samedi 28 juillet 2018

Partie remise à l'étang de Peyregrand

Pas de topo-guide utilisé pour cette balade qui est d'une simplicité biblique : on part du parking, on monte le long du torrent, on arrive à l'étang (en principe) puis on redescend par le même chemin et le tour est joué.

Cela n'empêche pas certains perfectionnistes d'écrire un descriptif détaillé, comme ici chez rando-marche, alors que d'autres, bien plus avisés, se contentent, comme ici chez visorando, de publier une simple photo.

Certaines balades sont tellement faciles d'accès qu'une simple carte IGN suffit amplement, mais il faut croire qu'il y a des personnes qui ont besoin qu'on les prenne par la main en leur précisant qu'ici il faut traverser le torrent sur une passerelle ou que là on franchit le même torrent sur une nouvelle passerelle…

Bon, de toute façon ce samedi j'ai beau faire le fier mais nous ne sommes pas arrivés jusqu'à l'étang !

Non, non, pas à cause d'une erreur de parcours, mais de ceci :

Magnifique vue peu après la jasse de Brouquenat.

En principe nous aurions dû voir quelque chose comme ceci à la place :

Etang de Brouquenat, source lacsdespyrenees

Mais quelle idée aussi de vouloir faire cette balade avec cette vue peu après le départ :

Peu après le parking du Bouychet on monte dans la forêt.

Il est vrai que la météo nous avait avertis et on se doutait un peu de ce qui nous attendait, nous savions aussi que le lendemain, le dimanche donc, les prévisions étaient bien meilleures avec des risques d'orages dans l'après-midi et des températures en hausse, comme on peut le voir avec ces anticipations concernant le village de Siguer, dernier lieu civilisé avant la montagne :

Prévisions météo pour samedi, source meteo-villes

Prévisions météo pour dimanche, source meteo-villes

Pour être honnête ma confiance était toute relative, car je sais par expérience que les conditions peuvent être très différentes entre la vallée et la montagne, même à quelques kilomètres à vol d'oiseau, seulement voilà, nous n'avions que le samedi pour sortir et donc pas le choix, sachant qu'avec un peu de chance nous pourrions peut-être « passer au travers ».

Nous sommes donc retournés sur nos pas après quelques deux heures de marche, et à la descente nous avons croisé de nombreux randonneurs dont certains équipés pour passer au moins une nuit si ce n'est plus dans les hauteurs, preuve que nous n'étions pas si fous que cela !

Notre décision de faire demi-tour s'explique surtout par le fait que la descente est très longue et plutôt fastidieuse, alors autant l'effectuer dans de bonnes conditions, sur un sol bien sec (le sentier comporte d'innombrables pierres de diverses tailles pouvant se muer en patinoires par temps humide…) et après avoir bien bénéficié de la vue qui est magnifique en ces lieux par beau temps ; se faire mal et n'en tirer aucun profit autre que de se dire « nous l'avons fait », très peu pour nous.

Comme d'habitude voici les données GPS malheureusement tronquées à cause d'une défaillance de l'engin qui s'est inexplicablement arrêté après moins de deux heures de fonctionnement (les piles étaient pourtant quasiment à leur maximum)

Donnés GPS : élévation, distance et température.

L'arrêt de l'appareil est-il dû aux conditions météo ? Possible, car je ne vois pas comment j'aurais pu l'éteindre par inadvertance, le bouton marche/arrêt devant être longuement et fortement appuyé et mon GPS étant fourré dans mon sac à dos, dans une poche interne que je n'ouvre qu'à l'arrivée à la voiture.

On remarquera quand même que la température était plutôt clémente au départ, aux alentours de 20 degrés malgré le ciel couvert, et d'ailleurs nous avons abondamment transpiré jusqu'à la passerelle où se situe le départ du sentier vers l'étang de Gnioure, mais après cet endroit, bien que la température du GPS montre une hausse jusqu'à 27 degrés, c'est le froid presque glacial d'un vent remontant de la vallée qui nous a en grande partie fait rebrousser chemin !

Cela montre l'importance de bien comprendre la différence entre température mesurée et température ressentie, dans le cas présent la première étant une donnée objective fournie par un instrument blotti dans le cocon douillet du sac à dos et la seconde se révélant la responsable nous ayant fait frissonner au point de renoncer à notre programme initial.

Au passage je signale que l'accès à l'étang de Gnioure n'est plus possible par arrêté du maire de la commune de Siguer :

Indication de l'interdiction d'accès à l'étang de Gnioure par le sentier du Pecalvet.

Je n'ai pas réussi à trouver sur internet la raison de cette interdiction, le sentier ne me paraissant pas particulièrement dangereux vu d'en haut :

La passerelle repérée par une croix rouge, point de départ du sentier menant à l'étang de Gnioure visible sur la gauche ; la partie apparemment interdite est mentionnée par la série de points noirs.

Est-ce simplement pour interdire l'accès au barrage qui serait défectueux et mériterait de sérieuses réparations, ou bien le sentier présente-t-il lui-même à cet endroit précis des dangers du style éboulements ou effondrements ? 

Mystère.

C'est dommage car l'étang de Gnioure faisait partie de mes projets de cet été, il faudra se rabattre sur autre choses, mais ce ne sont pas les sites dignes d'intérêt qui manquent dans les Pyrénées !

Dernier mystère, cet étrange appareil planté dans le lit du torrent et accroché fermement aux rochers, à quoi peut-il donc servir ?

Fiché dans l'eau, cet appareil semble contempler l'amont du torrent.

Mon hypothèse est qu'il s'agit d'un capteur mesurant le débit, mais si c'est le cas je me demande comment il fonctionne.

Peut-être cet habitant des lieux a-t-il la réponse :

Pas farouche pour deux sous, mais il faut dire que nous sommes près du parking à un endroit où les promeneurs ont l'habitude de laisser quelques miettes derrière eux…

Aucun commentaire:

Publier un commentaire