mardi 4 mai 2021

Fadaisier de la semaine 18

 The CO2 Shift; Ice Age to Gas Age – Watts Up With That?

Abolition Man

May 2, 2021 8:11 am

From the included graphs it appears that the rapid rise in CO2 began 200 years ago! What caused that? Human emissions seem unlikely; perhaps there was a major increase in sea floor vulcanism and venting! We don’t know enough about the dynamics of the atmosphere, the hydrosphere OR the lithosphere, far less the mantle; to be throwing trillions of dollars away on snake oil and charms!
How about spending all our extra money on real science and solutions to actual human problems like poverty and reliable food, water and energy for the world! One of the first effects of leaving poverty behind would be a halting of population growth; but maybe the Greens don’t want that to occur because they are sure their plans for population are much more fun to implement! I’m beginning to doubt that there are any depths to which GangGreen will not go!
D'après les graphiques inclus, il semble que l'augmentation rapide du CO2 ait commencé il y a 200 ans ! Quelle en est la cause ? Les émissions humaines semblent peu probables ; peut-être y a-t-il eu une augmentation importante du volcanisme et de la ventilation des fonds marins ! Nous n'en savons pas assez sur la dynamique de l'atmosphère, de l'hydrosphère ou de la lithosphère, et encore moins du manteau, pour gaspiller des milliards de dollars en huile de serpent et en charmes !
Pourquoi ne pas consacrer tout notre argent supplémentaire à la science réelle et aux solutions aux problèmes humains réels comme la pauvreté et la fiabilité de la nourriture, de l'eau et de l'énergie dans le monde ? L'un des premiers effets de l'éradication de la pauvreté serait l'arrêt de la croissance démographique ; mais peut-être que les Verts ne veulent pas que cela se produise parce qu'ils sont sûrs que leurs plans pour la population sont beaucoup plus amusants à mettre en œuvre ! Je commence à douter qu'il y ait des profondeurs jusqu'où GangGreen ne veut pas aller !

Admirable ! Ou comment passer d'une question scientifique que l'on ne comprend pas à des considérations sur les Verts qui auraient des « plans pour la population ». Seule réaction possible :

Mais comment peut-on être con à ce point là !


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Deux sang-froids | Mythes, Mancies & Mathématiques (wordpress.com)

Le 1 mai 2021 à 8 h 01 min, Christophe Desmaris a dit :

Visiblement, Benoît Rittaud ne souhaite pas que je « dégage de ce blog car j’en salirais la communauté » selon l’élégante formule vomie plus haut, puisqu’il reste silencieux, donc jusqu’ici dans une attitude neutre.

Du moment qu'on ne contredit pas Benoit Rittaud il n'a aucune raison de censurer ses lecteurs. Et puis un clown qui radote ça met de l'ambiance et ça génère du traffic.

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Discussions sur l'effet de serre - Changement Climatique (skyfall.fr)

2877. jdrien | 1/05/2021 @ 14:07 

phi (#2869), je voulais essayer de trouver une autre approche pour expliquer le rôle controversé des GES dans le gradient thermique, les différents avis étant apparemment inconciliables.

Euh, quel peut bien être le « rôle controversé des [gaz à effet de serre] dans le gradient thermique » étant donné que ce dernier n'a pas besoin d'eux pour exister ? J'ai beau chercher dans la définition du gradient de température, à aucun moment je ne vois la moindre variable GES :

Entre deux points très proches, distants d'une longueur δx, on mesure un écart de température δT. Au sens usuel, le gradient (de température) est justement le rapport entre ces deux grandeurs  

Et si l'on parle de gradient adiabatique voici la formule :

Soit s l'entropie massique du milieu (à l'équilibre), fonction de la température T et de la pression P. Le gradient adiabatique est égal à : 

Ce qui correspond à la définition :

Le gradient adiabatique est la valeur du gradient thermique pour laquelle l'entropie massique du milieu, supposé à l'équilibre, ne varie pas dans la direction du gradient, à composition et structure chimiques constantes. La température ne dépend alors que de la pression, suivant une loi qui ne dépend que des propriétés thermodynamiques du milieu.

Si l'on préfère la définition anglophone du lapse rate on a :

the lapse rate is the negative of the rate of temperature change with altitude change:
le gradient thermique est le négatif du taux de changement de température avec le changement d'altitude :
T is temperature, and z is altitude.
T est la température, et z est l'altitude.

Pour faire court si la température baisse avec l'altitude c'est essentiellement parce que la pression diminue. Bref aucune intervention des gaz à effet de serre pour expliquer la variation de température avec l'altitude. Donc aucune controverse sur le sujet, sauf dans la tête de jdrien. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y ait aucun lien entre gaz à effet de serre et gradient thermique, mais c'est comme quand je vais faire un footing, qu'il commence à pleuvoir au 3ème kilomètre et que je me foule la cheville au 5ème kilomètre en glissant sur de la terre humide, la pluie et ma foulure vont avoir un impact sur mon footing sans être aucunement nécessaires pour le déclencher.


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Flagrants délires de médias qui trompent - Changement Climatique (skyfall.fr)

1620. Murps | 1/05/2021 @ 16:31 
[...]
Les abrutis qui manifestaient sont maintenant ministres.

Moi j'en connais au moins un qui a réussi à devenir prof de SVT. Je ne parle évidemment pas d'un ministre.

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Énergie et politiques du climat - Changement Climatique (skyfall.fr)

6261. scaletrans | 2/05/2021 @ 17:49 

Demokratia (#6260),
Avec les écolos, on est face à une destruction de richesse plus ou moins planifiée (selon qu’on les prend pour des Shadoks qui veulent pomper ou des déconstructivistes conscients et organisés).

Si je comprends bien Yannick Jadot est notre futur président de la République. Sacré scaletrans, toujours le mot pour rire.

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Catastrophe annoncée de la vaccination anti-Covid mais le CDC persiste et signe - AIMSIB

JY CONNOIR sur 2 mai 2021 à 22h45

J’ai l’impression qu’on assiste à un génocide mondial organisé.
Tout le monde aura remarqué que dans CONNOIR il y a NOIR.

Et donc ce génocide mondial est annoncé sur le site de l'AIMSIB qui reprend servilement le blog d'une certaine Jennifer Marguilis dont le site RationalWiki nous dit ceci à son sujet :
Jennifer Margulis is a home birth advocate and author. As is typical with many critics of modern medicine, she mixes legitimate criticism of things like over-treatment with conspiratorial thinking about how Big Medicine and Big Pharma are out to destroy you and your children in the name of profit.
Jennifer Margulis est un auteur et un défenseur de l'accouchement à domicile. Comme c'est le cas pour de nombreux détracteurs de la médecine moderne, elle mêle des critiques légitimes, comme le surtraitement, à des idées conspirationnistes sur la façon dont les grands groupes médicaux et pharmaceutiques cherchent à vous détruire, vous et vos enfants, au nom du profit.
Mais aussi :
Unsurprisingly, she flirts with vaccine denial as well, not outright saying that vaccines are bad but just asking questions about how safe and necessary they are.
Sans surprise, elle flirte également avec le déni des vaccins, ne disant pas franchement que les vaccins sont mauvais mais posant simplement des questions sur leur sécurité et leur nécessité.
Comme par hasard nous apprenons qu'elle est également la fille de Lynn Marguilis qui
fera valoir [...] qu'« il n'y pas de preuve que le VIH est un virus infectieux » et que les symptômes du SIDA « se superpose[nt] […] complètement » à ceux de la syphilis
Cette dame avait aussi une opinion toute personnelle sur les attentats du 11 septembre 2011 :
Seth Kalichman (en) cita son article de 2009 comme un exemple de la contestation du SIDA « florissante »14 et soutiendra que « son appui du négationnisme VIH/SIDA défie l'entendement ». Il fera aussi remarquer sa prise de position en tant que « demandeuse de la vérité sur les attentats du 11 septembre »15
Comme on le voit le conspirationnisme peut être une affaire de famille et faire beaucoup de petits parmi les personnes sensibles comme monsieur JY CONNOIR.

Cerise sur le gateau (ou sur les gâteux) nous avons l'avis d'une véritable experte :
Une scientifique du MIT également préoccupée par les problèmes de coagulation sanguine et de fertilité, Stephanie Seneff, Ph.D., experte en synthèse des protéines, pense que l’hypothèse du Dr Lindsay est correcte. « Je partage absolument ces préoccupations », m’a écrit le Dr Seneff, qui est chercheuse principale au MIT, dans un courriel qui donne à réfléchir.
Ah et qui est ce docteur Stephanie Seneff ? Il suffit de demander et nous avons le site naturalhealthperspective qui nous avertit :
Her health positions are so laughable that one wonders why a response is needed at all.
Ses positions en matière de santé sont tellement risibles que l'on se demande pourquoi une réponse est nécessaire.
Nous avons d'autres informations avec Wikipédia :
In 2011, she began publishing controversial papers in low-impact, open access journals on biology and medical topics; the articles have received "heated objections from experts in almost every field she's delved into," according to columnist Ari LeVaux.[2]
En 2011, elle a commencé à publier des articles controversés dans des revues à faible impact et en accès libre sur des sujets de biologie et de médecine ; ces articles ont reçu "des objections enflammées de la part d'experts de presque tous les domaines dans lesquels elle s'est plongée", selon le chroniqueur Ari LeVaux[2].
Bref que du beau monde pour (ré)informer les lecteurs assidus de l'AIMSIB en leur donnant la fameuse pilule rouge, gage de lucidité retrouvée comme nous l'a montré notre CONNOIR avec son « génocide mondial organisé »

Heureusement qu'il y a des personnes toujours prêtes à donner de bons conseils :
leboucher sur 2 mai 2021 à 19h19

Bonjour
j’aimerai connaitre la position du professeur Raoult sur ce sujet ??
C'est vrai que maintenant nous sommes habitués aux positions acrobatiques de Raoult et nous attendons avec une grande impatience non dissimulée une nouvelle vidéo YouTube qui nous révèlera l'horrible vérité.


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A new study (Kullman, 2021) suggests ~9000-year-old tree remains can be found buried in “currently empty snow hollows and glacier cirques” at elevations 600-700 m higher than where trees can grow today, implying a >3°C warmer Early Holocene climate. Treelines were still 75-100 m higher during the Medieval Warm Period…and even during the 15th and 17th centuries.
Une nouvelle étude (Kullman, 2021) suggère que des restes d'arbres vieux de 9000 ans peuvent être trouvés enterrés dans des "creux de neige et des cirques glaciaires actuellement vides" à des altitudes de 600 à 700 m supérieures à celles où les arbres peuvent pousser aujourd'hui, ce qui implique un climat de l'Holocène précoce plus chaud de >3°C. Les lignes d'arbres étaient encore 75 à 100 m plus élevées pendant la période de réchauffement médiéval... et même pendant les 15e et 17e siècles.
Pierrot Gosselin dans ses oeuvres, essayant de faire dire à une étude ce qu'elle ne suggère même pas, à savoir que durant la période médiévale et même aux 15ème et 17ème siècle il aurait fait plus chaud qu'aujourd'hui. Qu'en est-il en réalité ? Voici une partie des conclusions de l'étude infirmant ses élucubrations :
According to megafossil records, mixed stands of birch and pine existed near 600 m above
current treeline during the early Holocene. This implies 3.6°C warmer than present, in
contrast to often advocated opinions that summer temperatures peaked in the middle
Holocene. Adjusted for glacio-isostatic land uplift by c. 100 m since about 9500 cal. yr BP, the
above figure has to be reduced by 0.6°C.
According to megafossil records, mixed stands of birch and pine existed near 600 m above current treeline during the early Holocene. This implies 3.6°C warmer than present, in contrast to often advocated opinions that summer temperatures peaked in the middle Holocene. Adjusted for glacio-isostatic land uplift by c. 100 m since about 9500 cal. yr BP, the above figure has to be reduced by 0.6°C.
Selon les enregistrements de mégafossiles, des peuplements mixtes de bouleaux et de pins existaient près de 600 m au-dessus de la limite actuelle des arbres au début de l'Holocène. Cela implique une température de 3,6°C supérieure à celle d'aujourd'hui, contrairement aux opinions souvent défendues selon lesquelles les températures estivales ont atteint leur maximum à l'Holocène moyen. Si l'on tient compte du soulèvement glacio-isostatique des terres d'environ 100 m depuis environ 9500 ans, le chiffre ci-dessus doit être réduit de 0,6°C.
Quant aux siècles passés il convient simplement de rappeler que l'étude porte uniquement sur les Scandes, ou Alpes scandinaves, qui bénéficiaient alors de conditions très favorables d'ensoleillement puisque situées dans l'hémisphère nord (les hautes températures de la première moitié de l'Holocène étaient dues à l'inclinaison de la Terre par rapport au Soleil) :
Presence of a tree cover impacts the microclimate [11] and largely governs the evolution of the understory plant species performance [12,13,14] and constrains the usefulness of this landscape for wild life and humans [15]. Microclimate benefits are greater for areas with a high-percentage tree canopy cover compared to medium- and low-percentage tree canopy cover—especially at noon [16].
La présence d'une couverture arborée a un impact sur le microclimat [11] et régit en grande partie l'évolution de la performance des espèces végétales du sous-étage [12, 13, 14]. Elle limite l'utilité de ce paysage pour la faune et l'homme [15]. Les avantages microclimatiques sont plus importants dans les zones où le pourcentage de couverture arborée est élevé que dans celles où il est moyen ou faible, en particulier à midi [16].
 Ce n'est pas la première fois qu'on parle ici des Scandes et de l'auteur de l'étude, Leif Kullman. Déjà en 2018 Anthony Watts, dans Inconvenient: new treeline paper suggests temperatures were warmer 9000 years ago, s'était distingué en dansant la même gigue que Pierre Gosselin ; j'avais alors écrit un billet intitulé Anthony Watts prend (encore et encore) ses lecteurs pour des idiots et je pense qu'il n'est pas la peine d'insister davantage (remplacez simplement Anthony Watts par Pierre Gosselin et ça fera l'affaire) 
According to megafossil records, mixed stands of birch and pine existed near 600 m above
current treeline during the early Holocene. This implies 3.6°C warmer than present, in
contrast to often advocated opinions that summer temperatures peaked in the middle
Holocene. Adjusted for glacio-isostatic land uplift by c. 100 m since about 9500 cal. yr BP, the
above figure has to be reduced by 0.6°C.


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Benoît Rittaud : On sait depuis déjà longtemps [...] Cela doit nous rendre modestes sur notre capacité à comprendre l'évolution de grandeurs climatiques [...]

« On » ce sont les climatologues que Benoit Rittaud s'échine à injurier en les prenant pour des incompétents. Par contre lui, qui ne connait rien au sujet, se trouve « modeste », c'est bien pour cela qu'il est un climato-(ir)réaliste.

Quels enseignements cette étude apporte-t-elle sur la compréhension de l'impact de la chaleur aujourd'hui?


Le journaliste qui interroge Rittaud est encore plus incompétent que lui (si si c'est possible) car il ne sait même pas lire et vérifier ses sources ; auparavant il a proféré :

Atlantico.fr : Une étude américaine indique que la température moyenne sur terre durant le dernier âge glaciaire (il y an (sic) environ 20 000 ans) était comprise entre 5,7 et 6,5°C. 

En réalité l'étude en question évoque un refroidissement de 5,7 à 6,5°C :

Our assimilated product provides a constraint on global mean LGM cooling of −6.1 degrees Celsius (95 per cent confidence interval: −6.5 to −5.7 degrees Celsius)
Notre produit assimilé fournit une contrainte sur le refroidissement moyen mondial du LGM de -6,1 degrés Celsius (intervalle de confiance de 95 % : -6,5 à -5,7 degrés Celsius).

Evidemment Rittaud ne relève pas l'erreur puisque de toute évidence il n'a pas lu, ou alors pas compris, ce qui serait pire, l'étude qui parle de refroidissement de 6,1°C et non de températures de cet ordre. Ce qui est encore plus consternant c'est que l'étude arrive à la conclusion que la sensibilité climatique à l'équilibre (ECS) serait conforme à celle mentionnée dans les rapports du GIEC :

Given assumptions concerning the radiative forcing of greenhouse gases, ice sheets and mineral dust aerosols, this cooling translates to an equilibrium climate sensitivity of 3.4 degrees Celsius (2.4–4.5 degrees Celsius), a value that is higher than previous LGM-based estimates but consistent with the traditional consensus range of 2–4.5 degrees Celsius3,4.
Compte tenu des hypothèses concernant le forçage radiatif des gaz à effet de serre, des calottes glaciaires et des aérosols de poussières minérales, ce refroidissement se traduit par une sensibilité climatique à l'équilibre de 3,4 degrés Celsius (2,4-4,5 degrés Celsius), une valeur plus élevée que les estimations précédentes basées sur le LGM mais conforme à la fourchette traditionnelle du consensus de 2-4,5 degrés Celsius3,4.

Pour avoir de réelle « bonnes » informations plutôt qu'Atlantico, qui fait appel à un clown pour amuser son public, mieux vaut consulter par exemple (le choix est vaste) Quelles températures régnaient sur Terre lors de la dernière ère glaciaire ? (trustmyscience.com) qui évoque la même étude :

Tierney et son équipe ont déterminé que pour chaque doublement du carbone atmosphérique, la température mondiale devrait augmenter de 3.4 °C, ce qui se situe au milieu de la fourchette prévue par la dernière génération de modèles climatiques (1.8 à 5.6 °C). Les niveaux atmosphériques de dioxyde de carbone pendant la période glaciaire étaient d’environ 180 parties par million, ce qui est très faible. 
180 ppm de CO2 qui donnent 6°C de moins qu'aujourd'hui, cela devrait faire réfléchir les ânes qui ont soif, ce qui n'est pas le cas de tous les ânes.


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Ces temps-ci, les esprits ne se chauffent même pas et le climat non plus | Mythes, Mancies & Mathématiques (wordpress.com)

Le 4 mai 2021 à 13 h 26 min,Benoît Rittaud a dit :

Bonne remarque. Pour ma part j’aime bien utiliser l’image suivante : quand il pleut, on prend son parapluie (adaptation) plutôt que de danser pour faire stopper la pluie (atténuation).
Quand Benoit Rittaud daigne prendre la parole c'est soit pour menacer un commentateur trop gênant de le censurer, en prétextant qu'il est hors sujet ou quelque chose dans ce genre, ou alors comme dans ce cas pour nous révéler sa conception de l'atténuation du changement climatique.
Le 4 mai 2021 à 17 h 39 min, Cédric Moro dit :

Définitions du GIEC/UNFCC :
L’atténuation [...] L’adaptation [...]
Dommage que ces définitions simples ne soient pas plus connues, notamment du grand public, qui a tendance à tout mélanger si bien que sans vulgarisation efficace de ces notions pourtant basiques, il est difficile de poser rationnellement le débat.
S'il fallait compter sur Rittaud et sa bande pour vulgariser les notions d'adaptation et d'atténuation on ne serait pas sortis du sable.
D’ailleurs, quelqu’un sait-il si ces notions font partie des programmes de collège ou de lycée quand ils abordent le climat ?
De toute évidence elles n'en faisaient pas partie du temps de Cédric Moro et consorts. Et s'il s'était renseigné un minimum avant de dégainer sa question inepte il serait peut-être tombé sur Le climat entre nos mains - Océan et Cryosphère | Office for Climate Education (oce.global) :
Ce guide multidisciplinaire s'adresse aux enseignants de l'école primaire et du collège (cible : élèves de 9 à 15 ans) [...] Il s'achève par des propositions de mesures d’atténuation ou d’adaptation, à mettre en place dans leurs écoles ou leurs communautés.
Ce que l'on appelle de la sensibilisation dès le plus jeune âge, ce qui sera considéré par les débiles habituels comme de l'endoctrinement proto-marxiste (ou écolo-faschiste si vous préférez)

Dans une autre source, Le changement climatique dans les programmes et dans la formation professionnelle initiale, on peut voir qu'adaptation et atténuation sont bien traitées, même si cela semble de manière assez superficielle :
Au collège, en classe de 5eme, la notion de changement climatique est mentionnée dans le thème 3 du programme de géographie : « Prévenir les risques, s'adapter au changement global ».
Dans le nouvel enseignement Sciences numériques et technologie [...] le thème « Les données structurées et leur traitement » amènera les élèves à prendre en compte plusieurs principes relatifs à l'environnement : « les usages numériques doivent être pensés de façon à limiter la transformation des écosystèmes (notamment le réchauffement climatique) et à protéger la santé humaine ».
Dans ce dernier paragraphe il s'agit bien évidemment d'atténuation.


lundi 3 mai 2021

Le chaud et le froid

 Beaucoup se plaignent du froid glacial de ce mois d'avril qui vient de passer, en invoquant un peu trop rapidement un changement climatique qui amènerait la Terre...à se refroidir !

Pourtant les choses sont simples et il suffit de réfléchir un minimum, par exemple à l'aide de gens comme Scott Duncan qui nous montre avril 2021 comparé à avril 2020 :

Avril 2020

Avril 2021

En avril 2020 la France et une grande partie de l'Europe (en fait la quasi totalité de l'Europe de l'ouest) était baignée par la douceur de températures largement au-dessus des normales alors que la Russie et ses pays limitrophes au contraire subissait une petite vague de froid ; en 2021 c'est l'inverse.

Ainsi en avril 2020 Météo France nous disait qu'il s'agissait du 3e mois d’avril le plus chaud depuis 1900 en nous montrant ce graphique valable pour la France métropolitaine :

Indicateurs quotidiens des températures minimales et maximales.

Dans le même temps la météo à Saint-Pétersbourg était « exécrable » selon le site historique-meteo :

Dans l'ensemble, la météo en avril 2020 à Saint-Pétersbourg a été très exécrable.

Cependant au niveau planétaire avril 2020 a battu des records de chaleur :

Une étude américaine révèle vendredi 15 mai [2020] que le mois d’avril passé a été le deuxième plus chaud dans le monde depuis les premiers relevés météorologiques.

 Quant à avril 2021 il n'a pas vraiment été froid partout comme le relevait Scott Duncan en fin de mois :

We just observed the hottest April night in European history. The station of Falasarna (near Chania) on the Greek Island of Crete didn't drop below +30.7°C (87.3°F) last night. This is a very hot night at any point in the year, but truly absurd for April.
Nous venons d'observer la nuit d'avril la plus chaude de l'histoire européenne. La station de Falasarna (près de Chania) sur l'île grecque de Crète n'est pas descendue en dessous de +30,7°C (87,3°F) la nuit dernière. C'est une nuit très chaude à n'importe quel moment de l'année, mais vraiment absurde pour un mois d'avril.
La nuit d'avril européenne la plus chaude de l'histoire.

Il est encore un peu tôt pour avoir les informations définitives sur les écarts de températures (le site Data.GISS: GISS Surface Temperature Analysis (v4): Global Maps (nasa.gov) ne donne encore aucune carte pour avril) mais il est probable que ce mois ne sera pas parmi les plus chauds de l'histoire ; Roy Spencer a pris les devants, tout fier de montrer à ses adeptes (dans UAH Global Temperature Update for April 2021: -0.05 deg. C) à quel point la température avait chuté en avril :

L'anomalie de température moyenne mondiale de la basse troposphère (LT) de la version 6.0 pour avril 2021 était de -0,05 deg. C, en baisse par rapport à la valeur de mars 2021 (-0,01 deg. C.

Ce qui a immanquablement déclenché une poussée de delirium tremens chez certains :

CO2isLife says:
May 2, 2021 at 8:07 AM

Now we’re back to the 1980 level. A 30% increase in CO2 has caused absolutely no warming. None. How can anyone have any credibility in this theory? Let me repeat, CO2 has “trapped” a net 0.00 W/m^2 in the atmosphere since 1980 even though CO2 is 30% higher.
Maintenant, nous sommes revenus au niveau de 1980. Une augmentation de 30% du CO2 n'a causé absolument aucun réchauffement. Aucun. Comment quelqu'un peut-il avoir une quelconque crédibilité dans cette théorie ? Laissez-moi vous répéter que le CO2 a "piégé" un net 0,00 W/m^2 dans l'atmosphère depuis 1980, même si le CO2 est 30 % plus élevé.

Le gars ne se rend même pas compte que cela était également arrivé pas plus tard qu'en 2018, mais aussi assez fréquemment dans les années 2010 avec des pointes basses à...-0,4°C, soit -0,35°C par rapport à avril 2021 !

Un autre commentateur lui fait remarquer gentiment qu'il a dit une grosse connerie :

Bellman says:
May 2, 2021 at 4:50 PM

“Now we’re back to the 1980 level.”

Not sure what you mean by that. There was only one month in 1980 that was as warm as April 2021. The first 4 months of 2021 have been 0.21C warmer than the first 4 months of 1980.

"Maintenant, nous sommes de retour au niveau de 1980."

Je ne suis pas sûr de ce que vous voulez dire par là. Il n'y a eu qu'un seul mois en 1980 qui a été aussi chaud qu'avril 2021. Les 4 premiers mois de 2021 ont été 0,21°C plus chauds que les 4 premiers mois de 1980.

Mais quand on a choisi comme pseudo CO2isLife, c'est-à-dire en bon français « Le CO2, c'est la vie », il ne faut pas s'attendre à ce que le gugusse en question soit capable de réfléchir autrement qu'avec son pied gauche.

Le cerveau de CO2isLife a été extrait pour analyse.


dimanche 2 mai 2021

Les aventures de Mosquirix et Delorgerix

 Pendant plus de dix ans, de 2001 à 2013, sur prescription de mon médecin de famille, j'ai pris des statines chaque jour afin de faire baisser mon cholestérol qui était au-dessus des limites fixées (par « les autorités sanitaires ? »), à savoir 2,2 g/l à l'époque (depuis on dirait qu'« ils » ont encore abaissé cette valeur à 2 g/l si j'en crois ma dernière analyse biochimique datant de 2012, ce qui est confirmé par le site cc-inc...) ; je me suis également vu prescrire en 2013 par un gastroentérologue un IPP pour une durée de 12 mois afin de diminuer l'acidité de mon estomac et « régler » un problème de RGO.

Ces médicaments ont été d'une efficacité redoutable, car effectivement mon taux de cholestérol est « tombé » bien au-dessous des 2 g/l et mon acidité gastrique a complètement disparu...pendant la durée de mon traitement !

J'ai cependant décidé d'arrêter définitivement ces deux (mauvais) traitements, en 2013 donc pour les statines et au bout de deux ou trois mois pour l'IPP. Pourquoi ?

Eh bien notamment parce que j'avais lu le bon docteur Michel de Lorgeril qui m'avait persuadé, par livres et blog interposés, que ces traitements étaient non seulement inutiles mais pouvaient également être dangereux pour la santé.

Mais si j'ai fait confiance à de Lorgeril c'est uniquement parce que j'avais pu recouper ce qu'il disait avec d'autres informations qui confirmaient assez bien ce qu'il expliquait ; en fait pour les statines j'avais commencé par un livre du professeur Philippe Even, La vérité sur le cholestérol. Mais pas que cela. D'autres sources pointaient dans la même direction, et même la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié en 2013 un communiqué intitulé (ça ne s'invente pas) Pour un bon usage des statines dans lequel on peut lire :

La HAS constate un certain mésusage des statines en France : un recours abusif aux statines en prévention primaire – en regard notamment des effets secondaires possibles de ces molécules –chez des personnes qui ne sont pas à haut risque, en même temps qu’un défaut de prescription de statines chez des patients qui le justifieraient.

La prévention primaire c'est quand on n'a jamais eu d'accident cardiovasculaire, autrement on parle de prévention secondaire et dans ce cas la HAS recommande la baisse du cholestérol :

Dans ses avis, la HAS a insisté sur le fait qu’en prévention secondaire – c’est-à-dire après un accident cardio-vasculaire, infarctus, AVC – l’intérêt des statines est indiscutable.

Un avis que ne partage pas de Lorgeril pour qui si c'est inefficace en primaire alors il n'y a pas de raison que ça soit efficace en secondaire (voir Prévention primaire et secondaire : késako ?) Pourquoi pas.

Pour les IPP idem, c'est dans un de ses billets de blog (du genre de celui-ci qui date d'après ma décision d'arrêter) que j'avais lu que ce traitement présentait des risques qui paraissaient bien supérieurs aux bénéfices attendus ; et bien évidemment j'avais eu la confirmation de la dangerosité et de l'inutilité (dans mon cas) de ces médicaments en consultant d'autres sources dont je ne me souviens pas maintenant. Au passage j'ai pu « régler » mon problème de RGO en faisant attention à mon alimentation et en respectant quelques règles faciles à apprendre (voir par exemple ces conseils fournis gratuitement sur ameli : RGO de l'adulte : que faire ?)

Mais ma confiance envers de Lorgeril a récemment flanché, pour ne pas dire s'est érodée au point de me faire aujourd'hui douter de la pertinence de ses propos sur les statines et les IPP !

Je n'en suis pas encore à remettre en cause ses prises de position sur les statines et les IPP et ne compte pas me remettre à prendre ces médicaments, cependant ses déclarations concernant les vaccins m'interpèlent et me bousculent de manière assez désagréable.

Permettez-moi d'ouvrir ici une parenthèse. Je me suis fait vacciner vendredi soir avec le Janssen de Johnson & Johnhson et jusqu'ici rien, même pas bobo sur la zone de ponction, pas de nausée ou de fièvre, que dalle. Cependant si je venais à mourir de conséquences inattendues je ne manquerais pas de vous en informer, stay in touch. Fin de la parenthèse.

Autant je me sens à l'aise avec le sujet du réchauffement climatique que je traite ici très souvent, autant tout ce qui touche à la médecine ressemble pour moi à un terrain miné dans lequel je n'oserais pas m'aventurer sauf pour donner des « impressions » et en aucun cas des « avis », même si j'ai pu par le passé flirter avec les limites (et non je ne fais pas allusion à mes billets sur Raoult et consorts auxquels je ne retirerais pas une seule ligne...)

Mais il n'y a pas que ce sujet des vaccins qui m'incommode avec de Lorgeril, il y a aussi, et peut-être surtout, sa façon de prendre les gens de haut, un peu « à la Raoult » mais d'une manière bien plus soft, ainsi que certaines attitudes qu'il prend et qui ressemblent furieusement à ce que l'on peut voir sur les sites de réinformation, notamment ses critiques des médias grand public dont les journalistes seraient, d'après lui, des incompétents qui ne sauraient pas faire leur boulot.

Ainsi je me suis accroché avec lui dans son dernier opus intitulé Vaccins contre le paludisme : comment sortir de l’inextricable ? Dans ce billet il critique assez violemment un nouveau vaccin destiné à combattre le paludisme en immunisant les enfants :

depuis quelques jours, divers médias se font l’écho d’un « nouveau » vaccin contre le paludisme originaire d’Inde

Le nouveau vaccin en question est le R21, un dérivé du Mosquirix de GFK, et de Lorgeril nous fournit les détails suivants :

le « nouveau vaccin » indien est dérivé du précédent Mosquirix mais il est plus performant (plus forte concentration d’antigènes) et moins dispendieux à produire.

S’il est plus efficace biologiquement, il sera presque certainement [toute l’Histoire des vaccins le montre sans équivoque] plus toxique que Mosquirix qui est lui-même honteusement toxique puisque dans les essais précédents (racontés dans le Livre), on avait enregistré plus de méningites, plus de malaria cérébrale et un doublement de la mortalité féminine dans les groupes vaccinés !!

 Pourquoi pas ? S'il le dit je n'ai pas de raison de croire qu'il raconte n'importe quoi, par contre là où je ne suis pas d'accord, et c'est ce que j'ai essayé de lui expliquer en commentaires, c'est pourquoi il s'acharne sur le pauvre Figaro à plusieurs reprises :

On peut certes pardonner au prestigieux Figaro dont les rédacteurs, très amateurs, ne savent comment se distinguer (ci-dessous) et racontent n’importe quoi sans prendre le temps de se documenter.
Mais il y a encore pire : dans l’étude préliminaire rapportée par Le Figaro et Nature [...]

Oui, pourquoi tant de haine envers le Figaro, alors que de nombreux journaux ont relayé l'information produite par la revue scientifique Nature dont la réputation mondiale ne fait guère de doute ? En effet, voici ce que l'on peut trouver à peu près à la même date avec les sous-titres :

Paludisme : lueur d’espoir pour pire que le Covid en Afrique dans Le Point

OUVERTURE. Deux vaccins contre le paludisme ont été expérimentés, dont un a démontré une efficacité jusqu’ici inégalée de 77 % lors d’essais en Afrique.

Un candidat vaccin contre le paludisme soulève de nouveaux espoirs dans Le Monde

Selon un essai mené en 2019 au Burkina Faso, ce vaccin développé par l’université d’Oxford a démontré une efficacité de 77%.

Paludisme : enfin un vaccin ? dans La Dépêche

C’est, avec celui contre le VIH/Sida, le vaccin le plus attendu au monde : celui contre le paludisme. Une équipe de l'université d'Oxford vient peut-être de le mettre au point. Son candidat vaccin offre une efficacité de 77% chez les enfants.

Un vaccin contre le paludisme efficace à plus de 75 % sur futura-sciences

L'université d'Oxford et ses collaborateurs africains testent un nouveau vaccin qui remplit les critères d'efficacité voulus par l'OMS.

Paludisme : enfin un vaccin ? sur destinationsante

C’est, avec celui contre le VIH/Sida, le vaccin le plus attendu au monde : celui contre le paludisme. Une équipe de l'université d'Oxford vient peut-être de le mettre au point. Son candidat vaccin offre une efficacité de 77% chez les enfants.

Un nouveau vaccin contre le paludisme efficace à 77% sur Cameroun Actuel

Appelé R21/Matrix-M, il fa été mis au point par des chercheurs de l’Université d’Oxford et des scientifiques du Burkina Faso. Les premiers essais concluant ont été effectués sur 450 enfants de .5 à 17 ans sans effets secondaires observés.

PALUDISME : Un candidat vaccin efficace à 75% sur santelog

Les chercheurs de l'Université d'Oxford viennent de communiquer les résultats d'un essai de phase IIb portant sur un candidat vaccin contre le paludisme, le R21/Matrix-M, qui montre une efficacité vaccinale impressionnante de 77 %, sur un suivi de 12 mois, chez des enfants africains. Ces résultats sont en cours de publication dans le Lancet.

Percée médicale contre le paludisme : un candidat vaccin testé au Burkina Faso s'est révélé efficace à 77% sur msn

Cela fait soixante ans que la recherche d'un vaccin contre cette maladie transmise par les moustiques est en échec.

Paludisme au Burkina Faso : Le vaccin R21 présente des "résultats très prometteurs" (ministre) sur burkina24

Au moment où le monde commémore, ce 25 avril, la journée mondiale de lutte contre le paludisme, de bonnes nouvelles sont annoncées du côté de la recherche scientifique burkinabè sur un vaccin contre la maladie.

Lutte contre le paludisme: Le vaccin de l’unité clinique de Nanoro efficace à plus de 75 %, une première dans le monde sur NetAfrique

Les chercheurs de l’université d’Oxford et leurs partenaires viennent aujourd’hui de communiquer les résultats d’un essai de phase IIb portant sur un candidat vaccin contre le paludisme, le R21/Matrix-M.
Un vaccin contre le paludisme atteint pour la première fois l'objectif d'efficacité vaccinale de 75 % spécifié par l'OMS sur EurekAlert! Science News
Les chercheurs de l'université d'Oxford et leurs partenaires viennent aujourd'hui de communiquer les résultats d'un essai de phase IIb portant sur un candidat vaccin contre le paludisme, le R21/Matrix-M, lequel a fait pre (sic)

Paludisme : un nouveau vaccin mis au point par des chercheurs burkinabés et britanniques affiche une efficacité de 77% sur xinhuanet

Les chercheurs de l'Université d'Oxford et de l'Institut de Recherche en Sciences de la Santé du Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST) du Burkina Faso ont développé un vaccin contre le paludisme qui a atteint pour la première fois l'efficacité vaccinale "impressionnante" de 77%, a-t-on appris samedi de source officielle.

New malaria vaccine proves highly effective – and COVID shows how quickly it could be deployed sur theconversation

For the first time, a vaccine has shown high efficacy in trials – preventing the disease 77% of the time among those receiving it. This is a landmark achievement. The WHO’s target efficacy for malaria vaccines is over 75%. Until now, this level has never been reached.
Pour la première fois, un vaccin a fait preuve d'une grande efficacité lors d'essais, en prévenant la maladie dans 77 % des cas chez les personnes qui le reçoivent. Il s'agit d'un résultat historique. L'objectif de l'OMS en matière d'efficacité des vaccins antipaludiques est de plus de 75 %. Jusqu'à présent, ce niveau n'avait jamais été atteint.

R21/Matrix-M malaria vaccine becomes first to reach 75% efficacy target sur healtheuropa

R21/Matrix-M has become the first malaria vaccine ever to achieve the World Health Organization’s 75% efficacy goal after being confirmed by a Phase IIb trial.
Le R21/Matrix-M est devenu le premier vaccin contre le paludisme à atteindre l'objectif d'efficacité de 75 % fixé par l'Organisation mondiale de la santé, après avoir été confirmé par un essai de phase IIb.

New malaria vaccine reports milestone 77 percent efficacy sur newatlas

Results from a phase 2b trial testing a new malaria vaccine have been published revealing an impressive 77 percent efficacy, higher than any prior vaccine trialed. The vaccine is the first to reach a World Health Organization goal of at least 75 percent efficacy and recruitment on a larger phase 3 trial is now underway.
Les résultats d'un essai de phase 2b sur un nouveau vaccin contre le paludisme ont été publiés. Ils révèlent une efficacité impressionnante de 77 %, supérieure à celle de tous les autres vaccins testés auparavant. Le vaccin est le premier à atteindre l'objectif de l'Organisation mondiale de la santé d'une efficacité d'au moins 75 % et le recrutement pour un essai de phase 3 plus important est en cours.

Malaria vaccine breakthrough as promising trial rises hopes of controlling disease sur CNN

The vaccine, developed by Oxford and known as R21, showed up to 77% efficacy in a trial of 450 children in Burkina Faso over 12 months, the university said in a statement. It said the shot was the first to meet the World Health Organization's Malaria Vaccine Technology Roadmap goal of a malaria vaccine with at least 75% efficacy.
Le vaccin, développé par Oxford et connu sous le nom de R21, a montré une efficacité de 77% lors d'un essai sur 450 enfants au Burkina Faso pendant 12 mois, a déclaré l'université dans un communiqué. Elle a ajouté que le vaccin était le premier à atteindre l'objectif de la feuille de route technologique de l'Organisation mondiale de la santé, à savoir un vaccin contre le paludisme d'une efficacité d'au moins 75 %.

J'arrête là parce que je commence à fatiguer, et vous aussi j'imagine, la liste est interminable et la teneur des articles se révèle comparable à ce que l'on peut voir sur Le Figaro dans Un candidat vaccin contre la malaria démontre une forte efficacité :

Un candidat vaccin contre le paludisme a démontré une efficacité jusqu'ici inégalée de 77% lors d'essais en Afrique, suscitant l'espoir d'une avancée majeure dans la lutte contre cette maladie tuant principalement des enfants, a annoncé vendredi son développeur, l'université d'Oxford.

Alors je demande à tous, y compris au bon docteur s'il a daigné me lire jusqu'ici (ou me lire tout court), pourquoi s'acharner ainsi sur le Figaro qui selon moi a fait ce qu'il a pu tout comme la totalité des autres journaux sur la planète (si vous en trouvez un qui contesterait l'efficacité et la non-dangerosité de ce vaccin merci de me le faire savoir) ?

Cela dit je me garderai bien, encore une fois, de contester les arguments de de Lorgeril, il est infiniment plus compétent que moi en la matière étant donné que je n'y connais absolument rien ; mon seul grief à son encontre c'est sa vindicte anti-Figaro et sa manière de prendre les gens pour des c..., euh, pour des benêts (je vous laisse regarder mes échanges avec lui)

Un bon point toutefois à son crédit : il permet tout comme moi à chacun de commenter même si c'est pour le contredire et je ne l'ai jamais vu traiter quelqu'un de troll, cela change de certains sites que je ne nommerai pas mais que les habitués reconnaitront.

Par contre il me semble qu'il y a des incohérences ou approximations dans son discours que l'on peut relever sans pour autant être un spécialiste des vaccins. Par exemple quand il écrit :

Mais il y a encore pire : dans l’étude préliminaire rapportée par Le Figaro et Nature, le groupe témoin (des bébés de 5 à 17 mois) ne recevait pas un placebo mais un autre vaccin, celui contre la rage [4 injections sur une année] dont les effets indésirables dans cette catégorie d’âge sont inconnus.

Ainsi il considère comme anormal (pour ne pas dire plus) que le groupe contrôle, qui devrait en principe recevoir un placebo, c'est-à-dire une substance sans aucun effet actif, se voie injecter à la place un vaccin antirabique. Pourquoi pas effectivement, à moi aussi en première lecture cela m'interroge et je n'en comprends pas la raison, pourtant dans les commentaires voici ce que l'on peut lire :

Xavier Bebin 

Utiliser un vaccin plutôt qu’un placebo est désastreux pour évaluer sérieusement les effets indésirables d’un vaccin, mais il faut reconnaître que cela peut être utile pour en vérifier l’efficacité.
Dans les vaccins Covid, par exemple, ils causaient tellement d’effets indésirables que cela « désaveuglait » ceux qui l’ont reçu, et risquait de fausser les résultats. Pour la Covid, il aurait sans doute fallu faire 3 groupes au lieu de deux, avec le groupe « placebo » divisé en deux entre vrai placebo et vaccin réactogène similaire. Non ?

Michel de Lorgeril 


Bonne idée !
Mais dangereuse pour le business : tout cowboy qui se respecte évite de se tirer des balles dans les pieds…


Euh mais alors, cela signifie que de Lorgeril considère comme une « bonne idée » qu'un vaccin réactogène soit utilisé dans le groupe de contrôle ? Par ailleurs ce n'est pas la première fois, loin s'en faut, qu'un vaccin contre la rage est utilisé de cette façon :

Le 24 avril 2015 : Efficacy and safety of RTS,S/AS01 malaria vaccine with or without a booster dose in infants and children in Africa: final results of a phase 3, individually randomised, controlled trial (thelancet.com)

the third group received only comparator vaccines: rabies vaccine 
le troisième groupe n'a reçu que des vaccins de comparaison : le vaccin contre la rage 

Le 22 janvier 2016 : Safety RTS,S (who.int)

Patients in the control arm received 3 doses of inactivated rabies vaccine for the primary series and meningococcal C vaccine for those in the booster arm.

Les patients du groupe témoin ont reçu 3 doses de vaccin antirabique inactivé pour la série primaire et le vaccin méningococcique C pour ceux du groupe de rappel. 

Le 16 octobre 2016 : Safety and immunogenicity of RTS,S/AS01 malaria vaccine in infants and children with WHO stage 1 or 2 HIV disease: a randomised, double-blind, controlled trial - PubMed (nih.gov)

We randomly assigned participants (1:1) to receive three doses of either RTS,S/AS01 or rabies vaccine (both 0·5 mL per dose by intramuscular injection), given once per month at 0, 1, and 2 months. 
Nous avons assigné au hasard les participants (1:1) à recevoir trois doses de RTS,S/AS01 ou de vaccin antirabique (toutes deux de 0 à 5 ml par dose par injection intramusculaire), administrées une fois par mois à 0, 1 et 2 mois.

 Le 5 janvier 2017 : Could the RTS,S/AS01 meningitis safety signal really be a protective effect of rabies vaccine? - PubMed (nih.gov)

Unlike the 6-12week group, the control population in the 5-17month old age group received rabies vaccine. This raises the possibility that non-specific rabies vaccine effects had a protective effect against central nervous system infection, a hypothesis consistent with the epidemiologic data.

Contrairement au groupe des 6-12 semaines, la population témoin du groupe d'âge des 5-17 mois a reçu le vaccin antirabique. Cela soulève la possibilité que les effets non spécifiques du vaccin antirabique aient eu un effet protecteur contre l'infection du système nerveux central, une hypothèse cohérente avec les données épidémiologiques.

 Je ne sais trop que penser de tout cela, l'impression que ça me donne c'est que l'utilisation dans un groupe de contrôle d'un vaccin réactogène est quelque chose d'admis dans ce genre d'essai, je serai bien évidemment totalement incapable d'expliquer pourquoi mais de Lorgeril a lui une explication toute personnelle :

Peut-on penser qu’on voulait ainsi plus ou moins « masquer » les effets indésirables du vaccin contre le paludisme grâce au vaccin « témoin » contre la rage ?

Ce n’est pas une hypothèse farfelue.

Non ce n'est pas « farfelu », cela ressemble plutôt à ce qu'on peut lire sur des sites conspirationnistes qui nous mettent en garde contre la malfaisance des « autorités », bref de ceux qui tirent les ficelles qui m'animent à moi pauvre pantin.

Autrement en ce qui concerne la dangerosité du Mosquirix, le papa du nouveau vaccin, elle est réelle mais peut-être surestimée par notre bon docteur qui n'admet pas le moindre mort suite à une vaccination et qui semble nous dire que le rapport bénéfice/risque serait donc nettement défavorable. Pourquoi pas ?

Dans MOSQUIRIX - MesVaccins.net on ne parle que de contre-indications sans faire la moindre allusion à une quelconque dangerosité. Soit.

Par contre le 1er octobre 2016 dans la revue : Prescrire on nous informait que 

la balance bénéfices-risques du vaccin paludique est très incertaine. Son évaluation est à poursuivre là où le besoin est majeur.

Et le 24 avril 2019 Le Monde nous avertissait :

Dans son avis, l’EMA estimait que « les données de l’essai indiquent que le Mosquirix confère une protection modeste contre le paludisme à Plasmodium falciparum chez les enfants dans les douze mois suivant la vaccination ». Constatant que son efficacité décroît après une année, l’Agence européenne estime ainsi que le profil de sécurité du vaccin est « acceptable ».

D'autres journaux ou sites spécialisés rapportent également une efficacité très faible de ce vaccin, avec quelques cas de méningites comme rapporté par de Lorgeril, cependant est-ce que cela suffit à jeter ce vaccin à la poubelle ? Ainsi en 2014 voici ce que l'on pouvait lire dans Efficacy and safety of the RTS,S/AS01 malaria vaccine during 18 months after vaccination: a phase 3 randomized, controlled trial in children and young infants at 11 African sites - PubMed (nih.gov) :

Meningitis was reported as a serious adverse event in 16/5,949 and 1/2,974 children and in 9/4,358 and 3/2,179 infants in the RTS,S/AS01 and control groups, respectively.
La méningite a été signalée comme un événement indésirable grave chez 16/5 949 et 1/2 974 enfants et chez 9/4 358 et 3/2 179 nourrissons dans les groupes RTS,S/AS01 et témoin, respectivement.

Manifestement les groupes vaccinés enregistrent une surreprésentation des cas de méningites, sans que l'on sache si ces cas ont entrainé la mort ou de simples « complications » chez ces enfants. Cependant sur le plan des statistiques je me demande si la surreprésentation en question est significative ou non :

  • chez les enfants : 0.27% chez les vaccinés contre 0,03% dans le groupe contrôle ;
  • chez les nourrissons : 0,21% contre 0,14%.
Si un statisticien breveté passe par là...Toutefois pour ce qui concerne les nourrissons l'écart de 0,07 points de pourcentage me parait très, très faible...

Cependant on peut se poser des questions quand on sait la dangerosité non pas du vaccin mais du paludisme lui-même qui en 2019 a fait plus de 400 000 morts dont une majorité d'enfants de moins de cinq ans (source who)

Certains, dont le docteur de Lorgeril, préfèrent apparemment ne pas prendre de risques avec des vaccins qui sont peu efficaces et provoquent quelques décès et autres effets dommageables, en laissant donc de nombreux enfants mourir de leur belle mort si je comprends bien. Peut-être est-ce là une approche mystique qui relève d'une foi en un dieu qui aurait seul le pouvoir dans certains cas de décider qui doit vivre et qui doit mourrir ? J'espère qu'il n'en est rien et que des raisons raisonnablement raisonnables conduisent notre saint homme à prendre des positions aussi abruptes sur un sujet qui parait assez largement consensuel.

Peut-être Big Pharma, Bill Gates, Georges Soros ou que sais-je encore ?

Comme toujours la vérité est ailleurs et on nous cache bien des choses.

 

C'est Xanon qui vous le dit.


samedi 1 mai 2021

Nenana 2021, pari gagné ?

 Il existe en France au moins un professeur de SVT qui est resté englué dans les années 1950-60 et qui semble donc méconnaitre toutes les avancées scientifiques des 4 décennies passées ; cet oiseau rare se pavane régulièrement sur Skyfall et MM§M, deux sites qui l'entretiennent dans son ignorance tout en lui permettant d'alimenter l'inculture des autres intervenants réguliers dans une sorte de cercle vicieux que l'on pourrait qualifier de rétroaction négative en faisant référence à un mécanisme que les climatologues connaissent bien.

Cet animal a choisi un pseudo bizarre qui ressemble à l'onomatopée de quelqu'un qui régurgiterait un repas trop arrosé, et voici l'une de ses dernières interventions dans Le bistrot du coin où il a l'habitude de refaire le monde avec les poivrots habituels :

522. Murps | 26/04/2021 @ 22:03 

Le nenana ice classic tient encore.
Prenez vos paris.
https://www.nenanaakiceclassic.com/

Evidemment tout le monde aura compris que monsieur Murps, puisque c'est de lui qu'il s'agit, se gargarise du fait que cette année le dégel de la rivière Tanana est largement en retard par rapport notamment à l'année 2019 où un record historique avait été battu, comme on peut le constater sur ce graphique fourni par le site RealClimate :

Nenana Ice Classic break-up dates since 1917.

Tout le monde, sauf bien entendu monsieur Murps, aura remarqué qu'il y a une très grande variabilité pluriannuelle dans la date de dégel de cette rivière située en Alaska, mais que la tendance à long terme, matérialisée par une ligne droite, est clairement descendante ! Bref le dégel s'effectue de plus en plus tôt si l'on raisonne en regardant plus loin que le bout du nez de monsieur Murps.

Il y a d'ailleurs une autre information, superbement passée sous silence par notre éternel apprenti professeur de SVT, qui vient juste de paraitre sous la forme d'une étude publiée dans Nature et intitulée Accelerated global glacier mass loss in the early twenty-first century ; le Guardian a publié un article, Speed at which world’s glaciers are melting has doubled in 20 years, dans lequel le graphique suivant est présenté :

Les glaciers du monde perdent 264 gigatonnes de glace par an, ce qui explique un cinquième de l'élévation du niveau de la mer. 

On y voit que l'Alaska est la principale région dans le monde à voir ses glaciers fondre comme neige au soleil, avec une perte annuelle de 66,7 gigatonnes de glace ; il y a donc une certaine cohérence entre cette perte de glace des glaciers et les dates de dégel de la rivière Tanana, sachant que la variabilité est plus forte pour cette dernière simplement parce qu'il est plus facile de dégeler ou regeler une rivière que de modifier le régime de perte ou de gain d'un glacier étant donnée la grande inertie de celui-ci due à son imposante masse.

Mais nous avons d'autres indicateurs, et si l'on change de continent comme nous le suggère le site Real Climate nous pouvons constater au Japon une tendance similaire avec la date de floraison des cerisiers :

Kyoto Cherry Blossom trends (graph from Statista)

Ainsi cette année c'est le 26 mars que ces magnifiques arbres ont fleuri à Kyoto à leur maximum, comme confirmé par un site japonais :

Prévisions de la floraison des cerisiers au Japon en 2021 : Quand et où voir les sakura au Japon (source LIVE JAPAN)

Et comme par hasard (vraiment...?) un autre site nous informe que cette année 2021 a vu la date la plus précoce...depuis 1 200 ans ! Dans Japan just recorded its earliest cherry blossom bloom in 1,200 years. Scientists warn it's a symptom of the larger climate crisis nous apprenons qu'un scientifique japonais, Yasuyuki Aono, professeur de sciences de l’environnement à l’Université préfectorale d’Osaka, a collecté des données depuis l'an 812 à partir de « documents historiques et de journaux intimes », ainsi pour Kyoto le 26 mars est la date la plus précoce enregistrée depuis plus de 1 200 ans.

Que pensez-vous que notre professeur de SVT en papier mâché en tirera comme conclusion ? Aucune en réalité puisqu'il ne sera même pas au courant, tant il est vrai qu'en limitant ses sources d'information à des sites qui ont choisi de désinformer leurs lecteurs il ne risque pas une surchauffe neuronale qui l'inciterait éventuellement à revoir sa vision du monde.


Quand on n'a pas les pieds sur terre on en arrive à adopter des postures bizarres qui rendent difficile toute progression.


Et comme disait Coluche la taille idéale c'est quand les pieds touchent bien par terre.


Fadaisier de la semaine 17 bis

 Deux sang-froids | Mythes, Mancies & Mathématiques (wordpress.com)

Claude Allègre et Didier Raoult ont ainsi vécu le dédain de la communauté qu’elle soit scientifique ou journalistique et donc politique. Leurs messages ont été vécus comme une incongruité dans le paysage.

Pourquoi ? Quel est le ressort de cette méfiance et de ce dédain ? Quelles seraient leurs fautes ?

Philippe Catier est vraiment impayable, il se pose des questions auxquelles un enfant de 12 ans pourrait probablement répondre si on lui donnait tous les éléments nécessaires à la compréhension du problème.

Qu’ils aient raison ou tort, seul l’avenir le dira

Euh non, ça fait un moment qu'on connait la réponse pour Claude Allègre, quant à Didier Raoult il a pu éventuellement faire illusion dans les premières semaines de 2020.

Nos deux scientifiques [...] n’ont pas manifesté cette hubris.

C'est vrai qu'Allègre et Raoult sont des modèles d'humilité. 

ils ont manifesté, forts de leur expérience, un sang-froid à toute épreuve. C’est ce sang-froid qui fait toute la différence avec la quasi panique qui étreignait la société.
La « quasi panique » de quoi ? Moi je ne vois essentiellement, dans « la société », qu'une majorité de gens indifférents aux changements climatiques (du moins à l'époque où Allègre sévissait sur les plateaux télé) ainsi qu'à la dangerosité du Covid-19 (du moins au début de 2020 quand Raoult se pavanait sur YouTube en niant que le virus puisse faire plus de morts qu'une simple trottin..., euh, grippette).
concernant les alertes au réchauffement sujettes au catastrophisme, Allègre exprimait froidement un doute raisonnable

En truquant notamment des courbes appartenant à un autre (voir Notes and references (free.fr)), parmi quelques autres approximations ou falsifications (voir L'imposteur, c'est lui).

Personne actuellement ne peut encore prétendre en avoir fait le tour [du réchauffement climatique]
Magnifique sophisme de l'épouvantail (straw man en anglais) auquel nous sommes habitués : prétendre que les climatologues auraient fait le tour de la question et asséner que « personne etc. ».
D. Raoult, au début de la pandémie [...] fort de son expérience et des premiers résultats enregistrés en Chine, n’avait qu’un objectif : garder son sang froid et proposer un traitement précoce pour prendre en charge les patients laissés à l’abandon avant qu’ils ne s’aggravent.

 Non, Didier Raoult 1/ n'avait aucune expérience sur le nouveau virus, tout comme l'ensemble de la communauté des virologues et infectiologues, 2/ aucun résultat enregistré en Chine ne montrait alors une quelconque efficacité de la chloroquine, et 3/ il a salopé ses essais qui n'avaient qu'un seul objectif, prouver que son traitement fonctionnait alors que la suite a montré que ce n'était pas le cas ; en résumé il n'a pas « gardé son sang froid » et a pété les plombs en douceur sur l'air de pipeau de celui qui prétend en savoir immensément plus que le reste de la planète.

Le 28 avril 2021 à 20 h 40 min, dov kravi דוב קרבי a dit :

Je n’ai aucune opinion sur l’efficacité de la chloroquine. Je note juste que Raoult est aussi un climatosceptique, ce qui est un incontestable facteur aggravant.
Dov kravi nous fait un joli poe ici. La preuve :
Le 28 avril 2021 à 20 h 52 min, fer9michel a dit :

Je trouve personnellement qu’au contraire c’est un facteur très favorable et positif pour ce professeur.
On sait que le sens de l'humour n'est pas la qualité première de « ces gens-là ». Mais dov kravi ne sait pas qu'un magicien ne doit jamais révéler ses tours :
Le 29 avril 2021 à 10 h 07 min, dov kravi דוב קרבי a dit :

C’est exactement ce que je voulais dire par antiphrase.

Pas sûr que celui à qui s'est adressé ait compris quelques chose.


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Fil info de sceptiques 2020 - Changement Climatique (skyfall.fr)

2281. fritz | 29/04/2021 @ 14:46 

Hug (#2279), phi (#2278),
Tout le monde sait que le RCA réchauffe plus les pôles que l’équateur , mais que ceci en fin de compte n’est qu’une histoire de convection
Euh non, l'amplification arctique est essentiellement liée au changement d'albédo suite à la diminution de la couverture de glace ; voir Arctic Amplification (nasa.gov) :
Why are temperatures warming faster in the Arctic than the rest of the world? The loss of sea ice is one of the most cited reasons. When bright and reflective ice melts, it gives way to a darker ocean; this amplifies the warming trend because the ocean surface absorbs more heat from the Sun than the surface of snow and ice. In more technical terms, losing sea ice reduces Earth’s albedo: the lower the albedo, the more a surface absorbs heat from sunlight rather than reflecting it back to space.
Pourquoi les températures se réchauffent-elles plus rapidement dans l'Arctique que dans le reste du monde ? La perte de la glace de mer est l'une des raisons les plus citées. Lorsque la glace brillante et réfléchissante fond, elle laisse place à un océan plus sombre ; cela amplifie la tendance au réchauffement car la surface de l'océan absorbe davantage la chaleur du soleil que la surface de la neige et de la glace. En termes plus techniques, la perte de glace de mer réduit l'albédo de la Terre : plus l'albédo est faible, plus une surface absorbe la chaleur de la lumière solaire au lieu de la renvoyer dans l'espace.
La « convection » n'est qu'un des nombreux paramètres qui entrent en jeu ; voir Processes and impacts of Arctic amplification: A research synthesis - ScienceDirect :
Arctic amplification is now recognized as an inherent characteristic of the global climate system, with multiple intertwined causes operating on a spectrum of spatial and temporal scales. These include, but are not limited to, changes in sea ice extent that impact heat fluxes between the ocean and the atmosphere, atmospheric and oceanic heat transports, cloud cover and water vapor that alter the longwave radiation flux to the surface, soot on snow and heightened black carbon aerosol concentrations. 
L'amplification de l'Arctique est désormais reconnue comme une caractéristique inhérente au système climatique mondial, dont les causes multiples et entremêlées agissent sur un éventail d'échelles spatiales et temporelles. Ces causes comprennent, entre autres, les changements de l'étendue de la glace de mer qui ont un impact sur les flux de chaleur entre l'océan et l'atmosphère, les transports de chaleur atmosphériques et océaniques, la couverture nuageuse et la vapeur d'eau qui modifient le flux de rayonnement de grande longueur d'onde vers la surface, la suie sur la neige et les concentrations accrues d'aérosols de carbone noir.
Comme on peut le voir c'est « un peu plus compliqué » que l'explication simpliste de monsieur fritz.

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2279. Hug | 29/04/2021 @ 13:54 

phi (#2278), fritz (#2277),
Je me souviens bien d’avoir lu…il y a 20 ans sur un article internet de MF que ce sont surtout les températures minimales qui augmenteraient quand il commençait à parler du réchauffement climatique anthropique. Malheureusement, il est évidemment impossible aujourd’hui de remettre la main sur cet article.
C'est toujours un plaisir d'aider les malheureux en déshérence, voir pour les USA Temperature Changes in the United States - Climate Science Special Report (globalchange.gov) :
In most regions [of the US], average minimum temperature increased at a slightly higher rate than average maximum temperature

Dans la plupart des régions [des États-Unis], la température minimale moyenne a augmenté à un rythme légèrement supérieur à la température maximale moyenne.

Tableau 6.1. Changements observés dans la température moyenne annuelle (°F) pour chaque région de l'Évaluation nationale du climat. Les changements sont la différence entre la moyenne actuelle (1986-2016) et la moyenne de la première moitié du siècle dernier (1901-1960 pour les États-Unis contigus, 1925-1960 pour l'Alaska, Hawaï et les Caraïbes).

Si monsieur Hug daignait s'informer correctement il saurait qu'avec le réchauffement climatique augmenteront davantage les températures :

  • minimales par rapport aux maximales (donc les nuits se réchaufferont plus vite que les jours) ;
  • des hautes latitudes et altitudes par rapport aux basses latitudes et altitudes ;
  • des terres par rapport aux océans.
Si j'ai oublié quelque chose merci à Hug de me le faire savoir (j'aime bien rêver quelquefois)

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Le bistrot 2021, sans couvre-feu - Changement Climatique (skyfall.fr)

554. Marco40 | 29/04/2021 @ 7:18 
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Là, je viens de découvrir l’ampleur de la tribune, signée par «une vingtaine de généraux, une centaine de hauts gradés et plus d’un millier d’autres militaires et lorsqu’on se souvient qu’il y a peu, le pouvoir a eu très peur du mouvement des gilets jaune, je ne peux pas m’empêcher de penser que nous sommes au bord d’un mouvement soit insurrectionnel, soit du fait des très proches élections présidentielles un basculement vers un extrême politique.

Moi ce que je pense c'est que le conseil de discipline des Armées va avoir de l'occupation dans les prochains jours.

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Le bistrot 2021, sans couvre-feu - Changement Climatique (skyfall.fr)

548. Volauvent | 28/04/2021 @ 8:57 

Michel Le Rouméliote (#534),

Les mesures de Vostock montrent que l’augmentation de CO2 a suivi l’augmentation de température; mais il a fallu un réchauffement de plus de 10 degrés pour augmenter le CO2 de 100 ppm

Superbe collector de monsieur Volauvent qui tel la plume au vent ne sait plus où il habite.

Nous nous avons 120 ppm et 1,5 degrés, vous voyez bien que ça ne colle pas.

Pour ne pas coller ça ne colle effectivement pas avcec les prémisses invoquées.

L’erreur de tous les savants cosinus qui nient l’origine anthropique du CO2 dans l’atmosphère est de tirer des conclusions sur le long terme à partir d’évènements à court terme, essentiellement saisonniers; les phénomènes ne sont pas les mêmes.

Il semble se rattraper. Mais, mais...

L’autre erreur est de ne pas considérer que les valeurs de concentration du CO2 dans l’océan et l’atmosphère sont le résultat d’un équilibre, et qu’on « n’accumule pas » des ppm dans l’atmosphère au fur et à mesure que les températures augmentent de quelques dixième de degrés.

Comprenne qui pourra.