mercredi 15 novembre 2023

Andrew Dessler nous dévoile son scénario climatique

 Andrew Dessler n'est pas le premier venu. Avec Zeke Hausfather il est le créateur du site The Climate Brink et son dernier article, The scariest climate plot in the world (Le scénario climatique le plus effrayant au monde), ne semble pas vraiment d'un optimisme débridé... 

Pourtant j'ai comme l'impression qu'il est encore bien trop optimiste, je vous expliquerai pourquoi après la traduction en français que je vous offre généreusement.


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Le scénario climatique le plus effrayant au monde

ne laissez pas les jeunes enfants lire ceci

Lorsque je donne des conférences sur le changement climatique, je commence par un scénario particulier qui résume mieux que tout autre la gravité de notre trajectoire climatique actuelle.

C'est ce que j'appelle le scénario le plus effrayant du monde :

Pour comprendre pourquoi ce graphique est si effrayant, examinons ce qu'il nous apprend sur le changement climatique passé et futur.

Un voyage à travers 30 000 ans

Le graphique montre l'évolution du climat, qui commence il y a 20 000 ans et se termine 10 000 ans dans le futur :

Tout commence au plus profond de la dernière période glaciaire, généralement appelée "dernier maximum glaciaire" dans le langage des climatologues. Les températures se sont ensuite réchauffées jusqu'à la fin de la période glaciaire, il y a 10 000 ans. C'est le début de l'Holocène, la période interglaciaire chaude et agréable que nous connaissons actuellement, caractérisée par un climat chaud et stable qui a permis à la civilisation humaine de s'épanouir.

L'ère des combustibles fossiles : Une brève étincelle qui provoque des incendies durables


La trajectoire de notre climat fait un brusque détour il y a environ 250 ans, coïncidant avec l'aube de la révolution industrielle. C'est l'ère des combustibles fossiles - la bande rose sur le graphique. Dans la grande fresque de l'histoire de l'humanité, l'ère des combustibles fossiles n'est qu'une brève étincelle, qui ne dure que quelques siècles, mais dont les répercussions sont immenses. Pendant les quelques siècles où nous brûlerons des combustibles fossiles, nous devrions réchauffer le climat d'environ 3°C, compte tenu des politiques climatiques actuelles.


Lorsque l'ère des combustibles fossiles prendra fin, que ce soit en raison de leur épuisement ou d'un passage concerté à des sources d'énergie durables, le climat ne reviendra pas rapidement à son état préindustriel. Au contraire, les conséquences de notre flambée de carbone, brève mais intense, perdureront, avec des températures élevées pendant 100 000 ans.


C'est l'un des aspects les plus inquiétants du changement climatique : Les décisions que nous prendrons au cours des prochaines décennies détermineront le climat des 5 000 prochaines générations. Si nous faisons des choix imprudents, les générations futures seront à juste titre furieuses contre nous, car nous savons ce que nous faisons, mais nous le faisons quand même.

3°C est une mauvaise nouvelle

Si vous pensez qu'un réchauffement de 3°C n'a pas d'importance, vous vous trompez. Votre opinion est basée sur votre expérience personnelle des températures locales, qui varient effectivement beaucoup. Mais la température moyenne mondiale est très stable, de sorte qu'un changement de 3°C est monumental.




Le graphique ci-dessus en est la preuve. La dernière période glaciaire, au cours de laquelle des calottes glaciaires colossales recouvraient de grandes parties des continents de l'hémisphère nord et où le niveau de la mer était inférieur de 300 pieds à celui d'aujourd'hui, était plus froide d'environ 5°C. Ainsi, un réchauffement de 3°C représente 60 % du changement de température qui nous a fait passer d'une période glaciaire à une période interglaciaire. Un réchauffement de 3°C reformatera littéralement la surface de la Terre.

La chaleur est déjà là


Nous avons déjà constaté une augmentation de la température moyenne mondiale d'environ 1,2°C, et les conséquences sont tangibles. Et compte tenu de la nature non linéaire des impacts climatiques, le prochain réchauffement sera bien pire que le précédent.


Mais ne désespérez pas, notre avenir n'est pas encore gravé dans le marbre. Nous contrôlons encore largement le destin de notre climat. Mais pas pour longtemps. Si nous voulons éviter la catastrophe évidente que représente un réchauffement moyen de la planète de 3°C, nous devons nous attaquer au problème dès maintenant.


La bonne nouvelle, c'est que nous n'avons pas besoin d'une solution magique. Le défi du changement climatique ne relève pas de la science ou de la technologie. Nous savons comment le résoudre. Il s'agit plutôt d'une question politique. Ce qui nous manque, c'est une décision collective pour affronter et gérer ce risque. Heureusement, c'est un problème que nous pouvons résoudre par les urnes.


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Je vous ai dit en introduction que je trouvais ce texte un peu trop optimiste, en fait pour moi il est totalement irréaliste, et cela essentiellement pour deux raisons.

Tout d'abord Dessler évoque une hausse des températures de 3°C d'ici la fin de ce siècle par rapport à la période préindustrielle, or il n'en sait rien et il se trouve qu'un scientifique de haut niveau, James Hansen, suggère, lui, une sensibilité climatique suite à un doublement de la concentration en CO₂ dans l'atmosphère non pas de 3°C mais plutôt proche de 5°C (voir Et si James Hansen avait encore une fois raison ?)

Hansen a peut-être tort, mais il peut aussi avoir parfaitement raison et pourquoi pas être encore au-dessous de ce qui va se passer, avec certes une faible probabilité, mais un assureur vous expliquera que ce sont les événements ayant la plus faible probabilité de se produire qui provoquent les plus gros dommages...

Si vous n'en êtes pas persuadés pensez à la disparition des dinosaures (non aviaires) il y a 65 millions d'années !

Par conséquent si la hausse des températures est supérieure aux 3°C annoncés par Dessler alors les choses seront encore plus catastrophiques que ce qu'il laisse entrevoir.

Ensuite, deuxième preuve d'irréalisme de Dessler, bien plus flagrante que la première parce que tangible au point que nous pouvons dès à présent la ressentir, c'est quand il croit naïvement que nous arriverons à trouver les solutions au problème du réchauffement climatique « par les urnes ».

D'ailleurs plusieurs lecteurs lui font part en commentaires de leur scepticisme à ce sujet.

En ce qui me concerne cela fait bien longtemps que je ne me fais plus guère d'illusion à ce sujet. Je sais qu'il ne s'agit pas d'une démarche scientifique, mais ma lecture des réseaux sociaux, même si j'ai conscience que tout y est amplifié parfois de manière caricaturale, me porte à penser que comme on dit familièrement nous ne sommes pas près d'avoir le cul sorti des ronces.

On voit par exemple assez souvent ce genre de considération venant d'un crétin représentant à merveille la caste de ceux que l'on appelle gentiment les climatosceptiques (vu dans Pays-Bas: Greta Thunberg rejoint des dizaines de milliers de personnes à une manifestation d'ampleur sur le climat) :

Jean-Pierre Bardinet

13 novembre 2023

« Nous ne sommes pas au bord d’une catastrophe, nous la vivons ». Comme tous ces fadas d’alarmistes climatiques, la petite Greta confond météo et climat et elle se garde bien de fournir les informations sur les mesures de TMAG (température moyenne annuelle globale), car alors elle avouerait que, depuis 20 ans, il n’y a plus de réchauffement global significatif.
Avouez que c'est cocasse, Bardinet, qui n'y connait rien en climatologie ou météorologie, se permet de reprocher à Greta Thunberg de confondre météo et climat, alors que justement ce travers est la marque de fabrique des idiots tels que lui.

Mais il n'y a pas que mon ressenti personnel à la lecture de pareilles inepties, il y a également le constat que chacun peut faire sans trop de risque de se tromper, à savoir que les politiques de tous bords ne font pas vraiment de gros efforts pour suivre les recommandations des scientifiques, autrement on se demande bien pourquoi ces derniers se plaignent qu'on ne les écoute pas suffisamment !

Un scientifique a d'ailleurs assez bien résumé la situation dans Réchauffement climatique, les climatologues entrevoient une prise de conscience, contredisant au passage le titre de l'article :
Même agacement chez Wolfgang Cramer, directeur de recherche à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie. «L’idée fondamentale derrière la création du Giec est de respecter les décideurs. Nous ne donnons pas de leçons et nous ne prenons pas de décisions à leur place, rappelle celui qui fait partie du groupe d’experts depuis 1995. Mais quand un homme politique nous donne raison et, cinq jours plus tard, prend une décision à l’encontre de tout ce que la science explique… »
Je répète au cas où cela n'aurait pas bien imprimé sur votre écran ou dans votre cerveau :
quand un homme politique nous donne raison et, cinq jours plus tard, prend une décision à l’encontre de tout ce que la science explique…
Passage dédié par la même occasions à tous les politiques et lobbyistes de tout poil en faveur de l'A69.


Ben oui, il passera, le climat on s'en fout, ce qui compte c'est la croissance économique.



samedi 11 novembre 2023

Et si James Hansen avait encore une fois raison ?

 Il y a actuellement une petite guéguerre entre climatologues pour savoir si le réchauffement climatique prend un tour catastrophique ou non. J'ai évoqué cela dans Alors, ça s'accélère ou pas ? Faudrait savoir ! avec comme acteurs principaux Zeke Hausfather dans le rôle du pessimiste et Michael Mann dans celui du "rassuriste".

Mais un troisième larron ne doit pas être oublié, j'ai nommé James Hansen, qui pour sa part semble nettement se positionner du côté catastrophiste.

Sabine Hossenfelder, une physicienne allemande qui tient le blog scientifique Backreaction, twitte ce qui suit en parlant de James Hansen :

I'm afraid he's right, climate sensitivity is much larger than most climate scientists admit. Assigning probabilities by averaging available models makes zero sense and is not what you want to base decisions on that affect the lives of billions of ppl.

Je crains qu'il n'ait raison, la sensibilité du climat est beaucoup plus importante que ne l'admettent la plupart des climatologues. Attribuer des probabilités en faisant la moyenne des modèles disponibles n'a aucun sens et n'est pas ce sur quoi vous voulez baser des décisions qui affectent la vie de milliards de personnes.

Elle joint une photo de James Hansen qui, quand on clique dessus, nous mène vers un article publié dans E§E News le 2 novembre dernier, James Hansen is back with another dire climate warning, dont je vous propose la traduction ci-après.

NB - Un résumé de la récente étude de James Hansen est proposé sur Twitter par un certain Dan Miller.


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James Hansen revient avec un nouvel avertissement catastrophique sur le climat

Par Chelsea Harvey | 02/11/2023 06:20 AM EDT

James Hansen assis pour un portrait dans sa maison à New York le 12 avril 2018. Marshall Ritzel/AP

Le climatologue James Hansen est frustré. Et il est inquiet.

Depuis près de 40 ans, Hansen ne cesse d'alerter le monde sur les dangers du réchauffement climatique. Son témoignage lors d'une audition inédite au Sénat en 1988 sur l'effet de serre a contribué à faire prendre conscience au public de l'imminence de la crise climatique. Il a également contribué à faire de lui l'un des climatologues les plus influents au monde.

M. Hansen a passé plusieurs décennies à la tête de l'Institut Goddard d'études spatiales de la NASA. Aujourd'hui âgé de 82 ans, il dirige le programme Climate Science, Awareness and Solutions de l'université de Columbia.

Au cours des années qui ont suivi son témoignage décisif, bon nombre des prédictions scientifiques fondamentales de Hansen concernant l'avenir climatique de la Terre sont devenues réalité. Les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté et les températures mondiales ont continué à s'élever. Les glaciers et les calottes glaciaires de la planète fondent et l'élévation du niveau de la mer s'accélère.

Mais Hansen a été déçu par la réaction de la communauté scientifique à certaines de ses projections les plus récentes sur l'avenir de la Terre qui se réchauffe, que certains chercheurs ont qualifiées de catastrophistes et irréalistes.

Il a notamment été découragé par les réactions à un article qu'il a publié en 2016, suggérant qu'une fonte catastrophique des glaces au Groenland et en Antarctique, avec des effets globaux étendus, pourrait être possible avec un réchauffement futur relativement modeste.

De nombreux chercheurs ont déclaré que de tels résultats étaient peu probables. Mais Hansen a décrit le document comme l'un de ses travaux les plus importants et comme un avertissement sur la nécessité d'une action plus urgente.

Aujourd'hui, il s'attend à ce que son dernier article, publié jeudi matin, suscite une réaction similaire.

"Je m'attends à ce que la réponse soit caractérisée par une réticence scientifique", a-t-il déclaré dans un courriel adressé à E&E News.

Le nouvel article, publié dans la revue de recherche Oxford Open Climate Change, aborde une question centrale de la science climatique moderne : Dans quelle mesure la Terre se réchauffera-t-elle en réponse aux futures émissions de carbone ? Il s'agit d'une mesure connue sous le nom de "sensibilité climatique", c'est-à-dire le degré de sensibilité de la planète aux gaz à effet de serre présents dans l'atmosphère.

Les conclusions de M. Hansen suggèrent que la planète pourrait se réchauffer plus rapidement que ce qu'indiquaient les estimations précédentes. Si certains experts estiment que c'est possible, d'autres pensent qu'il a poussé les résultats trop loin.

Dans les études, les scientifiques abordent souvent la question de la sensibilité du climat en cherchant à savoir de combien la Terre se réchaufferait si les concentrations de dioxyde de carbone dans l'atmosphère doublaient par rapport aux niveaux préindustriels. Avant l'ère industrielle, les niveaux globaux de CO2 oscillaient autour de 280 parties par million, ce qui signifie qu'un doublement correspondrait à un niveau d'environ 560 ppm.

Aujourd'hui, les niveaux de CO2 sont déjà passés au-dessus de 400 ppm, ce qui rend la question de plus en plus pertinente.

La sensibilité du climat est une mesure difficile à estimer. Elle dépend d'une grande variété de boucles de rétroaction dans le système climatique de la Terre, qui peuvent accélérer ou ralentir le réchauffement de la planète.

Lorsque les glaciers et les calottes glaciaires réfléchissants de la Terre fondent, par exemple, la planète peut absorber davantage de lumière solaire et se réchauffer plus rapidement. Les forêts et autres écosystèmes naturels peuvent absorber différentes quantités de carbone à mesure que la planète se réchauffe. Les différents types de nuages peuvent à la fois accélérer ou ralentir le réchauffement de la planète, et on ne sait pas encore comment ils évolueront à mesure que la Terre se réchauffera.

Les incertitudes entourant ces facteurs ont rendu difficile pour les scientifiques l'établissement d'une estimation exacte de la sensibilité du climat. Mais ils ont progressé ces dernières années.

Pendant des décennies, les études ont généralement suggéré que la Terre devrait connaître un réchauffement compris entre 1,5 et 4,5 degrés Celsius en cas de doublement des émissions de CO2. Mais un article publié en 2020 a réduit cette fourchette à une valeur comprise entre 2,6 et 3,9°C, en s'appuyant sur plusieurs sources de données, notamment les modèles climatiques, la réaction de la Terre aux émissions historiques récentes et l'histoire climatique ancienne de la Terre.

Le dernier rapport d'évaluation du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat des Nations unies a adopté une estimation similaire, suggérant une fourchette probable de 2,5 à 4°C, avec une estimation centrale d'environ 3°C.

Le nouvel article de Hansen, publié avec un groupe international de coauteurs, revoit les chiffres à la hausse de manière significative. Il propose une estimation centrale d'environ 4,8°C, soit près de 2 degrés de plus que le chiffre du GIEC.

Le document s'appuie en grande partie sur des données tirées de l'histoire climatique ancienne de la Terre. L'une des raisons ? Selon Hansen et ses coauteurs, il n'est pas certain que les modèles climatiques actuels représentent avec précision tous les effets de rétroaction susceptibles d'influer sur la sensibilité du climat. Le passé de la planète offre une vision plus claire de la manière dont la Terre a réagi aux variations antérieures des concentrations de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.

Le document suggère également que le réchauffement climatique va probablement s'accélérer à court terme par rapport à ce qu'avaient laissé entendre les études précédentes.

Dans le cadre de l'accord international de Paris sur le climat, les dirigeants mondiaux s'efforcent de maintenir le réchauffement climatique bien en deçà de 2°C et de 1,5°C si possible. Le nouveau document avertit que le réchauffement pourrait dépasser 1,5°C d'ici la fin des années 2020 et 2°C d'ici 2050.

La diminution progressive de la pollution atmosphérique à l'échelle mondiale, sous l'effet d'un renforcement des réglementations environnementales, explique en partie ce phénomène. Certains types de pollution atmosphérique sont connus pour avoir un effet refroidissant sur le climat, ce qui peut masquer une partie de l'impact des émissions de gaz à effet de serre. Certaines recherches suggèrent qu'à mesure que ces aérosols diminuent dans l'atmosphère, cet effet de masquage pourrait disparaître et les températures mondiales pourraient augmenter plus rapidement.

Hansen et ses coauteurs affirment qu'une meilleure prise en compte de la diminution des aérosols au niveau mondial devrait accélérer les estimations du réchauffement climatique à court terme. Des études suggèrent que le réchauffement entre 1970 et 2010 s'est probablement produit à un rythme d'environ 0,18°C par décennie. Après 2010, ce chiffre devrait atteindre 0,27°C, selon le nouveau document.

Ces résultats devraient inciter à une plus grande urgence, non seulement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi pour abaisser les températures mondiales à des niveaux plus proches de ceux de l'ère préindustrielle, suggère M. Hansen. Pour ce faire, il faut utiliser les ressources naturelles et les moyens technologiques pour éliminer le dioxyde de carbone de l'atmosphère.

Hansen suggère également qu'une forme controversée de géo-ingénierie, connue sous le nom de gestion du rayonnement solaire, est probablement justifiée. En théorie, la gestion du rayonnement solaire utiliserait des aérosols réfléchissants pour éloigner les rayons du soleil de la Terre et faire baisser les températures de la planète. Cette pratique n'a jamais été testée à grande échelle et les scientifiques sont allés jusqu'à soulever diverses inquiétudes quant à son éthique et à ses effets secondaires potentiels.

Pourtant, M. Hansen estime que les scientifiques et les militants "devraient s'inquiéter de la sécurité et de l'éthique du fait de ne PAS faire de MRS", a-t-il déclaré par courrier électronique.

Le changement climatique, causé par les émissions humaines de gaz à effet de serre, est en soi une forme de géo-ingénierie planétaire, a-t-il ajouté.

"Ma suggestion est de réduire la géo-ingénierie humaine de la planète", a-t-il déclaré.

Cependant, certains scientifiques estiment que les conclusions de ce nouvel article sont - une fois de plus - exagérées.

L'article "ajoute très peu à la littérature", a déclaré Piers Forster, directeur du Priestly International Centre for Climate à l'université de Leeds au Royaume-Uni et auteur principal du dernier rapport d'évaluation du GIEC, dans un courriel adressé à E&E News.

Il présente des estimations élevées de la sensibilité du climat basées sur des enregistrements climatiques anciens, mais ces résultats ne sont pas nécessairement nouveaux, a-t-il ajouté. M. Forster a également suggéré que certaines des méthodes utilisées dans le nouveau document pour parvenir à ces estimations élevées étaient "assez subjectives et non justifiées par des observations, des études de modèles ou la littérature".

M. Forster s'est également insurgé contre la façon dont le nouveau document traite les estimations antérieures de la sensibilité du climat, y compris l'étude 2020 largement citée, qui, selon les auteurs, sont beaucoup trop faibles. L'étude de 2020 présentait une analyse minutieuse, s'appuyant sur plusieurs sources de données de haute qualité, a déclaré M. Forster. Pourtant, les auteurs du nouvel article "la rejettent pour des raisons fallacieuses".

Michael Oppenheimer, climatologue et directeur du Centre de recherche politique sur l'énergie et l'environnement de l'université de Princeton, a déclaré qu'il était important de prêter attention aux incertitudes entourant les effets de la diminution des aérosols. Il a également suggéré que les estimations de la sensibilité climatique du nouvel article étaient possibles.

Mais il a ajouté qu'il les considérait comme "le pire des scénarios".

"Je pense qu'il est tout à fait légitime d'avoir un scénario du pire", a-t-il ajouté. " Ils aident les gens à réfléchir aux limites du possible, et ils sont nécessaires à la gestion des risques liés au problème climatique ".

Mais il existe encore tant d'incertitudes sur les types de facteurs de rétroaction qui influencent la sensibilité du climat de la Terre que "l'on ne peut pas vraiment la fixer avec le type de précision que [Hansen] a fourni".

Toutefois, M. Hansen affirme que les éléments de preuve présentés dans le nouvel article sont fondés sur les recherches les plus récentes concernant l'histoire ancienne de la Terre.

L'affirmation selon laquelle nos résultats sont "improbables" ne repose sur aucun fondement", a-t-il déclaré par courrier électronique. "C'est la sensibilité du GIEC qui est improbable, avec moins de 1 % de chances d'être correcte, comme nous le montrons quantitativement dans notre article (révisé par des pairs).

Hansen témoigne devant la sous-commission des transports du Sénat, au Capitole, le 9 mai 1989. | Dennis Cook/AP

Hansen et la "réticence scientifique

Hansen est allé au fond des débats sur le climat pendant une grande partie de sa carrière.

En 1988, lors de son témoignage au Sénat, les scientifiques en étaient encore à se demander si l'empreinte du réchauffement climatique d'origine humaine pouvait encore être détectée au-dessus du "bruit" des variations naturelles du climat de la Terre.

"Lorsque j'ai commencé à m'intéresser à cette question, et lorsque Jim et moi avons témoigné, nous nous disputions sur l'existence d'un signal global", a déclaré Oppenheimer, le scientifique de Princeton, qui a témoigné aux côtés de Hansen en 1988. "Toutes les informations que nous avions concernaient la température moyenne mondiale, le niveau moyen de la mer à l'échelle mondiale. Nous ne pouvions pas parler dans le langage des choses qui intéressent les gens".

Mais malgré les limites de la science du climat à l'époque, les scientifiques ont prévenu le monde des dangers à venir.

Dans les années qui ont suivi, Hansen a cosigné des dizaines d'articles sur le changement climatique, dont beaucoup ont été très appréciés par la communauté scientifique.

"Au fil du temps, il s'est avéré qu'il avait raison sur des questions sur lesquelles d'autres personnes avaient des avis différents", a déclaré M. Oppenheimer.

M. Forster, scientifique de l'université de Leeds, a reconnu que "certains des articles de M. Hansen sont brillants et que son travail et ses actes ont contribué à la création du GIEC".

Mais il a ajouté qu'il pensait toujours que le nouveau document n'était pas à la hauteur.

La réception est similaire à un document important publié par Hansen en 2016, largement connu sous le nom de "Ice Melt" (fonte des glaces).

L'article sur la fonte des glaces, publié dans la revue Atmospheric Chemistry and Physics, présentait une vision sombre et globale de l'avenir climatique de la Terre, axée sur les conséquences de la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique. S'appuyant en grande partie sur des données climatiques anciennes - similaires à celles du nouvel article - il mettait en garde contre une fonte rapide et une élévation du niveau de la mer de l'ordre de plusieurs mètres au cours du siècle à venir.

Il a également suggéré que l'afflux rapide d'eau de fonte froide et fraîche dans la mer pourrait affecter les schémas de circulation océanique et même provoquer l'arrêt d'un courant atlantique géant. Il s'agit d'une prédiction controversée, jugée improbable par le GIEC, qui aurait de graves répercussions sur les conditions météorologiques et climatiques mondiales si elle se réalisait.

Lors de sa publication, l'article a suscité des réactions mitigées de la part d'autres climatologues. Certains l'ont loué, tandis que d'autres ont suggéré que les résultats n'étaient pas réalistes.

Un autre article de 2016, publié par un autre groupe de scientifiques, a par la suite conclu que la probabilité d'un arrêt du courant atlantique était relativement faible et a suggéré que l'article de Hansen reposait sur des "hypothèses irréalistes".

Dans son nouveau document, Hansen a qualifié cette étude de "mise en accusation" de la fonte des glaces. Il a également noté que le dernier rapport d'évaluation du GIEC n'incluait pas les prévisions de la fonte des glaces, une omission qu'il assimile dans le nouveau document à une forme de censure.

"La science reconnaît généralement d'autres points de vue et accorde l'autorité ultime à la nature", indique le nouveau document. "De l'avis de notre premier auteur (Hansen), le GIEC ne veut pas que son autorité soit remise en question et s'accommode du gradualisme. La prudence a des mérites, mais la réponse retardée et les rétroactions amplifiées du climat font de la réticence excessive un danger."

Répondant aux critiques de son nouvel article, Hansen a de nouveau suggéré que la "réticence scientifique" - ou une sorte de résistance aux nouvelles découvertes - était en jeu. Il a fait référence à un article publié en 1961 par le sociologue Bernard Barber, qui suggère que les scientifiques eux-mêmes peuvent être réticents à la découverte scientifique.

Selon Hansen, les affirmations selon lesquelles ses nouveaux résultats sont irréalistes sont "un exemple parfait de la catégorie de réticence scientifique que Barber décrit comme la "résistance à la découverte". Il faut beaucoup de temps pour que les nouveaux résultats s'intègrent dans la communauté".

La résistance aux résultats scientifiques n'est pas une nouveauté pour Hansen. Son témoignage de 1988 a d'abord ébranlé l'establishment politique - pourtant, des décennies plus tard, l'action climatique mondiale progresse toujours trop lentement pour atteindre les objectifs de Paris en matière de climat.

Lorsqu'il a témoigné pour la première fois devant le Congrès dans les années 1980, M. Oppenheimer a déclaré qu'il s'attendait à ce que les gouvernements du monde entier prennent des mesures significatives de réduction des émissions aux alentours de l'an 2000.

"Nous n'avons pas anticipé les impacts", a-t-il déclaré. "Et c'est probablement parce que les gens n'étaient pas prêts à soutenir une action gouvernementale forte dans la plupart des pays ... jusqu'à ce qu'ils soient frappés par des événements climatiques inhabituels et très dommageables, et dans certains cas sans précédent".

Il considère l'état actuel de l'action climatique mondiale avec un mélange de scepticisme et d'optimisme.

"Nous sommes dans une période où le changement climatique va être douloureux pendant un certain temps, il va faire souffrir beaucoup de gens dans beaucoup d'endroits, mais nous pouvons sortir de ce mauvais pas", a-t-il déclaré. "Je pense que nous pouvons y arriver. Mais le ferons-nous ?"

Hansen s'est fait l'écho de ses sentiments en des termes plus crus.

Il a écrit qu'il avait été surpris par "l'augmentation de la pensée anti-scientifique de type " rien du tout " dans nos politiques".

"C'est pourquoi je me concentre sur les jeunes", a-t-il ajouté. "Ils doivent comprendre la situation et prendre les choses en main.


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Alors qui a raison et qui a tort ?

Ce n'est certainement pas à moi de donner une réponse à cette question.

Je remarque seulement qu'un scientifique de la stature de James Hansen considère certaines conclusions figurant dans les rapports du GIEC comme sous-estimant la réalité. Je note qu'il pense que d'autres climatologues très talentueux, tel Michael Mann qu'il ne cite pas mais qu'on devine dans ses propos, sont frileux et n'osent pas aller au bout des choses en fonction des éléments dont ils disposent.

Il a peut-être tort, et en vérité on espère beaucoup qu'il ait tort, mais il est toujours dangereux de prendre ses désirs et souhaits pour des réalités.

Ce qui m'amuse c'est que Michael Mann, il y a 8 ans, nous présentait le graphique suivant dans The 'Fat Tail' of Climate Change Risk :

Estimation de la probabilité d'un réchauffement dû à un doublement des concentrations de gaz à effet de serre (Source : Wagner & Weitzman "Climate Shock" (via NPR)).

Et il introduisait ce graphique avec ceci que je laisse à chacun le soin de méditer :

Well, the mean or average warming that is predicted by models in that scenario is about 3C, and the standard deviation about 1.5C. So the positive tail, defined as the +2 sigma limit, is about 6C of warming. As shown by Wagner & Weitzman (see figure below), the likelihood of exceeding that amount of warming isn't 2% as we would expect for a bell-curve distribution. It's closer to 10%!

Le réchauffement moyen prévu par les modèles dans ce scénario est d'environ 3°C, et l'écart-type est d'environ 1,5°C. La queue positive, définie comme la limite de +2 sigma, correspond donc à un réchauffement d'environ 6°C. Comme le montrent Wagner et Weitzman (voir figure ci-dessous), la probabilité de dépasser ce niveau de réchauffement n'est pas de 2 %, comme on pourrait s'y attendre dans le cas d'une distribution en forme de cloche. Elle est plus proche de 10 % !

Oui vous avez bien lu, en 2015 Michael Mann nous prévenait déjà qu'il y avait au minimum une probabilité de 10% que la température augmente de 6°C pour un doublement de la concentration en CO₂.

A méditer je vous dis.


vendredi 10 novembre 2023

Jacques Henry a tout compris...de travers comme d'habitude !

 C'est toujours un grand bonheur que de lire Jacques Henry, on n'est jamais déçu tellement il reste égal à lui-même en toutes circonstances.

Dans une de ses dernières livraisons, Effets inattendus d’une réduction de l’activité humaine sur l’évolution du climat, fidèle à sa pratique il interprète à sa façon ce que dit la science afin de retomber sur ses pattes, c'est-à-dire, pour être plus précis, tirer comme conclusion que le réchauffement climatique actuel n'est en aucune façon causé par nos émissions de gaz à effet de serre.

Contrairement à ses habitudes il nous donne cette fois un lien direct vers l'étude censée étayer ses propos :

Ce que révèle cette étude ( https://doi.org/10.1038/s41612-023-00367-6v ) montre que la diminution des aérosols soufrés et des poussières émis dans l’atmosphère a contribué à refroidir le climat !

Malheureusement, c'est ballot, le lien qu'il fournit gracieusement nous mène...nulle part !

          DOI NOT FOUND 

10.1038/s41612-023-00367-6v

Alors quand on est curieux et qu'on ne se contente pas comme ses lecteurs ordinaires d'opiner bêtement à tout ce qu'il raconte, on cherche à connaitre cette fameuse étude en s'aidant de Google à défaut d'autres choses.

En m'aidant des quelques éléments fournis dans son billet j'ai trouvé une étude, parue dans Nature, qui pourrait éventuellement être celle à qui il se réfère, mais sans en être vraiment certain tellement ses conclusions sont en opposition avec ce que Jacques Henry présente à ses lecteurs. Comme précisé dans l'extrait cité précédemment, pour lui « la diminution des aérosols soufrés et des poussières émis dans l’atmosphère a contribué à refroidir le climat », alors que l'étude que j'ai retrouvée, intitulée Aerosols overtake greenhouse gases causing a warmer climate and more weather extremes toward carbon neutrality, nous dit en substance :

The results suggest that the future aerosol reductions significantly contribute to climate warming and increase the frequency and intensity of extreme weathers toward carbon neutrality and aerosol impacts far outweigh those of GHGs and tropospheric O3
Les résultats suggèrent que les futures réductions d'aérosols contribuent de manière significative au réchauffement climatique et augmentent la fréquence et l'intensité des phénomènes météorologiques extrêmes vers la neutralité carbone et que les impacts des aérosols dépassent de loin ceux des GES et de l'O3 troposphérique.

Et de rajouter plus loin :

Therefore, substantial reductions in GHGs and tropospheric O3 are necessary to reach the 1.5 °C warming target and mitigate the harmful effects of concomitant aerosol reductions on climate and extreme weather events under carbon neutrality in the future.

Par conséquent, des réductions substantielles des GES et de l'O3 troposphérique sont nécessaires pour atteindre l'objectif de réchauffement de 1,5 °C et atténuer les effets néfastes des réductions concomitantes des aérosols sur le climat et les phénomènes météorologiques extrêmes dans le cadre de la neutralité carbone à l'avenir.
Bref, tout le contraire de ce que Jacques Henry semble avoir compris d'une étude dont il ne nous donne pas la source, en ne laissant que quelques vagues indices ne permettant pas de retrouver celle-ci :
Les effets du confinement imposé par les gouvernements lors de l’épidémie de coronavirus ont été étudiés en détail dans un article paru dans l’édition « Climate and Atmospheric Science » de la revue britannique Nature.
 L’étude s’est focalisée sur les conséquences des aérosols et des poussières dans une zone de l’Océan Indien jouxtant l’une des régions les plus peuplées du Monde, l’Inde et le Bengladesh. L’échauffement de la surface de l’océan et des terres émergées, dont l’archipel des Maldives, a diminué d’environ 1,4 Watt par mètre-carré correspondant à une diminution de la température moyenne de 0,4 degrés par jour de mesure.  
J'ai bien effectué quelques recherches sur le site Climate and Atmospheric Science de Nature en entrant divers mots clés, par exemple "indian ocean" sur l'année 2023, et j'ai trouvé Critical role of biomass burning aerosols in enhanced historical Indian Ocean warming où l'on m'explique :
The reduction of BMB (biomass burning) aerosols over the Indian subcontinent induces a TIO (tropical Indian Ocean) warming, while the increase of BMB aerosols over South America and Africa causes a cooling of the tropical Pacific and Atlantic, respectively.
La réduction des aérosols BMB (combustion de la biomasse) au-dessus du sous-continent indien induit un réchauffement de l'OIT (océan Indien tropical), tandis que l'augmentation des aérosols BMB au-dessus de l'Amérique du Sud et de l'Afrique entraîne un refroidissement du Pacifique tropical et de l'Atlantique, respectivement.

Donc nous avons en résumé :

  • réduction des aérosols => réchauffement de l'océan indien tropical ;
  • augmentation des aérosols => refroidissement au-dessus de l'Amérique du Sud et de l'Afrique.

Finalement, en insistant et en ajoutant à ma recherche le mot "lockdown", qui signifie confinement, j'ai pu enfin tomber sur l'étude à laquelle notre réinformateur amateur faisait allusion, à savoir Aerosol demasking enhances climate warming over South Asia. On y retrouve dès le résumé les données fournies par notre bouffon  :

Aerosol-induced atmospheric solar heating decreased by ~0.4 K d−1. Our results reveal that under clear sky conditions, anthropogenic emissions over South Asia lead to nearly 1.4 W m−2 heating at the top of the atmosphere during the period March–May. 

Le réchauffement solaire atmosphérique induit par les aérosols a diminué de ~0,4 K d-1. Nos résultats révèlent que dans des conditions de ciel clair, les émissions anthropiques au-dessus de l'Asie du Sud conduisent à un réchauffement de près de 1,4 W m-2 au sommet de l'atmosphère pendant la période mars-mai.

Et pour le cas où ce ne serait pas clair pour certains voici des précisions apportées plus loin :

The observations broadly support the IPCC model predictions that aerosols have a net cooling effect on climate, with the implication that reducing aerosol sources would lead to net warming38, as here quantified by observations. 

Les observations confirment largement les prévisions des modèles du GIEC selon lesquelles les aérosols ont un effet net de refroidissement sur le climat, ce qui implique qu'une réduction des sources d'aérosols entraînerait un réchauffement net, comme le montrent les observations quantifiées ici.

Je vous le disais, exactement le contraire de ce qui est servi par notre clown à son public pour l'amuser et lui faire passer le temps.


Bon d'accord, nous savons depuis longtemps que la science et Jacques Henry ça fait deux, en cela il est comparable à d'autres amuseurs publics tels que Benoit Rittaud ou François Gervais, nous ne sommes donc pas surpris outre mesure par des propos comme ceux-ci dont il parfume régulièrement ses billets :

 Il apparaît alors un immense dilemme : le pouvoir supranational qui pourrait se mettre en place décidera-t-il que l’une ou l’autre des régions économiques de surcroit très peuplées devra mettre en pause son activité industrielle et commerciale pour combattre l’échauffement ou le refroidissement (?), en d’autres termes le dérèglement du climat, on est en droit de prendre conscience que si un tel pouvoir nécessairement totalitaire pourra décréter une sorte de délestage de l’économie de toute une région du monde alors ce sera la mort définitive des démocraties.
Un "pouvoir supranational" qui provoquerait "la mort définitive des démocraties". Rien que ça !

C'est finalement plutôt comique de la part de quelqu'un admirateur de Vladimir Poutine, ne trouvez-vous pas ?

Et si vous n'avez toujours pas pigé il insiste :

Confinement lors de la pseudo-pandémie de coronavirus, réchauffement du climat en raison de l’activité humaine, censures en tous genres, restriction des libertés, tout procède de la même idéologie : instaurer un gouvernement supra-national totalitaire.
Il est tellement vrai que la Russie est un modèle en matière non seulement de démocratie mais également pour ce qui concerne la liberté d'expression, heureusement qu'il y a Jacques Henry pour nous mettre les poings sur les i !

Mais le plus cocasse c'est quand même ici :

À moins, et on peut l’espérer, que cette histoire de CO2 n’est qu’une erreur d’appréciation regrettable et qu’elle sera reconnue par les instances onusiennes.

J'avoue avoir bien ri, même si c'est triste de lire pareille ineptie, mais que voulez-vous le rire est parfois nerveux et il est difficile de l'empêcher de survenir dans une sorte de réflexe pavlovien.