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dimanche 14 mars 2021

Cédric Moro, un missionnaire de la désinformation pseudo-scientifique

 Bon, j'en ai parlé dans mon Fadaisier de la semaine 10 mais je pense utile d'enfoncer le clou tellement la planche est épaisse.

Le présent billet a pour objectif, en somme, de montrer les ravages que les désinformateurs professionnels peuvent causer y compris dans des cerveaux que l'on pourrait a priori croire munis de tous leurs neurones et synapses en bon état de marche.

Les désinformateurs professionnels on les connait, ou du moins on pense savoir de qui il s'agit, ce sont pour l'essentiel des gens issus du monde anglophone, mais on en trouve aussi en nombre plus limité un peu partout ailleurs, sauf dans quelques régions comme l'Afrique et l'Asie, où il y a peut-être trop de monde concerné par le changement climatique et pas assez ayant des intérêts à défendre dans les énergies dites fossiles (c'est une explication comme une autre, si vous en avez une à vous merci de la faire connaitre en commentaire) ; le « partout ailleurs » est donc, d'après moi, essentiellement situé en Europe ainsi que dans les pays du Proche-Orient, là où le charbon, le gaz ou le pétrole ont une importance capitale (L'Australie est, avec l'Indonésie, le premier/second exportateur de charbon de la planète, la Norvège a bien l'intention d'exploiter le maximum de ses ressources pétrolières offshore, l'Arabie Saoudite compte sortir de son sous-sol la moindre goutte de pétrole, etc.) ; il n'est pas étonnant d'apprendre alors que les pays où sévit le plus le climato « scepticisme » sont, dans l'ordre :

  1. La Norvège (le passé de Statoil probablement...)
  2. L'Arabie Saoudite (sans commentaire)
  3. La Suède (mais que fait-elle à cette place…? le pays de Greta...Garbo !)
  4. Les USA (sans commentaire)
En queue de peloton on trouve, en ordre inversé :
  1. L'Inde (les produits pétroliers ne représentent que 13,5% des exportations indiennes)
  2. La Thaïlande (le pétrole ne représente que 2,8% des exportations du pays)
  3. L'Espagne (sans commentaire)
  4. L'Indonésie (mais que fait-elle à cette place avec son statut de second exportateur de charbon…?)
La France, elle, le pays de Cédric Moro, mais aussi du cartésianisme, se trouve au milieu du pack (voir These are the places with the most climate change deniers) (Voici les endroits où l'on trouve le plus de négateurs du changement climatique)

Cédric Moro, le supplétif de Benoit Rittaud qui intervient sur son blog, avec quelques autres, pour combler les trous et faire patienter les abonnés afin qu'ils n'aillent pas voir ailleurs, est, figurez-vous, consultant indépendant sur les risques majeurs, ce qui laisse songeur sachant qu'il n'est même pas capable de voir le gros iceberg vers lequel notre navire fonce tous moteurs au maximum (j'allais écrire toutes voiles dehors mais ça ne colle pas avec le sujet)

Vous devez vous demander pourquoi je vous fais tout un laïus sur les pays où règne le climato « scepticisme » avant d'enchainer avec Cédric Moro, n'est-ce pas ?

C'est très simple en fait, c'est lui-même qui m'en a donné l'idée avec son billet du 11 mars dernier qu'il a intitulé sobrement Le missionnaire 2.0 de l’inquisition climatique ; comprenez-vous maintenant le titre du mien ?

Par « le missionnaire 2.0 de l'inquisition climatique » monsieur Moro désigne le dénommé Rodolphe Meyer, plus connu sous le nom du Réveilleur pour ceux qui s'intéressent un peu à la vulgarisation scientifique sur YouTube.

Rodolphe Meyer est ce que l'on pourrait appeler un « passeur de science », en empruntant cette formulation à Pierre Barthélémy (je lui payerai les royalties pour usage du nom de son site sous forme de gros bisous), et son grand tort est d'être plutôt bon dans son domaine, c'est-à-dire qu'il explique très bien les choses sans les déformer et surtout sans vouloir prendre ses lecteurs (ou vidéo-spectateurs ?) pour des abrutis incapables de raisonner par eux-mêmes ; c'est pour cela que parfois il faut s'accrocher un peu pour le suivre, bref faire un effort de comprenette et ne pas hésiter à suivre les liens qu'il propose et même à en chercher d'autres de sa propre initiative, ce que beaucoup de gens ne savent pas faire, ou bien ont simplement la flemme de faire.

Ainsi Cédric Moro se permet de qualifier Rodolphe Meyer de « missionnaire », terme éminemment religieux, pour bien faire comprendre qu'il le prend pour un extrémiste qui vouerait un culte à une divinité qui n'existe que dans sa tête à lui Cédric Moro.

Cédric Moro qui ne se rend même pas compte qu'en réalité c'est lui le « missionnaire » à l'insu de son plein gré, mandaté sans même le savoir par notamment tous les pays en tête de la liste ci-dessus, ceux évidemment de la première sous-liste commençant par la Norvège et se terminant par les USA (mais il y en a d'autres que je n'ai pas mentionnés afin de ne pas lasser mes lecteurs)

Evidemment la Norvège, l'Arabie Saoudite, etc. n'ont pas embauché Cédric Moro afin qu'il porte la bonne parole sur le blog de Benoit Rittaud, ce serait trop facile, non, Cédric Moro s'est auto-saisi afin d'être leur porte-bonne parole, sans même que les pays en question sachent qui est Cédric Moro.

Car la clé du mystère est là, les types comme Cédric Moro se croient investis d'une mission divine qui consiste à propager partout où ils le peuvent et quand ils le peuvent toutes les désinformations qui ont été soigneusement préparées et bichonnées par les désinformateurs professionnels dont je parlais au tout début de ce billet.

Ainsi dans Le missionnaire 2.0 de l’inquisition climatique il prend la défense de Susan Crockford en étant apparemment sincèrement persuadé qu'il s'agit d'une experte mondiale en ours polaires, ce qu'elle n'est évidemment pas.

Il chouine donc après Rodolphe Meyer qui a écrit sur un blog ami un article intitulé Ce que les ours polaires nous apprennent des climato-dénialistes dans lequel on peut lire :
80% des sites climato-dénialistes citaient [voir Internet Blogs, Polar Bears, and Climate-Change Denial by Proxy dans BioScience | Oxford Academic] Susan Crockford. D’après l’article de 2018, Susan Crockford n’a jamais conduit de recherches originales, n’a jamais publié d’articles scientifiques dans des revues à comité de lecture et s’oppose systématiquement au consensus scientifique sur le sujet. Elle n’a donc rien d’une experte de la question.
Et Rodolphe Meyer a parfaitement raison (j'ai d'ailleurs moi-même évoqué cette étude dans Susan Crockford, la nouvelle égérie du climatoscepticisme ursusmaritime), Susan Crockford n'a JAMAIS rien publié sur les ours polaires comme sujet principal dans une revue à comité de lecture, sa formulation était peut-être un peu maladroite en laissant penser qu'elle n'aurait jamais rien publié DU TOUT, mais il termine quand même sa phrase par « sur le sujet », sous-entendu le sujet des ours polaires ! Cependant elle a dans certaines de ses études évoqué les ours polaires, mais ce n'était en rien le sujet principal et il n'était pas question de leur survie dans le cadre du changement climatique et de la fonte de la banquise arctique (voir en bas de page)

Il n'en fallait pas davantage pour que Cédric Moro enfourche ses grands chevaux vapeurs et balance :
« Jamais », « jamais », jamais, assène t-il, sauf que la bio de son blog est farcie d’articles sourcés, agrémentée de liens, permettant de vérifier qu’elle a bien écrit et co-écrit dans de nombreuses revues à comité de lecture dont la prestigieuse revue « Science », de surcroit sur les mammifères en milieu arctique.
Ah la bio de Susan Crockford, dans laquelle on peut notamment lire ceci :
A favourite pastime during my teens and early twenties was watching the polar bears at the Stanley Park Zoo in Vancouver. 
Un de mes passe-temps favoris pendant mon adolescence et au début de ma vingtaine était d'observer les ours polaires au zoo de Stanley Park à Vancouver.
Ainsi la môme Crockford aurait uniquement vu des ours polaires...au zoo ! Puis bien sûr aussi à la télévision et très probablement sous forme de crânes ou autres parties du corps d'un de ces plantigrades dont on lui aurait amené un squelette en lui demandant de l'identifier, ce qui est en fait son métier et sa réelle spécialité. Et elle confirme dans son blog :
I am a different kind of polar bear expert than those that study bears in the field but having a different background means I know things they do not and this makes my contribution valuable and valid.
Je suis une experte en ours polaires différente de ceux qui étudient les ours sur le terrain, mais le fait d'avoir une expérience différente signifie que je sais des choses qu'ils ne savent pas, ce qui rend ma contribution précieuse et valable.
D'ailleurs si vous recherchez une image de Susan Crockford sur Google vous la trouverez le plus souvent ainsi :

Susan Crockford dans son élément avec ses petits chéris (source principia-scientific)

Première rencontre avec un ours polaire ? (source De Blauwe Tijger)

Il faut bien faire acte de présence au Heartland Institute (source technocracy.news)

Susan Crockford intéresse l'extrême-droite française, c'est un signe, non ? Ici avec Grégoire Canlorbe (source Watts Up With That?)

Bref, pas vraiment une « femme de terrain » effectivement, on la sent plus à l'aise bien au chaud dans son atelier, en conférence ou attablée devant une tasse de thé brûlant en bonne compagnie, plutôt que dans les régions polaires où elle serait obligée de mettre une écharpe et des mitaines, tout comme ces messieurs-là :

Andrew Derocher dans son  élément (source sebiology.org)

Ian Stirling avec un de ses bébés (source CBC News)

Steve Amstrup dans son bureau (source DePauw University)


Dois-je préciser que les trois gentlemen ci-dessus, tous sur leur lieu de travail, ne sont évidemment pas d'accord avec les conclusions hasardeuses de Susan Crockford sur les difficultés que rencontreront les ours polaires dans le siècle à venir ? Ils ont déjà eu l'occasion de la réfuter notamment dans Financial Post publishes misleading opinion that misrepresents science of polar bears’ plight (Le Financial Post publie une opinion trompeuse qui déforme les données scientifiques sur la situation critique des ours polaires ; voir également La crédibilité scientifique de Susan Crockford selon Scientific Feedbacks) 


Est-ce bien la peine de continuer ?

Ah si, jetons un coup d'œil sur les commentaires du billet (qui ne mérite pas qu'on s'y attarde) de Cédric Moro, car ça vaut vraiment le détour (extraits) :

Comment peut il encore en parler alors que la question a été réglée depuis longtemps, après le scandaleux montage photo « d’Ursus bogus » ?…C’est à désespérer, même si ce n’est pas étonnant tant est sans fin la mauvaise foi de l’écologisme, c’est même minable.

Vous semblez plus attaquer les messagers que le message en lui même. Cela pollue votre article, qui n’est finalement pas très étayé. Étonnant d’attaquer plutôt que d’argumenter constructivement et succinctement.
Devons nous comprendre entre les lignes que vous niez le changement climatique ?

Est-il encore nécessaire, une fois de plus, de démontrer que la terre n’est pas plate ? N’êtes-vous pas lassé de ces singeries ?

comment nier le changement qui est une constante du climat depuis toujours… L’arnaque c’est de penser ce changement comme une anomalie, ce que vous avez l’air de penser. Je me trompe ?

J’ai l’impression que le bas du front c’est vous.
Le climat change en permanence et ici personne ne le nie.
Il a fait bien plus chaud, de 2 à 3 degrés, que maintenant dans le passé, et nous sommes encore là, y compris les ours blancs.

Ça c'était pour s'échauffer, maintenant voici du sérieux :

Je me suis donné la peine sur une vidéo youtube du réveilleur (attaque contre François Gervais) de démontrer que le CO2 ne pouvait pas donner d’effet de serre. Je n’ai eu évidemment aucune réponse.
J’ai plusieurs fois essayé de joindre le référence d’un site : Effet de serre -l Le bilan énergétique de la terre du professeur Geuskens à chaque fois le lien disparaissait. Censure du réveilleur ?

Si vous avez réussi à « démontrer » cela, publiez !

Pas de rapport. Monsieur veut juste poster son lien.

Comme on le voit avec tout ce qui précède, quand des éléments perturbateurs (comprendre plus intelligents que la moyenne du site) interviennent pour apporter un peu de raison, assez vite les habitués des lieux sautent sur les impudents qui ont osé. La preuve encore avec cet échange :

En fait, vous n’avez pas compris le billet pourtant c’est assez bien expliqué.

Vous savez, quand on parle à des primaires…

Remarquez nous sommes peut-être dans du Poe...mais ce qui suit n'en est pas :

Au début je trouvais que Rodolphe Meyer faisait du bon boulot, mais j’ai vite remarqué qu’il employait lui-même des arguments fallacieux et, en bon zététicien, je lui en ai fait part. Sans résultat. Et puis il a fini par adopter une posture d’inquisiteur, instruisant toujours à charge, à sens unique, non plus pour contrer des arguments pseudo-scientifiques mais pour dénigrer des personnes. Et j’ai donc arrêté de le suivre.

Quel soulagement cela a dû être pour Rodolphe Meyer !

La thèse du rôle important du CO2 atmosphérique dans l’explication du réchauffement global a été réfutée par plusieurs grands physiciens alors que l’explication donnée par ces mêmes personnes (voir Geuskens, par exemple) n’a pas été réfutée. Si Jancovici, qui est très fort par ailleurs, est certain de la responsabilité du CO2, il faudrait qu’il explique les raisons scientifiques qui l’amènent à cette « certitude ». A mon avis, il est dans ce domaine « croyant » comme beaucoup d’autres, subjugués par la crainte de l’avenir.

Là nous touchons au sublime, mais vous n'avez encore rien vu :

Pour réfuter il faut que ce soit réfutable…
Affirmer « la température moyenne du globe est reliée avec les ppm moyens de CO2 de l’atmosphère » est improuvable dans un sens comme dans l’autre.
C’est trop vague, sans relation de cause à effet clairement observable et sans reproductibilité de l’expérience.

Qu'est-ce que je vous disais ! Mais si vous croyez que c'est terminé vous avez tout faux :

La dissonance cognitive c’est toujours violent et ça provoque souvent des remontées de bile. Ca n’est pas grave Cédric, ça passera dès que vous ferrez l’effort de sortir de vos certitudes moisies.
D’un point de vue purement factuel Susan n’a effectivement rien publié sur l’ours blanc dans une revue à comité de lecture. Ca n’est pas son blog qui vous l’apprendra mais par exemple Google Scholar ou Web Of Science. Le point reste à Rodolphe.
En ce qui concerne les comptages, vous ne reprenez qu’une toute petite partie de ce qui est dit et expliqué (ce qui vous arrange en somme). Le point reste encore à Rodolphe.
Donc merci pour ce billet d’humeur qui, faute d’argument, s’attaque au messager. C’est grâce à des gens comme vous que les climatosceptiques perdent tous les jours des points.

Vous n’êtes pas le Têtard mouillé ? [blablabla]
Nous avons affaire à des gens tellement bêtes qu'ils ne sont même pas capables de reconnaitre qui est qui. Non Antisceptique n'est pas le Têtard mouillé (ma pomme) mais c'est probablement un de mes lecteurs trop timide pour se manifester sur mon blog (du moins sous ce nom-là)

A chacun ses sources. Pour ma part, j’ai aussi tapé son nom et prénom dans la presitigieuse revue « Science » (excusez du peu)
https://search.sciencemag.org/?searchTerm=Susan%20Crockford&order=tfidf&limit=textFields&pageSize=10&&
et je l’ai vue sortir à 2 reprises donc dire qu’elle « n’a jamais publié d’articles scientifiques dans des revues à comité de lecture » est tout simplement de la diffamation car elle l’a fait dans plein de revues de différentes et en plus dans les plus prestigieuses, en tant que zoologue.
Donc vous accordez le point à Rodolphe par pure mauvaise foi.

Ce qui m'a fait dire dans mon dernier fadaisier :

Une question se pose ici : Cédric Moro est-il vraiment très con ou bien le fait-il exprès ?

Dans le lien qu'il montre on peut voir qu'aucune des deux malheureuses études signées par Susan Crockford ne porte sur les ours polaires ! Et pour cause, je vais me répéter mais Susan Crockford n'est en rien spécialiste en ours polaires !

Mais un autre contestataire intrépide s'aventure en terrain miné :

@ Cedric,
Je suis souvent d’accord avec vous, mais là,franchement c’est un peu plus compliqué que ça.
Susan Crockford n’a écrit aucun article dans une revue à comité de lecture relatif aux ours blancs.
Que ce soit une zoologue reconnue et qu’elle puisse avoir son opinion sur des sujets autres que ceux qu’elle a eus à traiter directement, je l’entends.
Mais elle n’est visiblement pas une spécialiste de la question.

Mais depuis quand une zoologue reconnue ne peut-elle pas s’exprimer sur un sujet de zoologie ? Déjà que l’on nous fait le coup des scientifiques qui ne sont pas climatologues et qui n’ont donc pas le droit de discuter la méthodologie scientifique et les biais des études sur le climat alors maintenant, même des spécialistes reconnus d’une discipline n’ont pas le droit de critiquer les résultats de leurs confrères dans cette même discipline sous prétexte qu’ils ont publié sur d’autres sous catégories que celle dont il est question ? Où va t-on ? Vous rendez-vous compte que cet effet Silo est très préjudiciable à la Science ?

Et bien entendu, cette manière de nier les oppositions avec une telle hargne ne concerne presque exclusivement que le domaine de l’écologie, qui est farci de militants. Est-ce raisonnable en science de faire virer un professeur/chercheur pour avoir exprimé cette position ? N’y voyez-vous pas un problème dans la liberté des chercheurs ? D’autant plus qu’elle avait raison, il y avait bien une augmentation statistique du nombre d’ours polaires. Non mais on rêve.

Et cela ne remet pas en cause mon angle d’attaque, à savoir la diffamation de R. Meyer qui dit qu’elle n’a jamais publié dans des revues à comité de lecture. C’est faux, mensonger, à la limite mal écrit mais j’en doute.

Il doit aussi exister un effet Silo de connerie, quand celle-ci s'accumule en couches successives, qu'on est bien en peine de faire diminuer son stock et que le peu d'intelligence qu'on possède à côté ne sert à rien pour régler le problème.

Permettez-moi maintenant de terminer en beauté avec le clou du spectacle, ça va être court mais beau, comme une cantate de Bach :

Bonjour Laurent, « qui va l’emporter », Nous, bien sûr, car la vérité rend libre. [blablabla]

Je vous ai épargné tout le reste qui vous aurait arraché un bâillement, je n'ai gardé que le meilleur de l'inénarrable JR alias Joël Richard, merci qui ?


*****

Etudes de Susan Crockford évoquant les ours polaires :

En mai 2003 : Thyroid rhythm phenotypes and hominid evolution: a new paradigm implicates pulsatile hormone secretion in speciation and adaptation changes - ScienceDirect

Etude dans laquelle figure ce schéma :

Modèle de spéciation des ours polaires à partir des ours bruns.
Avec ça on est avancés pour savoir ce que vont devenir les ours polaires avec la fonte de la banquise...

 

Le 1er septembre 2007 : Sea ice expansion in the Bering Sea during the Neoglacial: evidence from archaeozoology - S.J. Crockford, S.G. Frederick, 2007 (sagepub.com)

Etude parlant donc...du Neoglaciaire, soit d'il y a...4700 à 2500 ans environ ! On peut y voir ceci :
Que d'os, que d'os, que d'os...


Le 2 mars 2017 : Testing the hypothesis that routine sea ice coverage of 3-5 mkm[sup]2[sup] results in a greater than 30% decline in population size of polar bears ([i]Ursus maritimus)[i] (peerj.com)

NON PUBLIEE car toujours pas revue par les pairs !


Et c'est tout.

Le reste vous le trouverez sur son blog, repris comme de bien entendu sur le site de pseudo-science WUWT, avec la bénédiction du Heartland Institute et de toutes les industries intéressées qui remercient Cédric Moro pour sa généreuse contribution.


vendredi 10 mai 2019

Cueillette de cerises chez Benoit Rittaud

On pourrait presque qualifier le dernier billet en date publié par notre mathématimancien sur son blog, intitulé Climat : à quelques mois de l’année fatidique, d'article intéressant ; il a été écrit par un (/irony on) spécialiste incontesté (/irony off) des problèmes climatiques, le dénommé Cédric Moro, lequel tient un blog personnel (i-resilience) mais pond aussi de temps en temps dans la basse-cour de Contrepoints où il est sûr de trouver une audience attentive ; ah oui, Moro est « consultant indépendant dans la communication et l'organisation face aux risques majeurs » selon son profil, nous avons donc affaire à un véritable (/irony on) spécialiste qui doit savoir de quoi il parle (/irony off), quoique…

Il y a dans son exposé des choses qui font réfléchir, parce qu'elles ne sont même pas fausses.

Ainsi quand il nous montre que les émissions de CO₂, loin d'avoir diminué comme certains s'y étaient engagés (Obama par exemple) ont en réalité considérablement augmenté « grâce » notamment à la Chine, c'est parfaitement exact, mais ce n'est en rien un scoop, tout le monde le sait et il ne nous apprend pas grand chose en nous montrant ceci :
Evolution de la concentration en CO₂ anthropique depuis 1960.

Evidemment il ne donne aucune source pour documenter son graphique, habitude détestable assez répandue chez les climatosceptiques qui ne désirent pas en général qu'on aille vérifier ce qu'ils racontent, juste au cas où…

Mais là comme on sait ce qu'il en est on lui fait confiance, le taux en mai 2019 est en fait de 414 (et des poussières) ppm comme l'indique le site de la NOAA qui nous fournit bien davantage d'informations intéressantes que monsieur Moro n'est capable de montrer, par exemple :
Taux moyen annuel d'accroissement du CO₂ avec moyennes décennales (source esrl.noaa)

On y voit qu'après une légère faiblesse dans les années 1990 la hausse de la concentration en CO₂ dans l'atmosphère est bien plus forte aujourd'hui qu'elle ne l'était entre 1960 et 1989 ; pour la décennie 2010 qui n'est pas encore terminée la barre sera encore un peu plus haute, qui s'en étonnerait ?

Au passage on notera que monsieur Moro ne met nullement en doute la réalité du caractère anthropique de cette augmentation de CO₂ dans l'air, contrairement à certains climatosceptiques qui s'échinent à chercher des causes ailleurs, par exemple en allant voir du côté des océans qui soi-disant dégazeraient du CO₂ suite à une augmentation de température causée par...le soleil !

Là où cela se gâte c'est quand notre spécialiste en risques majeurs veut à tout prix nous faire croire qu'il n'y a aucun risque (majeur ou mineur) concernant la sous-alimentation dans le monde en général et en Afrique en particulier ; il nous montre un graphique indiquant que (je le cite)
aucun des pays d’Afrique n’a vu chuter les rendements de son agriculture pluviale de 50% sur ces 12 dernières années pour des raisons d’origine atmosphérique. C’est même la tendance tout à fait contraire.
Graphique tiré de la page 32 du rapport VUE D’ENSEMBLE RÉGIONALE DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET LA NUTRITION

Le graphique qu'il nous montre n'est donc pas sorti de son chapeau, il provient d'un rapport publié en 2017 qui nous intime de le citer comme suit : « FAO. 2017. Vue d’ensemble régionale de la sécurité alimentaire et la nutrition. Le lien entre les conflits et la sécurité alimentaire et la nutrition: renforcer la résilience pour la sécurité alimentaire, la nutrition et la paix »

De ce graphique Cédric Moro en tire la conclusion qu'il n'y a aucun problème en ce qui concerne les rendements de l'agriculture en Afrique sub-saharienne, peut-être bien, mais cela ne dit rien de la sous-alimentation dans cette région, une grande partie de la production agricole étant...exportée ! On nous dit par exemple :
page 9 : […] en Afrique du Sud, huit des neuf provinces, soit près de 90 pour cent de la production de maïs du pays – qui est d’ailleurs d’une importance cruciale pour les exportations dans la région – ont été déclarées zones sinistrées (FAO, 2016a).
page 22 : Deux facteurs importants de la faim sont les conditions climatiques défavorables et les conflits. […] Les ralentissements économiques dans les pays fortement dépendants du pétrole et d’autres revenus d’exportation de produits de base ont également eu un impact sur les disponibilités alimentaires et/ ou ont réduit l’accès des individus aux denrées alimentaires.
page 42 : […] le Gouvernement kenyan a imposé une interdiction sur l’exportation du maïs en 2017 pour en réduire l’inflation des prix.
page 45 : […] le Burundi, anticipant une longue saison sèche, a interdit les exportations de certains aliments et a encouragé les agriculteurs à mettre leurs récoltes dans des stocks publics afin d’éviter les pénuries alimentaires. En janvier 2017, le Kenya, qui craignait des pénuries alimentaires, a aussi interdit les exportations de maïs en réponse à la sécheresse.
page 59 : Les ressources en eau et les pâturages subissent des pressions considérables et l’incapacité d’exporter vers le Nigéria a entraîné une chute du prix du bétail de 30 à 50 pour cent au Tchad et au Cameroun (FAO, 2017 g).
Tout cela vous ne le verrez pas chez monsieur Moro pour qui
[l]a sous alimentation en Afrique est d’abord liée à la présence de conflits et pour les dernières années du graphique ci-dessous par la présence d’un phénomène El Niño particulièrement puissant en 2015-2016, phénomène naturel et limité dans le temps.
Graphique tiré de la page 5 du rapport fscluster

Ben voyons ! Les conflits et El Niño, deux coupables tout trouvés pour ce spécialiste des risques majeurs qui passe totalement sous silence que les pays africains exportent une partie importante de leur production vers les pays développés (les pays développés consomment essentiellement ce que les pays pauvres exploitent et produisent sur leur sol) ; il n'a pas totalement tort, car il est bien dit dans le rapport (c'est lui-même qui le cite) :
En Afrique subsaharienne, la majorité des personnes sous-alimentées en 2016 vit dans des pays touchés par des conflits.
Cette partie figure dans les « messages clés » de la page xi, mais on dirait que notre spécialiste a eu la flemme d'aller à la fin du rapport, là où l'on peut lire notamment, page 53 :
Non seulement les conflits entraînent l’insécurité alimentaire, mais l’insécurité alimentaire et la malnutrition peuvent également contribuer à la multiplication des conflits et provoquer des mécontentements, en particulier dans des situations fragiles de post-conflit.
Tiens tiens, pourquoi ne cite-t-il pas ce passage ? Et celui-ci, à la même page 53 :
Le risque de conflit et d’insécurité alimentaire peut également être amplifié par des changements climatiques qui devraient avoir un impact négatif sur la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne (voir également l’encadré 4). Le changement climatique affecte les disponibilités alimentaires à cause de ses effets de plus en plus négatifs sur les rendements des cultures, les stocks de poissons et la santé et la productivité animales, en particulier en Afrique subsaharienne, où la prévalence de la sous-alimentation est déjà élevée. Couplées à un climat plus volatil, l’intensité et la fréquence des catastrophes naturelles liées au climat devraient augmenter. Les agriculteurs familiaux pauvres sont particulièrement vulnérables à de telles catastrophes. Des sécheresses ou des inondations sévères peuvent réduire considérablement les revenus et causer des pertes d’actifs qui érodent leur capacité à réaliser des revenus à l’avenir. En outre, une réduction des approvisionnements alimentaires à cause du changement climatique entraînera également une hausse des prix (FAO, 2016b).
Si vous voulez savoir ce que nous dit l'encadré 4, intitulé Changement climatique et conflits civils, il se trouve à la page 54 et le voici retranscrit en entier :
En 2007, le Conseil de sécurité des Nations Unies a exprimé la crainte que le changement climatique soit le plus grand défi pour la paix mondiale. Les événements les plus extrêmes liés au climat, en particulier les sécheresses, peuvent accroître l’insécurité alimentaire à la fois en termes de disponibilités alimentaires et d’accès aux denrées alimentaires d’une manière ou d’une autre. La sécheresse est un cas particulier, car elle réduit le nombre de têtes de bétail et la productivité agricole et augmente ainsi le nombre de combattants potentiels, ce qui génère des contestations largement partagées. Une grave sécheresse tend à menacer la sécurité alimentaire à l’échelle locale et dégrader les conditions humanitaires qui, à leur tour, peuvent entraîner des déplacements à grande échelle des populations et contribuer aux combats ou enflammer et prolonger des conflits.
Une étude des conflits en Asie et en Afrique de 1989 à 2014 montre que le risque de conflit augmente pour chaque période de sécheresse en saison de cultures; ce risque est encore plus élevé pour les pays en développement à faible revenu (FAO, 2017a). Le risque de conditions météorologiques défavorables extrêmes, ainsi que la variabilité des précipitations, augmentent avec le changement climatique. Si rien n’y est fait, on peut s’attendre à ce que le changement climatique augmente davantage les contraintes qui contribuent au déclenchement des conflits.
Les effets du changement climatique sur l’agriculture en Afrique subsaharienne (comme résumé dans FAO 2016b) sont, dans certains cas et endroits, importants et négatifs :
• L’impact global du changement climatique sur les rendements des céréales, en particulier le maïs, est négatif.
• Les années extrêmement sèches et pluvieuses deviennent de plus en plus fréquentes. 
• Une grande partie de l’Afrique australe devrait être plus sèche, mais les précipitations augmentent en Afrique de l’Est et de l’Ouest.
• Dans les parcours du Sahel, la dégradation et la sécheresse réduiront la productivité des fourrages.
• D’ici à 2050, le déficit en oxygène, l’acidification et les agents pathogènes provoqués par le réchauffement provoqueront le déclin de la pêche et de l’aquaculture.
• En général, la déforestation, la dégradation et les incendies de forêts portent atteinte aux forêts.
• Les pertes forestières réduisent la faune sauvage, la viande de brousse et d’autres produits forestiers non ligneux.
• La pénurie d’eau affecte la croissance des forêts plus que les températures élevées. 
Le rapport note également que, dans le cadre du scénario à émissions élevées du Profil représentatif d’évolution de concentration 8.5, la réduction du nombre de personnes exposées au risque de la faim serait plus lente en Afrique subsaharienne, l’une des raisons étant que l’agriculture y joue un rôle relativement plus important en matière de revenus et de sécurité alimentaire dans la région.
Il n’est donc pas surprenant que les effets négatifs potentiels du changement climatique devraient attirer l’attention de tous. Le changement climatique augmente le risque de combinaison de conflits et de catastrophes naturelles dues au changement climatique. Non seulement cela étend les problèmes d’insécurité alimentaire et de nutrition, mais ajoute également un autre facteur de stress qui exacerbe le potentiel de conflit, de crises prolongées et de fragilité persistante.
Notre spécialiste auto-proclamé en risques majeurs n'a donc pas lu tout le rapport ? Il aurait je pense dû se sentir concerné par « le risque de combinaison de conflits et de catastrophes naturelles dues au changement climatique », mais non, la seule conclusion qu'il en tire c'est :
Il est devenu urgent d’en prendre acte [que l’Europe a bel et bien perdu la bataille géopolitique (pour ne pas dire idéologique) autour de la réduction mondiale des gaz à effet de serre.], de redevenir pragmatique pour réajuster notre stratégie, nos investissements et soulager nos populations de ces politiques climatiques coercitives.

Il est évident que Cédric Moro est un éminent membre du club très fermé des climatoréalistes, il peut même revendiquer le rôle de porte-parole tellement il est convainquant ; mais n'est-il pas vrai qu'il est consultant en communication ? Tout s'explique.


jeudi 13 juillet 2023

Info ou intox sur le climat ? Avec Rittaud c'est tout vu !

 On se demande jusqu'où il peut aller et chaque fois on est surpris de voir qu'il peut toujours s'enfoncer encore plus profond.

Dans Climat : info et intox Benoit Rittaud nous fait son numéro de claquettes habituel en insistant là où apparemment ça ne lui fait pas mal, ni à lui ni à tous ses gogos-suiveurs qui prennent le temps de commenter pour bien faire comprendre que eux aussi ont de la science une vision toute personnelle.

Vous n'allez pas le croire (en fait oui si vous me lisez régulièrement) mais il n'a rien trouvé de mieux que de se mettre en avant dans le journal scientifique bien connu Valeurs Actuelles en compagnie de ses copains de régiment qu'on ne présente plus :

Climat : info et intox

C’est le titre du nouveau hors-série de Valeurs Actuelles, qui rassemble le gratin français du climato-réalisme ainsi que des étrangers parmi les plus prestigieux au monde. On y lira ainsi des articles de Rémy Prud’homme, Olivier Postel-Vinay, François Gervais, Ole Humlum, Vincent Courtillot, Michael Shellenberger, Christian Gerondeau, Steven Koonin, Jean-Paul Oury, Samuel Furfari, Michel Negynas, François-Xavier Piétri, ainsi que de votre serviteur.

Oui vous avez bien lu, « le gratin français du climato-réalisme ainsi que des étrangers parmi les plus prestigieux au monde », rien que ça. Où l'on voit que le ridicule et Benoit Rittaud vont très bien ensemble et pourraient même être considérés comme des synonymes (suggestion à faire pour le Larousse ou le Robert).

Dans la liste du gratin français et des prestigieux étrangers on aura toutes les peines à distinguer la moindre personnalité ayant un minimum de connaissances, et donc de légitimité pour en parler, sur le climat. Tous sont des activistes plus ou moins importants sur la scène internationale du climatoscepticisme tatoué des attributs du « réalisme » afin de paraitre quelque peu sérieux au regard des gens qui n'y connaissent rien, le grand public pour ne pas le nommer. Aucun ne peut prétendre au titre de climatologue puisque n'ayant rien publié sur le sujet du climat durant sa vie professionnelle. 

Passons-les rapidement en revue :


Bref une belle brochette d'incompétents qui ont cependant une particularité qu'ils partagent, à savoir qu'ils ont quasiment tous publié un grand nombre de bouquins un peu sur tout et n'importe quoi du moment que le tiroir-caisse faisait le bruit métallique agréable bien connu. 




Et Rittaud d'essayer dans son article de promotion pour Valeurs Actuelles de couper l'herbe sous le pied d'éventuels critiques montrant du doigt le fait qu'être publié dans un journal d'extrême droite c'est pas vraiment top :

J’oubliais : Valeurs Actuelles c’est des méchants, c’est pas bien pour notre image, ce serait mieux de s’exprimer sur Radio France, tout ça. Sauf que Radio France a annoncé son refus définitif de nous donner la parole, et qu’elle n’est pas la seule à pratiquer l’omerta.

Rittaud est le spécialiste de la lecture alternative qui consiste à comprendre de travers mais surtout à faire comprendre de travers ceux qui le lisent ; en effet, Radio France n'a jamais émis, dans le texte figurant en lien, le moindre « refus définitif de lui donner la parole ». Voici simplement ce que l'on peut lire dès le début :

EN TANT QUE MÉDIA :

  1. Nous nous tenons résolument du côté de la science, en sortant du champ du débat la crise climatique, son existence comme son origine humaine. Elle est un fait scientifique établi, pas une opinion parmi d’autres

Evidemment il est assez logique que quand Radio France déclare se tenir « résolument du côté de la science » Benoit Rittaud traduise cela par « Radio France refuse de me donner la parole », mais comment en tenir rigueur à la chaine publique qui fonctionne avec mes impôts ?

Les commentaires sont bien sûr en accord avec le chef, il ne saurait en aucun cas être question de le contredire, ou alors si peu et en prenant d'énormes précautions afin de ne pas tomber sous le coup de l'excommunication, Rittaud étant très prompt à sévir envers les contrevenants.

Excellent.

Ce n’est un secret pour personne que la gauche a tendance à s’emballer beaucoup plus vite et beaucoup plus fort sur les sujet environnementaux, et d’une manière générale à toujours vouloir faire plier le réel devant l’idéologie.

Laissons au moins à la droite la primauté du réalisme.

Ici Aragorn nous apporte la preuve manifeste que le climatoscepticisme est estampillé « de droite », pour lui il s'agit d'une affaire politique, voire idéologique.

La gauche considère le Giec comme un conseil d’experts objectifs qui lui permet de se donner des arguments ‘scientifiques’ pour ‘lutter contre le capitalisme’. Le fait que l’AIEA est reçu le prix Nobel de la paix avant le Giec pour faire tous les deux la promotion du nucléaire civil aurait pu faire réfléchir nos parangon de vertus mais cela est désormais impossible : On ne peut pas lutter contre une doxa religieuse quand elle prétend faire le bien.

Encore un pachyderme qui se place sur le terrain politique et qui a des problèmes avec la langue française en confondant les verbes être et avoir. Et souvenez-vous de l'inversion accusatoire à laquelle je faisais allusion dans un précédent billet, s'il nous parle de doxa religieuse vous savez à quoi vous en tenir.

Oui VA est une revue au fond idéologique nauséabond sur l’identité et l’immigration à m’en donner des pulsions d’activisme anti-fa dès que j’en survole les couvertures.
Pour dire à quel point on a marginalisé le climato-réalisme en France pour que des scientifiques de renoms aient besoin d’en passer par là pour un peu d’audience. Et le pire, c’est qu’ils ont raison sur le fond.
Mais c’est pas parce que Hitler disait que l’Angleterre était une île qu’il faut dire le contraire et cela, la gauche bien pensante l’a oublié.

Des « scientifiques de renom » qui seraient contraints de s'exprimer dans Valeur Actuelle, Cédric Moro m'a bien fait rire sur ce coup-là.

Mais voyons le bon côté des choses, le pire qu’il puisse arriver à la France est une fusion de l’extrême droite et de l’alarmisme climatique. Reconnaissons aux climato-réalistes de nous éviter cet abyme.

Encore une bonne tranche de rigolade. Quand on sait que le climatoscepticisme, et donc le climato-irréalisme cher à monsieur Moro, s'épanouit essentiellement à l'extrême droite, on ne peut que se rouler par terre en se tenant les côtes.

Le risque c’est que ça va conforter les gens qui aiment bien mettre des cases manichéennes que les climato-réalistes c’est des gens d’extrême droite, platiste, pro-Poutine et antivax, et je suis sûr qu’ils mangent des chatons aussi.

Tout est parfaitement exact dans ce qu'écrit André, sauf pour les chatons. Mais l'inversion accusatoire me permet d'avoir des doutes quant à ses habitudes culinaires. Je n'irai probablement jamais manger chez André.

D’accord avec Ph. Catier, et heureux qu’André ouvre la porte. Tous les gens bien connus de nous sont des gens honnêtes, compétents et qui ne risquent qu’une chose, comme Galilée, avoir eu raison avant la majorité. L’enjue est aussi important!

Ah si Galilée n'avait pas été convoqué (sans son consentement) le commentaire aurait eu moins de gueule.

Les autres commentaires étant du même tonneau je ne pense pas nécessaire d'alourdir davantage mon billet.