dimanche 29 novembre 2015

3 scénarios scientifiques sur le climat

Imaginons un Brad français et appelons-le Benoit pour faire simple.

Ce Benoit serait l'archétype du climatosceptique confronté à la science "officielle" (par officielle j'entends celle qui est prévalente à un moment donné, c'est-à-dire qui fait consensus parmi la quasi-totalité des scientifiques de la planète)

Maintenant imaginons 3 scénarios, qui feraient l'unanimité dans la communauté scientifique, et qui seraient les suivants:
  1. le CO2 n'a aucun effet sur les températures, lesquelles restent stables et ne posent aucun problème que ce soit à court, moyen ou long-terme.
  2. le CO2 a réellement un effet à la hausse sur les températures, mais il vient contrecarrer la variabilité naturelle du climat orientée à la baisse, entrainant de ce fait leur stabilité.
  3. le CO2, sans être contrecarré par la variabilité naturelle du climat, a réellement un effet problématique à la hausse sur les températures sur le long-terme.
Maintenant analysons la réaction de Benoit face à ces trois scénarios.

Scénario 1 - Il est prouvé, et tous les scientifiques sont d'accord là-dessus, que le CO2 d'origine humaine n'a strictement aucun effet sur les températures; seule la variabilité naturelle du climat agit, à la baisse ou à la hausse, selon des périodicités diverses totalement indépendantes de toute activité humaine.

Dans ce cas, Benoit se fiche complètement du climat et se concentre sur les sujets qui le concernent comme par exemple, au hasard, les mathématiques ou la pêche à la mouche.

Si on lui demande son avis sur les scientifiques spécialisés en climatologie, il dira qu'il a confiance en leurs travaux et leurs conclusions.

Scénario 2 - Il est prouvé, et tous les scientifiques sont d'accord là-dessus, que le CO2 d'origine humaine a réellement un effet à la hausse sur les températures, mais que sans cette hausse la terre se refroidirait à cause par exemple d'une irradiance moindre du soleil, confirmée par des chercheurs renommés comme Vincent Courtillot. Le CO2 que l'homme ajoute donc dans l'atmosphère en grandes quantités est par conséquent une bénédiction puisqu'il permet de maintenir une température agréable; l'humanité est donc vivement encouragée à produire autant de CO2 qu'elle le peut afin d'annuler l'effet à la baisse des températures causé par dame Nature.

Dans ce cas, Benoit est rassuré, il peut continuer sans états d'âmes à consommer tant qu'il veut et utiliser son 4X4 diesel là où et quand bon lui semble, personne ne viendra lui chercher des noises.

Si on lui demande son avis sur les scientifiques spécialisés en climatologie, il dira qu'il a confiance en leurs travaux et leurs conclusions.

Scénario 3 - Il est prouvé, et tous les scientifiques sont d'accord là-dessus, que le CO2 d'origine humaine a réellement un effet à la hausse sur les températures et que cette hausse n'est pas contrebalancée par aucune variation naturelle hormis occasionnellement lors d'éruptions volcaniques ou d'événements El Niño ou La Niña exceptionnels.

Les scientifiques avertissent donc les politiques (ou les politiques sont interpelés par les découvertes des scientifiques) et des solutions sont envisagées, dont la plus importante est bien entendu la diminution de la production humaine de CO2, ce qui implique des changements drastiques dans nos habitudes de consommation, comme par exemple limiter nos déplacements ou chercher des solutions alternatives moins productrices de CO2 afin de remplacer nos actuelles centrales électriques fonctionnant essentiellement au charbon.

Dans ce cas, Benoit est scandalisé, car il va devoir modifier ses comportements et arrêter d'utiliser son 4X4 diesel afin de le remplacer par une voiturette électrique; par ailleurs son idéologie libérale le rend allergique à toute intervention étatique et il rejette d'emblée la notion de toute régulation et a fortiori de toute taxation ou baisse de son niveau de vie consécutive à un renchérissement de ses approvisionnements auxquels il s'était accoutumé (il est en fait devenu carbonaddict)

Si on lui demande son avis sur les scientifiques spécialisés en climatologie, il dira qu'ils n'y connaissent rien et que de toute façon tout ça c'est un complot des pastèques (verts au dehors, rouges en dedans) qui n'ont comme objectif que de contrôler l'humanité sur un modèle écolo-communiste digne descendant des bolchéviques etc.

*****

Et maintenant la question rouge à mille euros : lequel de ces trois scénarios est celui actuellement en cours?

Vous avez une minute pour trouver la solution.

Tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic, tic!

Votre réponse?

Quelques dessins pour vous aider dans votre réflexion, avec une traduction en bon français.


L'invention de l'idéologie
 


-Hum...pourquoi toi rester sous pluie?
-Pas pluie.
-Oui pluie.
-Non pas pluie.

-Pardon? eau tombe du ciel...cette pluie.
-Ça ton opinion.

-Pas opinion, réalité. Tu vois? gouttes pluie.
-Moi pas besoin regarder. Moi déjà savoir pas pluie.

-Si pas pluie, alors pourquoi toi mouillé et moi sec?


-Toi définir "mouillé"...
-Ohh...cerveau faire mal.









 

jeudi 19 novembre 2015

Télérama fait feu de tout bois à l'approche de la COP21

A l'approche de la COP21 on assiste à un véritable festival de "papiers" sur le climat, et ce n'est pas pour me déplaire.

Evidemment il y a les papiers qu'on peut jeter directement à la poubelle, parce qu'ils sont dans le déni et n'apportent rien au débat, et puis il y a tous ceux qu'on peut trouver par exemple dans le dernier Télérama (n°3436) que je vous conseille d'acheter même si vous n'avez pas la télé (on n'achète pas Télérama pour la télé, c'est bien connu)

Evidemment dans les "papiers" en question je compte les programmes de télévision qui parleront de climat la semaine prochaine, mais il n'y a pas que cela.

En effet le premier article est consacré, sur 4 pages, à une interview conjointe avec Thom Yorke et George Monbiot.

Je dois avouer humblement que je ne connaissais que Monbiot, n'étant pas un aficionado du groupe de rock anglais Radiohead, mais je vais peut-être m'y mettre maintenant que le chanteur du quintette m'est apparu plus que sympathique!

Il s'avère que Monbiot et Yorke se connaissent depuis maintenant une quinzaine d'années et qu'ils se sont rencontrés grâce à leur intérêt et leur point de vue communs sur des choses comme l'écologie ou l'économie, ou le climat...

Monbiot a pris conscience de l'importance du changement climatique suite à un discours en 1988 de James Hansen, de la Nasa, alors que depuis un an il réalisait déjà des enquêtes environnementales pour la BBC. Il explique que [...] Soudain, c'est devenu un sujet légitime dans les médias. Ça n'a pas été sans déclencher une campagne de déni financée par Exxon, Big Coal ou Koch Brothers. On remarquera que 1988 est l'année de création du GIEC, et c'est effectivement à partir de là que le climatoscepticisme s'est véritablement déchainé, car de colossaux intérêts financiers se voyaient tout d'un coup menacés (auparavant pas grand monde prêtait vraiment de l'attention au réchauffement climatique, sauf bien sûr dans la communauté scientifique)


Plus loin dans l'interview Monbiot ajoute qu'il est impossible de convertir quelqu'un en ne s'appuyant que sur des données chiffrées ou factuelles. Il faut éveiller son imagination grâce à la musique, [...] On doit également insinuer de manière quasi subliminale l'idée que la société a évolué et que si les gens ne suivent pas le mouvement ils passeront pour des ringards.

J'ouvre ici une parenthèse pour faire référence au documentaire diffusé mardi dernier sur France4 dans lequel, à 50 minutes, le commentateur dit "On a oublié qu'il était possible de faire autrement" et "mais pourquoi nos neurones sont si fainéants quand on essaye de changer?" en introduction aux explications d'Etienne Koechlin sur la difficulté qu'ont certains cerveaux (Monbiot dirait certains ringards...) à s'adapter au changement. Apparemment des gens comme Benoit Rittaud ont un système cognitif hyper développé, ce qui les empêche de seulement imaginer que les choses puissent changer...


Cela parait contre-intuitif, mais le système cognitif a des ressources limitées et fonctionne à l'économie (pour ne pas se fatiguer j'imagine) ce qui entraine des habitudes et par voie de conséquence des résistances:


Pour casser ces résistances il faut souvent qu'un individu soit confronté à un désastre et à ses conséquences afin que via son expérience émotionnelle il prenne des décisions adéquates:
Heureusement bien sûr qu'il y a des gens qui peuvent anticiper les désastres et ne pas attendre qu'ils se produisent, mais de toute évidence c'est au dessus des forces des climatosceptiques.

"Mais peut-être que changer, ça s'apprend", comme le dit le même commentateur (à 57 minutes) en introduction aux explications de François Taddéï sur l'éducation:

Mais ne nous faisons pas d'illusion, ceux qui auraient le plus besoin d'apprendre ne se donneront même pas la peine d'essayer de comprendre:
2.  Claude C | 17/11/2015 @ 8:07 Répondre à ce commentaire
C’est à gerber…peux pas regarder jusqu’au bout….! :x
 

Je ferme la parenthèse et reviens sur l'article/interview de Télérama.

 Thom Yorke est désabusé par [C]ette société [qui] est dirigée par des prophètes égarés qui, pour maintenir le statu quo économique, sont prêts à sacrifier le peuple sur l'autel de la croissance.

Quant à George Monbiot [i]l faut déjà se préparer à l'échec annoncé de la COP21.

Pessimisme ou réalisme? on devrait inventer le mot pessiréalisme...

Plus loin il déclare que [d]ans l'histoire, le changement vient rarement du centre de décision politique.[...] les nations anglo-saxonnes se distinguent par leur très haut degré de déni. Selon [Monbiot], la cause est à chercher dans la tradition néolibérale dominante.[...] Nous sommes de bonnes personnes contraintes de faire de mauvais choix à cause de nos modes de vie. Ce n'est donc pas la nature humaine qui doit changer, mais notre cadre institutionnel.

Je suis évidemment d'accord à 150% avec lui, et encore plus après avoir lu Tout peut changer de Naomi Klein!

En plus de cet article on trouve dans ce même numéro de Télérama de nombreuses références au climat, à titre d'échauffement (!) avant la COP21:

  • pages 24 à 30 un article sur Strasbourg qui "n'a pas attendu les conférences sur le climat pour se mettre au vert"!
  • pages 32 à 36 un article sur l'ONG Urgenda qui a fait "condamner l'état néerlandais pour non-respect de ses engagements climatiques"
  • pages 38 à 40 un article sur les parlementaires européens qui "subissent une pression énorme de la part des lobbies".
  • pages 53 à 55 un article sur le philosophe Bruno Latour; extraits (mes commentaires en italique):
    • les politiques n'agissent en dernier ressort que lorsqu'ils sont acculés (ça promet...)
    • Naomi Klein dramatise la situation par une scénographie classique de gauche, qui fait du capitalisme un monstre global (et si elle avait raison?)
    • on aurait dû agir dans les années 1980 et [...] on découvre trop tard les effets sur le système (enfin, le "on" ne s'applique évidemment pas à tout le monde...)
    • Il va falloir [...] dire [à nos enfants] : les alarmes ont sonné, on a vu, on a su, on a foncé. (à condition que ce soient les climatosceptiques qui gagnent, auquel cas on aura bonne mine auprès de notre descendance)
  • pages 78 à 80 des suggestions de lecture dont voici quelques exemples:
    • Face à Gaïa de Bruno Latour
    • Décroissance (collectif)
    • Climat: la guerre de l'ombre de Yannick Jadot et Léo Quievreux
    • Révolutions invisibles de Floran Augagneur et Dominique Rousset
    • Dictionnaire de la pensée écologique sous la direction de Dominique Bourg et d'Alain Papaux
    • Le mythe climatique de Benoit Rittaud (non je rigole, Télérama est un journal sérieux)
  • pages 89 à 91 un article sur "Le bête humain"; extraits (mes commentaires en italique):
    • "Nous ne sommes hélas tout simplement pas équipés pour réagir au réchauffement climatique. Nous ne réagissons qu'à ce que nous ressentons sur l'instant, or nos sens ne nous permettent nullement de déceler le dioxyde de carbone dans l'atmosphère!" selon le philosophe Dominique Bourg. (voir plus haut ce que dit Etienne Koechlin sur le système cognitif...)
    • Le problème, assure l'écologue Erle Ellis, "c'est que nous ne sommes pas du tout disposés à renoncer à notre mode de vie" [...] parce que nous adorons "voyager et réaliser toutes ces choses que permettent les énergies fossiles[...]" (eh oui, voyager, consommer, etc. peut être considéré comme une drogue avec ses addictions, et certains ont besoin de leur piquouse quotidienne...)
Et pour les programmes eux-mêmes qui sont consacrés au climat de près ou de loin:
  • page 100 sur Arte samedi 21: A +- 5 mètres de la surface des océans
  • page 118 sur Planète+ lundi 23: L'ère de l'homme
  • page 124 sur France 2 mardi 24: Les sentinelles du climat
  • page 125 sur Arte mardi 24; Climat, pour quelques degrés de moins, suivi de Nos chers paradis
  • page 148 sur France 3 vendredi 27: Thalassa-Le climat, les hommes et la mer
  • page 149 sur Arte vendredi 27: Réchauffement climatique: les trois chiffres clés, un documentaire qui devrait intéresser Benoit Rittaud puisqu'il est question de mathématiques!

Je ne suis pas sûr d'avoir tout recensé sur le climat dans ce Télérama, mais je pense que l'essentiel est là, à vous de jouer si vous vous sentez concernés.










 

jeudi 12 novembre 2015

L'Académie des sciences retournerait-elle sa veste...?

Un avis de l'Académie des sciences est paru en date du 3 novembre, intitulé

Avis de l’Académie des sciences sur :
« Changement climatique et
transformation du système énergétique »
 
 
J'en tombe quasiment de ma chaise en apprenant sa teneur...
 
En effet le réchauffement climatique d'origine anthropique est confirmé, l'Académie considérant que "les conclusions de son rapport  de 2010 restent valables"!
 
Le plus comique dans tout cela c'est que le colloque du 16 décembre 2014, auquel Vincent Courtillot avait participé, est même cité en référence! En fait c'est l'exposé de Christophe Cassou qui est référencé dans l'avis, mais Vincent Courtillot figure bien en fin d'avis, dans la référence n°2, avec Anny Cazenave, Sandrine Bony et Jean-Pierre Gattuso.
 
Je pense que nos académiciens, en rédigeant cet avis, ont souhaité ménager la susceptibilité d'un de leurs confrères, climatosceptique notoire n'ayant apporté à la science du climat rien d'autre que de stériles controverses.
 
 
Mais d'où vient donc cette idée dans ma tête qu'il y avait un "débat" à l'Académie des sciences concernant la réalité du réchauffement climatique d'origine anthropique?
 
 
Peut-être ai-je rêvé?
 
En tout cas, certains sont apparemment dans un rêve permanent éveillé, comme Benoit Rittaud qui a sa vision très personnelle du dernier débat de décembre 2014:
  • Et puis est venu le tour de Vincent Courtillot. Dix minutes. Dix petites minutes lui avaient été allouées pour renverser la tendance et bousculer les certitudes.
  • [...] quelle densité ! Quelle force ! [...]
  • Son exposé a brillé sur deux points fondamentaux : d’une part, il parlait vraiment de ce qu’il connaissait bien pour l’avoir travaillé lui-même à fond avec son équipe (notamment les longues séries de données de qualité variable), d’autre part il s’est, conformément à l’intitulé de la conférence-débat (et contrairement à plusieurs autres intervenants), centré sur les observations.
Ainsi, les "plusieurs autres intervenants", pour Benoit Rittaud, ne savent pas de quoi ils parlent.
 
Je rappelle que les "plusieurs autres intervenants" sont Christophe Cassou , Anny Cazenave, Sandrine Bony et Jean-Pierre Gattuso, et qu'ils sont reconnus par la communauté scientifique mondiale en matière de climatologie.
 
Vincent Courtillot et Benoit Rittaud, quant à eux, comment dire...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Pierre Barthélémy, bravo!

Cet après-midi j'apprenais dans l'émission La tête au carré que le blog Passeur de sciences, "tenu" de main de maitre par Pierre Barthélémy, venait d'être élu le meilleur blog français toutes catégories.

C'est le site Golden Blog Awards qui décerne chaque année ce prix à plusieurs blogueurs dans des catégories différentes; cette année, Passeur de sciences a non seulement été élu meilleur blog de science, mais aussi, cerise sur le gâteau (et il ne s'agit pas ici de cherry-picking, les initiés comprendront...), meilleur blog français tout court!

Félicitations à Pierre Barthélémy, à qui on ne peut que souhaiter: keep up the good work!

 

mercredi 11 novembre 2015

Le climat sur Amazon

Je n'arrête pas de recevoir régulièrement des messages d'Amazon qui me propose des livres pouvant m'intéresser.

Comme j'ai déjà commandé une bonne dizaine de livres sur le climat (de France et des US) je reçois donc des propositions de livres en relation avec le climat.

Cela m'a donné l'idée de faire une liste des livres disponibles sur Amazon en mentionnant, outre leur titre et le nom de leur auteur, l'année de parution ainsi que le prix et le nombre de page, ces deux dernières données me permettant de calculer un prix par page qui peut parfois en dire long sur les motivations des auteurs (la palme à Benoit Rittaud et ses 73 centimes par page en broché, à comparer avec le livre de Stéphane Foucart et ses 2 centimes par page...)

La liste que je présente ici est classée par ordre de parution afin de constater que cette année 2015, année de la COP21, a vu une véritable floraison de livres sur le sujet.

Evidemment il n'y a aucun caractère scientifique à mon exercice et je ne prétends pas tirer de conclusion définitive et péremptoire, seulement donner de la matière à réflexion (les anglophones disent food for thought) à tout lecteur potentiel intéressé par le sujet.

A noter toutefois que les climatosceptiques se trouvent majoritairement dans les premières places en matière de prix par page, alors que Stéphane Foucart (journaliste scientifique au Monde) et Emmanuel Le Roy Ladurie sont en queue de peloton avec 2-3 centimes par page.

Je laisse chacun décider quel usage faire de son argent, en ce qui me concerne je privilégie le meilleur rapport qualité/prix et je sais donc quels livres je n'achèterai pas.