J'ai déjà écrit ici au sujet de Robert Girouard (voir Chroniques du têtard mouillé: Résultats de recherche pour Robert Girouard) et je l'avais qualifié d'"illustre inconnu qui intervient sur le blog de l'ACR" ; il existe beaucoup de "Robert Girouard" mais Grok a retrouvé le bon et quand je l'interroge pour savoir de qui il s'agit il me répond :
Robert Girouard est un auteur et commentateur québécois (Canada), spécialisé dans la critique de l’alarmisme climatique. Il contribue régulièrement à l’Association des climato-réalistes (climato-realistes.fr), où il publie des articles analysant le climatisme comme une idéologie politique, critiquant les politiques énergétiques, les modèles climatiques et leur influence sur la justice, l’économie ou les institutions.
Points clés sur son profil :Il s’agit d’une figure active dans les milieux climato-sceptiques francophones, particulièrement au Québec, sans qu’il soit un scientifique du climat de profession (plutôt un communicateur et analyste). Il n’y a pas de profil « célèbre » grand public le concernant ; c’est surtout un contributeur régulier sur ces plateformes.
- Expertise déclarée : Il est présenté comme « expert en communications et affaires publiques » (notamment dans le Journal de Montréal). Il écrit sur des sujets comme les dérives idéologiques du climatisme, les coûts des transitions énergétiques ou les enjeux juridiques liés au climat.
- Autres activités : Il tient ou contribue au blog Mythes, Mancies & Mathématiques (pensées d’un mathématicien), où il aborde l’histoire du climat, les politiques « stupides » en énergie, etc. Il a aussi écrit des textes pour Hydro-Québec / Société d’énergie de la Baie James (ex. sur le Complexe La Grande).
- Style et positions : Ses textes sont très critiques envers le « climatisme » (qu’il compare parfois à d’autres idéologies totalitaires, sans violence), défendent une approche sceptique et empirique, et soulignent les biais institutionnels, les coûts économiques et les exagérations alarmistes. Il s’appuie parfois sur des sources comme Watts Up With That (WUWT).
Cette « figure active dans les milieux climato-sceptiques francophones » vient d'écrire sur le site des climato-irréalistes un article dont lui seul semble avoir le secret : Plus de 1000 litiges climatiques sont en cours.
Déjà la première ligne de son laïus donne le ton et permet de classer l'individu :
Un tour de passe-passe juridique orchestré par les tenants de l’alarmisme climatique aux États-Unis illustre une thèse centrale de mes recherches : les idéologies s’imposent en subvertissant, de l’intérieur, les institutions mêmes de la rationalité.« mes recherches » qu'il dit, comme s'il s'agissait d'un chercheur publiant dans des revues sérieuses...
* Ce texte, basé en partie sur un article paru récemment sur WUWT sous le titre A Quiet Rewrite That Could Shape a Thousand Climate Cases, a été produit avec l’assistance de l’IA Gemini pour la recherche documentaire et la formulation des arguments, sous la direction éditoriale et conceptuelle de l’auteur.
Peux-tu analyser le texte suivant et me dire ce qui va et ce qui ne va pas ? : « [Plus de 1000 litiges climatiques sont en cours] » ; ce texte est issu du site https://www.climato-realistes.fr/quand-lideologie-climatiste-tente-dentrer-dans-le-cerveau-des-juges/ et s'inspire d'un article publier ici https://wattsupwiththat.com/2026/06/06/a-quiet-rewrite-that-could-shape-a-thousand-climate-cases/
Voici une analyse détaillée de ce texte, qui adopte une posture critique et engagée (proche du courant climato-sceptique ou « climato-réaliste »).
Pour évaluer ce texte de manière objective, il faut distinguer la forme (la structure de l'argumentation, l'efficacité de la rhétorique) et le fond (la rigueur des faits juridiques et épistémologiques).
Ce qui va : Les points forts du texte
Une excellente clarté pédagogique sur le droit américain : Le texte vulgarise très bien des concepts juridiques complexes qui sont au cœur du système judiciaire américain. L'explication de l'arrêt Daubert (1993) et ses trois critères (testabilité, réfutabilité, quantification) est parfaitement exacte et limpide. De même, la vulgarisation de la doctrine Chevron (et sa fin en 2024 via l'arrêt Loper Bright) est résumée de manière percutante et accessible pour un public francophone.
Une structure narrative solide et captivante : Le texte est construit comme un thriller politico-juridique. Il connecte habilement des événements déconnectés en apparence (la réécriture d'un manuel technique, la fin de la doctrine Chevron, et l'actualité de l'EPA en 2026) pour en faire une thèse globale. C'est très efficace pour capter l'attention.
Un ancrage fort dans la philosophie des sciences : L'opposition entre la vision de Karl Popper (la science progresse par la réfutation et le doute) et une vision plus sociologique ou constructiviste (la science comme consensus communautaire) est un vrai débat épistémologique. Le texte pose une question légitime : les tribunaux doivent-ils juger sur la base de la méthode ou du consensus ?
Des faits réels en toile de fond : La réécriture du Reference Manual on Scientific Evidence est un vrai sujet de débat aux États-Unis, et les profils cités (Michael Weisberg et Anastasia Thanukos) existent et défendent effectivement des approches modernes ou sociologiques de la science.
Ce qui ne va pas : Les biais et faiblesses de l'analyse
Une confusion entre "Consensus" et "Standard Frye" : Le texte accuse le nouveau manuel de réhabiliter le flou d'avant 1993 en revenant à "l'acceptation générale" (le standard Frye). C'est un raccourci juridique. Le nouveau manuel ne supprime pas l'arrêt Daubert (qui reste la loi suprême pour les juges fédéraux) ; il tente d'expliquer comment la science moderne (notamment la modélisation) fonctionne. Un juge doit toujours appliquer Daubert.
Un procès d'intention (Rhétorique du complot) : L'usage de termes comme « tour de passe-passe juridique orchestré », « offensive », « par la porte de derrière », ou « comme par hasard » relève de la rhétorique complotiste. Le texte présente une évolution éditoriale et pédagogique d'un manuel comme un complot politique secret destiné à contourner la Cour suprême, ce qui est une interprétation très orientée.
Une caricature de la modélisation scientifique : L'auteur affirme que sous le standard Daubert, les simulations informatiques et les études d'attribution climatique « seraient rejetées » car impossibles à tester. C'est scientifiquement et juridiquement faux. La modélisation informatique (météo, physique quantique, épidémiologie) utilise des taux d'erreur connus et des validations empiriques a posteriori. Elle est acceptée par les tribunaux depuis des décennies dans de nombreux domaines (pas seulement le climat).
Une vision dépassée de "How Science Works" : Le texte oppose Popper (le héros) aux constructivistes (les coupables). En réalité, la sociologie des sciences (comme les travaux de Thomas Kuhn sur les paradigmes) montre que la science avance aussi par consensus institutionnel (revues par les pairs, validation communautaire). Présenter le consensus comme une simple "inertie bureaucratique" ou une affaire de "subventions" est une simplification grossière de la recherche scientifique.
Un biais idéologique marqué : En qualifiant les défenseurs du climat de « tenants de l’alarmisme climatique » ou d'« inquisition moderne », le texte perd sa neutralité d'analyse pour devenir un pamphlet politique.
En résumé
C'est un très bon texte d'opinion et de combat politique. Il utilise des bases juridiques réelles et solides (Daubert, Chevron, Loper Bright) pour légitimer une thèse critique envers les politiques climatiques.
Cependant, sa faiblesse réside dans son exagération dramatique : il transforme une évolution de la philosophie éducative d'un manuel en un « coup d'État juridique », tout en disqualifiant la méthode scientifique des modèles climatiques par pur biais idéologique.
Voici une analyse courte et directe.
Ce qui fonctionne
Structure claire : progression logique (manuel → Daubert → Chevron → conséquences).
Vulgarisation efficace : explique des notions juridiques complexes de façon accessible.
Thèse cohérente : critique constante du “glissement” vers le consensus.
Style percutant : vocabulaire fort qui rend le texte engageant.
Ce qui ne va pas
Biais idéologique marqué : termes comme “alarmisme”, “coup de force”, “inquisition” orientent fortement la lecture.
Simplifications contestables :
Daubert ne se limite pas à Popper ni à trois critères; c’est un cadre souple.
Le “consensus” scientifique n’est pas opposé à la méthode empirique, il en est souvent le résultat.
Procès d’intention : les auteurs du manuel sont présentés comme militants sans preuve directe d’un biais dans leur travail.
Lien causal fragile : aucune preuve solide que la révision du manuel vise à influencer les litiges climatiques.
Interprétation discutable de Chevron : cette doctrine concernait l’interprétation du droit administratif, pas une “immunité scientifique”.
Affirmations douteuses ou non sourcées :
Rôle réel du manuel (guide non contraignant).
Rejet automatique des modèles climatiques sous Daubert.
“Annulation” de l’Endangerment Finding en 2026 (à vérifier, affirmation majeure).
Faux dilemme : oppose “vérité empirique” et “consensus” comme incompatibles.
Ton alarmiste : nuit à la crédibilité analytique.
Exemple concret
Dire que les juges “compteront les opinions” remplace une réalité plus nuancée : en pratique, ils évaluent méthodologie, données, publications et aussi le degré d’acceptation dans la communauté.
Si tu veux, je peux te faire une version “corrigée” du texte, plus neutre et rigoureuse.
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Comme Perplexity me propose gracieusement une « version “corrigée” du texte » je ne peux qu'accepter, la voici.
Voici une version réécrite, plus neutre et rigoureuse, qui conserve l’idée générale tout en corrigeant les biais et imprécisions :
« Une révision récente du Reference Manual on Scientific Evidence, guide destiné aux juges fédéraux américains pour l’évaluation des preuves scientifiques, suscite des débats sur la manière dont la science est présentée dans le cadre judiciaire.
Le cadre Daubert
Depuis l’arrêt Daubert v. Merrell Dow Pharmaceuticals (1993), les juges jouent un rôle de “gardien” (gatekeeper) pour déterminer l’admissibilité des expertises scientifiques. Cette jurisprudence propose plusieurs critères indicatifs, notamment la testabilité des hypothèses, l’existence d’un taux d’erreur, la revue par les pairs et le degré d’acceptation dans la communauté scientifique. Ces critères ne sont ni exhaustifs ni obligatoires, mais visent à guider une évaluation méthodologique rigoureuse.
Évolution du manuel
La nouvelle édition du manuel met davantage l’accent, dans son chapitre How Science Works, sur la dimension collective et progressive de la science. Elle décrit celle-ci comme un processus impliquant validation par les pairs, accumulation de preuves et formation de consensus au sein de la communauté scientifique.
Certains observateurs estiment que cette approche pédagogique pourrait être interprétée comme accordant une importance accrue au consensus scientifique. D’autres soulignent qu’elle reflète simplement le fonctionnement réel de nombreuses disciplines, où la robustesse des résultats repose à la fois sur des méthodes empiriques et sur leur reproduction indépendante.
Débat sur le rôle du consensus
Une question centrale est celle de l’équilibre entre analyse méthodologique et prise en compte du consensus. Dans la pratique judiciaire, le consensus n’est pas un critère autonome, mais peut constituer un indicateur parmi d’autres de la fiabilité d’une théorie ou d’une méthode.
Le débat oppose donc deux sensibilités : l’une insiste sur la nécessité d’un examen critique strict de chaque preuve, indépendamment de son acceptation majoritaire ; l’autre considère que le degré d’acceptation scientifique peut éclairer utilement le juge, sans se substituer à l’analyse technique.
Contexte juridique récent
La décision Loper Bright Enterprises v. Raimondo (2024), qui a mis fin à la doctrine Chevron, renforce le rôle des juges dans l’interprétation des lois et l’évaluation des arguments techniques présentés par les agences administratives. Ce changement pourrait accroître l’importance des outils méthodologiques, comme le manuel, dans les contentieux impliquant des questions scientifiques complexes.
Enjeux dans les litiges climatiques
Les litiges liés au climat reposent souvent sur des modèles scientifiques et des études d’attribution visant à relier certains phénomènes à des causes spécifiques. L’admissibilité de ces éléments dépendra de leur solidité méthodologique, de leur transparence et de leur acceptation dans la littérature scientifique.
Certains critiques jugent ces modèles encore incertains ou difficiles à tester empiriquement dans un cadre judiciaire strict. D’autres estiment qu’ils représentent l’état actuel des connaissances scientifiques et qu’ils peuvent être évalués selon les standards habituels de la recherche.
Conclusion
La révision du manuel ne modifie pas directement le droit applicable, mais elle influence la manière dont les juges peuvent appréhender les preuves scientifiques. Elle s’inscrit dans un débat plus large sur la place respective de la méthode, de l’expertise et du consensus dans la décision judiciaire.
L’enjeu principal reste de garantir que les tribunaux disposent d’outils leur permettant d’évaluer de manière critique, transparente et informée des questions scientifiques de plus en plus complexes. »
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On voit bien ce qui dérange les climato-irréalistes dont Girouard se fait le défenseur ; pour eux les décisions judiciaires qui feraient éventuellement référence au "consensus scientifique" sur le climat seraient entachées de biais idéologiques, le plus cocasse évidemment étant que l'idéologie n'est pas du côté qu'ils croient.
| Profil basé sur un Robert Girouard possible... |
Grok semble persuadé que le Girouard ci-dessus est le même que le Girouard qui écrit avec ses pieds sur le climat. Personnellement je suis sceptique (sic) mais comme je n'ai pas d'autre "photo" ou image de l'individu j'en suis réduit à ne vous proposer que cette binette-là.
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