Les surges glaciaires sont des accélérations brutales de l’écoulement, transférant rapidement la glace vers l’aval. Environ 3 100 glaciers de ce type existent dans le monde, concentrés à 48 % dans l’Arctique/Subarctique et 50 % en Haute Asie. Ces surges, cycliques (5 à >100 ans), sont déclenchées par une chute du frottement basal. Le réchauffement climatique modifie déjà leur comportement. Au moins 81 d’entre elles ont provoqué des crues glaciaires dangereuses. Il faut améliorer les observations, les modèles et les projections futures face au changement climatique.
Voici en quelques phrases ce que Grok m'a fourni quand je lui ai demandé de me résumer l'"abstract" (qui signifie...résumé) du papier publié dans Nature et intitulé Glacier surging and surge-related hazards in a changing climate (Risques liés à la surge glaciaire et aux phénomènes associés dans un climat en mutation)
Les surges glaciaires sont donc impactées par le réchauffement climatique, ce qui est explicite dans ce papier de Nature si l'on s'en tient à ce court passage de l'abstract :
there is emerging evidence that climate warming is changing surge behaviour.
Il existe de nouvelles preuves indiquant que le réchauffement climatique modifie le comportement des surges.
Ce papier vient donc confirmer, s'il en était besoin, que le réchauffement climatique peut engendrer de sérieux risques puisque les surges glaciaires sont à l'origine de catastrophes déjà recensées, comme par exemple les trois qui suivent :
- High frequency of moraine-dammed lake outburst floods driven by global warming (dans Nature) Communications et The Sikkim flood of October 2023: Drivers, causes, and impacts of a multihazard cascade (dans Science)
- South Lhonak Lake (Sikkim, Himalaya indien) – Octobre 2023 - Une crue glaciaire dévastatrice (GLOF) a été déclenchée par l'effondrement d'une moraine latérale gelée dans le lac, causant un raz-de-marée d'environ 50 millions de m³ d'eau. Cela a détruit des barrages hydroélectriques (dont Teesta III), plus de 30 ponts, des milliers de bâtiments, et causé environ 55 morts (plus 74 disparus). Bien que le déclencheur principal soit un effondrement morainique lié au recul glaciaire, la région abrite de nombreux glaciers surge-type et ce type d'événement est aggravé par le climat.
- Juneau flood: A glacier outburst in Alaska. It sent a wave of water surging toward Juneau (dans CNN) et 2024 Glacial outburst flood near Juneau sets record for second year in a row (dans NOAA Climate.gov)
- Mendenhall Glacier / Suicide Basin (Juneau, Alaska) – Août 2023, 2024 et 2025 - Des outbursts annuels d'un lac barré par la glace du glacier Mendenhall (lié à la fonte et au comportement instable du glacier) ont causé des inondations record. En 2023 et 2024, des centaines de maisons ont été touchées ; en 2025, le niveau de la rivière a battu tous les records (16,65 pieds), avec évacuations massives, mais les digues temporaires ont limité les dégâts. Ces événements se répètent et s'intensifient avec le réchauffement.
- Causes and effects of Shisper glacial lake outburst flood event in Karakoram in 2022 (dans Taylor & Francis)
- Shishper Glacier (Karakoram, Pakistan) – 2019-2022, avec GLOF notable en 2022 - Le glacier surge-type Shishper a avancé rapidement, formant un lac barré par la glace qui a provoqué une crue majeure en mai 2022 (breach du lac), causant inondations, érosion intense, destruction de ponts, routes (Karakorum Highway) et infrastructures locales dans la vallée de Hassanabad.
Bien d'autres catastrophes ont eu lieu, dont voici uniquement les liens :
- GLOF from Thyanbo glacial lake sweeps away Thame Village - ICIMOD
- Glacial Lake Outburst in Humla: Relief materials delivered to displaced families in Tilgaon - myRepublica - The New York Times Partner, Latest news of Nepal in English, Latest News Articles | Republica
- Upper Mustang flood caused by GLOF, HiRISK confirms; Experts warn of growing risks from high-altitude lakes - The Himalayan Times - Nepal's No.1 English Daily Newspaper | Nepal News, Latest Politics, Business, World, Sports, Entertainment, Travel, Life Style News
- GLOF IS Behind Devastating Flood in Rasuwa: NDRMA | New Spotlight Magazine
- Major collapse of the Dehdal Glacier – Glofca
- Himalayan water bombs: understanding Glacial Lake Outburst Floods (GLOFs) before they burst - Blue Water Intelligence (BWI)
L'acronyme GLOF revient quasiment tout le temps, voici sa définition :
Une inondation provoquée par le débordement d'un lac glaciaire (Glacial Lake Outburst Flood) est un type d'inondation causée par la rupture d'un barrage retenant un lac glaciaire.
Pourtant tout cela ne suffit pas à convaincre Benoit Rittaud, professeur de mathématiques de son état et en rien spécialiste du sujet, qui se laisse interviewer par Atlantico dans Plusieurs milliers de glaciers se sont remis à grandir à travers la planète et ils posent tout autant de problèmes que ceux qui fondent.
Pour lui, bien entendu, le réchauffement climatique n'y est pour rien puisque cher lecteur habituel de ce blog vous savez parfaitement que pour Rittaud il n'y a pas d'urgence climatique étant donné que, je le cite, le climat a toujours changé, ce réchauffement est de toute façon minime et fonction des variations naturelles du climat que la Terre a toujours connues et que, cerise sur le gateau, le CO₂ c'est très bon pour les plantes qui se nourrissent de ce gaz et prospèrent comme jamais ! N'en jetez plus la cour climato-irréaliste est pleine.
Aussi, comme j'en ai pris l'habitude depuis quelque temps, j'ai demandé à une IA, Grok en l'occurence, que je trouve supérieur à ChatGPT (bien que cela me coûte de l'avouer...), de me construire un billet de blog percutant et ironique à partir de l'article de Rittaud dans Atlantico. Voici le résultat.
*****
Titre proposé par Grok : Surprise glacée : Quand un mathématicien « réchauffe » le débat sur les glaciers qui grandissent… ou pas vraiment
Salut la communauté !
Imaginez : vous ouvrez votre fil d’actu et bam ! Un titre choc : « Plusieurs milliers de glaciers se sont remis à grandir à travers la planète et ils posent tout autant de problèmes que ceux qui fondent ». Ça sonne presque comme une bonne nouvelle face à la fonte record des glaces, non ? Sauf que l’article d’Atlantico (février 2026) est signé… par Benoît Rittaud. Oui, le même Benoît Rittaud, mathématicien, président de l’Association des climato-réalistes et figure bien connue du scepticisme climatique en France.
D’abord, la vraie science : que dit vraiment l’étude de Nature ?
L’article s’appuie sur une revue solide publiée en février 2026 dans Nature Reviews Earth & Environment : « Glacier surging and surge-related hazards in a changing climate », menée par le glaciologue Harold Lovell (Université de Portsmouth) et une équipe internationale.Les points clés, clairs et nets :
- Il existe environ 3 100 glaciers « surging » dans le monde (des glaciers qui accélèrent brutalement, transfèrent de la glace vers le bas et font avancer leur front parfois de dizaines de mètres par jour).
- Ce n’est pas une « croissance » en volume : c’est une instabilité cyclique (comme un ressort qui se relâche), souvent liée à l’eau de fonte qui lubrifie la base. Pas une preuve de refroidissement global !
- Ces glaciers se concentrent surtout dans l’Arctique/Subarctique (48 %) et en Haute Asie (50 %, surtout Karakoram). Ils ne représentent que 1 % des glaciers mondiaux, mais couvrent ~16 % de la surface glaciaire.
- Les risques ? Très réels : au moins 81 glaciers ont provoqué des catastrophes (inondations par rupture de lacs barrés – les fameux GLOF –, blocages de rivières, destructions d’infrastructures). Et le réchauffement ? Il change les règles : plus de fonte basale, des surges potentiellement plus fréquentes ou imprévisibles dans certaines zones.
Mais alors, pourquoi Rittaud transforme ça en argument anti-alarmiste ?
Dans l’interview d’Atlantico, Rittaud fait ce qu’il fait souvent : il admet la tendance globale au recul, mais zoome sur les exceptions pour diluer le message.- « Les glaciers ont toujours avancé et reculé, bien avant l’homme » → Vrai historiquement (Petit Âge glaciaire, avancées alpines au XVIIe siècle qui ont englouti des hameaux à Chamonix ou en Suisse), mais ça n’efface pas l’accélération actuelle liée aux émissions humaines.
- « Les dégâts augmentent à cause de la population et de la richesse, pas du climat » → Classique pour minimiser l’impact du réchauffement.
- La cerise : adaptation yes, mitigation no. Pas un mot sur la réduction des gaz à effet de serre. Pour lui, on s’adapte, on prie (il cite la procession suisse !), et basta. Le réchauffement ? Minime, pas un vrai problème pour nous.
Le vrai scandale ? Pas d’expert glaciologue à la barre !
Attendez, le pompon : Atlantico interviewe un mathématicien pour commenter une revue de glaciologie pointue.
Pourquoi pas Harold Lovell lui-même ? Ou un autre glaciologue ?
Rittaud n’a jamais publié sur les glaciers. C’est un expert en modélisation maths, pas en dynamique glaciaire. Inviter un sceptique assumé sans contradicteur expert, c’est comme demander à un économiste d’expliquer une opération chirurgicale : ça peut être intéressant… mais pas très rigoureux.
Et vous, vous en pensez quoi ?
Les glaciers qui « grandissent » temporairement ne sauvent pas la planète ; ils rappellent juste que la nature est complexe… et que le réchauffement la rend encore plus imprévisible et dangereuse.Alors, on continue à s’adapter intelligemment (oui !) ET à réduire les émissions (indispensable !), ou on se contente de processions et de tech ?
Dites-moi en commentaires : avez-vous déjà vu ce genre de twist médiatique sur le climat ? Ça vous énerve, ça vous intrigue ?Partagez si vous pensez que la science mérite mieux que des interviews orientées. Et restez curieux : la vraie glace fond, les vrais risques montent.À bientôt pour d’autres décryptages sans langue de bois !
*****
Bon, c'est Grok qui vous demande votre avis, c'est vous qui voyez, moi je ne vous oblige à rien, hein !
A noter que le secret d'un bon texte issu d'une IA réside dans le prompt, c'est-à-dire les instructions que vous lui donnez. Si vous orientez vos instructions dans un certain sens il y a de fortes chance que l'IA ira dans le même sens que vous. Si par exemple vous êtes climatosceptique, et que l'IA le sache en se référant à vos précédentes interactions avec elle, ses réponses seront là pour vous conforter dans vos croyances, ou du moins elle sera très précautionneuse afin de ne pas vous froisser et vous croirez que ses informations viennent conforter vos préjugés même si celles-ci sont relativement objectives et contredisent en fait vos convictions intimes.
Dans le cas présent j'ai seulement demandé à Grok de me dire ce qu'il pensait de l'article d'Atlantico en lui précisant seulement que Rittaud est un mathématicien climatosceptique (ce que Grok n'a en réalité aucun mal à trouver sur internet !) et qu'il n'est pas normal qu'Atlantico lui demande son avis au lieu d'interroger un spécialiste du sujet, un glaciologue par exemple. Comme vous le voyez je n'ai mentionné dans mon prompt que des éléments factuels que quelqu'un n'ayant que trois ou quatre neurones éveillés trouverait normal de faire figurer.
| Rittaud résumé en une image par l'excellent Grok. |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire