mercredi 31 octobre 2018

Glou glou glou...

C'était prévisible, il fallait bien que le drame survienne un jour ou l'autre, ça y est, le commissaire est en train de sombrer corps et bien, mais il a réussi à nous lancer un dernier (?) message de détresse :
1964. AntonioSan | 31/10/2018 @ 18:38

AntonioSan (#1955), Significatif qu’ en me citant incomplètement, pepere laisse de côté les éléments qui l’accablent… Pauvre petit techno en mesures qui a du se prendre nombre d’humiliations pendant sa carrière à faire le boulot pour des ingénieurs qui devaient garder la gloire pour eux… alors Super JojoD 68 ans se venge en faisant le mariole dans sa mare et s’improvise expert en atolls. Too funny.
Le voilà qui refait, depuis les profondeurs au large des crêtes algales, mon CV en m'inventant un âge et un parcours qu'il a sûrement échafaudés en dernier ressort (les derniers instants d'un condamné produisent des effets inattendus sur le cerveau) en croyant se sortir de la situation désespérée dans laquelle il s'est mis tout seul sans que personne ne lui demande quoi que ce soit.

La preuve de la perte complète de lucidité, aux portes du passage dans le néant, est cette attribution à ma modeste personne de ce que l'on appelle la cueillette des cerises, cherry-picking en anglais, à laquelle il s'est magistralement adonné dans son précédent commentaire, celui que je suis supposé avoir cité « incomplètement ».

Oui j'avoue, humblement j'avoue que je n'ai pas repris la totalité du message essentiel du commissaire, avec un passage en gras que je vous livre maintenant, car il n'est jamais trop tard pour libérer sa conscience :
Atoll and island areal stability can therefore be considered as a global trend.
Importantly, islands located in ocean regions affected by rapid sea-level rise showed neither contraction nor marked shoreline retreat, which indicates that they may not be affected yet by the presumably negative, that is, erosive, impact of sea-level rise
Oui, je ne reprends que la partie en gras parce que vous avez compris que c'est ce que le commissaire voulait que tout le monde retienne, n'est-ce pas.

Comme je suis gentil (moi) je vous donne aussi, pour le même prix, la traduction en polynésien français :
La stabilité des zones « atolliques » et insulaires peut donc être considérée comme une tendance mondiale.
Il est important de noter que les îles situées dans des régions océaniques touchées par l'élévation rapide du niveau de la mer ne montrent ni contraction ni recul marqué du littoral, ce qui indique qu'elles ne sont peut-être pas encore affectées par l'impact supposé négatif, c'est-à-dire érosif de l'élévation du niveau de la mer.
Première remarque, à titre préliminaire : je rappelle que le point de départ de la « discussion » avec le commissaire était la disparition quasi-totale de East Island suite au passage de l'ouragan Walaka, et que par conséquent toute considération étrangère à ce sujet n'est de la part de monsieur Antoine qu'une tentative de diversion pour noyer le poisson et faire oublier ses égarements initiaux.

Ensuite, il n'a jamais été question de ma part de nier que des iles pouvaient, jusqu'à présent, avoir bien résisté à la montée des eaux, d'ailleurs la scientifique, citée ingénument par notre commissaire attentionné, dit bien :
qu'elles ne sont peut-être pas encore affectées par l'impact supposé négatif, c'est-à-dire érosif de l'élévation du niveau de la mer.
Et là c'est moi qui souligne le mot « encore » qui a de toute évidence échappé à l'œil d'habitude perçant du fin limier que la Charente-Poitou entière nous envie.

Mais je sens que notre ténor de la polisse française va « encore » ergoter sur le mot « supposé » qui sous-entend une probabilité certes non nulle mais également non égale à 100% ; et si ce n'est pas égal à 100% alors il n'y a pas à s'inquiéter, n'est-ce pas ? D'ailleurs les assureurs vous le diront, pour contracter une police il est indispensable que le risque encouru soit égal à 100%, autrement pas la peine de vous déplacer, c'est pour cela que monsieur Antoine n'assure pas sa maison, et c'est aussi pour cela qu'il ne s'inquiète pas du réchauffement climatique, car c'est un homme avisé monsieur Antoine.

Mais allons un peu plus loin que lui, il nous citait deux passages soigneusement sélectionnés dans les conclusions de la chercheuse, et si nous allions voir ce qu'elle écrit à la fin ?
Further research should address four priorities: (a) fill geographical gaps by focusing on Indian Ocean, Caribbean and north-western Pacific atolls; (b) use a common assessment protocol to strengthen data comparability; (c) further investigate ecological drivers to be able to determine changes in reef productivity; (d) promote interdisciplinary approaches, especially nearshore processes modeling, to better capture potential changes in drivers' interactions that may alter the fragile equilibrium of atoll islands.
Mince alors, elle nous prévient qu'il faut davantage de recherches, notamment pour combler les lacunes (et non les lagunes) géographiques nombreuses et qu'au final les atolls sont des endroits fragiles qui peuvent donc basculer (du côté obscur de la farce ?) assez facilement si on fait n'importe quoi.

Mais on pourrait aussi, pourquoi pas, citer ce passage omis très opportunément par notre ami Tonio :
Importantly, the reanalysis of available data on atoll island planform change indicates that over the past decades to century, no island larger than 10 ha and only 4 out of the 334 islands larger than 5 ha (i.e., 1.2%) underwent a reduction in size. Additionally, these islands experienced limited changes in land area (from +3% to +10%). From a geomorphic perspective, we can therefore consider the 10-ha threshold as relevant to define atoll island areal stability. Although this threshold does not consider potential changes in island volume and elevation that would, in the case of a decrease, indicate sediment loss by islands, it should be considered in island development projects, which still target very small (<5 ha) unstable islands, for example, in the Maldives (Aslam & Kench, 2017).
Mince alors (encore une fois), les iles qui se sont montrées stables sont essentiellement des iles de superficie relativement importante, supérieure à 10ha, mais elle a le toupet de nous annoncer que dans les Maldives il se trouve des iles de superficie inférieure à 5 ha qui sont « instables » et donc susceptibles de rencontrer quelques petits problèmes avec la montée des eaux, ce qui constitue, pour un climato « réaliste » comme le commissaire et ses adjoints, une véritable hérésie !

Cependant je ne voudrais pas passer pour un disque rayé, mais je suis quand même obligé de rappeler (car ce n'est toujours pas entré dans la caboche de certains) que le sujet principal était et reste toujours la destruction quasi-totale d'East Island par l'ouragan Walaka !

Mais quelque chose me dit je vais devoir « encore » me répéter.

Le commissaire devrait se ménager, il travaille trop et sa myopie s'accentue, lui rendant obligatoire l'usage d'instruments amplificateurs de réalités normalement observables à l'œil nu.


PS : alors, qui va se dévouer pour dire au commissaire de la fermer ? Troubaa ? BenHague ? Un peu de courage les mecs !

PS bis : c'est à dessein que je feins de me tromper sur le commentaire #1955, voyons voir le résultat : 5, 4, 3, 2, 1, partez !


Le naufrage du commissaire

Il faudra bien qu'un jour quelqu'un sur Skyfall demande poliment à AntonioSan d'arrêter de les leur « briser » avec ses considérations coralliennes, surtout si c'est pour se tirer une rafale dans les pieds avec une arme de gros calibre.

Ainsi dans un énième épisode notre commissaire nous livre ceci :
1956. AntonioSan | 30/10/2018 @ 19:31

AntonioSan (#1947), Chez WUWT Quel a propos!
Pour se convaincre de ce non-event, il faut lire l’excellent papier de Virginie Duvat
qui recense l’evolution des motus coralliens dans le Pacifique. Evolution complexe on s’en doute mais dont les tendances generales offrent un dementi cinglant a l’alarmisme de chercheurs de gloire et de leur perroquet
Le perroquet c'est moi, le chercheur de gloire c'est Chip Fletcher, et l'âne Antoine c'est qui-vous-savez, celui-là même qui fournit le bâton pour se faire battre avec l'« excellent papier de Virginie Duvat » qui vient démolir son argumentation cacochyme.

Voyons un peu ce que monsieur Antoine a voulu nous cacher, à moins bien sûr qu'il ne l'ait pas lu et qu'il se soit arrêter aux jolies images qu'il montre sur Skyfall sans savoir de quoi il s'agit ni comment les interpréter.
I therefore recommend that future studies use two complementary indicators, that is, either the vegetation line or the stability line to capture multidecadal island change, and the base of the beach to detect the early impact of sea-level rise on islands.
Mince alors, la chercheuse vient nous dire qu'il faudrait « détecter l'impact précoce de la montée des eaux sur les iles », y aurait-il donc un risque pour lesdites iles ?
A better understanding of interactions between the drivers of island change is all the more urgent given that nearshore hydrodynamic processes are expected to change significantly in the future as a result of accelerated sea-level rise (+1.2 to +2 m by the end of the 21st century compared to year 2000 levels; Grinsted, Moore, & Jevrejeva, 2010; Kopp et al., 2014) and increased wave heights (Mentaschi et al., 2017; Shope et al., 2016; Shope et al., 2017).
Ça se précise, elle nous dit que non seulement la montée des eaux s'accélère, mais qu'en 2100 elle pourrait atteindre entre 1,2 et 2 mètres par rapport aux niveaux de l'an 2000, sachant qu'au 20ème siècle le niveau des eaux s'est déjà élevé d'une vingtaine de centimètres ; par ailleurs les iles semblent bien évidemment soumises à un risque accru dû à la hauteur des vagues qui devient de plus en plus grande, on pense alors immédiatement au cyclone Walaka qui a entrainé la quasi disparition de East Island !
This is especially so if sea-level rise were to outstrip vertical accretion rates of corals (Harris et al., 2018; Perry et al., 2018), as this would increase water depth, and thereby wave heights and wave run-up, over reef flats (Quataert, Storlazzi, van Rooijen, Cheriton, & van Dongeren, 2015; Storlazzi et al., 2018).
Donc si on fait le calcul, qui échappe totalement au d'ordinaire si sagace commissaire, nous avons d'un côté le phénomène d'accrétion verticale des coraux qui, étant des organismes vivants, réagissent à leur rythme à la montée des eaux, et de l'autre côté nous avons la montée des eaux elle-même ;  si celle-ci est plus rapide que l'accrétion verticale, alors c'est mathématique mon bon monsieur Antoine, cela accroit la profondeur des eaux relativement à la géographie des ilots coralliens et devinez ce qui arrive, cela accroit également la hauteur des vagues ainsi que leur force au-dessus des récifs.
Sea-level rise may cause the re-opening of the “reef energy window” (Kench & Brander, 2006), that is, increase wave energy at island shoreline, which would cause important sediment reorganization through decreased frictional dissipation and increased wave overtopping, especially during extreme events (Kench & Mann, 2017
Donc la montée des eaux entraine l'augmentation de l'énergie produite par les vagues sur le littoral, principalement lors des événements extrêmes comme, par exemple, au hasard, un cyclone qui passerait « fortuitement » au-dessus de East Island en entrainant sa quasi-disparition (mais ne vous inquiétez pas, l'ile va « peut-être » réapparaitre un jour, sous la forme d'une reconstitution dans un musée très probablement)
Due to the highly dynamic nature of atoll islands, adequate settlement and development practices that do not disrupt sediment transport and deposition are required for keeping islands exploitable under sea-level rise over the next decades.
Ainsi, comme les atolls sont des êtres fragiles presque dotés de la raison, il est conseillé par la chercheuse de bien réfléchir avant d'établir toute implantation humaine afin de garder ces iles exploitables en regard de la montée des eaux sur les prochaines décennies.
In particular, highly unstable areas (e.g., spits, island tips, along-shoreline areas), should not be settled. Given first, the major and increasing contribution of anthropogenic activities to island and shoreline change, and second, the destabilizing effects that they have already had on some islands that have lost the capacity to naturally adjust to climate pressures, limiting human disturbances appears as a priority for adapting to climate change in these territories.
Tiens tiens, voilà la notion d'adaptation au changement climatique qui apparait clairement, mais bon sang va encore dire le commissaire, pourquoi s'adapter puisque je vous dis qu'il n'y a pas de montée des eaux et que nous n'avons rien à craindre, scrogneugneu !

Qui va se dévouer sur Skyfall pour dire à AntonioSan d'arrêter de se ridiculiser ainsi, aux yeux de tous, sans se rendre compte du mal qu'il se fait ? Allez, qu'une âme charitable se propose d'affronter le mastoc représentant du scepticisme vieille école, il y a quand même bien quelques jeunes capables d'un minimum d'effronterie à l'égard d'un ancien, non ?


AntonioSan perdu sur son petit banc de sable, muni de sa cuillère fabriquée à partir d'une crête algale, se demande comment il va découper la bestiole avec son ustensile.


Pensée eunuque - Pierre-Gilles de Gennes

Dans mon précédent billet j'avais promis de reparler du dénommé Joël Cambre, pas la peine de faire durer le suspense trop longtemps, je vais tenir parole tout de suite.

Dans mon tout premier billet sur le site pensée unique, daté du 7 décembre 2015 (3 ans déjà…), j'évoquais le site astrosurf dédié à l'astronomie ; le sujet du forum, entamé le 8 septembre 2013 par un certain jldauvergne, était justement le site pensée unique, voici l'entrée en matière :
Bonjour,

Dans les fils de discussion fleuve sur le climat http://www.astrosurf.com/ubb/Forum1/HTML/003542.html , le site internet Pensée Unique est la référence la plus souvent utilisée par les climatosceptiques. Des arguments comme l'influence des cycles astronomiques sur la météo y sont développés.

Ce blog se base souvent sur des publications obsolètes, des scientifiques contestés, et comporte bon nombre d'omissions et d'erreurs.

Les contres arguments finissent par se perdre dans les fils de discussion, je propose donc de les regrouper ici, en restant factuel, et en donnant une source fiable et précise pour étayer chaque contre argument.

Étant donné le volume considérable d'articles sur ce blog, il m'est difficile de tout passer au crible. N'hésitez pas à vous prêter au jeu si vous avez 5 minutes.

JLuc

PS : il manque un "s" à arrangement dans le titre. Désolé, il y a bien plusieurs arrangements avec la vérité.

Ce jldauvergne se proposait donc de faire œuvre de salubrité publique en rassemblant sous un seul fil de discussion, appelé « Les petits arrangement avec la vérité de "Pensée Unique" », un maximum de contre-vérités propagées par le site pensée unique, en argumentant et « en restant factuel », ce que je me propose également de faire à partir de maintenant, ce qui ne m'empêchera pas en conclusion de me laisser éventuellement aller à des considérations toutes personnelles que vous ne serez pas obligés de partager.

Mais me direz-vous quid du sieur Joël Cambre ?

J'y viens.

Il se trouve que dans le fil de discussion ce Joël Cambre, qui était (ou est toujours)  un membre très actif (et même hyperactif) du forum en question, intervient à la date du 23 septembre 2013 :
Je ne répondrai pas aux attaques de JLD contre le site web pensée unique dans ce fil de discussion.

Par contre je voudrais dire ceci au niveau des principes: il serait correct (mais JLD l'est-il?) de proposer un droit de réponse à Jacques Duran, le physicien auteur du site pensée unique. Car se lancer dans la critique en règle d'un site web, en laissant entendre de façon récurrente que son auteur est malhonnête dans sa démarche et qu'il manipule la vérité, et ce sans que cet auteur puisse intervenir, me paraît très très limite... On n'est pas dans un procès stalinien quand même. [bla bla bla]
Etonnant de voir un adorateur du site pensée unique suggérer que jldauvergne ne serait pas correct parce qu'il ne proposerait pas à Jacques Duran un droit de réponse, n'est-ce pas ? Plus loin on lui fait gentiment remarquer qu'il lui est loisible d'informer lui-même Jacques Duran et que celui-ci peut sans problème venir s'exprimer sur le forum ; par ailleurs on lui fait également remarquer que c'est Joël Cambre et non Jacques Duran qui s'exprime sur le forum astrosurf en faisant référence régulièrement au site pensée unique ; en vérité on a vu avec mon précédent billet que Joël Cambre avait ses entrées chez Jacques Duran puisqu'il a réussi à faire publier sur son site un papier inepte avec son nom écrit en toutes lettres, consultable quand on regarde la page d'accueil.

Joël Cambre est donc quelqu'un avec des compétences en astronomie puisqu'il est membre « hyperactif » du forum et qu'on peut également, en consultant internet, s'apercevoir qu'il est (ou était) webmaster du site astrosurf :

Interview de Joël Cambre.

Il est hors de question pour moi de remettre en question ses compétences en astronomie, on va admettre qu'elles sont réelles, mais on voit bien qu'on a encore une fois affaire à quelqu'un qui, en s'éloignant du domaine dans lequel il peut prétendre à une certaine légitimité, se vautre dans le syndrome Dunning-Kruger en se croyant plus fort que les spécialistes du climat, les climatologues.

Mais à ce stade vous allez me dire, quid de Pierre-Gilles de Gennes mentionné dans le titre de ce billet ?

Eh bien il n'y a pas vraiment de rapport avec Joël Cambre mais je voulais profiter de l'occasion de tenir ma parole (voir plus haut) pour enchainer avec la première réfutation de jldauvergne d'un article du site pensée unique, et j'ai choisi Pierre-Gilles de Gennes ; en fait il ne s'agit pas chronologiquement de la première réfutation (qui concerne la vigne en Grande Bretagne) mais de la dernière de la première page, où jldauvergne écrit :
PIERRE-GILLES DE GENNES

Notre grand prix Nobel Pierre-Gilles de Gennes est cité sur Pensée Unique comme un climatosceptique. http://www.pensee-unique.fr/paroles.html#pgg

L’argument est articulée autour d’un bref passage de son livre « Les Objets fragiles ». Dans cet extrait il se livre à une critique de l’utilisation des simulations informatiques dans l’étude des problèmes d'environnement. Il faut noter que ce livre a été publié à l’époque antique pour l’informatique : en 1994.

Est-ce que pour autant Pierre-Gilles de Gennes était climatosceptique ?
On peut en douter dans la mesure où il a cosigné avec Georges Charpak un manifeste dans le Figaro dans lequel ils disent notamment « sauf à réduire les émissions, notamment celles de gaz carbonique, d'un facteur au moins égal à 2, notre globe verra sa température moyenne augmenter de plusieurs degrés au cours du présent siècle […] Qu'attendons-nous pour agir face au réchauffement climatique qui nous menace ? Il nous faut limiter les émissions de gaz à effet de serre par tous les moyens à notre disposition. »
C'est ici : http://www.lefigaro.fr/debats/2006/12/26/01005-20061226ARTFIG90006-la_france_doit_rester_en_tete_de_la_lutte_contre_le_rechauffement_climatique.php

C’est explicite sur le fond de la pensée du savant, elle ne va pas du tout dans le sens de celle de Jacques Duran.  
Dans mon propre billet de 2015 j'avais également évoqué ce que j'avais appelé « l'enrôlement malgré lui (et pour cause) de Pierre-Gilles de Gennes », il s'agissait du deuxième indice me permettant, moi « petit comptable » sans aucune formation scientifique, de réfuter assez facilement l'article de pensée unique (les deux autres indices étant le CV de Jacques Duran, pas vraiment spécialisé en climatologie, et le « sérieux et la fiabilité » des sources mentionnées sur le site)

Ma conclusion d'alors, semblable à celle de jldauvergne, était la suivante :
Pierre-Gilles de Gennes était donc non pas, comme Jacques Duran essaie de nous le faire croire, un climatosceptique comme lui, mais aujourd'hui il se rangerait sans aucun doute du côté de la science que l'on appelle mainstream et désavouerait son ancien collaborateur.
Alors maintenant vient la question à mille euros (comme dans le jeu radiophonique) : Comment qualifie-t-on quelqu'un qui se permet d'enrôler dans son camp un mort qui ne peut pas contester, en lui faisant dire ce qu'il n'aurait certainement pas dit s'il vivait encore, bien au contraire ? AntonioSan nous fournit la réponse à cette question :
1955. AntonioSan | 30/10/2018 @ 18:55

rpf (#1948), A vomir ce type! 
Ah non, mince, on me murmure dans l'oreillette que ce commentaire m'était adressé, au temps pour moi, je me suis trompé !


mardi 30 octobre 2018

Pensée eunuque

Je ne me réjouirai jamais de la mort de quiconque, et je ne vais pas commencer aujourd'hui avec celle de Jacques Duran, quoique puissent en penser certains toujours prêts à m'attribuer des intentions sorties de leur imagination.

Je l'avais déjà écrit au sujet d'Istvan Marko :
La mort de quelqu'un est presque toujours un drame pour ses proches, c'est-à-dire sa famille, le mot drame étant un peu trop fort au-delà de ce cercle restreint
Je ne m'attarderai donc pas sur le concert de louanges de ses admirateurs et me contenterai de dire que je compatis avec sa famille et ses proches, et avec eux seulement, les deux dernières années ayant sûrement dû être éprouvantes puisque apparemment Jacques Duran était malade depuis l'été 2016 (dernier article le 29 juillet de cette année)

Mais voilà, Jacques Duran laisse derrière lui un héritage pseudo-scientifique, son site pensée unique que j'ai rebaptisé « pensée eunuque » puisque la raison y a été tout simplement émasculée et tout ce qui peut en sortir n'est qu'une littérature stérile que ses adorateurs vont sûrement continuer d'utiliser pendant encore un certain temps jusqu'à ce qu'elle tombe définitivement dans l'oubli.

Vous voulez un exemple ?

Allez regarder dans son site l'article suivant :

Le changement climatique est-il d'origine humaine ?

Il parait que « trois bonnes présentations » nous sont proposées, choisissons celle de Joël Cambre (retenez ce nom, j'en reparlerai dans un autre billet) qui est bizarrement datée du 7 août 2018 alors qu'on nous dit que des mises à jour ont été faites en 2017, bref, passons.

Il parait aussi que cette présentation est « assez technique », je vous rassure tout de suite, elle est à la portée de n'importe qui ayant un cerveau en état de marche avec l'interrupteur en position « on » (je préfère préciser car certains oublient parfois de l'allumer)

Il me faudrait plusieurs jours pour réfuter les innombrables âneries contenues dans ce papier qui, tout technique qu'il soit, ferait rire n'importe quel réviseur d'une revue à comité de lecture ; on passera rapidement sur les « sources » présentées au début, où se côtoient le rapport du GIEC et des bouquins tels que ceux de François Gervais ou Benoit Rittaud, du très lourd donc.

Ce document est en fait un enfilage de perles d'inculture rassemblant tous les poncifs éculés du climatoscepticisme déclinant :
  • le GIEC serait un organisme essentiellement politique (les milliers de scientifiques dont les travaux sont repris dans les rapports du GIEC apprécieront) ;
  • il n'y aurait aucun consensus sur la réalité du réchauffement climatique d'origine humaine (au minimum 97%, une paille quoi) ;
  • le climat a toujours changé (quel scoop !) ;
  • les stations météo ne seraient pas fiables because l'effet de chaleur urbain (les scientifiques sont trop cons et ne savent pas ce que c'est) ; 
  • la crosse de hockey serait un scandale (bizarre quand même qu'on la trouve un peu partout et que personne ne l'ait réfutée) ;
  • dans le passé la température a précédé le CO2 (ce que personne ne conteste, mais quid de la situation actuelle ?) ;
  • il n'y aurait pas d'augmentation des catastrophes naturelles (ce n'est pas l'avis des assureurs…) ;
  • la végétation reverdit (en quoi cela est-il un signe rassurant…? les mauvaises herbes sont celles qui profitent le plus de la hausse du CO2 et les arbres replantés appauvrissent la biodiversité)
  • etc.

Je ne prendrai donc qu'un seul exemple, car je n'ai pas que cela à faire :

Le fameux « trick » pour « hide the decline ».

Pour montrer le peu de sérieux à apporter à la prose du dénommé Joël Cambre ce seul passage est amplement suffisant ; pour le cas où vous ne liriez pas ce qui est écrit ou que l'image disparaitrait un jour je reproduis le texte afin de le graver dans le marbre :
Ref : 942777075.txt Phil Jones (le directeur du CRU) évoque une astuce pour cacher le déclin des températures après 1961: « Je viens juste de terminer l'utilisation de l’astuce de Mike dans Nature qui consiste à ajouter les données de température pour chacune des séries des 20 dernières années (c’est à dire de 1981 à maintenant) et depuis 1961 avec celles de Keith (NDT: Keith Briffa), pour cacher le déclin. Note : « Le déclin » est celui des températures notamment de 1947 à 1980 cf. chapitre N°3.
Ainsi on se pince pour se persuader qu'on n'a pas rêvé, mais non, on est bien éveillé et on constate qu'en 2018 il y a toujours un rigolo capable d'essayer de faire croire que Michael Mann (Mike) aurait trafiqué les données de températures pour cacher leur déclin, ce qui signifie que le rigolo en question, au passage, semble persuadé que les températures ont diminué depuis 1947, puisque en toute logique si « on a caché le déclin des températures » c'est bien parce qu'elles ont décliné, n'est-ce pas ?

Evidemment en se renseignant un peu, notamment auprès de sources plus fiables que le site pensée unique, on apprend assez vite qu'il s'agit en fait du déclin des cernes de certains arbres des hautes latitudes qui, à cause de la pollution atmosphérique, ont montré à partir de 1960 un déclin apparent qui faisait croire à une baisse des températures alors que les mesures des thermomètres montraient au contraire une hausse, ce qui fut appelé le problème de divergence connu depuis 1995 (Jacoby) et 1998 (Briffa) soit bien avant que le pseudo-scandale du climategate ne fasse son petit pschitt en 2009, juste avant la COP15 qui devait se tenir au Danemark, avec l'objectif évident de la torpiller.

Figure 6: Twenty-year smoothed plots of averaged ring-width (dashed) and tree-ring density (thin solid line), averaged across all sites in figure 1, and shown as standardized anomalies from a common base (1881^1940), and compared with equivalent-area averages of mean April^September temperature anomalies (thick line).. (Briffa 1998)

Quant à ce qui a été véritablement écrit par Phil Jones voici le texte exact et non tronqué :
I’ve just completed Mike’s Nature trick of adding in the real temps to each series for the last 20 years (ie from 1981 onwards) and from 1961 for Keith’s to hide the decline.
Je viens tout juste d’achever l’astuce de la Nature de Mike consistant à ajouter les températures réelles à chaque série au cours des 20 dernières années (c’est-à-dire à partir de 1981) et à partir de 1961 pour celle de Keith pour cacher le déclin.
A comparer avec ce que Joël Cambre lui fait dire :
Je viens juste de terminer l'utilisation de l’astuce de Mike dans Nature qui consiste à ajouter les données de température pour chacune des séries des 20 dernières années (c’est à dire de 1981 à maintenant) et depuis 1961 avec celles de Keith (NDT: Keith Briffa), pour cacher le déclin.
Ainsi l'« astuce » de Mann était clairement distincte de l'« astuce » de Briffa :
  • Mann utilise une astuce (ou technique) pour raccorder les données récentes de températures issues des instruments avec les températures reconstruites du passé ;
  • Briffa, de son côté, avait en 1998 calculé la divergence entre températures instrumentales et températures reconstituées (voir graphique ci-dessus) et il était bien évident qu'il fallait privilégier les données instrumentales, par conséquent « cacher le déclin » des données reconstituées sur la période récente, qui ne correspondaient pas à la réalité.

Ainsi le graphique de Mann ne cachait rien de ce qui appartenait aux données reconstituées et ce qui provenait des instruments :

Northern Hemisphere mean temperature anomaly in °C (Mann et al 1999).

On remarquera au passage que les proxys utilisés ne se limitaient pas aux cernes des arbres.

Je n'en dirai pas plus, ce billet est déjà trop long et fait bien trop d'honneur au ramassis de contre-vérités accumulées par Joël Cambre (je rappelle que je vous reparlerai du monsieur), il me suffit de conclure en mentionnant les scientifiques que ce petit farceur a trouvés pour remettre en cause deux cents ans de science du climat :
  • Richard Lindzen et son effet iris ;
  • Ferenc Miskolczi et sa théorie de la saturation de l'effet de serre ;
  • Henrik Svensmark et sa théorie solariste.

Trois théories qui jusqu'à présent n'ont pas réussi à bouleverser quoi que ce soit mais qui ont toujours un succès certain dans les blogs climatosceptiques à défaut de convaincre les véritables scientifiques.

Et notre rigolo de service de conclure son papier par une citation attribuée à Hannah Arendt (on lui fera confiance sur ce coup-là) :
Quand une quelconque nécessité, théologique, politique ou économique, devient le critère ultime pour juger du réel, le réel n’est plus considéré comme tel que dans la mesure où il se plie à cette nécessité
On ne saurait mieux dire.


Cheminement de la pensée d'un climatosceptique.


lundi 29 octobre 2018

C'est par où la sortie ?

Notre commissaire bien-aimé en remet une couche (de confiture), enferré qu'il est dans ses crêtes algales, à moins qu'il ne soit carrément ensablé sur quelque plage du côté d'Hawaï.
1947. AntonioSan | 29/10/2018 @ 19:09

amike (#1945), Là c’est pire dans le genre non-event: c’est un banc de sable corallien, mouvant au gré des courants et autres vents qui vient d’être remobilisé à 80% sous l’effet du passage fortuit d’un ouragan, le sable ayant été rejeté dans le côté lagon de la bande récifale, ennoyant quelques patch reefs isolés. On verra si la presse et le « Oh Shit » chercheur seront aussi prompts à publier quand le banc se sera reconstitué dans quelques années… D’ailleurs l’histoire ne dit pas ce qu’il advint d’autres bancs sablonneux près de la piste…
Il doit y avoir des milliers de bancs de sable corallien qui disparaissent et se reforment dans le monde en fonction des évènements météo, ouragans, fortes tempêtes, tsunamis mais personne ne vole au-dessus… Et les tortues n’en sont pas éteintes pour autant.
Tout ça parce que j'ai évoqué La Pérouse et les brisants sur lesquels il avait failli s'embrocher.

Mais quand le commissaire tient une piste, tel un bon limier il ne la lâche pas, il insiste, et c'est à ça qu'on le reconnait.

Il est vrai que les ouragans passent fortuitement, c'est bien connu, et quand ils démolissent un ilot peut-être multimillénaire c'est toujours fortuit, il ne faut pas s'attacher à ce genre d'événement sans réelle importance.

C'est comme la Corse qui subit actuellement des vents fortuits de 150 km/h, la mettant en alerte rouge parce que c'est bien connu, les Corses aiment le rouge et ils en redemandent, notre commissaire va faire son enquête et nous trouver fissa dans le passé des épisodes d'une puissance identique voire supérieure ; en fait la Corse a disparu il y a quelques décennies puis elle s'est reconstituée, tout comme le banc de sable d'East Island va sûrement se refaire une santé dans les jours qui viennent.

Bon tant pis si les animaux qui vivaient paisiblement depuis des lustres ont soit été exterminés soit sont en train actuellement de faire la brasse pour gagner les côtes Américaines (ils sont pas dans la panade avec Trump), après tout on s'en fout des tortues et des phoques moines, ils n'ont qu'à retourner au monastère et pas nous faire chier avec leurs cochoncetés que des voyeurs scientifiques s'évertuent à prendre en note aux frais du contribuable.

Et c'est également vrai qu'il y a « des milliers de bancs de sable corallien », le commissaire les a comptés un à un, alors pour lui dire merci ils pourraient quand même faire l'effort de s'y rendre pour s'y faire oublier.

Bon je ne sais pas si notre Tonio chéri va finir par trouver la sortie et se tirer du merdier dans lequel il s'est fourré, on lui souhaite en tout cas bonne chance ainsi qu'au représentant de la Papouasie française qui a l'air de l'aider dans ses enquêtes :
1948. rpf | 29/10/2018 @ 20:53

scaletrans (#1946),
L’hommage du vice à la vertu.
L’ « ami » de AntonioSan (Ged) itou.

On avait dit mange et tais-toi ! Mais il n'écoute pas et voilà le résultat.

Et il insiste lourdement, le bougre !

Monsieur Antoine n'est pas du genre à tenir ses promesse, il avait dit que c'en était fini de notre échange épistolaire :

Soyons assurés qu’il y aura une suite, on se revoit au prochain épisode donc !
Eh bien non. C’est fini, à force rester une larve mouillée, les adultes eux préfèrent parler aux adultes, surtout aujourd’hui apres ton dernier billet, Ciao.
Le ciao, pour moi, cela voulait dire salut, utilisé quand on quitte quelqu'un et qu'on ne le reverra pas de sitôt, surtout s'il conclut une phrase commençant par eh bien non, répondant à mon affirmation selon laquelle on allait vite se revoir.

Aujourd'hui, pourtant, les doigts le démangeaient tellement qu'il n'a pas résisté à la tentation de se fendre d'un énième commentaire pas vraiment destiné à le remettre à flots.

1939. AntonioSan | 29/10/2018 @ 4:35 
AntonioSan (#1938),
Ah ah ! De la mare à la cave, il fallait la trouver celle-là, mais pourquoi enchainer avec ce monsieur Tristan Vey du Figaro ? Serait-ce encore une fois une tentative de diversion pour détourner le lecteur inattentif du vrai message qui était à la base celui-ci : la quasi-disparition de East Island, une langue de sable située à l’est du pinacle La Pérouse, comme je le montrais dans une vue aérienne 

Comme mon commentaire original s’intitulait « Tristan Vey devrait avoir honte d’ecrire de telles conneries. » et donc épinglait Tristan Vey, et que c’est le pauvre têtard qui a cru bon de mettre sa queue dans l’histoire pour faire le malin et démontrer ainsi son ignorance crasse des récifs coralliens… L’ironie est cuisante.
Quant à nous faire le coup du Littré qui ne mentionnerait pas un terme scientifique dont un lien vers une définition, d’ailleurs très juste, fut trouvée par le même Dugenou, alors là on atteint le tréfonds de la bêtise.

le message important et à retenir est que l’ilot a presque complètement disparu après le passage de l’ouragan Walaka !

Il n’y a que les snake oil peddlers comme Fletcher qui font de ce phénomène banal une montagne afin d’avoir leurs 15 minutes de gloire… et les perroquets ignares qui gobent le tout. Le « presque » est savoureux… d’autant que même Fletcher concède, sous peine d’ètre ridicule aux yeux des spécialistes de la géomorphologie des atolls, qu’il peut se reformer…
END OF MATTER
End of matter, tu parles !

Le « commentaire original » (pas si original que ça d'ailleurs) était, il faut le rappeler, le suivant :
1923. AntonioSan | 25/10/2018 @ 18:39

Tristan Vey devrait avoir honte d’ecrire de telles conneries.

Enfin quoi, un « motu » petit banc de sable corallien émergé sur une barrière a « disparu » et Monsieur Vey nous sert la soupe au réchauffage. Pauvre truffe!

L’analyse de l’image en question montre clairement comment le sable qui a constitué au fil du temps, des vents et autres ouragans ce petit ilot, a été simplement redistribué in-situ, comblant le vide entre pâtés coralliens et en fait élargissant la base d’un futur motu.
Il n’y a rien d’extraordinaire à ce phénomène géologique banal, la forme et l’existence des motus sableux étant essentiellement variable et malléable au gré des vagues, courants et vents.
Oser faire de ce banc sableux à la végétation basse, une victime du réchauffement est simplement indigne, stupide et révélateur de ce qu’un journaleux peut écrire pour satisfaire ses maitres et l’idéologie.

Une honte.
Ainsi monsieur Antoine se permettait :
  1. de nier, indirectement, que le réchauffement climatique soit à l'origine d'un accroissement de la puissance des ouragans, malgré ce que nous disent les véritables experts en la matière ;
  2. de faire une analyse toute personnelle de la situation en la résumant à un « phénomène géologique non extraordinaire » alors qu'il est évident que la quasi-disparition du banc de sable a été causée par l'ouragan Walaka ;
  3. de digresser en attribuant au « journaleux » des intentions qu'il n'a probablement pas (satisfaire ses maitres et son idéologie)
Rappelons à monsieur Tonio que le Figaro est un journal de droite et que sa ligne éditoriale n'est pas franchement en faveur de l'écologie et des idées de gôche, lesquelles sont les plus à même d'être qualifiées d'« idéologie » qu'un « journaleux » serait éventuellement susceptible de « satisfaire » en allant dans le sens des climatologues du monde entier ; ainsi le « journaleux » en question est plutôt allé à contre-courant des idées communément admises du côté droit de l'échiquier politique, avec à l'extrême-droite des climatosceptiques avérés.

Ainsi dans mon propre commentaire, non seulement je ne faisais en aucune façon preuve de mon « ignorance crasse des récifs coralliens », puisque il n'est pas besoin d'en savoir beaucoup sur le sujet pour comprendre l'effet d'un ouragan dévastateur sur un tout petit banc de sable, et donc je ne dissertais nullement sur les « récifs coralliens » (sujet que je laisse à l'expert mondialement reconnu AntonioSan), mais je renvoyais la balle à celui qui avait conclu son laïus par « une honte » en enchainant moi-même par « Oui une honte, mais on se demande bien pour qui. »

Quant au Littré, AntonioSan n'a de toute évidence pas compris que le terme « crête algale » n'était certainement pas utilisé et encore moins connu à l'époque de La Pérouse qui se contentait d'utiliser le terme « brisant » pour désigner un endroit où les vagues se brisent, que ce soit au-dessus d'une crête algale, d'un écueil ou d'un haut-fond ; et la définition que j'ai moi-même trouvée provient d'un site internet qui probablement n'existait pas du temps de La Pérouse (mais sait-on jamais, le commissaire va sûrement diligenter une enquête)

Et notre monsieur Antoine d'insister lourdement (d'où le titre du billet) en concluant majestueusement :
Il n’y a que les snake oil peddlers comme Fletcher qui font de ce phénomène banal une montagne afin d’avoir leurs 15 minutes de gloire...
Nous reconnaissons immédiatement les éléments de langage d'un « sceptique » qui ne doute de rien :
  • Fletcher serait un « colporteur de remède miracle » (Fletcher est professeur, et doyen, à l'Université d'Hawaï, il est spécialisé en sciences de la Terre et ses papiers sont consultables sur Google Scholar) ;
  • « phénomène banal » pour décrire un « phénomène extraordinaire » ayant entrainé la quasi-disparition d'East Island ;
  • AntonioSan attribue à Fletcher son propre quart d'heure de gloire sur Skyfall (projection, projection…)
Et il enchaine sans rougir avec
et les perroquets ignares qui gobent le tout.
Encore un bel exemple de projection, AntonioSan a raté une carrière de projectionniste dans un cinéma de quartier diffusant des séries B et des pornos softs des années 70 (oui je sais, on ne voit plus ça que sur certaines chaines du câble sur lesquelles on zappe rapidement)

Et il termine en toute beauté par
Le « presque » est savoureux… d’autant que même Fletcher concède, sous peine d’ètre ridicule aux yeux des spécialistes de la géomorphologie des atolls, qu’il peut se reformer…
Ben oui, le banc de sable « peut » se reformer, quel scoop !

Rappelons tout de même à Toinet que le message important est que
l'ilot a presque complètement disparu après le passage de l'ouragan Walaka !
Mais je doute qu'il ait saisi le message, attendons-nous à d'autres divagations du pauvre monsieur dont l'esprit est resté scotché à l'époque de Frédéric Dard (quand il écrivait ses tout premiers San-Antonio)

Mon conseil à l'ami AntonioSan.

Et avec sa petite pelle il creusait, il creusait, il creusait...

J'ai l'impression que l'ami AntonioSan s'est pris d'affection pour moi, l'amour ça viendra peut-être un peu plus tard mais pour le moment il pense à moi à chaque instant, il suffit que je me connecte et je m'aperçois qu'il m'a envoyé plein d'amis sur mon site, preuve s'il en est qu'il souhaite gonfler mes statistiques et certainement me faire plaisir, en quelque sorte c'est un cadeau qu'il m'offre en me faisant de la publicité gratuite chaque jour sur Skyfall.

Alors voyons un peu son dernier commentaire qui ne semble pas passionner les foules sur son site de prédilection.
1938. AntonioSan | 28/10/2018 @ 23:09

AntonioSan (#1937), De la mare à la cave…
Tristan Vey écrit dans son article (Mis à jour le 25/10/2018 à 18:32 Publié le 25/10/2018 à 17:06)
Ah ah ! De la mare à la cave, il fallait la trouver celle-là, mais pourquoi enchainer avec ce monsieur Tristan Vey du Figaro ? Serait-ce encore une fois une tentative de diversion pour détourner le lecteur inattentif du vrai message qui était à la base celui-ci : la quasi-disparition de East Island, une langue de sable située à l'est du pinacle La Pérouse, comme je le montrais dans une vue aérienne :

East Island, à l'est de La Pérouse Pinnacle, avant sa rencontre avec l'ouragan Walaka.
Mais nous allons en savoir un peu plus très vite.
Puisqu’il ne s’agit que du banc de sable « East Island » et que le récif qui le supportait n’a pas bougé après le passage de l’ouragan, cette affirmation est grossièrement exagérée et révèle le désir du journaleux d’en faire trop. Et pourtant, dans sa hâte, voilà ce que le GeD écrivait:
Que le « journaleux » en question exagère, c'est son problème, pas le mien, si monsieur Tonio a un problème avec ça c'est très simple, il écrit au « journaleux » et il lui dit qu'il en fait trop, mais je ne vois pas ce que je viens faire là-dedans ; donc oui on peut confirmer qu'il s'agit d'une tentative de diversion, d'autant plus que le commissaire me cite en faisant croire que je cautionne ce qu'a écrit le « journaleux » ; en fait j'ai bien écrit :
Ainsi ce petit ilot de sable, qui existait peut-être du temps de La Pérouse et même bien avant sa venue (même si on ne peut pas l’affirmer), La Pérouse ayant failli s’échouer sur des brisants, difficile de dire quelle était la géographie exacte de l’archipel, si quelqu’un a des infos…)
Ce qui était parfaitement factuel :
  • il s'agit d'un petit ilot de sable puisqu'à marée haute il est parfaitement isolé du reste comme on peut le constater sur la vidéo que l'on peut visionner dans mon billet ;
  • difficile de dire si cet ilot ou langue de sable (peu importe comment on l'appelle) était présent tel quel quand La Pérouse a failli s'échouer sur les brisants qui entourent la zone ;
  • enfin je demandais si quelqu'un avait des informations, puisque quand je ne suis pas sûr de moi je n'affirme pas et demande l'avis de personnes plus qualifiées.
Mais d'après AntonioSan je me « défendrais » :
Et de se défendre…
En citant le passage où j'écrivais « je n’ai jamais nié qu’il y ait des mouvements de sables dans le passé, j’ai même expressément écrit qu’il n’était pas sûr que l’ilot de sable existât du temps de La Pérouse » ; ce n'est pas vraiment une défense, car je n'ai pas l'impression d'être attaqué (par qui ?), c'est plutôt une simple explication là-aussi factuelle, car jusqu'à preuve du contraire on ne sait pas quelle était la configuration exacte des lieux du temps de La Pérouse.

Et là je reçois les conseils (avisés ?) du commissaire :
Je lui suggère de contacter le journaliste qui, lui, affirmait la sécularité si ce n’est la millénarité du dit banc de sable paradisiaque et de s’expliquer avec le Tristan Sire, car visiblement tout autant que moi-même, mais sans s’en rendre compte, The Wet Tadpole conteste alors le bien-fondé de l’affirmation du journaliste ! Hérétique, oser contester Le Figaro !
Quant à « la géographie de l’archipel » en 2018 ou en 1786, en considérant généreusement une vitesse de croissance corallienne maximale de 10 cm/an La Pérouse ayant visité ce coin en 1786, le récif aura pu avoir migré d’un maximum de 25m, ce qui n’est pas grand-chose à l’échelle de cet atoll dont le côté sous le vent est faiblement développé. Pas de quoi pêcher un têtard, même mouillé.
Suivant sa citation de La Pérouse dans son premier billet, j‘avais oublié de relever cette perle qui voudrait faire du brave La Pérouse et de son équipage des scientifiques spécialistes en symbiose… Et du haut de leur dunette, pour bonne mesure !
Alors voyons ce long passage point par point.
Je lui suggère de contacter le journaliste qui, lui, affirmait la sécularité si ce n’est la millénarité du dit banc de sable paradisiaque
Je me fous de ce que dit le journaliste du Figaro, en lisant son article maintenant je vois qu'il a repris en fait l'article du civilbeat que j'avais donné en lien dans mon premier billet ; dans cet article il est nulle part écrit, en anglais, que le banc de sable serait « séculaire, si ce n'est millénaire », donc le journaliste du Figaro a tout simplement extrapolé, à moins qu'il ne se soit basé, en se trompant, sur l'article Wikipédia qui dit ceci :
Âgé de 1000 à 2000 ans, selon les estimations des climatologues de l'université d'Hawaï qui l'étudiaient, elle était le deuxième plus grand îlot du banc de sable de la Frégate française […]
Donc à la lettre ce serait plutôt « multimillénaire » qu'il faudrait dire, par conséquent si cela est vrai alors nous avons assisté à la disparition quasi-totale d'un ilot pouvant avoir connu Jésus (on sait bien qu'il marchait sur l'eau et comme il a disparu pendant quelque temps…)

Donc ce qui suit me fait sourire :
et de s’expliquer avec le Tristan Sire, car visiblement tout autant que moi-même, mais sans s’en rendre compte, The Wet Tadpole conteste alors le bien-fondé de l’affirmation du journaliste ! Hérétique, oser contester Le Figaro !
Ben non, comme déjà dit je me fous de l'explication du journaliste du Figaro, qui en fait a même peut-être sous-estimé l'ancienneté du banc de sable en voulant « en faire trop » !

Mais dire que l'ilot était « âgé de 1000 à 2000 ans » ne signifie pas que sa configuration est restée immuable durant tout ce temps, donc nous sommes guère avancé et de toute façon on s'en fiche un peu puisque le message important et à retenir est que l'ilot a presque complètement disparu après le passage de l'ouragan Walaka !

Mais reprenons :
Quant à « la géographie de l’archipel » en 2018 ou en 1786, en considérant généreusement une vitesse de croissance corallienne maximale de 10 cm/an La Pérouse ayant visité ce coin en 1786, le récif aura pu avoir migré d’un maximum de 25m, ce qui n’est pas grand-chose à l’échelle de cet atoll dont le côté sous le vent est faiblement développé. Pas de quoi pêcher un têtard, même mouillé.
Euh oui, peut-être, et alors ? Le message important et à retenir est que l'ilot a presque complètement disparu après le passage de l'ouragan Walaka !
Suivant sa citation de La Pérouse dans son premier billet, j‘avais oublié de relever cette perle qui voudrait faire du brave La Pérouse et de son équipage des scientifiques spécialistes en symbiose… Et du haut de leur dunette, pour bonne mesure !
Ah bon, La Pérouse était donc un ignare qui utilisait le mot « brisant » à tort et à travers ? Quant aux  « crêtes algales », pouvait-il en avoir connaissance à la fin du 18ème siècle ? Quand je consulte mon Littré édition 1962, donc relativement récent, voici les mots que je trouve :
  • alfénide (un alliage)
  • algalie (terme de chirurgie)
Pas d'algal interposé, donc inconnu au bataillon.

Je cherche alors à « crête » pour voir si je ne trouve pas la suite « crête algale », eh bien vous le croirez ou non, mais rien de rien, chou blanc, pourtant il existe pas moins de 15 entrées au mot crête, et un peu plus loin on peut lire la définition du mot crétin…

En fait cette « crête algale » est tellement usitée que les définitions sur Google ne se bousculent pas au portillon, mais bref, je rappelle, au cas où vous l'auriez déjà oublié, que le message important et à retenir est que l'ilot a presque complètement disparu après le passage de l'ouragan Walaka !

Mais le commissaire semble en avoir un peu assez de devoir ramer à contre-courant en se lançant dans des explications alambiquées dans l'unique objectif de détourner l'attention du lecteur sur le message principal etc., il termine ainsi :
Eh bien non. C’est fini, à force rester une larve mouillée, les adultes eux préfèrent parler aux adultes, surtout aujourd’hui apres ton dernier billet, Ciao.
Ah oui, mon dernier billet dans lequel je rendais hommage à la perspicacité d'un immense scientifique qui vient de nous quitter, car il s'était bien rendu compte, il y a six ans, que les rangs des pseudo-sceptiques allaient se réduire comme peau de chagrin au fil du temps.

A qui le tour maintenant de dégager la scène ? Le prochain candidat sur la liste est Fred Singer, on tient les paris ?



dimanche 28 octobre 2018

Histoire sans parole



119.  Bob | 22/10/2012 @ 14:16
Max Planck disait  » “Truth never triumphs — its opponents just die out. Science advances one funeral at a time.”
« La vérité ne triomphe jamais – ce sont ses opposants qui disparaissent. La Science progresse par une succession de funérailles.  »
Dur, dur, mais assez réaliste, AMHA.


Il ne croyait pas si bien dire.

Mes condoléances à sa famille, pour les autres laissons-les à leurs chimères.



Le cave se rebiffe

Me voilà donc en train de troller Skyfall par AntonioSan interposé !

Suite à ma mise au point précédente, concernant notamment l'emploi du mot brisant, le commissaire se permet d'importuner ses congénères avec un commentaire d'une rare finesse.

Le voici en train de creuser de plus en plus profond le trou qu'il avait entamé dans les sables d'East Island, peut-être cherche-t-il du pétrole, je ne sais pas.

Il commence son laïus par une magnifique projection :
1937. AntonioSan | 28/10/2018 @ 7:49

AntonioSan (#1936), Les cons se reconnaissent à ce qu’ils osent tout.
Entièrement d'accord avec lui là-dessus, maintenant de nombreuses personnes l'ont reconnu (pas tout le monde, faut quand même pas surestimer le « réalisme » du lecteur lambda de Skyfall)

Il appuie ensuite exactement là où il a péché en citant mon passage où je faisais remarquer que La Pérouse employait le mot « brisant » à plusieurs reprises :
Non seulement celui-là ne comprend pas la définition de la crête algale à laquelle il renvoie
Ben si, je comprends la définition de la crête algale, mais qu'est-ce que la crête algale a à voir avec la choucroute ? La Pérouse a bien failli perdre ses deux vaisseaux sur des brisants, que l'endroit se trouve juste à l'emplacement de la crête algale ne change rien à l'affaire, monsieur Antoine a bâti un homme de paille alambiqué qui ne convaincra que les gogos.

Mais c'est ensuite que la confiture est étalée par le commissaire :
Mais en plus il n’a aucune idée de la topographie du récif et comment elle se relie aux photographies aériennes du récif corallien en question. C’est justement la crête algale (algues rouges = Rhodophycées) qui donne sa coloration brun/rougeâtre au sommet récifal et ici à la ligne de pâtés coralliens coalescents de 2 km de long sur laquelle s’est formé le motu de sable corallien East Island, un ensemble représentant une portion de la marge occidentale peu développée du lagon ouvert sur l’ouest d’une structure récifale presque annulaire en forme de haricot plus importante d’une trentaine de kilomètres de long. (sur l’image ci-dessous, le nord pointe vers le coin supérieur gauche de l’image et le patch reef est la bande étroite dans le coin gauche inférieur)
Tout cela nous fait une belle jambe en nous faisant croire que le gugusse est un expert dans le domaine, mais encore une fois c'est à côté de la plaque, La Pérouse ayant rencontré des brisants selon ses propres dires et selon la définition communément acceptée du mot brisant.
Une coupe générale d’un récif est disponible ici et montre l’emplacement de la crête algale sur le récif, et O surprise pour notre marécageux peu habitué au Pacifique, il s’agit justement de l’endroit où les vagues se briseront. On le vérifie aisément sur Google Map en voyant les vagues épouser la forme de la crête algale et non la forme du banc de sable.
Je suis supposé être surpris, mais surpris de quoi au fait ? D'ailleurs où donc ai-je dit que La Pérouse avait failli s'échouer sur un banc de sable ? J'ai écrit exactement ceci :
[…] ce petit ilot de sable, qui existait peut-être du temps de La Pérouse et même bien avant sa venue (même si on ne peut pas l'affirmer, La Pérouse ayant failli s'échouer sur des brisants […]
AntonioSan va-t-il nier que East Island soit un ilot essentiellement composé de sable ? ou que La Pérouse ait failli se fracasser sur des brisants ?
Mais il s’obstine la pelure:
On pourrait dire la même chose sur lui ; en ce qui me concerne si je m'obstine c'est bien sûr pour répondre aux inanités du monsieur qui n'ose même pas venir s'exprimer ici et se contente de rester terré dans son repaire.
Bien justement non, il continue à la ramener avec deux billets tout aussi ignares l’un que l’autre alors qu’effectivement, il n’y connait rien, mais alors rien de rien. Et sa mauvaise foi débonde :
Ben non mon bon monsieur, mes billets ne sont pas ignares, ils sont factuels, c'est probablement cela qui vous gène et vous incite à empoisonner vos condisciples avec vos dissertations à la petite semaine.
Il était évident que la comparaison s’effectuait entre l’image titrée « La Pérouse Pinnacle » offerte par ses propres soins et l’image pré-ouragan que j’avais reprise du Figaro. On y voit comment le banc sableux migre et se redessine même sans ouragan.
Mais voilà, il fallait faire semblant de ne pas comprendre ou bien c’est qu’il l’est encore plus que je ne le suspectais au début de ce commentaire…
Et encore une digression, une ! notre commissaire enquêteur passe évidemment totalement sous silence que :
  1. je n'ai jamais nié qu'il y ait des mouvements de sables dans le passé, j'ai même expressément écrit qu'il n'était pas sûr que l'ilot de sable existât du temps de La Pérouse, puisqu'il avait rencontré des brisants (se reporter à mon billet) et j'avais même demandé si quelque lecteur bienveillant avait des infos sur le sujet ;
  2. l'ouragan Walaka a quasi totalement détruit l'ilot de sable.
Encore la stratégie de l'homme de paille de la part de monsieur Antoine, on construit une affirmation ou une pensée censées m'appartenir et on démolit tout ça avec délectation, mais on commence à être habitué avec les climatosceptiques, pardon, avec les climato-irréalistes qui testent tous les épouvantails à leur disposition, ils ont toujours un briquet dans la poche pour y mettre le feu en pensant naïvement qu'ils ont mis à bas les arguments de l'adversaire.

Allez, on va terminer cette fois en donnant raison à l'ami Antoine :
Justement, à ce propos, la moindre des choses serait d’orthographier son nom correctement!
Ainsi, celui qui se tait dès qu’on évoque Météo-France, Alma, Toulouse, J.L.G.D., voilà ce que j’en pense de sa véritable identité, CQFD
Oui d'accord, j'avoue avoir oublié le s final de Desproges, c'est ma seule erreur dans tout ce que j'ai écrit, je dois bien cela à notre dépiauteur en chef en mission commandée sur mon site.

Mais il va falloir tout de même que monsieur Antoine explique sa phrase sibylline, faisant référence à Météo-France, Alma, Toulouse, J.L.G.D, c'est quoi tout ça et quel rapport avec moi, que suis-je censé dire au sujet de cet étrange amalgame ?

Cependant c'est bien de terminer sur une projection, AntonioSan a une certaine constance, pour ne pas dire une constance certaine, dans sa capacité à se décrire lui-même tout en attribuant à autrui ses propres carences neuronales.

Soyons assurés qu'il y aura une suite, on se revoit au prochain épisode donc !




Monsieur Je-sais-tout, alias AntonioS(uperm)AN(e), me fait la leçon, quel honneur !

Suite à mon précédent billet, le sceptique de service se fend du commentaire suivant :
1936. AntonioSan | 27/10/2018 @ 20:42 

AntonioSan (#1925),
L’enfonceur de portes ouvertes nous la refait:

Visiblement, GeorgesD. ignore ce qu’est un brisant… et ce n’est pas le petit banc de sable corallien qui menaça le bateau de La Pérouse, ce sont les crêtes algales, partie vivante du récif à fleur d’eau, Dugenou!
Quand on ne connait pas le mot Motu on apprend au lieu de faire le malin… D’autant que le cuistre affiche deux images sur lesquelles on voit déjà que les contours du banc de sable ont changé, ce qui est bien sûr parfaitement normal!

Et c’est pourtant (voir en gras) ce que Dugenou s’empresse de faire, n’ayant aucune connaissance du processus de création de ces sables coralliens… Bravo.

Définition de brisant :
  • cnrtl
    • 1. [Appliqué à la mer] Qui se brise, se réduit en écume. Une mer (...) tantôt furieuse, hurlante, brisante (Alain, Propos,1928, p. 797). 
  • thefreedictionary
    • Rocher, écueil sur lequel les vagues se brisent violemment.
  • linternaute
    • Écueil sur lequel se brisent les vagues. 
  • dictionnaire.sensagent
    • écueil sur lequel la mer brise et écume.
  • dictionnaire.reverso
    • (marine) écueil contre lequel les vagues se brisent 
    • écueil, récif, haut-fond, roc, rocher 
  • Larousse
    • Haut-fond ou obstacle sur lequel la houle déferle.

Bref un brisant est l'endroit en mer où se « brisent » les vagues, principalement au-dessus d'un écueil ou d'un haut-fond, rien de moins, rien de plus.

Et maintenant lisons La Pérouse dans le texte nous parlant des bancs « Basse des Frégates françaises » :

Page 191 du livre Voyage de la Pérouse rédigé d'après ses écrits originaux. (source books.google.ca)

Plus bas il insiste, le malheureux :

Continuation de la page 191.

Ce n'est pas fini :

Page 192 le mot brisants est employé trois fois, et on remarquera également l'usage du mot écueil.

Et pour en terminer avec La Pérouse :

« Rochers », « écueil », « la mer brisait », et pas le moindre signe de crête algale à l'horizon, même depuis la dunette.

On dirait que La Pérouse ne savait pas qu'il avait failli s'empaler sur des crêtes algales, le pauvre croyait dur comme fer qu'il s'agissait de vulgaires brisants, heureusement que le commissaire San-Antonio, avec sa sagacité légendaire, est là pour le déniaiser de manière posthume (si La Pérouse ne se retourne pas dans la tombe…) et me faire la leçon ; que disait-il déjà ?
Visiblement, GeorgesD. ignore ce qu’est un brisant…
On lui pardonnera sa vaine tentative de me trouver un prénom, à défaut d'un nom, lui qui espère peut-être que je lui en dirai plus sur le sujet, il ne fait que me conforter dans ma décision de ne pas révéler ma véritable identité afin d'éviter qu'elle ne soit piétinée par ce genre d'individu qui préfère user d'ad personam et de sophismes divers (le coût de la crête algale il fallait y penser, chapeau l'artiste !) pour attaquer ce que je suis et non ce que j'écris.

Mais finissons-en avec le commentaire anémique dont il me fait l'honneur sur son site, hésitant toujours à venir ici au risque de se prendre des tirs qui se verraient davantage que sur Skyfall où il n'est qu'un gugusse parmi d'autres qui tente de révolutionner la climatologie bien assis sur son tabouret et accoudé au comptoir de son bistrot favori.

Je n'y connais effectivement rien en motus et châteaux de sables, c'est pour cela que j'évite de la ramener, contrairement au commissaire qui étale sa culture au maximum avec ses crêtes algales ; qui donc a dit que la culture c'était comme la confiture, moins on en a plus on l'étale ? Ah oui, c'est Pierre Desproge.

Quant aux « contours du banc de sable [qui] ont changé », quelle perspicacité, personne ne s'était rendu compte des dommages causés par l'ouragan Walaka !

Et pour terminer j'avais bien dit que AntonioSan était un génie (ou quelque chose d'approchant), lui qui connait à la perfection le « processus de création de ces sables coralliens » et qui va certainement proposer à Nicias ou Usbek ou carrément Rittaud de nous expliquer dans le détail comment les récifs coralliens vont évoluer avec le réchauffement climatique et la montée des eaux (un indice, les coraux étant des organismes vivants ont une certaine capacité d'adaptation, les chanceux)

Allez on terminera avec un grand merci à l'ami Antoine (sans quelque chose mais quoi ?) qui m'amène pas mal de lecteurs, malheureusement j'ai bien peur de ne pas pouvoir les garder très longtemps, car j'ai quelques exigences de qualité et ma page poubelle me sert à calmer les plus excités, ce qui n'est pas du goût de tout le monde (mais qu'est-ce que j'en ai à battre !)