela aux frais de l'Unedic, enfin en partie car le délai de carence dans mon cas est de plus de sept mois (à la date d'aujourd'hui je ne suis toujours pas payé par Pôle Emploi, bien que mon contrat ait cessé fin juillet 2015)

Je suis donc en quelque sorte en pré-retraite financée par le régime d'assurance chômage, tout cela est légal et parfaitement voulu par la classe politique ainsi que par toutes les parties prenantes, puisqu'il est évident qu'à mon âge il est plus qu'illusoire de retrouver un travail salarié, qu'il soit équivalent ou non à mon dernier emploi. J'aurais bien sûr la possibilité de "créer mon entreprise" ou de "faire du consulting", mais honnêtement, quand quelqu'un est à deux doigts de prendre sa retraite après en avoir bavé pendant sa dernière décennie professionnelle, j'estime qu'il a bien mérité un peu de repos (d'ailleurs largement financé pendant près de quatre décennies en cotisations chômage dans mon cas)

La rupture conventionnelle est LA bonne solution pour les entreprises qui ne veulent pas se casser la tête avec les salariés dont elles désirent se débarrasser à plutôt bon compte. Du moment que le salarié n'est pas (trop) lésé dans l'affaire, que demande le peuple?










 

samedi 27 février 2016

Point sur la hausse du niveau des mers

Un intéressant article sur RealClimate, avec les graphiques suivants:

Reconstitution de l'évolution globale du niveau des mers basée sur des proxys.



 
Evolution du niveau des mers durant les 20 derniers siècles : l'évolution durant le 20ème se passe de commentaire.
 
 
 
Historique des dernières 2500 années et projections pour le 21ème siècle.



Comparaison de l'évolution du niveau des mers aux plans local (ici la Caroline du Nord) et global; on voit qu'il y a une certaine similitude dans les courbes, ce qui veut dire qu'en analysant une courbe locale on peut raisonnablement en déduire ce qui se passe au niveau global.
 
 
Vue d'ensemble des 20000 dernières années et des 10000 prochaines; le Groenland et l'Antarctique sont représentés à l'ère moderne et dans le futur (dans 5120 ans?); en blanc la couverture de glace du Groenland, en bleu la couverture de glace de l'Antarctique. On s'attend à une hausse du niveau des mers comprise entre 25 et 50 mètres, la majorité de cette hausse se produisant dans un proche futur (2000-3000 ans)



 

 

L'arctique se rétrécit




Ce graphique, tiré du site nsidc.org, parle de lui-même.

J'ai sélectionné les 2 dates les plus anciennes (1979 et 1980) ainsi que les 2 dates les plus récentes (2014 et 2015) ainsi que le début de l'année 2016.

Et il y en a qui vous diront encore que l'arctique ne fond pas.

 

vendredi 26 février 2016

Camille Veyres, le Front national et le réchauffement climatique

C'est en regardant mes statistiques (maigrichonnes il est vrai) à l'aide de StatCounter que j'ai trouvé ce lien intéressant fourni par quelqu'un qui est venu inopinément sur mon blog en faisant une recherche sur Camille Veyres.

Je savais que les climatosceptiques étaient dans leur grande majorité des (ultra)libéraux abonnés à des sites comme Contrepoints (le nivellement par le haut...), je viens de découvrir que certains avaient des sympathies envers le Front national (et peut-être leur carte qui sait?)

Ainsi Camille Veyres, membre du comité scientifique (sic) du Collectif des climato-réalistes (sic) semble être un chaud (sic) partisan de la famille Le Pen, puisqu'on le trouve en leur compagnie lors d'un colloque, tenu en 2009, sur le réchauffement climatique intitulé : mythe ou réalité ? (ça ne vous rappelle pas un certain livre d'un certain Benoit Rittaud?)

Comme de bien entendu, après un speech de Marine sur "L'échec de Copenhague" (le Front national n'est jamais aussi bon que quand il parle d'échecs, la réussite il ne semble pas connaître), nous avons papy Jean-Marie qui clôture le colloque en donnant ses conclusions (que je n'ai pas le plaisir de connaître mais je m'en fiche un peu)

Apparemment début 2010 Camille Veyres et sa bande du Front ont récidivé lors d'un autre colloque sur le même sujet; on y apprend donc que "certains rapports scientifiques sont inexacts ou alarmistes", sans bien sûr préciser de quels "rapports" il s'agit et en laissant croire à leur audience que les scientifiques font des "rapports" comme les financiers font des "rapports" sur les comptes d'une entreprise. Les travaux publiés dans des revues à comité de lecture, base de la littérature scientifique sur laquelle tout le monde devrait s'appuyer, même en sachant que rien n'est définitif ni forcément 100% correct, ne sont pour les climatosceptiques que des "rapports" qu'ils jugent bon de jeter à la poubelle car ils n'ont pas l'heur de leur plaire.

Avec Bruno Gollnisch (un pote de Camille Veyres?) nous "apprenons" que, je cite, "Y a t ‘il véritablement un réchauffement climatique ? Quelles sont les causes de celui-ci ? Est-ce que ce sont véritablement les gaz à effet de serre ? Et est-ce que ça résulte ou non de l’activité humaine ?", bref la parfaite boite à outil du climatosceptique de base.

Et la cerise sur le gâteau (en l'occurrence sur le gâteux) nous vient de papinou Jean-Marie qui nous assène : «Pendant que les réchauffistes s’agitent, il fait -35°C à Moscou», ce qui prouve que s'il fait froid au pôle sud c'est donc que le réchauffement climatique n'existe pas. Cqfd.

Faut-il en rire ou en pleurer?

Comme je suis d'un naturel plutôt optimiste j'ai choisi d'en rire.

Quelques précisions quand même sur le sieur Camille Veyres, que tout le monde peut consulter sur son profil Linkedin :


Camille est consultant, après avoir été employé chez Orange, célèbre organisme chargé de l'étude du climat...



Les 5 "top" compétences de Camille Veyres sont, dans l'ordre :
  1. Business Analysis (que l'on pourrait traduire par Analyse commerciale)
  2. Télécommunications
  3. Management Consulting (conseil en gestion des entreprises)
  4. Requirements Analysis (titre pompeux dont on peut trouver une explication sur wikipedia)
  5. Integration (titre passe-partout dont je vous laisse deviner le sens avec wikipedia)
Même en scrutant attentivement les autres "compétences" de Camille Veyres, on a du mal à comprendre comment un tel individu peut participer à un "comité scientifique" censé se prononcer sur les causes/conséquences du réchauffement climatique...

Il est vrai que les autres membres de ce "comité scientifique", même si certains ont le titre de scientifique dans leurs domaines respectifs, n'ont aucune compétence en matière climatique : aucune recherche, aucun papier publié dans des revues à comité de lecture, seuls quelques bouquins d'opinion que pas grand monde a pu lire avec intérêt.