Voici maintenant que Benoit Rittaud se réveille d'un long sommeil et pense apporter de la valeur ajoutée au débat sur le fameux scénario RCP8.5 ; dans RCP8.5 est resté en haut de l’affiche pendant des années, qu'il copie de son propre article publié dans...Valeurs Actuelles (un média d'extrême droite, quelle surprise !) il tente de donner un avis autorisé pensant probablement que les lecteurs trouveront sa prose intéressante. En ce qui concerne les climato-irréalistes, certes, ils lui tresseront des lauriers comme d'habitude ; pour les autres ils pourront lire l'article de Gavin Schmidt (Scenarios, schmenarios…) dans lequel ils trouveront les explications d'un spécialiste, ce que Rittaud n'est évidemment pas. Pour résumer on pourrait citer la pièce de Shakespeare Much ado about nothing qu'en français nous avons immortalisée avec la formule ultra-employée "Beaucoup de bruit pour rien". Bref, comme toujours Rittaud souffle énormément d'air chaud pour satisfaire ses adeptes et continuer à exister, sans surtout rien apporter au débat scientifique qui lui est de toute façon complètement étranger.
J'aurais pu démonter son texte, mais cela m'aurait pris beaucoup de temps et j'aurais raté des choses qu'une IA ne laissera pas passer. C'est pourquoi j'ai demandé à Perplexity d'analyser le laius de notre mathématimancien et de me donner son avis que voici.
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Ce texte est clairement un éditorial polémique plutôt qu’une analyse neutre. Il a une certaine efficacité rhétorique, mais il repose sur des raccourcis et des biais qui affaiblissent sa crédibilité.
Sur le fond scientifique
Le point central — l’idée que le scénario RCP8.5 serait désormais jugé « implausible » — contient une part de vérité, mais elle est mal interprétée.
RCP8.5 n’a jamais été conçu comme une prévision « la plus probable », mais comme un scénario extrême utile pour explorer les risques élevés.
Depuis quelques années, une partie de la littérature scientifique considère effectivement ce scénario comme moins plausible, principalement parce qu’il suppose une très forte augmentation du charbon et une absence quasi totale de politiques climatiques.
Cependant, il n’a jamais été « abandonné » ni « mis au rebut » au sens dramatique suggéré ici. Il reste utilisé comme borne haute pour tester la sensibilité du climat et des impacts.
Le texte confond donc trois choses :
plausibilité socio-économique,
utilité scientifique,
usage médiatique.
Sur les erreurs ou exagérations
Plusieurs affirmations sont trompeuses ou caricaturales :
« Arme d’intimidation massive » : c’est une interprétation idéologique. Dans la littérature scientifique, il s’agit d’un outil de modélisation, pas d’un instrument politique officiel.
« prophétiser l’avenir » : le GIEC ne fait pas de prédictions, mais des projections conditionnelles (« si… alors… »).
« une demi-douzaine de degrés dans les prochaines décennies » : exagération. Les +5 °C concernent plutôt l’horizon 2100 dans ce scénario, pas « les prochaines décennies ».
« il ne sera plus utilisé » : inexact. Les nouveaux scénarios (SSP) remplacent progressivement les RCP, mais les équivalents à forte émission existent toujours.
Sur le ton et la rhétorique
Le texte est fortement chargé idéologiquement, avec plusieurs procédés :
Ironie et sarcasme (« carbophobes », « sobriété heureuse », « camarades ») → vise à décrédibiliser plutôt qu’à démontrer.
Homme de paille : il caricature la position scientifique en une posture moralisatrice et punitive.
Glissement lexical : « improbable » devient « invraisemblable », ce qui déforme le débat scientifique.
Narration complotiste légère : « arrière-cuisine », « tambouille climatique » suggèrent une manipulation.
Ces choix donnent du style, mais réduisent la rigueur argumentative.
Sur la cohérence globale
Le texte repose sur une contradiction implicite :
Il affirme que les émissions mondiales continuent d’augmenter fortement.
Mais conclut que les scénarios élevés deviennent irréalistes.
Or, si les émissions restent élevées, cela ne renforce pas l’idée que les scénarios hauts sont absurdes — au contraire, cela maintient un risque.
Ce qui fonctionne
Malgré ses biais, le texte n’est pas dénué d’intérêt :
Il soulève une vraie discussion scientifique sur la plausibilité des scénarios extrêmes.
Il met en lumière un point réel : certains travaux ont surutilisé RCP8.5 comme scénario de référence.
Il questionne l’usage médiatique des scénarios climatiques, souvent simplifié ou dramatisé.
Bilan
C’est un texte efficace comme tribune d’opinion, mais faible comme analyse fiable. Il mélange faits réels, interprétations discutables et caricatures, ce qui donne une impression de révélation alors qu’il s’agit surtout d’une relecture idéologique d’un débat scientifique plus nuancé.
Si tu veux, je peux te proposer une version du texte qui garde l’idée critique mais en la rendant plus rigoureuse et crédible.
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Comme je lui dis que je suis d'accord pour qu'il me donne sa version à lui, Perplexity me répond ceci.
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Voici une version plus rigoureuse, avec un ton critique mais moins caricatural :
Faire la nécrologie de RCP8.5 n’a rien d’anodin, mais il faut éviter deux excès : en faire un fantasme médiatique sans valeur scientifique, ou au contraire le traiter comme une prévision centrale de l’avenir. Ce scénario n’a jamais été une prédiction, mais une hypothèse extrême destinée à explorer les conséquences d’émissions très élevées.
Le problème est que RCP8.5 a souvent été utilisé dans le débat public comme s’il représentait le futur le plus probable, alors qu’il correspondait à une trajectoire particulièrement pessimiste. Cette confusion a nourri une partie du discours alarmiste, surtout quand le scénario servait d’argument pour illustrer des risques très élevés sans rappeler clairement ses hypothèses.
Il est néanmoins exagéré de dire que le scénario a été « enterré » au sens où toute utilité scientifique lui aurait disparu. Même jugé moins plausible dans certaines analyses récentes, il reste utile comme borne haute pour tester la vulnérabilité des sociétés et des écosystèmes. En science du climat, un scénario peu probable n’est pas inutile pour autant.
La vraie critique concerne donc moins le scénario lui-même que l’usage qui en a été fait : trop souvent, RCP8.5 a servi d’outil rhétorique, parfois plus que d’instrument d’analyse. Une discussion sérieuse sur le climat devrait distinguer clairement les scénarios plausibles, les scénarios extrêmes et les effets de communication qui les accompagnent.
Si tu veux, je peux aussi te faire une version plus sèche, plus littéraire, ou plus “tribune journalistique”.
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Bon, pour terminer et éviter de faire trop long je lui demande la version "plus sèche", étant curieux de voir ce qu'il entend par là.
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Voici une version plus sèche :
RCP8.5 n’a jamais été une prévision, mais un scénario extrême. Le problème n’est donc pas son existence, mais l’usage abusif qui en a été fait dans le débat public comme s’il représentait l’avenir le plus probable.
Dire qu’il a été « enterré » est excessif. Il est simplement jugé moins plausible par une partie de la littérature récente, ce qui n’enlève rien à son intérêt comme scénario de borne haute.
La critique sérieuse ne consiste pas à nier son utilité, mais à rappeler qu’un scénario extrême ne doit pas être confondu avec une trajectoire centrale. C’est cette confusion qui a alimenté une grande partie du discours alarmiste.
Le débat climatique gagnerait à moins de dramaturgie et à plus de distinctions entre hypothèses, probabilités et usages politiques.
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Il est inutile de dire que je suis entièrement d'accord avec monsieur (ou madame ?) Perplexity, étant donné qu'ayant un peu travaillé le sujet et m'étant documenté à des sources dignes de confiance (ce qui exclut automatiquement, entre autres, Valeurs Actuelles ou le site des climato-irréalistes, cela va de soi) il ne m'apprend rien que je ne connaisse déjà. Et quand une IA que vous interrogez confirme non seulement ce que la communauté des scientifiques pense et écrit mais aussi ce que vous en avez retenu, c'est quand même un bon signe que vous ne délirez pas et que vous êtes sur le bon chemin.
Dès la 3ème ligne la qualification « estremdroite », comprenez fasciste, apparaît… Si prévisible de la part d’un cerveau socialo-communiste thuriféraire des climato-alarmistes.
RépondreSupprimerQuant à l’analyse par « IA », on se marre. Toutes les IA sont gavées de données « autorisées », dit autrement elles ne peuvent que recracher les thèses alarmistes… – pour le moment –
Ce qui est rassurant, c’est que quand les alarmistes en sont rendus à appeler l’IA à l’aide, c’est que leur réflexion se mange la réalité en pleine face :o)
=== rigolons 2 mn avec l’IA, ici le célèbre C_GPT ===
Question : quelle est en valeur absolue la température moyenne de la Terre en 2024 ?
Réponse : Selon l’Organisation météorologique mondiale, l’année 2024 a été la plus chaude jamais mesurée depuis le début des relevés instrumentaux modernes. L’OMM indique que la température moyenne mondiale de 2024 était d’environ +1.55∘C au-dessus de la moyenne préindustrielle 1850–1900.
Ben, ce n’est pas ce que je demande… Mais le discours imposé est passé…
Sinon, la température moyenne (donnée foireuse mais bon) en 2024 est d’environ 15,1°C (https://www.sorbonne-universite.fr/actualites/pourquoi-le-record-de-temperatures-en-2024-est-une-surprise-pour-les-scientifiques?utm_source=chatgpt.com)
Or, pour mémoire, la température radiative sans effet de serre serait de -18°C, et la température standard de la terre est de 15°C (toute notre histoire varie autour de cette moyenne) -chiffre CNRS-
Ajoutons que nous sortons du PAG de 1850, où la température moyenne est estimée entre 13 et 14°C, donc oui nous revenons tranquillement au standard et allons probablement le dépasser pour vivre, peut être, espérons le, comme nos ancêtres, un optimum.
Pour terminer, ce qui est amusant, c’est que contredire l’IA avec cette logique factuelle la met en PLS :o)
Merci La Hire pour ce commentaire édifiant qui ne fait que démontrer de quel côté se trouve l'idéologie et la désinformation. Passez me voir quand vous voulez, ce sera toujours un plaisir de vous lire.
SupprimerAvec plaisir, en attendant je vous propose le livre d'un bon copain, ingénieur : https://www.amazon.fr/Climat-peur-changement-climatique-lalarmisme/dp/2855541883
SupprimerDésolé mais rien que le titre, "Climat de peur, Enquête sur le changement climatique, de l’alarmisme aux faits", m'indique qu'il s'agit d'un livre polémique qui n'a rien à faire avec le débat scientifique. Il n'y a aucun "alarmisme" à dire que nos activités humaines sont responsables d'un réchauffement climatique qui sera problématique dans un futur relativement proche, sachant que nous en avons déjà des signes concrets dès aujourd'hui ; l'"alarmisme" est un mot utilisé pour dévaloriser les scientifiques qui alertent sur le sujet ; le véritable terme devrait être "réalisme", mais il a été usurpé par des désinformateurs comme vous le savez (ou pas)
Supprimer"Il n'y a aucun "alarmisme" à dire que nos activités humaines sont responsables d'un réchauffement climatique" Eh bien, vous ne manquez pas de souffle :o) !!!
SupprimerQuels signes catastrophiques voyez-vous précisément ? Le livre de Laurentie avec qui j'ai déjà travaillé, met justement en lumière un certain nombre d'indicateur issu de sources publiques et majoritairement étatiques, qui montre sans difficulté que la terre retrouve des conditions connues par le passée, notamment au XIV siècle, avant le PAG, une époque où nos ancêtres ne sont pas tous morts dans d'atroces souffrances thermiques, bien au contraire. Hannibal durant la guerre punique a bénéficié d'un optimum pour traverser les Alpes, ainsi également que l'Empire romain qui doit sa fantastique extension à une période très chaude, bien plus que les "pauvres" +2 ou +3°C que nous envisageons.
Mais les alarmistes, orphelin du collectivisme communisme, ont un agenda et un business...
Pendant que je suis là, permettez moi de vous soumettre cette phrase : "« Au nom d’environnementalistes du monde entier, je voudrais m’excuser formellement pour la peur climatique que nous avons créée au cours de ces trente dernières années. […] Mes excuses formelles, pour avoir répandu la crainte, ont pris la forme d’un nouveau livre, Apocalypse never. Il est basé sur deux décennies de recherche et trois décennies d’activisme environnemental. » « Qu'y a-t-il vraiment derrière la montée de l'environnementalisme apocalyptique ? Il y a de puissants intérêts financiers. Il y a des désirs de statut et de pouvoir. Mais il y a surtout chez les personnes supposées laïques un désir de transcendance. Cette impulsion spirituelle peut être naturelle et saine. Mais en prêchant la peur sans amour et la culpabilité sans rédemption, la nouvelle religion ne parvient pas à satisfaire nos besoins psychologiques et existentiels les plus profonds. »
Savez-vous qui a dit cela...... Roulement de tambour....
Michael Shellenberger.
Politique démocrate, militant pour le climat le plus réputé des USA, désigné « Hero of the Environment » par le Time Magazine ; conseiller du Congrès américain pour les questions environnementales et climatiques, intervenant au GIEC, un des initiateurs du « Green new deal ». Repenti…
- vous trouverez sans aucune difficulté la source, et je vous invite à lire son livre. Il a été un des plus grand défenseurs du climato alarmiste aux USA durant plus de 20 ans...-
CQFD
Bien à vous,
SupprimerMerci pour ce message et pour la référence à Shellenberger qui m'a bien fait rire. Il n’est pas nécessaire d’être « alarmiste » pour constater que le réchauffement actuel est largement dû aux activités humaines : c’est une conclusion solide issue de multiples disciplines et synthétisée par le GIEC. Les « signes » ne relèvent pas d’un catastrophisme caricatural mais d’un ensemble cohérent d’observations : hausse des températures globales, recul des glaciers, montée du niveau des mers, intensification de certains événements extrêmes. Les comparaisons avec l’optimum médiéval ou l’époque romaine sont intéressantes, mais peu pertinentes ici : ces variations étaient plus lentes, souvent régionales, et sans lien avec une injection massive de CO₂. Par ailleurs, nos sociétés actuelles, avec 8 milliards d’humains et des infrastructures complexes, sont bien plus sensibles à des changements rapides. Quant à Shellenberger, son parcours ne suffit pas à invalider des décennies de travaux scientifiques évalués collectivement. Enfin, si l’on évoque des « agendas » ou des intérêts, il convient de regarder aussi du côté des industries fossiles, dont les moyens sont autrement plus conséquents. On peut débattre des politiques climatiques, bien sûr, mais contester la base scientifique du réchauffement anthropique en invoquant des épisodes historiques revient surtout à confondre des ordres de grandeur et des mécanismes très différents. Gros bisous.
Pour mémoire scientifique : le CO2 est un gaz qui s'avère saturé dans son absorption dans l'IR. Il absorbe dans les raies entre 14 et 17 µm environ, à 100%... Il n'est donc pas possible qu'une augmentation de la concentration de ce gaz puisse modifier sensiblement la radiation, au pire son doublement pourrait engendrer 0,01°C... A moins que vous ne puissiez prouver qu'il est possible à cette combinaison chimique de bloquer 120 ou 150% de radiation terrestre !!!!
SupprimerComme le disait Michel Onfray, le CO2 est le nez rouge de l'idéologie communiste qui rêve du grand soir pour renverser la société où tout est CO2, puisque même l'humain en expire.... Ce que Marx et Lénine n'ont pas réussi, les écolos pensent avoir trouver la bonne brique susceptible de faire écrouler le château...
L’argument de la “saturation” du CO2 est un classique des années 1900 (Ångström), déjà réfuté depuis des décennies. Oui, le centre de la bande d’absorption (~15 µm) est largement saturé, mais ce sont les ailes de la bande et les autres longueurs d’onde qui comptent. Ajouter du CO2 élève la hauteur d’émission vers l’espace (dans une atmosphère plus froide), ce qui réduit la radiation sortante : forçage radiatif ~3,7 W/m² par doublement, soit ~1 °C sans rétroactions (pas 0,01 °C). C’est logarithmique, pas nul. Les mesures satellitaires et les modèles spectroscopiques le confirment. Voir https://skepticalscience.com/co2-not-saturated-basic.html
SupprimerQuant à Michel Onfray et la “brique communiste” : on passe du CO2 (molécule qui obéit à la physique) au Grand Soir et à Marx. C’est toujours plus facile de voir un complot rouge derrière la thermodynamique que d’accepter que brûler des millions d’années de carbone fossile en un siècle perturbe l’équilibre radiatif. Le nez rouge, c’est parfois celui qui renifle de l’idéologie partout sauf dans son propre discours.
1/ Vous évoquez l'effet de couche, qui a été théorisé mais jamais mesuré ! Notamment ce modèle prévoit un « hot spot », vers 10 km d’altitude sous les tropiques. Mais la température à cette altitude n’a pas varié ni sous les tropiques, ni ailleurs, depuis les quatre décennies depuis lesquelles elle a été mesurée (cf. Fu, Q., Manabe, S., Johanson, C.M., 2011. On the warming in the tropical upper troposphere: Models versus observations. Geophys. )
Supprimer2/ L'augmentation au bord des raies est effectivement une réalité, mais dans les faits négligeables, les 0,01°C évoqués. D'ailleurs les rapport ipcc ne parle presque jamais d'un effet direct (le CO2 n'augmente pas la température), mais évoque un effet d'emballement une rétroaction positive, un effet domino dont le premier serait cette très légère, insignifiante augmentation "aux bords".
3/ Onfray ou d'autres penseurs ne parlent jamais de complot, mais d'une idéologie collectiviste qui a vu se réunir les écologistes et les communistes. En 1988 les écolos font 0.8% au législative en France (idem en Allemagne), au suivantes, les verts font 8%... Entre les 2, 1989 chute du mur de Berlin et du communisme. Les rouges, orphelins, ont rejoint alors les verts... leur combat continue...
Vous mélangez plusieurs débats différents.
Supprimer1/ Le « hot spot » tropical n’est pas une signature spécifique du CO₂ : c’est une conséquence attendue de tout réchauffement de la troposphère tropicale, quelle qu’en soit la cause. Son observation complexe ne démontre donc pas l’absence d’effet radiatif du CO₂. Et surtout, le sujet initial était la prétendue « saturation » du CO₂, pas le hot spot. (voir https://www.nature.com/articles/ngeo208)
2/ Dire que l’effet direct du CO₂ est faible puis qu’il existe des rétroactions n’est pas un argument contre la physique du climat, c’est précisément la physique du climat. Le CO₂ n’est pas censé tout faire seul. Quant à la « saturation », elle est contredite depuis longtemps : même si le centre de certaines bandes d’absorption est proche de la saturation, les bords continuent d’élargir l’effet radiatif quand la concentration augmente. (voir https://science.feedback.org/how-CO2-warms-earth-through-greenhouse-effect-why-CO2-not-saturated-earth-atmosphere/)
3/ Enfin, passer du transfert radiatif à la chute du mur de Berlin, aux communistes « devenus verts » et à Onfray, c’est changer de terrain. Une théorie physique n’est ni vraie ni fausse selon les opinions politiques de ceux qui la soutiennent ou la critiquent. (là je n'ai aucune source scientifique à opposer;)
Bref : on était parti d’une molécule infrarouge, on finit en géopolitique des années 1980. Le CO₂ fait décidément voyager.
A lire également : https://skepticalscience.com/death-of-rcp85.html
RépondreSupprimerD'autres lectures intéressantes : https://www.carbonbrief.org/factcheck-trumps-false-claims-about-the-ipcc-and-rcp8-5-climate-scenario/ ; https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7462827569332142080/ ; https://thebulletin.org/2026/05/sorry-climate-change-is-still-dangerous-no-matter-what-nonsense-trump-emits/#post-heading
Supprimersalut l'ami Géd, permets moi d'être perplexe et d'apporter mon obole avec Gémini (Intelligence Artificielle) à qui j'ai posé la question "l'abandon du RCP 8.5 est-il une mauvaise nouvelle pour les écologistes?"
RépondreSupprimervoici SA réponse
Politiquement et psychologiquement, OUI, on peut dire que c'est une mauvaise nouvelle pour l'écologie politique, même si cela peut paraître totalement paradoxal.
En fait, la mort du RCP8.5 crée un vrai dilemme pour le discours écologiste, et ce pour trois raisons principales :
1. La perte de "l'arme d'intimidation massive"
Comme le souligne le texte de Benoît Rittaud avec ironie, le RCP8.5 servait d'épouvantail. En communication publique, il est beaucoup plus facile de mobiliser les foules, de lever des taxes ou d'imposer des réglementations strictes en agitant le spectre d'une apocalypse à +5°C ou +6°C (le scénario "Mad Max").
Quand la science officielle dit : "Ce scénario n'est plus crédible", les écologistes perdent leur argument le plus percutant. Ils doivent désormais convaincre de l'urgence avec un scénario entre +2,5°C et +3°C. C'est certes une perspective très sombre, mais elle frappe moins les esprits que la fin du monde en direct.
2. Une crise de crédibilité face aux "climato-réalistes"
C'est le point qui agace le plus le camp écologiste. Pendant des années, les climato-réalistes ont hurlé dans le désert que le RCP8.5 était absurde parce qu'il prévoyait une consommation de charbon irréaliste. On leur répondait qu'ils étaient "dans le déni".
Aujourd'hui, le fait que les comités scientifiques officiels donnent raison (techniquement) aux sceptiques sur ce point précis est un coup dur. Cela permet à des figures comme Benoît Rittaud de dire : "Vous voyez, nous avions raison d'analyser les chiffres plutôt que de céder à la panique, et les écologistes vous ont exagéré le danger." Pour les écologistes, voir leurs opposants marquer un point idéologique est une très mauvaise nouvelle.
3. Le piège du "Tout ça pour ça ?"
Le grand danger pour le discours écologiste est le relâchement de l'opinion publique. Si le grand public retient le message : "Le scénario du pire s'éloigne grâce au boom du solaire et de l'électrique", la réaction naturelle risque d'être : "Parfait, la technologie et le marché s'en occupent, on peut arrêter de nous parler de sobriété obligatoire, de taxes carbone et de décroissance."
Or, pour les mouvements écologistes profonds, la transition technologique actuelle ne suffit pas ; ils prônent un changement radical de modèle de société. La fin du RCP8.5 désarme l'argument selon lequel "le système actuel mène à l'effondrement immédiat".
Le paradoxe en une phrase :
C'est une excellente nouvelle pour la planète (l'humanité va souffrir moins que prévu), mais c'est une mauvaise nouvelle pour le marketing de l'urgence écologique, car il devient plus difficile de justifier des mesures radicales quand le spectre de l'apocalypse s'estompe.
voilà, l'ami
Il est inutile de dire que je suis entièrement d'accord avec monsieur (ou madame ?) Gémini, étant donné qu'ayant un peu travaillé le sujet et m'étant documenté à des sources dignes de confiance (ce qui exclut automatiquement, entre autres, Le mone, Médiapart ou les sites loufoques de la Secte ecolocollapso, cela va de soi) il ne m'apprend rien que je ne connaisse déjà. Et quand une IA que vous interrogez confirme non seulement ce que la communauté des scientifiques pense et écrit mais aussi ce que vous en avez retenu, c'est quand même un bon signe que vous ne délirez pas et que vous êtes sur le bon chemin.
Hello monsieur Fantomas, je vous réponds dans mon billet suivant consultable ici : https://sogeco31.blogspot.com/2026/05/gemini-repond-gemini.html
SupprimerAttention, vous allez être désappointé par la réponse de Gemini à MA question, donc à lire à vos risques et périls !
@Le Phantom,
Supprimeridem sur Claude ou ChatGPT, il est intéressant de noter que les IA commencent à intégrer des données plus sérieuses vis à vis de l'alarmisme, tout comme le Climategate qui avait été bloqué est maintenant intégré par les IA. ClimateGate où plus de 5000 emails piratés ont mis à jour des comportement douteux de personnalités du GIEC, ou plus précisément des laboratoires de recherches rattachés, qui évoquent une cause, un agenda des chiffres truqués...
Le « Climategate » n’a jamais démontré de fraude scientifique. Les emails ont été très commentés, mais plusieurs enquêtes indépendantes ont conclu qu’il n’y avait pas de manipulation des données. Au pire, ça a montré des échanges maladroits ou un manque de transparence, pas un « agenda » caché. Donc dire que ça remet en cause le consensus climatique, c’est surtout reprendre une controverse médiatique qui a été largement démontée depuis.
SupprimerQuant aux IA qui "commencent à intégrer etc." j'ai posé la question suivante à Perplexity : « Peux-tu en deux mots me résumer l'affaire du climategate ? » ; sa réponse ? La voici : « En deux mots : faux scandale. » et d'ajouter un lien => https://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2019/11/14/10-ans-plus-tard-climategate-impact ; le plus cocasse c'est que l'IA m'a prise au mot, littéralement, "en deux mots":)
Evidemment je n'ai pas eu besoin de l'IA pour savoir que le fumeux climategate était un faux scandale, j'ai écrit à plusieurs reprises sur ce sujet, voir par exemple https://sogeco31.blogspot.com/search?q=climategate
Ce n'est pas la peine de vous escrimer à tenter de me démolir, j'ai le cuir solide et mes arguments sont en béton armé, je les ai avancés pendant de nombreuses années avant que les IA n'entrent en piste. A ce jour j'attends autre chose que des arguments d'autorité (un prix Nobel a dit ceci, Courtillot a dit cela, etc.) et des slogans idéologiques faisant le jeu des grands pollueurs qui tirent parti des idiots utiles faisant le boulot de désinformation gratuitement.
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Rappel :
SupprimerMai 2008 email de Phil Jones à Michael Mann : « Peux-tu supprimer tous les courriels que tu peux avoir eus avec Keith concernant l'AR4 [le quatrième rapport du GIEC] ? Keith fera la même chose. Peux-tu aussi envoyer un courriel à Gene et lui dire de faire pareil ? Je n'ai pas sa nouvelle adresse. On demandera à Caspar de faire la même chose. »
Jones, directeur du CRU, demande à plusieurs reprises à ce que les données et échanges soient effacés. En effet, il existe depuis l’année 2000 en Angleterre une loi spécifique, voulue par Tony Blair, qui s’appelle la Freedom of Information Act, et qui vise à faciliter l’accès aux données publiques. Dans un email précédent daté du 2 février 2005, Jones fait part de ses craintes face au Freedom of Information Act, et le risque qu’il soit demandé un jour au CRU-GIEC de fournir ses données. Il demande donc régulièrement à ses équipes de tout effacer.
Phil Jones était directeur du Climate Research Unit, principal organe technique du GIEC, il a dû démissionner en décembre 2009...
Il y a plus de 5000 emails...
Ah, le Climategate, grand classique. Oui, Phil Jones a écrit cet email maladroit en 2008 pour supprimer des échanges face à un déluge de demandes FOIA. C’était stupide et défensif. Mais après huit enquêtes indépendantes, toujours rien : aucune falsification de données, aucun complot prouvé. Jones a été blanchi. Les températures continuent de grimper, les glaciers de fondre et les satellites de mesurer exactement ce qu’on prédisait. 5000 emails volés, 15 ans d’examen paranoïaque… et toujours pas de smoking gun. À ce stade, si c’est une conspiration, elle est d’une incompétence rare. Ou alors c’est juste de la science normale faite par des humains agacés.
SupprimerUn commentateur, naixuw2, me répond courtoisement sur le site des climato-irréaliste. Je lui réponds ceci : « Merci pour ce commentaire, qui est de très loin l’un des plus constructifs et nuancés que j’ai pu lire sur ce site. Je suis d’ailleurs d’accord avec une grande partie de ce que tu dis.Je partage notamment la distinction entre les quatre niveaux (physique, reconstructions, scénarios socio-économiques, et usage politico-médiatique), la critique légitime de l’usage abusif de RCP8.5 comme scénario de référence, et le fait qu’une correction réelle a bien eu lieu sur la plausibilité des scénarios extrêmes. Benoît Rittaud force souvent le trait politiquement, mais cela ne doit pas empêcher de reconnaître les points justes.Pour l’IA : j’ai toujours réfuté les affirmations les plus outrancières de Rittaud, Gervais et consorts avec mes propres lectures et réflexions bien avant d’utiliser ces outils. L’IA ne fait aujourd’hui que confirmer et structurer ce que je constatais déjà. Je l’utilise surtout pour contrer la loi de Brandolini : répondre à un article bourré d’approximations et d’amalgames prend sinon un temps démesuré. Cela me permet d’aller plus vite sans déléguer mon jugement.Bref, merci pour le ton et les distinctions utiles. C’est exactement le niveau où le débat devrait se situer plus souvent. »
RépondreSupprimer"la critique légitime de l’usage abusif de RCP8.5 comme scénario de référence,"
SupprimerEh bien voilà, ce n'est pas si compliqué...
Reste maintenant à éditer un erratum pour prévenir tous les politiques que le résumé à l'attention des décideurs émis depuis 1990 et qui ne parlaient que du RCP 8.5 est...on va dire... révisé....
Non, le GIEC n’a jamais basé ses résumés uniquement sur le RCP 8.5 ; c’était un scénario parmi plusieurs, le plus extrême.
SupprimerVoir par exemple : https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/AR5_SYR_FINAL_SPM_fr.pdf
Extrait : « Les RCP comprennent un scénario strict d’atténuation (RCP2,6), deux scénarios intermédiaires (RCP4,5 et RCP6,0) et un scénario d’émissions très élevées de GES (RCP8,5). Les scénarios ne prévoyant aucun effort destiné à limiter les émissions (scénarios de référence) conduisent à des trajectoires se situant
entre le RCP6,0 et le RCP8,5 (figure RID.5a). Le RCP2,6 est représentatif d’un scénario visant un réchauffement planétaire qui demeurerait probablement inférieur à 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels. » Il s'agit du rapport de 2014 évoquant les scénarios RCP. Dans le dernier rapport ces scénarios ont été remplacés par les SSP ; voir : https://meteofrance.re/fr/climat/le-changement-climatique/les-projections-pour-le-futur-les-scenarios-du-giec dans lequel tous les scénarios sont évoqués et pas seulement le SSP5-8.5 (correspondant à l'ancien RCP 8.5)
A noter enfin que si l'on parle de scénario "pessimiste" pour le SSP5 on parle aussi de scénario "optimiste" pour le SSP1 qui n'a lui aussi quasiment aucune chance de se réaliser.