lundi 27 février 2017

Mes chenilles processionnaires se décident à descendre, prudemment...

J'avais déjà remarqué il y a deux jours des traces de « bave » dans le fond de la gouttière d'un de mes pièges à chenilles, laissant penser qu'il y avait déjà eu une tentative avortée en raison des frimas ayant dissuadé ces gentils petits animaux d'aller chercher refuge ailleurs que dans mes pins.

Aujourd'hui c'est chose faite, elles sont toutes agglutinées à la queue leu leu en train d'essayer de trouver la porte de sortie matérialisée par le trou menant à leur perte !


C'est plus tard que l'an dernier, quand dès fin janvier quasiment toutes mes chenilles étaient déjà ensachées, mais il faut dire que l'hiver 2016-2017 a été plutôt « normal », avec des températures « hivernales » alors que les deux hivers précédents étaient hors normes et particulièrement doux.

Si vous avez raté le premier épisode c'est ici.

Vue d'ensemble des trois pins protégés par les pièges à chenilles.

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Ajout du 28/02 à 11 heures.

Ce matin peu avant 8 heures je suis allé voir ce qu'il advenait de mes chenilles ; elles se partageaient pour moitié encore dans la gouttière, pour l'autre moitié dans le sac !



Je suis revenu les voir vers 11 heures mais les chenilles dans la gouttière étaient toujours en train de tourner en rond...

Par ailleurs celles dans le sac, comme on peut le voir sur la photo du bas, ne se sont pas encore enterrées.

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Ajout du 01/03 à 10 heures.

Je viens de vérifier l'état d'avancement de la petite colonie : les chenilles qui étaient descendues dans le sac se sont maintenant toutes enterrées, je n'en vois plus aucune à travers le plastique ; quant à celles restées dans la gouttière elles se sont toutes regroupées côté opposé au trou, c'est-à-dire face nord du tronc, formant une masse engourdie et légèrement grouillante (il fait frais et humide)

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Ajout du 02/03 à 11 heures 30.

Les chenilles d'un deuxième arbre sont descendues, une partie tourne dans la gouttière et l'autre est déjà entrée dans le sac mais sans s'être encore enterrée ; dans le premier arbre il semblerait que des chenilles d'un autre nid soient descendues (l'arbre comporte deux ou trois nids) et se trouvent actuellement dans la gouttière en train de tourner, celles qui sont allées dans le sac sont toutes enterrées, on n'en voit plus aucune à travers le plastique.

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Ajout du 3/03 à 12 heures 30.

Ce matin je suis allé jeter un œil sur mes chenilles, elles sont toutes descendues dans leur sac et se sont enterrées, plus aucune n'est visible.

RIP.



dimanche 26 février 2017

Les moulins entre Les Cassès et Montmaur

Aujourd'hui le temps est plutôt tristounet mais hier nous avons eu une magnifique journée de fin d'hiver, bien que la température n'ait pas dépassé les 14°, et c'était une excellente occasion pour ressortir les affaires de (petite) randonnée pour aller se dégourdir un peu les jambes.

Mon inspiration pour le choix de la balade, que je voulais courte, mais pas trop, fut puisée dans le livre des balades à pied dans la Montagne Noire des éditions Chamina (mon guide est une ancienne édition, la photo de couverture est différente de celle actuellement proposée à la vente)

Je ne me suis pas embêté et optai carrément pour la toute première proposée, à savoir celle sobrement nommée « Les moulins ».

Les moulins dont il est question ne sont plus trop visibles, la plupart ne sont plus que des ruines dont on ne distingue plus que les fondations, mais il y en a de rares encore debout bien que plutôt mal en point, comme celui-ci :


Il s'agit donc bien sûr de moulins « à vent » et le guide, page 41, nous explique ceci :
  • Ici, aux confins du Lauragais, où la terre est riche mais les rivières peu nombreuses, l'eau n'a jamais permis de faire tourner les meules des moulins. Dans ce pays ouvert aux influences et au souffle des vents, ce sont l'autan et le cers que les meuniers et les pasteliers ont mis à profit pour moudre le grain et écraser la feuille de la plante à couleur.
Les preuves les plus anciennes de construction de ces moulins remontent au XIIIème siècle, mais il est possible qu'il y en ait eu avant (et non à vent...) ; cela fait donc très longtemps qu'on a appris que le vent pouvait être un allié et un substitut à d'autres forces quand celles-ci venaient à faire défaut (manque d'eau par exemple), apprentissage qu'on a perdu en très grande partie suite à la révolution industrielle quand le charbon puis le pétrole puis le nucléaire sont venus pour produire la majorité de l'énergie dont nous avons, soi-disant, besoin. Même les moulins à eau, moins tributaires des caprices du temps, ont été rendus obsolètes et n'ont plus servi que comme demeure secondaire pour bobos friqués.

Nous sommes tellement devenus accros à la sur-consommation qui a été permise par les énergies fossiles que beaucoup d'entre nous ont du mal à voir le moindre intérêt dans les éoliennes qui, finalement, ne sont que des moulins à vent servant à produire de l'électricité plutôt qu'à moudre des grains de blé ou de pastel. Et comme les anciens moulins à vent n'ont jamais eu pour objet de supplanter les moulins à eau, les éoliennes d'aujourd'hui viennent en complément et n'ont pas pour prétention de satisfaire tous nos besoins ; mais le simple bon sens indique que si une éolienne peut produire la majorité des besoins d'une communauté d'habitats en rase campagne, et que le complément soit fourni par du solaire et éventuellement du fossile ou du nucléaire pour le peu qui reste, alors on ne voit pas bien pourquoi s'en passer, d'autant plus qu'à terme le coût du solaire et de l'éolien ne pourra que diminuer alors que celui du pétrole ne pourra qu'augmenter, déplétion des ressources oblige ; quant au charbon, qui est si abondant que son coût sera pour longtemps encore compétitif, on sait bien que c'est l'exemple même de la fausse-bonne solution que seuls les Chinois entendent utiliser pendant encore une ou deux décennies afin de pouvoir continuer à faire tourner leur machine industrielle sous peine de gros problèmes internes (si la croissance chinoise venait à passer sous un certain seuil cela pourrait entrainer de graves désordres...)

Mais revenons à nos moutons, en l’occurrence les moulins à vent du Lauragais, entre les villages des Cassès et de Montmaur ; voici l'itinéraire emprunté :


Et voici le même mais sous format plus traditionnel :


La balade fait une quinzaine de kilomètres, avec très peu de dénivelée et aucune difficulté particulière.

Le balisage est parfois absent et les indications du topo-guide sommaires, ce qui induit quelques égarements sans grande conséquence puisqu'on se remet très vite sur le bon chemin grâce à l'ouverture des paysages qui permet de bien s'orienter ; à noter également le grand nombre de chemins ce qui autorise de multiples variantes qu'on empruntera consciemment ou non !

Le lieu le plus « remarquable » de ce parcours se trouve peut-être au début, juste après le départ du village des Cassès, il s'agit de l'« ancien castrum dont il ne reste que la plate-forme déserte » qui est le témoignage de ce qu'on pourrait appeler la bêtise humaine mais qui n'est en fait qu'une toute petite partie de l'histoire de France ; ici furent assiégés des bons hommes et des bonnes femmes qui se retrouvèrent pour leur quasi-totalité au bucher des hérétiques :
  • Il s'agit du bûcher collectif Lauragais le plus célèbre, avec ceux de Lavaur et de Labécède" Le Lauraguais cathare  Jean Odol
    "Quand les Croisés ont commis un massacre, c'est en pleine connaissance de cause... Béziers, Bram, Preixan, Lavaur, Minerve, Les Cassès. Mais on y voit toujours de justes représailles et un juste devoir. Il (Pierre des Vaux de Cernay) ne cache pas qu'aux Cassès les croisés saisissant soixante hérétiques, "ils les brûlèrent avec une grande joie". (L’Epopée cathare  Michel Roquebert.)
Mais certains s'en sortent toujours mieux que les autres...
  • "Curieusement, les parfaits les plus souvent attestés aux Cassès avant la croisade, Bernard Bouffils, son frère et son fils, qui était diacre de Saint Félix, ne furent pas parmi les victimes" ( du bûcher des Cassès en 1211) "ils avaient dû prendre le large assez tôt, puisqu'on les voit tous trois réinstallés vers 1225, sous la protection du seigneur Arnaud des Cassès, qui n'était lui-même que croyant.... le sort des trois Bouffils est inconnu. On sait seulement que le fils exerça son ministère jusqu'en 1239 à travers tout le Lauragais. Il avait un frère nommé Pierre, qui bien qu'il ait été élevé cinq ou six ans dans l'hérésie, demeura simple croyant, mais fut néanmoins condamné à la prison perpétuelle par une sentence de l'Inquisition toulousaine, le 3 Juin 1246".

Bref plutôt que d'adjurer leur foi les « parfaits » préféraient se faire griller, et cela me fait penser au film de Martin Scorcesse Silence, dans lequel on voit nombre de chrétiens japonais se faire zigouiller de diverses manières parce qu'ils refusaient simplement de mettre le pied sur le visage du Christ, ce qui serait signe de leur renoncement au christianisme ; et quand ils acceptaient de le faire ils étaient quand même liquidés (au sens premier du terme...) parce que leurs mentors, des prêtres jésuites illuminés, refusaient de le faire de leur côté.

Je ne sais pas vous mais moi, si ma vie est en jeu, je suis prêt à adopter n'importe quelle religion et même à la renier dans la foulée en fonction de l'abruti en face de moi qui tient le flingue ou le couteau.

Après tout on n'a qu'une vie, ça serait bête de la perdre pour de pareilles futilités.




jeudi 23 février 2017

La danse des baudruches

Il semblerait que nous soyons entrés dans l'ère des baudruches, chaque jour en donne une preuve supplémentaire.

Dans un passé très récent nous avions eu les baudruches british Cameron, Johnson et Farage qui se sont dégonflées suite au Brexit qu'elles avaient provoqué, puis la superbe baudruche orange Trump côté Amériques, celle-là avec plus de succès puisqu'elle est parvenue au poste suprême à la surprise de tous, y compris du principal intéressé, et maintenant chez nous nous assistons à un véritable défilé de haute-couture où les baudruches arborent toutes les couleurs du spectre électoral.

Un sondage elabe nous indique que sans François Bayrou, ce qui est maintenant acté suite à son désistement, les cartes sont légèrement rebattues comme suit :


Où l'on voit que telles des montgolfières, essayant de se frayer un passage au gré des vents qu'elles ne peuvent pas contrôler en jouant sur la manette des gaz, nos candidats font du yoyo à l'exception notable de la Marine qui a décidé carrément de continuer à monter malgré les casseroles attachées à sa nacelle.

Ainsi Fillon remonte en dépit des casseroles de la même marque que celles de la passionaria de l'extrême droite, alors que Macron, celui que j'avais déjà qualifié de baudruche qui arrivait à rester en l'air, se casse la figure suite à sa sortie hasardeuse sur la colonisation française et son piteux « je vous ai compris » !

Quant à Hamon et Mélenchon, comme ils ne parviendront pas à s'entendre, sauf rebondissement de dernière minute fort peu probable, on peut d'ores et déjà dire que la gauche, du moins ce qui reste de la « vraie » gauche,  ne sera pas présente au second tour.

A vue de nez et si les choses restent en l'état ou s'aggravent dans le même sens pour tous les protagonistes on peut pronostiquer un surprenant second tour mettant face à face Fillon et Le Pen :


Et là je dois avouer que je me vois obligé de modifier mon jugement précédent quand je disais :
  • Je persiste à penser que l'on sur-estime le poids des sympathisants FN et que l'on sous-estime la capacité des électeurs de se mobiliser « contre » Le Pen, je vois dans ma boule de cristal (celle que Benoit Rittaud m'a prêtée, donc sans garantie de fiabilité...) une resucée de 2002 avec de nombreux idiots utiles qui iront se sacrifier pour éviter la peste brune.
En fait je vais jeter la boule de cristal de Benoit Rittaud qui ne fait rien d'autre que d'induire en erreur celui qui l'utilise imprudemment (comme son propriétaire nous l'a déjà démontré), car si l'on prend en compte la dynamique Le Pen qui est clairement « vent arrière » et le fait que Fillon peut nous réserver des surprises d'entre-deux tours concernant le Penelopegate, faisant exploser en vol la baudruche qui le constitue, alors là oui, tout est possible...

https://www.youtube.com/watch?v=-fd7lhNnOIs


Je me pince, ce n'était qu'un mauvais rêve, stay tuned comme on dit sur Fox News.






Comparaison n'est pas raison...

Comparons les systèmes d'apprentissage dans deux pays dont l'un est l'Allemagne et l'autre est... à vous de découvrir le pays dont il est question !

  • La différence est troublante ;
  • En Allemagne, les emplois qui ne requièrent pas le bac sont extrêmement respectés ;
  • Ils croient qu'apprendre un métier est aussi précieux qu'une éducation lycéenne ;
  • Ainsi plus de la moitié des Allemands reçoivent une formation professionnelle pour être :
    • cuisiniers
    • électriciens
    • charpentiers ou menuisiers
    • soudeurs
  • Le résultat ? 
  • L'Allemagne a l'un des taux de chômage des jeunes le plus bas dans le monde ;
  • Pendant ce temps en ... (nom du pays à trouver)
  • Il y a une immense pression pour aller au lycée afin de trouver un travail ;
  • Mais 40% des étudiants qui entrent au lycée n'ont jamais le bac ;
  • Dans le même temps, les entreprises n'arrivent pas à trouver les ouvriers qualifiés dont elles ont besoin ;
  • En fait, 2 millions d'emplois pourraient ne pas être pourvus dans la prochaine décennie.

Alors, avez-vous trouvé le pays mystère ?

Cherchez un peu avant de trouver la solution ici.

dimanche 19 février 2017

Décrépitude ici, détrumpitude là-bas...

Nous vivons vraiment une époque mémorable, mémorable dans le sens où non seulement elle semble être quelque chose de nouveau de mémoire d'homme (et accessoirement de femme) mais aussi parce qu'il faudra justement la garder en mémoire pour s'en souvenir plus tard au cas où les choses reviendraient « à la normale », ce qui n'est pas impossible tellement nous avons l'impression d'être complètement en dehors des clous !

Je ne sais pas trop ce qu'il en est dans la majorité des pays de la planète et s'ils expérimentent également ce sentiment de « nouveauté » bizarroïde, mais je vois au moins trois pays qui actuellement se trouvent dans une sorte de monde parallèle, à savoir la France bien sûr, les États-Unis bien évidemment, et la Grande Bretagne dans une moindre mesure avec son Brexit qui a été approuvé par une majorité de britanniques à l'insu de leur plein gré.

Pour la France c'est la décomposition politique qui est en œuvre dans toute sa splendeur, tant à droite qu'à gauche ou même au centre qu'on n'arrive plus trop à situer.

Dans mes dernières prévisions je donnais Macron gagnant contre Le Pen, par 70-30, mais ça c'était avant comme il est maintenant coutume de dire si l'on veut avoir l'air branché.

Comme chaque jour ou presque nous apporte son lot de nouvelles informations ou de nouveaux rebondissements, rien ne dit que l'on ne nous sortira pas quelque chose sur Macron du temps où il était banquier (ils en font des choses ces gens-là...), sachant qu'il est blindé côté purement politique puisqu'il n'en a jamais fait auparavant !

Les derniers sondages donnent ce qui suit pour le premier tour :
  1. Le Pen : 26%
  2. Macron  : 19,5%
  3. Fillon : 18,50%
  4. Hamon : 14%
  5. Mélenchon : 11%
  6. Bayrou : 5%
On voit bien que c'est très serré, Le Pen se maintient en ayant tendance à progresser légèrement, Fillon a dégringolé de ses 30% et quelques, mais se maintient plutôt bien et pourrait même remonter malgré (ou grâce à...?) ses casseroles, Macron semble faire du sur-place après son envolée de fin d'année, Hamon ne convainc pas et se casse doucement la figure, et Mélenchon stagne sans espoir de passer la qualification.

On peut d'ailleurs se poser des questions concernant la gauche et le duel Hamon-Mélenchon, ont-ils intérêt à s'« entendre » ? En ont-ils la volonté ? Et en ont-ils la possibilité ?
  • Sur le papier ils ont plutôt intérêt, car 11 + 14 = 25 et ils sont au niveau de Le Pen, mais ça c'est sur le papier ;
  • Apparemment aucun des deux ne donne de signe de vouloir cette union ;
  • A supposer qu'ils s'entendent, est-ce que leur électorat suivrait ? 11+14 peut tout aussi bien faire 20, c'est-à-dire quasiment le score attendu de Macron ou de Fillon (en supposant que ce dernier remonte un peu, ce qui n'est pas impossible)
L'un des deux sortirait grandi s'il se désistait au profit de l'autre, mais ont-ils envie de se grandir...?

Quant à Bayrou il n'a toujours pas dit s'il se présentait, donc ses 5% putatifs sont à allouer soit à Macron, soit à Fillon, soit à l'abstention, bref on n'en sait rien.

Pour le deuxième tour d'après les mêmes sondages qui nous ont habitués à ne jamais se tromper on aurait à peu près ceci, sachant que Le Pen est toujours présente grâce à (ou à cause de...?) ses plus de 25% :
  1. Macron : 62%
  2. Le Pen  : 38%
  1.  Fillon : 57%
  2. Le Pen : 43%
Ah non, en fait il existe une option alternative pour ceux qui auraient fumé la moquette...
  1. Macron : 58%
  2. Fillon : 42%
Finalement ma prévision de fin janvier n'était pas si délirante :
  1. Macron : 70%
  2. Le Pen : 30%
Je persiste à penser que l'on sur-estime le poids des sympathisants FN et que l'on sous-estime la capacité des électeurs de se mobiliser « contre » Le Pen, je vois dans ma boule de cristal (celle que Benoit Rittaud m'a prêtée, donc sans garantie de fiabilité...) une resucée de 2002 avec de nombreux idiots utiles qui iront se sacrifier pour éviter la peste brune.


Si l'on traverse l'Atlantique on peut considérer que nous avons une vision grandeur nature avec quelques mois d'avance sur ce que pourrait être notre situation si Le Pen l'emportait chez nous !

Nous avons en effet un président qui applique, ou du moins qui tente d'appliquer toutes ses promesses de campagne, et qui se heurte au dur mur des réalités ; soit il se rend compte que ce n'est pas faisable en pratique et il rétro-pédale, soit il voit ses décisions annulées par des « petits juges » pour cause d’inconstitutionnalité.

Par la même occasion il ne manque pas de dénigrer Presse et Justice, les deux contre-pouvoirs existant dans toute démocratie digne de ce nom ; quand un dirigeant commence à s'attaquer à la fois à la Presse et à la Justice ce n'est jamais bon signe, on peut même dire que c'est le plus sûr chemin vers la dictature ou, du moins, vers la démocrature,  ce néologisme qui désigne par un mot-valise un régime qui se pare des atours de la démocratie mais est en réalité une dictature ; nous en avons des exemples assez parlants avec la Turquie ou la Russie, entre autres (la Syrie par exemple)

Nous assistons par conséquent outre-Atlantique à une descente vers les bas-fonds de la politique qui va durer au moins quatre ans, après quoi les Américains diront à Trump « dégage ! », en anglais « you are fired ! »

Pendant ce temps les dégâts auront pu être considérables sur tous les niveaux et devront être réparés par toutes les bonnes volontés, mais y en aura-t-il encore, des bonnes volontés...?


Quant aux British et à leur Brexit qui n'en finit pas de se déclarer (une annonce a été faite mais il y a loin de la coupe aux lèvres) ils vont vivre une paire d'années le cul entre deux chaises, toujours adhérents de l'Union Européenne mais « en partance sur le quai en attendant les formalités de sortie du territoire », et ça va leur sembler long...