mardi 5 avril 2016

Albertine disparue

J'ai déjà eu l'occasion de le dire ici à propos du site pseudo-scientifique Skyfall (dans mon billet Skyfall et le déni de réalité), ce qu'il y a de bien avec les climatosceptiques c'est que souvent "ils" vous montrent une "preuve" supposée aller dans leur sens, alors qu'en fait en analysant un peu cette "preuve" on s'aperçoit assez vite qu'elle a en fait l'effet inverse et montre le contraire que ce qui était censé être "prouvé".

Un exemple éclatant est fourni par un lecteur fidèle de mon blog que nous appellerons Albertine, en hommage à Marcel Proust (et pourquoi pas?)

Tout d'abord je noterai que ce lecteur me prend pour un imbécile quand il prétend "survoler" mon blog:
  • Quelques minutes tout au plus. Vite vu, hélas.
On remarquera le "hélas" qui tendrait à faire penser qu'Albertine souhaiterait peut-être avoir davantage de temps à elle pour lire mes articles (non je ne suis pas naïf, je sais quel est le sens de ce "hélas" dans la bouche d'Albertine)

Mais qu'en est-il en vérité?

D'après StatCounter voici ce que je peux voir des "quelques minutes tout au plus" qu'Albertine consacrerait à la lecture de mon blog:

D'abord la synthèse arrêtée aujourd'hui à 15 heures 30:


Albertine a donc lu 79 pages sur plusieurs jours (StatCounter ne donne la durée exacte que quand il n'y a qu'une visite, là il faut voir le détail dans une autre rubrique)

Ensuite le détail des visites qui commencent le 30 mars et continuent sans aucune interruption chaque jour jusqu'à aujourd'hui:



...


Je n'ai fait que deux copies écran afin de ne pas surcharger ce billet.

"Quelques minutes" par visite multipliées par "un certain nombre de visites", on voit que cela peut faire un total d'heures de lecture assez significatif (ce dont je remercie Albertine au passage, car elle prouve que mon blog présente un certain intérêt pour elle, à moins qu'elle ne soit masochiste et aime se châtier en s'infligeant des lectures lui procurant de l'inconfort, dans ce cas je ne peux que lui conseiller d'aller consulter un spécialiste)

Mais tout cela est vraiment anecdotique, le plus intéressant est réellement le fait qu'Albertine, en commentaire de mon précédent article, m'écrive:
  • ...Abolishing research in Antarctica.
     
    Abolishing multi-year, multi-decadal climate modelling and analysis...

    Ben ouais, ce serait dommage de ne plus publier des "résultats" comme ceux-ci en "excellent accord" avec le monde fictif des "modèles".

    ou ceux-là qui montrent bien d'autres "progrès retentissants" dans le monde fictif des "modèles".

    Ernestine, une copine d'Alphonsine, empêchée, mais très fière d'avoir inspiré à l'hôte de ce blog un "billet" aussi "transcendant".
Outre que "ceux-là" fasse référence à une page Web introuvable ("message HTTP 403 refusé: Le site Web a refusé d’afficher cette page Web), on s'aperçoit que "ceux-ci" amène à un excellent article intitulé "Velocities of the Amery Ice Shelf's primary tributary glaciers, 2004–12", daté d'octobre 2015, dont voici le résumé:
  • Monitoring the rate of ice flow into ice shelves is vital to understanding how, where and when mass changes occur in Antarctica. Previous observations of ice surface velocity indicate that the Amery Ice Shelf and tributary glaciers have been relatively stable over the period 1968 to 1999. This study measured the displacement of features on the ice surface over a sequence of Landsat 7 images separated by approximately one year and spanning 2004 to 2012 using the surface feature tracking software IMCORR. The focus is on the region surrounding the southern grounding zone of the Amery Ice Shelf and its primary tributary glaciers: the Fisher, Lambert and Mellor glaciers. No significant changes in surface velocity were observed over this period. Accordingly, the velocity fields from each image pair between 2004 and 2012 were used to synthesize an average velocity dataset of the Amery Ice Shelf region and to compare it to previously published velocity datasets and in situ global positioning system velocity observations. No significant change in ice surface velocities was found between 2004 and 2012 in the Amery Ice Shelf region, which suggests that it continues to remain stable.
Nul doute que l'intention de notre bien-aimée Albertine était de nous "montrer" que les glaciers de l'Antarctique demeuraient stables, en ajoutant une improbable référence aux "modèles" dont il n'est absolument pas question dans cette étude, mais Albertine est climatosceptique, donc il ne faut pas lui demander de montrer une grande cohérence dans ses propos.

En tout cas elle nous fait la démonstration éclatante de ce qu'est un cherry-picking en citant une étude qui concerne non seulement l'Antarctique EST, qui est une zone dont on sait qu'elle est moins touchée que l'OUEST par le réchauffement climatique, mais en plus une zone représentant 2% de la totalité des côtes de L'Antarctique!

En effet Robert a eu la gentillesse de me fournir un lien complémentaire se référant à une étude chinoise intitulée Monitoring the Amery Ice Shelf front during 2004-2012 using ENVISAT ASAR data, datée de juin 2013 (donc 2 ans avant la précédente fournie par Albertine) dont voici le résumé:
  • The Amery Ice Shelf is the largest ice shelf in East Antarctica. It drains continental ice from an area of more than one million square kilometres through a section of coastline that represents approximately 2% of the total circumference of the Antarctic continent. In this study, we used a time series of ENVISAT ASAR images from 2004–2012 and flow lines derived from surface velocity data to monitor the changes in 12 tributaries of the Amery Ice Shelf front. The results show that the Amery Ice Shelf has been expanding and that the rates of expansion differ across the shelf. The highest average annual rate of advance from 2004–2012 was 3.36 m∙d-1 and the lowest rate was 1.65 m∙d-1. The rates in 2009 and 2010 were generally lower than those in other years. There was a low correlation between the rate of expansion and the atmospheric temperature recorded at a nearby research station, however the mechanism of the relationship was complex. This study shows that the expansion of the Amery Ice Shelf is slowing down, reflecting a changing trend in climate and ice conditions in East Antarctica.
Pour résumer:
  • Il s'agit de la partie est de l'Antarctique, bien moins touchée que l'ouest par le réchauffement climatique
  • Il s'agit d'une zone ne représentant que 2% de la circonférence du continent Antarctique
  • Les taux d'expansion de ces glaciers (de l'est Antarctique représentant 2% etc.) sont variables, on a même enregistré un ralentissement en 2009 et 2010
  • Le mécanisme de l'interaction entre expansion et température de l'atmosphère est encore mal connu (mais Albertine s'en contrefiche, car ce n'est pas ça qui va faire avancer son 4X4)
  • L'expansion de la plateforme glaciaire (ice-shelf) d'Amery est en train de ralentir.

 Bref, pour conclure, l'intervention d'Albertine a été instructive sur deux points:
  1. J'en ai appris davantage sur cette zone de l'Antarctique Est que je ne connaissais pas
  2. Albertine nous a confirmé quel était le schéma de "pensée" (de non-pensée pourrait-on presque dire) du climatosceptique lambda.
Pas sûr qu'Albertine ait l'occasion de nous en apprendre encore plus, j'ai bien peur par cet article d'avoir réfréné ses "envies" d'intervenir avec ses commentaires très "argumentés".

Mais qui sait, on peut toujours rêver.
 
 
 
  

lundi 4 avril 2016

Arrêtons de faire de la recherche, puisque les résultats ne nous conviennent pas!

Voici un billet qui va certainement plaire à Alphonsine qui avait commenté comme suit mon précédent article:
  • Bathymetric observations extending to the glacier fronts are critical to understand the glacier evolution.

    Ben voyons.

    On n'y comprend rien du tout mais par ici la monnaie pour qu'on vous "étudie ça plus en détail".

    Et surtout qu'on vous évite ainsi (peut-être) les conséquences du terrible (et très bien compris, lui...) réchauffement climatique anthropique.

    Et il se trouve toujours un naïf désoeuvré pour ne rien trouver de mieux à faire que de servir candidement la soupe à ces petits malins de Rignot et al.

    Alphonsine
De toute évidence Alphonsine n'est pas partisane de la recherche pour la recherche, pour elle il ne s'agit que de stratagèmes de la part des scientifiques (dont Eric Rignot qu'elle cite nommément) afin de collecter des fonds (public cela va sans dire...) et vivre grassement dessus en "inventant" des problèmes qui n'existent pas (le réchauffement climatique catastrophique entre autres)

Ainsi on apprend par The Sydney Morning Herald que:
  • No 'science for science sake': emails show CSIRO plans to cut climate research
Tamino nous précise même sur son blog quels sont les domaines qui devraient pâtir de ces coupes budgétaires prévues par le CSIRO:
  • Proposed changes include:
    • Abolishing research on global greenhouse gas emissions.
    • Abolishing research on sea level rise.
    • Abolishing research in Antarctica.
    • Abolishing multi-year, multi-decadal climate modelling and analysis.
    • Reducing collection and analysis of ocean carbon levels, due to “insufficient demand”.
    • Reducing research into the management of the impact on biodiversity, due to reduced demand.  
Youpi! cela va nous faire faire d'énormes économies que nous pourrons utiliser à bon escient pour créer des jobs et favoriser la croissance économique!

Evidemment cela ne concerne que l'Australie et il ne s'agit que de projets révélés dans des emails entre managers, il y a encore loin de la coupe aux lèvres, mais si certaines personnes "bien placées" ont dans l'idée d'en arriver à faire de la recherche uniquement si elle sert des intérêts purement économiques à court terme, cela ne fait que confirmer certaines des motivations de nos amis climatosceptiques.


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Pour aller plus loin: http://blog.hotwhopper.com/2016/04/some-early-history-about-australias.html

 

samedi 2 avril 2016

Nous avons encore beaucoup à apprendre des glaciers et de leur fonte

Une récente étude nous informe que beaucoup reste à apprendre au sujet des glaciers du Groenland (également de l'Antarctique, cela va de soi, mais ce n'est pas l'objet de l'étude qui se focalise sur le Groenland)
  • Bathymetry data reveal glaciers vulnerable to ice-ocean interaction in Uummannaq and Vaigat glacial fjords, west Greenland

  • Abstract - Marine-terminating glaciers play a critical role in controlling Greenland's ice sheet mass balance. Their frontal margins interact vigorously with the ocean, but our understanding of this interaction is limited, in part, by a lack of bathymetry data. Here we present a multibeam echo sounding survey of 14 glacial fjords in the Uummannaq and Vaigat fjords, west Greenland, which extends from the continental shelf to the glacier fronts. The data reveal valleys with shallow sills, overdeepenings (>1300 m) from glacial erosion, and seafloor depths 100–1000 m deeper than in existing charts. Where fjords are deep enough, we detect the pervasive presence of warm, salty Atlantic Water (AW) (>2.5°C) with high melt potential, but we also find numerous glaciers grounded on shallow (<200 m) sills, standing in cold (<1°C) waters in otherwise deep fjords, i.e., with reduced melt potential. Bathymetric observations extending to the glacier fronts are critical to understand the glacier evolution.
On parle donc ici des glaciers du Groenland qui terminent leur course dans la mer (en fait je ne sais pas s'il existe dans cette région des glaciers uniquement terrestres)
 
Il s'avère que la compréhension des phénomènes liés à l'interaction entre l'océan et le front des glaciers reste très limitée.
 
Ce manque de compréhension est essentiellement dû à une connaissance incomplète des fonds marins, ce que l'on appelle la bathymétrie qui consiste à mesurer la profondeur des océans afin d'en déterminer la topographie; dans ces régions hostiles il n'est pas toujours facile d'effectuer des mesures précises, notamment dans des fjords encombrés d'icebergs.
 
L'étude en question porte sur 14 glaciers situés dans deux régions précises de la côte ouest du Groenland. 
 
En fait il existe une mission spéciale de la NASA, The Oceans Melting Greenland (OMG, ça ne s'invente pas...) qui va s'atteler à la tâche de cartographier l'ensemble des côtes du Groenland:
  • Global sea level rise will be one of the major environmental challenges of the 21st Century. Oceans Melting Greenland (OMG) will pave the way for improved estimates of sea level rise by addressing the question:  To what extent are the oceans melting Greenland’s ice from below? Over a five-year campaign, OMG will observe changing water temperatures on the continental shelf surrounding Greenland, and how marine glaciers react to the presence of warm, salty Atlantic Water. The complicated geometry of the sea floor steers currents on the shelf and often determines whether Atlantic Water can reach into the long narrow fjords and interact with the coastal glaciers. Because knowledge of these pathways is a critical component of modeling the interaction between the oceans and ice sheet, OMG will facilitate improved measurements of the shape and depth of the sea floor in key regions as well.
On s'aperçoit en effet qu'on ne connaît pas correctement les profondeurs en jeu, or ces données sont essentielles pour en déduire le processus de fonte qui est justement très dépendant de ces profondeurs; en profondeur ce sont essentiellement des eaux "chaudes" (>2,5°) qui vont interagir avec le front de glacier, alors que près de la surface ce sont des eaux "froides" (<1°) que l'on va rencontrer.

Cependant, il serait hâtif de penser que des eaux "chaudes" font fondre les glaciers alors que des eaux "froides" empêcheraient cette fonte; dans l'article du Washington post qui relate cette étude, on apprend que:
  • “Given that the community has long assumed that the warm water was reaching these glaciers, the authors seem to show that the glaciers are less vulnerable to warm water than expected,” Joughin said.
  • After comparing the new bathymetric data with knowledge of how glaciers in the region have changed over the years, the research found some glaciers standing in warm Atlantic water had not retreated at all in the past few decades, while other glaciers grounded in shallow, cold water had retreated significantly. Other factors, such as mechanical instabilities or weaknesses in the ice, which may differ from one glacier to the next, are likely at play in these kinds of cases.  
Tout n'est donc pas si simple que ce que l'on pourrait penser, et il reste encore beaucoup de choses à apprendre sur le sujet.





 

Encore un caca nerveux de Marc Girard

Je ne sais pas ce que le bon docteur Marc Girard a contre Irène Frachon, mais il ne tarit pas de critiques à son encontre.

Dans son dernier opus il en remet une couche, voici le résumé qu'il en donne:
  • RÉSUMÉ - La parution récente d’un rapport de la Cour des comptes faisant un bilan fort critique de la "loi Bertrand" n’est que la énième confirmation de la position d’emblée très sceptique prise sur le présent site à propos de la pseudo-affaire Médiator, dont on a toujours soutenu qu’elle n’avait visé qu’à occulter bien plus significatif en matière de scandale médico-pharmaceutique. Dans les lignes qui suivent, on explique plus précisément pourquoi cette loi tant célébrée par les médias (et par les politiques) n’avait aucune chance de résoudre la question pourtant grave des conflits d’intérêts.
On aurait donc affaire à une "pseudo affaire Médiator" qui aurait servi  à "occulter bien plus significatif en matière de scandale médico-pharmaceutique".

On attend encore de Marc Girard qu'il nous fasse, concernant l'"affaire du Médiator", un résumé compréhensible de tous et exempt du verbiage dont il a l'habitude de truffer ses billets assassins.

A ma connaissance ce n'est pas Marc Girard qui a porté à l'attention du grand public le scandale du Médiator, et s'il y a un scandale encore plus important que celui dénoncé par Irène Frachon, on attend de Marc Girard qu'il veuille bien le faire entendre au même grand public; pourquoi ce qui a été si facile pour une pneumologue brestoise inconnue il n'y a pas si longtemps que cela serait si difficile pour un expert de la trempe de Marc Girard?

Mais peut-être que Marc Girard estime qu'il n'a pas à "fricoter" avec la presse pour faire entendre sa voix, et c'est vrai que quand il écrit...
  • La prodigieuse incompétence des journalistes, prêts à gober, puis à amplifier n’importe quelle fausse nouvelle pourvu qu’elle leur paraisse de nature à exciter le « blaireau de base » et à stimuler la vente de leurs torche-culs.
...on comprend un peu mieux que ses liens avec la presse ne doivent pas être si amicaux que ce que l'on pourrait espérer de la part de quelqu'un ayant un message aussi important à faire passer que "un scandale encore plus fort que celui du Médiator".

Donc pour savoir de quoi il retourne le "grand public" n'a d'autre choix que d'essayer de trouver sur le site de Marc Girard l'information qui lui manque.

Tout cela est bien dommage car mon petit doigt me dit que Marc Girard n'est pas le premier imbécile venu, il serait même plutôt très compétent dans son domaine.

Mais le plus compétent des inconnus n'en demeure pas moins inconnu parmi les plus compétents.

Et si vous avez une idée de la nature de ce scandale "plus important que le Médiator", merci de me le faire savoir.






 

vendredi 1 avril 2016

Benoit Rittaud a donc raison!

Je ne pensais pas en arriver à cette conclusion, mais force est de me rendre à l'évidence: Benoit Rittaud est dans le vrai quand il dit que les températures baissent contrairement à ce que l'on essaye de nous faire avaler dans la littérature mainstream.

La preuve avec cette courbe qui parle d'elle-même:


Benoit Rittaud nous l'avait pourtant bien dit dans son article Prophétie de cauchemar dans lequel on peut lire sous sa plume:
  • Il reste que, contrairement aux prévisions du GIEC, la température de la Terre a brutalement chuté depuis trois ans, au point que l’on prévoie désormais d’en revenir d’ici quinze ans aux niveaux de l’ère préindustrielle…
L'article, qui date de janvier 2010, nous contait une interview censée se tenir en octobre 2014, donc Benoit Rittaud nous montrait clairement, grâce à sa boule de cristal d'ailleurs, que dès 2010 il avait vu juste sur l'évolution des températures des années qui suivirent, ce que montrent explicitement toutes les courbes, dont celle ci-dessus représentant les données GISS, mais également celle concernant la basse troposphère, issue des données  satellitaires depuis 1979 et mises en images par RSS:


Dans les deux courbes précédentes, que personne  ne remet en question, on ne peut que constater que les températures continuent leur descente aux enfers (enfin, façon de parler)

Et ceux qui nous ressassent qu'un El Niño exceptionnel a lieu en ce moment en sont pour leurs frais, ils se trompent (et nous trompent) sur le sexe de l'enfant Jésus qui s'avère être une fille en réalité, preuve que les catastro-réchauffistes ne sont pas calés en théorie du genre (mais du moins ils sont fidèles, les catastro)

Tout cela est nettement confirmé par l'évolution des glaces de l'arctique qui s'accroissent de manière dramatique, comme on peut le voir ci-après:


Il est indéniable que les années 1979 et 1980 se situent sous la moyenne 1981-2010 figurée par un trait noir, les années  2014 et 2015 étant nettement au dessus; on peut d'ailleurs constater que l'année 2016 (en rouge) commence fort mal avec une surface de glaces comparable à 2015, laquelle fut considérée comme une année record.

Et que dire des affirmations mensongères émanant des réchauffistes qui veulent à tout prix nous faire croire que les températures remonteraient depuis 1998, et produisent cette courbe qui s'avère être un modèle exemplaire de cherry-picking:

On a beau leur dire que partir d'une année exceptionnellement basse (1998) fait automatiquement "monter" la courbe de tendance afin de donner l'illusion d'une pente positive, rien n'y fait, ces adorateurs du GIEC n'en démordent pas et persistent dans leur erreur (ou dans leur forfaiture)

D'ailleurs, la baisse abyssale des températures que nous connaissons depuis plus d'un siècle maintenant avait été parfaitement mise en évidence par un cousin à moi, Michel Mano, qui avait présenté cette courbe au congrès de pataphysique du Luxembourg et de la Macédoine réunis, courbe surtout connue sous le sobriquet de crosse de hoquet, car elle produit ce fameux réflexe respiratoire caractérisé par une succession de contractions inspiratoires spasmodiques, incontrôlables et involontaires des muscles inspiratoires (diaphragme, muscle intercostal externe, muscles scalènes (en) et parfois les muscles intercostaux parasternaux et les muscles sterno-cléido-mastoïdiens) concomitante d'une inhibition des muscles expiratoires, suivies 35 ms plus tard d'une constriction (resserrement circulaire) de la glotte:


Je dois préciser que mon cousin Michel Mano est en fait russe, ce qui explique les caractères cyrilliques de la légende (ou du conte de fée)

Quoiqu'il en soit cette courbe qui couvre le dernier millénaire montre parfaitement la chute vertigineuse des températures durant le 20ème siècle.

Et si je peux rajouter une expérience personnelle prouvant le refroidissement de la planète, mes chenilles processionnaires ont commencé leur migration dès la fin du mois de janvier afin d'aller hiberner bien au chaud dans le sol et ne pas subir les rigueurs hivernales extrêmes qui pourraient leur être fatales. Les années précédentes elles ne commençaient leur migration que bien plus tard, ce qui prouve au moins une chose, c'est que le refroidissement global améliore le QI de ces petites bêtes qui comprennent bien où se situe leur intérêt si elles veulent survivre; encore une preuve de l'adaptabilité de l'écosystème aux changements brusques du climat (ou de la météo, on ne sait plus très bien qui est qui dans cette affaire)

A ce sujet (des chenilles processionnaires) le célèbre pyrophysicien Stephen Jay Gould avait bien cerné le problème de l'évaluation du QI des chenilles processionnaires dans son non moins célèbre ouvrage The measure of the caterpillar in single file.

Toutes ces informations font froid dans le dos, et j'en suis tout retourné.

PS

Benoit Rittaud, je t'aime!