mercredi 21 janvier 2026

Un réveil brutal : les ambitions pétrolières américaines au Venezuela se heurtent à la réalité


Avertissement : billet rédigé avec l'aide de Grok à partir d'un prompt mentionnant la lettre quotidienne "The World" de Katrin Bennhold, rédactrice au New York Times, reçue sur ma messagerie privée – articles datés de janvier 2026, dont Venezuela's Oil Industry: A Timeline et U.S. Races to Sell Venezuelan Oil

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 Quelques semaines après la capture spectaculaire de Nicolás Maduro par les forces spéciales américaines en janvier 2026, les États-Unis ont pris le contrôle partiel des flux pétroliers vénézuéliens. L’administration Trump a orchestré la vente rapide de 50 millions de barils de pétrole vénézuélien précédemment bloqués par un embargo partiel, pour injecter des dollars dans une économie au bord du collapse : stocks saturés, hyperinflation et risque d’effondrement imminent.

Pourtant, ce qui paraissait être le début d’une ère de « domination énergétique » américaine vire déjà au réveil brutal. Les grandes compagnies pétrolières privées américaines refusent de s’engager massivement dans la reconstruction de l’industrie vénézuélienne.
Plates-formes pétrolières opérées par PDVSA à Cabimas, Venezuela (crédit : Adriana Loureiro Fernandez (The New York Times)

Les majors américaines disent « non » (ou presque)

Lors d’une réunion à la Maison Blanche début janvier, Donald Trump a pressé les dirigeants pétroliers d’investir au moins 100 milliards de dollars pour relancer la production ravagée. Le président a évoqué une reprise rapide des infrastructures pour atteindre une « dominance énergétique » face à l’OPEP et à la Chine.La réponse a été très froide. Darren Woods, PDG d’ExxonMobil, a qualifié le Venezuela d’« uninvestable » (non investissable), rappelant les saisies passées d’actifs sous Chávez et Maduro. Harold Hamm, proche de Trump, a été plus diplomate mais prudent : le pays présente « ses défis ». Trump a réagi avec agacement, menaçant même d’exclure Exxon des futurs contrats.
Pour en savoir plus sur cette réunion et les déclarations des dirigeants : Trump, Venezuela and Oil – The New York Times (lettre The World, 20 janvier 2026)

Darren Woods, PDG d’ExxonMobil, lors d’une apparition récente (source : Energy Magazine)


Pourquoi les compagnies hésitent-elles ?

Le Venezuela détient les plus grandes réserves prouvées au monde (> 300 milliards de barils), mais extraire et raffiner ce brut extra-lourd est coûteux et complexe. La production stagne autour de 1 million de barils/jour – loin des 3,5 millions d’avant Chávez. Relancer l’industrie exigerait des années et des centaines de milliards d’investissements privés.
Les freins sont multiples :
  • Prix du pétrole bas en 2026 et surabondance mondiale.
  • Compagnies américaines habituées à des retours rapides (schiste texan) rechignent aux risques.
  • Stabilité politique incertaine sous le gouvernement intérimaire de Delcy Rodríguez.

Installations pétrolières et pollution sur le lac Maracaibo, près de Cabimas (crédit : Getty Images)

Le nationalisme pétrolier persiste malgré tout

Malgré le rejet général de Maduro, livrer le pétrole aux États-Unis – pays qui a envahi et capturé le président – provoque une forte résistance. Le chavisme a martelé pendant trois décennies que le pétrole devait servir à transformer le pays, lutter contre la pauvreté et défier l’« impérialisme » américain.
Certains Vénézuéliens expriment leur colère : « À ce stade, on devrait couper le pétrole, zéro pétrole aux États-Unis ! » L’opposition (María Corina Machado) réclame une vraie transition démocratique, tandis que paramilitaires, guérillas et gangs maintiennent l’insécurité.

Vers une impasse ?

Trump veut accélérer pour éviter le chaos économique et sécuritaire, mais ses plans à long terme buttent sur la réalité : sans stabilité durable, sans garanties contre une nouvelle nationalisation et sans prix attractifs, les majors privées ne suivront pas. Le Venezuela risque de rester coincé entre un contrôle américain temporaire sur les ventes et une industrie qui ne repart pas vraiment.
Pour les millions de Vénézuéliens, l’espoir d’une reconstruction financée par le pétrole s’éloigne. La vente des stocks bloqués offre un répit, mais le vrai défi – relancer durablement la production – semble encore lointain.

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L'impact économique sur les Vénézuéliens : entre répit temporaire et incertitude profonde


Depuis la capture de Nicolás Maduro le 3 janvier 2026 et la prise de contrôle partiel par les États-Unis sur les flux pétroliers, l'économie vénézuélienne traverse une phase de turbulences intenses. Pour des millions de citoyens, déjà épuisés par des années de crise, les effets sont immédiats et contrastés : un léger répit grâce aux premières ventes de pétrole, mais une inflation galopante, une monnaie fragile et des prix alimentaires qui explosent.

Un répit d'urgence grâce aux ventes de pétrole US

L'administration Trump a accéléré la vente des 50 millions de barils de brut vénézuélien bloqués par l'embargo partiel de fin 2025. Les premiers fonds – environ 300 millions de dollars sur une transaction de 500 millions – ont été versés fin janvier. La présidente intérimaire Delcy Rodríguez a annoncé que cet argent serait injecté sur le marché des changes via les banques nationales et la banque centrale pour stabiliser le bolivar et protéger le pouvoir d'achat des travailleurs.Cela arrive à point nommé : l'économie était « à quelques jours du collapse », avec des stocks pétroliers saturés, une devise en chute libre et une production menacée d'arrêt. Ces dollars frais permettent d'importer des biens essentiels et d'éviter une fermeture brutale des puits, qui aurait été catastrophique.
Pour en savoir plus : U.S. Races to Sell Venezuelan Oil, Transforming Ties With Former Foe – The New York Times (14 janvier 2026)


À plus long terme : croissance possible, mais incertaine

Les experts estiment que si la production pétrolière repart (actuellement ~900 000-1 million de barils/jour, loin des 3+ millions d'avant Chávez), l'économie pourrait croître de 10-12 % en 2026 grâce aux revenus pétroliers et aux investissements étrangers. Mais cela dépend de :
  • Stabilité politique (le gouvernement intérimaire reste fragile).
  • Retour massif d'investisseurs privés (Exxon, Chevron hésitent face aux risques).
  • Prix du pétrole mondiaux (surabondance actuelle limite les incitations).
Sans réforme profonde (règle de droit, fin de la corruption, distribution équitable des richesses), le « pétrole maudit » risque de reproduire les erreurs passées : boom inégal, dépendance extrême et effondrement quand les prix baissent.
Pour le contexte sur ces défis : Trump, Venezuela and Oil – The World newsletter, Katrin Bennhold (20 janvier 2026)


Bilan pour les Vénézuéliens ordinaires

À court terme : soulagement limité (dollars entrants, stabilisation partielle), mais souffrance accrue (inflation, insécurité alimentaire). À moyen terme : espoir fragile d'une reprise si le pétrole repart vraiment et profite au peuple – pas seulement aux élites ou aux intérêts US.Pour des millions qui ont fui (près de 8 millions depuis 2015) ou qui restent, 2026 pourrait marquer un tournant... ou une nouvelle descente. L'intervention US a évité l'effondrement immédiat, mais la vraie reconstruction passe par plus que du pétrole : stabilité, démocratie et justice sociale.



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