jeudi 5 janvier 2017

2017, le crépuscule du climatoscepticisme ?

En ce début d'année il est de bon ton de faire des prévisions, même l'Express nous gratifie de celles de son astrologue de service, c'est tout dire...

Ainsi j'apprends que Jupiter est à mes côtés (je ne m'en étais pas rendu compte jusqu'à présent) et que « 2017 est une année d'expansion et d'affirmation de [mon] pouvoir personnel », rien que ça. Et que « ça risque de chauffer de fin février à mi-avril, début août et fin septembre » ce qui présage de températures largement au-dessus de la normale, en tout cas pour ces périodes-là. Quant à la forme on me prédit « gare à la surchauffe si [je] tire[...] trop sur la corde!  », donc je vais essayer de garder du mou et ça fera baisser le thermomètre je pense, ce qui sera bénéfique pour la planète (ma petite contribution personnelle)

Plus sérieusement on est en droit de se poser des questions sur ce qui va vraiment se passer cette année.

Aux USA le Donald va prendre ses fonctions dans quinze jours et bien malin qui peut dire ce qu'il fera de ses quatre années ; soit il respecte ses promesses de campagne et fait tout ce qu'il a dit qu'il ferait, et on peut s'inquiéter ; soit il fait le contraire ou autre chose parce qu'il n'a pas le choix et alors ses électeurs se rendront compte qu'il les a trumpés, mais est-ce que ce que pensent ses électeurs l'intéresse réellement...?

En France le scénario d'un second tour Fillon-Le Pen se précise, même s'il est encore bien trop tôt pour tirer des conclusions définitives ; cependant on voit mal comment Fillon, qui a gagné la primaire de la droite et du centre, ne serait pas au second tour ; quant à la personne qui lui fera face on voit également assez mal comment elle pourrait venir du Parti socialiste en pleine décomposition ; Macron pourrait éventuellement créer une surprise, mais mon petit doigt me dit que la baudruche se dégonflera dans la ligne droite finale, alors que la Marine bénéficie d'un effet Trump-Brexit-DAESH-chômage qui pour le coup s'apparente à une conjonction d'astres favorable pouvant la gratifier d'un score bien plus élevé que son géniteur en 2002.

La Russie essayera peut-être de tirer parti de son avantage actuel sur la scène internationale face à des américains et des européens absents, mais montrer ses muscles n'est pas la même chose que de s'en servir, et ce n'est pas la piteuse démonstration de force (ou de farce) en Syrie qui fera illusion très longtemps ; la Russie n'est rien d'autre qu'un tigre de papier qui profite de la situation.

En parlant de tigre de papier, la Chine ne fera pas beaucoup plus parler d'elle que d'habitude mais avancera à son pas ; c'est elle le futur maitre du Monde et elle le sait, pas besoin de gonfler ses biceps pour impressionner la galerie, donc 2017 ne verra à mon avis rien de spécial la concernant, ce n'est que dans quelques décennies que l'on se rendra compte, en se retournant vers le passé, comment on s'est fait manger à la baguette.

Et pour le climatoscepticisme me direz-vous, puisque c'est l'objet de mon billet ?

Pas besoin d'être grand devin, comme Benoit Rittaud qui avait prévu une chute brutale des températures pour les années 2010, entre autres prophéties non réalisées, pour se rendre compte que les jours du climatoscepticisme sont comptés.

Pour ceux qui en douteraient encore il suffirait de visionner la pathétique vidéo de Claude Allègre, faisant partie de la pitoyable contre-COP22, pour apercevoir comme une allégorie de ce qu'est en train de devenir le climatoscepticisme, à savoir un vieux monsieur à la limite du gâtisme et racontant n'importe quoi.

Je ne m'aventurerai pas à faire de prévisions en matière de devenir climatique pour 2017 ou pour les décennies à venir, pourtant je m'interroge quand je vois l'étrange comportement de l'Arctique qui se met notamment à fondre au moment où il devrait reconstituer ses stocks de glaces...
  • Au cours de l'Holocène, la banquise pérenne n'a sans doute jamais complètement disparu, même si elle était très fortement réduite en superficie il y a 6 000 à 8 000 ans17. Au maximum thermique de l'Holocène, le climat de l'Arctique était de quelques degrés plus chaud qu'au XXe siècle18. Des recherches supplémentaires ont de plus montré que le déclin de la banquise était sans précédent depuis au moins 1 500 ans19. L'étude ne remontant pas plus loin dans le passé, notons tout de même que la désintégration des plateformes glaciaires d'Ellesmere, vieilles de 4 500 ans est en cours20
En ce qui concerne les températures enregistrées au-delà du 80ème parallèle nord, on peut faire la comparaison entre 2012, année du dernier minimum de surface enregistré, et 2016 :


Bien que 2016 n'ait pas battu le record de 2012 on peut raisonnablement s'attendre à ce que 2017 le fasse.

Quant aux températures globales, les scientifiques prévoient prudemment que 2017 sera moins chaude que 2016 qui bénéficiait d'un fort El Niño, mais imaginons un instant qu'en réalité 2017 soit encore plus chaude que 2016, n'y aurait-il pas matière de s'inquiéter un peu...?

Si c'était le cas je ne vois pas trop ce que les climatosceptiques pourraient trouver comme « arguments », à part bien sûr de dire et répéter que les données sont truquées, falsifiées, bidonnées, maquillées, trafiquées, etc. et que les scientifiques ne savent rien.

Mais bientôt leur voix deviendra inaudible, telle celle d'Allègre qui n'a pas fait un tabac dans sa dernière prestation.

Donc oui, peut-être que 2017 est ce fameux tipping point, ou point de basculement ou de non retour, c'est-à-dire l'année où le climat va réellement commencer à s'emballer entrainant avec lui les climatosceptiques dans la fosse commune menant à l'oubli progressif mais inéluctable ; il en restera toujours quelques uns comme il reste encore des négationnistes de la Shoa, mais, contrairement à ces derniers qui sont passibles de poursuites pénales, les climato-(ir)réalistes, comme ils se nomment eux-mêmes,  ne finiront que sujets à moqueries et à haussements d'épaules.




mercredi 28 décembre 2016

Dernière perle de l'année ?

On dit qu'il ne faut jamais désespérer, mais pour certaines personnes leur cas est tellement désespéré qu'on ne sait pas trop ce qu'il reste à sauver.

Ainsi du dénommé micfa qui s'était déjà signalé à notre attention ici et ici, et qui a tenu à en remettre une couche, avant que l'année ne se termine, avec ce magnifique commentaire
  • 39.  micfa | 28/12/2016 @ 11:49 tsih (#38),
    « tout observateur un tant soit peu curieux. »
    C’est justement ce que je suis. J’observe même des contradictions: il parait que l’Arctique se réchauffe plus vite que le reste de la planète. Mais alors comment le gradient de température entre le pôle nord et l’équateur peut-il diminuer?
Eh oui, micfa est curieux, il l'avait déjà démontré, par contre il avait aussi prouvé qu'il oubliait de réfléchir avant de poster une ânerie.

Même scaletrans a apparemment compris :
  • 40.  scaletrans | 28/12/2016 @ 14:19 micfa (#39),
    Ben justement; le gradient diminue, c’est logique non ?
Mais pour immédiatement après se vautrer lamentablement :
  • 41.  scaletrans | 28/12/2016 @ 14:22 scaletrans (#40),
    Il faudrait ajouter que s’il diminue, en apparence (enfin d’après les chiffres des balises fictives 😆 de la zone polaire), ce n’est peut-être pas le cas d’autres zones Arctiques (voir les récentes météos de Sibérie et d’Amérique du Nord).
     
J'avais bien dit dans mon précédent billet que « à croire qu'ils font un concours pour savoir qui va sortir, avant la fin de l'année, la plus grosse idiotie de 2016 », je ne m'étais pas trompé, et il reste encore quelques jours pour décrocher la timbale, avis aux amateurs !

*****

Ajout du 29/12

Un amateur vient de se déclarer en la personne d'amike :
  • 46.  amike | 28/12/2016 @ 20:27 micfa (#39),

    il parait que l’Arctique se réchauffe plus vite que le reste de la planète
    J’aimerais bien savoir comment l’arctique se réchaufferait : atmosphère divisée par 2 en hauteur et masse: fuite par l’espace, fonte qui transfert la chaleur dans l’océan profond, oblicité terrestre… le pôle Nord est une fenêtre ouverte: le thermomètre mesure la chaleur qui passe!
    Quid si la Terre avait 2 pôles Nord, ou l’inverse ?
     
 Je laisse chacun juge si ce dernier commentaire surpasse en bêtise celui de micfa.




mardi 27 décembre 2016

Un opticien (même non qualifié) est demandé chez Skyfall de toute urgence !


L'année se termine en beauté chez nos amis les climatogogos, à croire qu'ils font un concours pour savoir qui va sortir, avant la fin de l'année, la plus grosse idiotie de 2016, comme s'ils n'en avaient pas déjà assez fait.

Ainsi dans le dernier numéro des climato-irréalistes le dénommé AntonioSan gratifie ses congénères du commentaire suivant :
  • 22.  AntonioSan | 24/12/2016 @ 21:33 tsih (#21),
    [je passe sur tout le blabla sans intérêt pour en venir directement à la perle rare]
    Quant au front polaire, cette video montre parfaitement la naissance d’un AMP sur le detroit de Bering a 0:02 se propageant jusqu’aux latitudes temperees a 0:03 et finalement jusqu’au latitudes tropicales a 0:05. L’observation d’ailleurs renvoie le dernier modele du cher Le Treut aux oubliettes.
    J’oubliais aussi que l’evolution des pressions atmospheriques doit etre encore un outil de discrimination climatosceptique…
    Allez, joyeux Noel!

Il est un fait que sur Skyfall il y a des obsédés des anticyclones mobiles polaires (AMP) de feu Marcel Leroux, ils en voient partout, tel le commissaire San Antonio que l'on a connu plus perspicace chez Frédéric Dard.

Car que voit-on sur la vidéo qu'il nous propose gracieusement de visionner en nous indiquant même les endroits intéressants ?




J'ai mentionné, maladroitement,  le sens de rotation du soi-disant AMP sanantonionesque ; la première image montre sa naissance à 0:02 légèrement au sud du détroit de Béring, la deuxième le moment où il pénètre en Californie à 0:05, respectant ainsi les « balises » fournies par notre petit génie.

Comme chacun peut le constater l'AMP tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, cela en fait...une magnifique dépression !

D'ailleurs notre ami Tsih (dont nous regrettons tous ici l'absence de longue durée pour cause d'incapacité d'admettre avoir tort) est le seul à le constater :
  • 23.  tsih | 25/12/2016 @ 9:40 AntonioSan (#22),
    Je ne vois pas, dans ce que vous dites, d’argument contre l’analyse de cet article.
    Je ne vois pas non plus dans votre video « un anticyclone qui se forme sur le détroit de Bering » à 0.02 mais juste une dépression au Sud du détroit qui défile ensuite vers l’est comme c’est leur habitude. Je vois plutôt un énorme anticyclone au Nord du Bering et Point Barrow sur l’océan arctique, mer de Beaufort etc qui ne semble guère bouger. Mais bon on doit vivre dans des mondes parallèles.
    Joyeux Noël à vous.
Mais il en faut plus pour désarmer nos gogo(l)s :
  • 25.  scaletrans | 25/12/2016 @ 14:39 tsih (#23),
    Faites vous offrir une nouvelle paire de lunettes pour Noël
    Joyeux Noël quand même !
 D'où le titre de mon billet, Scaletrans et AntonioSan ayant de toute évidence un besoin urgent de changer de lunettes, à moins que ce ne soit de la simple bêtise...

D'ailleurs cette vidéo provient de la NASA elle-même :
  • Ajoutée le 15 déc. 2015
    An atmospheric river travels across the Pacific to California, Oct. 25 to Nov. 2, 2014. White colors are clouds; light blues, water vapor; and green to red, precipitation.

    This video is public domain and may be downloaded at:
    http://svs.gsfc.nasa.gov/12095

    Credit: NASA
 La NASA parle de « rivière atmosphérique traversant le Pacifique en direction de la Californie », à aucun moment il n'est fait mention du moindre anticyclone, et encore moins polaire ; c'est confirmé quand on va directement voir à la source sur le site de la NASA :
  • Forty percent of California's annual water supply comes in the form of atmospheric rivers, tendrils of moisture that travel from the Pacific Ocean and rain out when they move over the coast. New research on how El Niño affects atmospheric rivers headed for the California coast suggest that while the number of atmospheric rivers California receives (typically ten per year) will not change during an El Niño, they will be stronger, warmer, and thus wetter.
Marcel Leroux semble apparemment totalement inconnu de la NASA, par contre il est cité par de nombreux blogs...climatosceptiques !

N'étant ni météorologue ni climatologue moi-même je me garderai de donner des explications sur les phénomènes en jeu, par contre j'ai des yeux et ne suis pas encore aveugle, et quand je vois un système tournant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère nord je sais qu'il s'agit d'une dépression, pas d'un anticyclone.

Et pour une fois que je suis d'accord avec Tsih...

*****

 En complément de mon billet, voici ce que l'on peut observer à la date d'aujourd'hui en utilisant le site earth.nullschool.net :


Comme le dit Tsih il y a un anticyclone, pile sur le pôle, qui ne semble pas vouloir quitter les lieux ; en plein milieu du détroit de Béring on voit une dépression  et au sud-ouest un anticyclone dont je serais bien curieux de connaitre l'origine (mon petit doigt me dit qu'il ne vient pas du pôle, mais mon petit doigt peut se tromper)

Affaire à suivre ?



 

samedi 24 décembre 2016

Evénements extrêmes en 2015

Selon les climatosceptiques il n'y aurait pas d'accroissement des événements climatiques extrêmes (de toute façon il n'y a pas pour beaucoup d'entre eux de réchauffement climatique...) mais ils sont incapables d'apporter le moindre arguement sérieux à l'appui de leurs affirmations, à part bien sûr faire référence à des sites climatosceptiques selon le principe du serpent qui se mord la queue ou du raisonnement circulaire du type « j'ai raison parce que j'ai raison, la preuve je vous la fournis avec ce que mon collègue a écrit sur le sujet ! ».

Personnellement je n'ai pas idée, à mon humble niveau de petit terrien, de l'ampleur des événements extrêmes qui se produisent sur la planète, ni si ces événements sont stables, en augmentation ou en diminution ; la mémoire humaine est éminemment faillible et la perception d'un individu biaisée par sa propre expérience, de plus regarder une tempête à la télévision et écouter les commentaires qui vont avec n'aide pas forcément pour se faire une idée claire de la question.

Dans ces conditions je ne trouve qu'une solution, faire confiance aux chercheurs qui ont publié des études sur le sujet en me disant que si elles ne sont pas réfutées ou contredites avec des arguments valables alors c'est que l'on doit les prendre en compte sans sombrer dans la paranoïa complotiste de certains qui croient que les scientifiques sont des charlatans, des fraudeurs ou des incompétents.

Cela tombe bien car est paru récemment un supplément spécial du Bulletin de la Société Américaine de Météorologie dans lequel sont recensés trente événements classés comme extrêmes ayant eu lieu dans le monde en 2015.

Voici le résumé de ces événements que l'on trouvera en fait dans la dernière partie du supplément (chapitre 28) mais que je juge plus utile de faire figurer en tête de mon billet :


On remarquera que sur 30 événements 25 sont imputés à l'action de l'homme, dont 23 avec une influence négative, c'est-à-dire une amplification de l'événement ; seuls 5 sont soit non attribués à l'homme soit incertains quant à leur origine.

A noter qu'en ce qui concerne les événements liés à des chaleurs extrêmes la totalité sont à mettre sur le compte de l'influence anthropique comme il est dit dans l'introduction :
  • Without exception, all the heat-related events studied in this year’s report were found to have been made more intense or likely due to human-induced climate change, and this was discernible even for those events strongly influenced by the 2015 El Niño. 

Voici maintenant les chapitres concernant les événements extrêmes situés dans plusieurs régions du monde ; pour la facilité de lecture et une meilleure compréhension j'ai marqué en rouge les événements ayant une origine anthropique et en vert ceux pour lesquels seule la nature serait à blâmer ; j'ai également précisé entre parenthèses la méthode utilisée afin de savoir notamment si les résultats étaient issus de modèles, d'observations ou des deux.

D'abord l'introduction avec la carte du monde indiquant les endroits où se sont produits les événements.

1. INTRODUCTION TO EXPLAINING EXTREME EVENTS OF 2015 FROM A CLIMATE PERSPECTIVE

Location and types of events analyzed in this publication.

2. MULTIMODEL ASSESSMENT OF ANTHROPOGENIC INFLUENCE ON RECORD GLOBAL AND REGIONAL WARMTH DURING 2015 (CMIP5 modeling)

  • In 2015, record warm surface temperatures were observed for the global mean, India, and the equatorial central Pacific. CMIP5 simulations suggest that for the globe and India, anthropogenic warming was largely to blame.

3. WHAT HISTORY TELLS US ABOUT 2015 U.S. DAILY RAINFALL EXTREMES

  • The United States experienced above-normal daily rainfall extremes in 2015, consistent with national upward trends. However, the most abundant regional extremes were not foreshadowed by co-located long-term seasonal trends. 

4. AN ASSESSMENT OF THE ROLE OF ANTHROPOGENIC CLIMATE CHANGE IN THE ALASKA FIRE SEASON OF 2015 (WRF-ARW optimized for Alaska with metric of fire risk (BUI) to calculate FAR)

  • The 2015 Alaska fire season burned the second largest number of acres since records began in 1940. Human-induced climate change may have increased the risk of a fire season of this severity by 34%–60%.

5. THE 2014/15 SNOWPACK DROUGHT IN WASHINGTON STATE AND ITS CLIMATE FORCING (observations; CESM1 modeling)

  • The 2014/15 snowpack drought resulted from exceedingly high temperatures notwithstanding normal precipitation—a drought type that may reoccur due to accelerated anthropogenic warming and aggravated by naturally driven low precipitation.

6. IN TIDE’S WAY: SOUTHEAST FLORIDA’S SEPTEMBER 2015 SUNNY-DAY FLOOD (tide-gauge data; time-dependent EV Statistical model)

  • The probability of a 0.57-m tidal flood within the Miami region has increased by >500% since 1994 from a 10.9-cm sea level rise (SLR)-related trend in monthly highest tides.

7. EXTREME EASTERN U.S. WINTER OF 2015 NOT SYMPTOMATIC OF CLIMATE CHANGE (Observations; CMIP5 modeling)

  • Despite severe cold waves and record-breaking extreme cold-day occurrences during 2015, no long-term increase in winter daily temperature extremes has occurred in the eastern United States—winters have become warmer and less variable.

8. THE ROLE OF ARCTIC SEA ICE AND SEA SURFACE TEMPERATURES ON THE COLD 2015 FEBRUARY OVER NORTH AMERICA (AMIP (IFS model) modeling)

  • The cold spell of February 2015 in North America was predominantly internally generated; reduced Arctic sea ice and anomalous sea surface temperatures may have contributed in establishing and sustaining the anomalous flow.

9. THE 2015 EXTREME DROUGHT IN WESTERN CANADA (Observations; CMIP5 modeling; Trend and FAR analyses)

  • Analysis results indicate that the 2015 extreme drought in western Canada was likely an outcome of anthropogenically influenced warm spring conditions and naturally forced dry weather from May to July.

10. HUMAN CONTRIBUTION TO THE RECORD SUNSHINE OF WINTER 2014/15 IN THE UNITED KINGDOM (Hadley Centre event attribution system built on the high-resolution version of HadGEM3-A)

  • Extreme winter sunshine in the United Kingdom, as observed in the record high 2014/15 season, has become more than 1.5 times more likely to occur under the influence of anthropogenic forcings.

11. THE ROLE OF ANTHROPOGENIC WARMING IN 2015 CENTRAL EUROPEAN HEAT WAVES (Observations; weather@home modeling)

  • Station-based observations and bias-corrected model simulations show that the frequency of short-term heat waves in central Europe has increased, albeit quantitative estimates of risk ratios differ considerably between methods.

12. THE 2015 EUROPEAN HEAT WAVE (HadGEM3-A modeling)

  • A heat wave swept across central Europe in summer 2015. Model experiments suggest that anthropogenic forcings were a major factor in setting the conditions for the development of the 2015 heat wave.

13. THE LATE ONSET OF THE 2015 WET SEASON IN NIGERIA (Observations; Modeling with CAM5.1 and MIROC5)

  • We find no evidence that the delayed onset of the wet season over Nigeria during April–May 2015 was made more likely by anthropogenic influences or anomalous sea surface temperatures.

14. HUMAN INFLUENCES ON HEAT-RELATED HEALTH INDICATORS DURING THE 2015 EGYPTIAN HEAT WAVE (weather@home modeling)

  • A combined modeling and observational assessment of the 2015 heat wave in Egypt found that human discomfort increased due to anthropogenic climate change.

15. ASSESSING THE CONTRIBUTIONS OF LOCAL AND EAST PACIFIC WARMING TO THE 2015 DROUGHTS IN ETHIOPIA AND SOUTHERN AFRICA (CMIP5 modeling, land surface model simulations, and statistical analyses)

  • Anthropogenic warming contributed to the 2015 Ethiopian and southern African droughts by increasing El Niño SSTs and local air temperatures, causing reduced rainfall and runoff, and contributing to severe food insecurity.

16. THE DEADLY COMBINATION OF HEAT AND HUMIDITY IN INDIA AND PAKISTAN IN SUMMER 2015 (Non-stationary EV theory; C20C+ Attribution Subproject)

  • We find that the deadly heat waves in India and Pakistan in 2015 were exacerbated by anthropogenic climate change. Although the impacts of both events were severe, the events themselves were not connected to each other.

17. THE HEAVY PRECIPITATION EVENT OF DECEMBER 2015 IN CHENNAI, INDIA (Observations; Modeling with weather@home, EC-Earth and CMIP5)

  • Extreme one-day rainfall caused widespread flooding in Chennai, India, in December 2015. No effect of global warming was detected, likely caused by aerosols counteracting greenhouse gases up to now.

18. ATTRIBUTION OF EXTREME RAINFALL IN SOUTHEAST CHINA DURING MAY 2015 (HadGEM3-A-N216 modeling; FAR)

  • Anthropogenic climate change increased the probability that a short-duration, intense rainfall event would occur in parts of southeast China. This type of event occurred in May 2015, causing serious flooding.

19. RECORD-BREAKING HEAT IN NORTHWEST CHINA IN JULY 2015: ANALYSIS OF THE SEVERITY AND UNDERLYING CAUSES (CMIP5 modeling with ROF; FAR)

  • The record-breaking heat over northwest China in July 2015 was linked directly to atmospheric general circulation indices and anthropogenic forcing. The latter increased the risk of extreme heat by three-fold.

20. HUMAN INFLUENCE ON THE 2015 EXTREME HIGH TEMPERATURE EVENTS IN WESTERN CHINA (CMIP5 modeling with ROF; FAR)

  • Human influence has very likely increased the probability of occurrence of the 2015 western China extreme summer temperature events by at least 3-fold and 42-fold for the highest daily maximum and minimum temperatures, respectively.

21. A PERSISTENT JAPANESE HEAT WAVE IN EARLY AUGUST 2015: ROLES OF NATURAL VARIABILITY AND HUMAN-INDUCED WARMING (MIROC5-AGCM modeling)

  • The persistent Japanese heat wave that occurred in early August 2015 was mainly attributed to intraseasonal disturbances including tropical cyclones. Anthropogenic warming contributed to an increase in the probability of occurrence.

22. CLIMATE CHANGE AND EL NIÑO INCREASE LIKELIHOOD OF INDONESIAN HEAT AND DROUGHT (Observations; CMIP5 modeling)

  • El Niño and human-induced climate change have substantially increased the likelihood of rainfall deficits and high temperatures, respectively, in Indonesia such as those experienced in the drought conditions of J ul y – Oc t ober 2015.

23. SOUTHERN AUSTRALIA’S WARMEST OCTOBER ON RECORD: THE ROLE OF ENSO AND CLIMATE CHANGE (weather@home modeling; FAR)

  • Anthropogenic climate change was found to have a substantial influence on southern Australia’s extreme heat in October 2015. The relative influence of El Niño conditions was less clear.

24. WHAT CAUSED THE RECORD-BREAKING HEAT ACROSS AUSTRALIA IN OCTOBER 2015? (BoM seasonal forecast attribution system and seasonal forecasts)

  • Using a seasonal forecasting framework for attribution, we find that half of the record heat anomaly across Australia in October 2015 can be attributed to increasing CO2, with much of the rest due to internal atmospheric variability.

25. THE ROLES OF CLIMATE CHANGE AND EL NIÑO IN THE RECORD LOW RAINFALL IN OCTOBER 2015 IN TASMANIA, AUSTRALIA (Observations; Modeling with CMIP5 and weather@home)

  • Anthropogenic climate change and El Niño made small but significant contributions to increasing the likelihood of record low rainfall in October 2015 in Tasmania. Atmospheric variability was the main contributor.

26. INFLUENCES OF NATURAL VARIABILITY AND ANTHROPOGENIC FORCING ON THE EXTREME 2015 ACCUMULATED CYCLONE ENERGY IN THE WESTERN NORTH PACIFIC (GFDL FLOR modeling; FAR)

  • The extreme value of the 2015 western North Pacific (WNP) accumulated cyclone energy (ACE) was mainly caused by the sea surface warming in the eastern and central Pacific, with the anthropogenic forcing largely increasing the odds of the occurrence of this event.

27. RECORD LOW NORTHERN HEMISPHERE SEA ICE EXTENT IN MARCH 2015 (OGCM modeling)

  • The record low Northern Hemisphere (NH) winter sea ice maximum stemmed from a strong interannual surface anomaly in the Pacific sector, but it would not have been reached without long-term climate change.

28. SUMMARY AND BROADER CONTEXT

  • This year’s event types include tropical cyclones, extreme sunshine, nuisance tidal flooding, snowpack drought, forest fires, and Arctic sea ice extent in addition to heat, cold, precipitation, and drought. The Summary Table (Table 28.1) is provided to give readers a general overview of the results. However, it is a highly simplified categorization of the results and does not include information about the size of the signal detected or the confidence in the results. This information is found within each individual report and provides essential context for understanding and interpreting results for any individual event. Also, while these reports may be the first analysis for many of these events, they may not be the last. Additional research on any of these events may uncover new information that helps provide a more complete understanding for the role of climate change.
 La table 28.1 dont il est question est celle qui figure en tête de ce billet.


  La définition des acronymes figure au bas de ce tableau dans le document.

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Source de mon information :


vendredi 23 décembre 2016

Cadeau de Noël pour Michael Mann qui gagne une décision de justice

Michael Mann est un scientifique qui fait l'objet d'une détestation de grande ampleur de la part d'une espèce en voie de disparition que l'on appelle les climatosceptiques.

L'objet de l'ire de ces négateurs du réchauffement climatique anthropique (RCA) ? La fameuse courbe en crosse de hockey et la révélation à la fin du siècle dernier que la hausse des températures depuis le début de l'ère industrielle était corrélée avec les émissions humaines de CO2, ce que certaines personnes atteintes de déni pathologique ne peuvent tout simplement pas admettre ; sans compter les « intérêts » en jeu, les industries dites « fossiles », pour lesquelles il est primordial de retarder au maximum toute réglementation trop contraignante pouvant avoir un effet négatif sur leur compte de résultat et notamment sa bottom line.

Une bonne nouvelle vient de nous parvenir de la Cour d'Appel du District de Columbia où se jugeait un des quelques litiges que Michael Mann doit gérer avec un certain nombre de personnes l'ayant diffamé et ayant cherché à salir sa réputation de scientifique.

La décision de cette Cour d'Appel, comme l'explique Greg Laden, va permettre à Mann de continuer à défendre ses droits et son honneur :
  • Mann sued the National Review and others over defamation. That’s a good suit and he’ll probably eventually win it.
  • Along the way, the District of Columbia Court of Appeals made a decision that allowed the suit to go forward. The encapsulated version of that: Defendant(s) argued that the case should be thrown out, and the judge said no way Jose to that. Then, defendant(s) appealed that decision, and just now, the court said no way Jose to that too.
Cela parait ahurissant mais il s'agit de la sixième (sur six) décision en faveur de Mann !

Sur HotWhopper Sou nous en donne le détail :
  1. Cuccinelli v. UVA/Mann, 
  2. Cuccinelli v. UVA/Mann supreme Court Appeal, 
  3. ATI v. UVA/Mann, 
  4. ATI v. UVA/Mann Supreme Court Appeal, 
  5. Mann v. CEI/NRO/etc DC District Court, 
  6. Mann v. CEI/NRO DC Appeals Court
Toutes, donc, gagnées par Mann.

Cette sixième décision a pour moi un double avantage :
  1. faire un historique de l'« affaire Mann », ce qui est utile pour replacer les choses dans leur contexte ;
  2. montrer que le droit est clairement du côté de Mann et que cela n'augure que du bon pour la suite.
 L'historique occupe les pages 6 à 16 de la décision de la Cour et peut se résumer ainsi :
  • C'est en 1998 et 1999 que Michael Mann et deux de ses collègues,  Raymond S. Bradley et Malcolm K. Hughes, bizarrement épargnés par les climatosceptiques (qui usent en fait de la Serengeti strategy en s'attaquant uniquement à Mann), publient deux papiers montrant que la hausse récente des températures était sans précédent depuis au moins le dernier millénaire et que cette hausse était corrélée avec les fortes concentrations de CO2 dans l'atmosphère dues à la combustion de carburants fossiles ;
  • La reconstruction des températures avant l'utilisation des mesures instrumentales (thermomètres) était rendue possible par l'utilisation de proxys, essentiellement les cernes d'arbres mais aussi les sédiments prélevés dans des glaciers ou au fond de lacs, entre autres ;
  • Le deuxième papier est à l'origine de la fameuse « courbe en crosse de hockey » qui fut reprise en 2001 dans le 3ème rapport du GIEC ;
  • En 2003 et 2005 un consultant dans l'industrie minière (tiens, tiens...), Stephen McIntyre, et  un professeur d'économie, Ross McKitrick, prétendirent que les données de Mann étaient mauvaises et que la courbe était le résultat d'analyses statistiques erronées ;
  •  Dans le même temps le professeur Edward Wegman tira une conclusion identique, mais le National Research Council, de son côté, bien qu'émettant des doutes sur la fiabilité des températures reconstituées pour la période antérieure à 1600, valida les conclusions et notamment la courbe elle-même ;
  • Par la suite toutes les études revues par des pairs confirmèrent la courbe en crosse de hockey, prouvant que, contrairement à ce qu'on lit partout dans la presse climatosceptique, la courbe de Mann n'a jamais été réfutée ;
  • En novembre 2009 éclate l'affaire dite du « climategate » tombant à point (pour les climatosceptiques) juste avant la COP15 de Copenhague afin de la torpiller ;
  • Plusieurs enquêtes conclurent toutes par la suite qu'il n'y avait eu, de la part des scientifiques et notamment de Michael Mann, aucune tentative de fraude ou de falsification des données, ce que tentait de « prouver » cette affaire du climategate ;
  • En juillet 2012 Rand Simberg publia un article sur le blog du Competitive Enterprise Institute (CEI), dans lequel il comparait Michael Mann à un pédophile, Jerry Sandusky, en disant notamment que « Mann était le Sandusky de la science climatique ».
 Je passe sur tous les détails, et il y en a eu, qui ont alimenté la chronique de l'« affaire Mann » depuis cette date jusqu'à aujourd'hui.

Voici une partie de l'exposé des faits reprise de la décision de la Cour elle-même dans la langue d'origine (les surlignages en rouge sont de mon fait) :


In 1998 and 1999, Dr. Mann and two colleagues co-authored two scientific papers, the first of which was published in the international scientific journal Nature and the second of which was published in Geophysical Research Letters, that reported the results from a statistical study of the Earth’s temperatures over several centuries. Their 1998 study used a technique to reconstruct temperatures from time periods before the widespread use of thermometers in the 1960s by using “proxy indicators” (described by Dr. Mann as “growth rings of ancient trees and corals, sediment cores from ocean and lake bottoms, ice cores from glaciers, and cave sediment cores”). The data showed that global mean annual temperatures have been rising since the early twentieth century, with a marked increase in the last fifty years. The papers concluded that this rise in temperature was “likely unprecedented in at least the past millennium” and correlated with higher concentrations of carbon dioxide in the atmosphere emitted by the combustion of fossil fuels.
The 1999 paper included a graph depicting global temperatures in the Northern Hemisphere for a millennium, from approximately 1050 through 2000. The graphical pattern is roughly horizontal for 90% of the temperature axis—reflecting a slight, long-term cooling period between 1050 and 1900—followed by a sharp increase in temperature in the twentieth century. Because of its shape resembling the long shaft and shorter diagonal blade of a hockey stick, this graph became known as the “hockey stick.” The hockey stick graph became the foundation for the conclusion that the sharp increase in temperature starting in the twentieth century was anthropogenic, or caused by concentrations of CO2 in the atmosphere generated by human activity initiated by the industrial age. The hockey stick graph also became a rallying point, and a target, in the subsequent debate over the existence and cause of global warming and what, if anything, should be done about it.
In 2001, the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), in its Third Assessment Report, summarized the study and data that led to the hockey stick graph and featured several of the studies that replicated its data. In 2003 and 2005, mining consultant Stephen McIntyre and Professor Ross McKitrick published articles claiming to demonstrate that the hockey stick graph was the result of bad data and flawed statistical analysis. That same year, in a study commissioned by two U.S. Congressmen, Professor Edward Wegman concluded that Dr. Mann’s statistical methodology was flawed. That same year, the National Research Council of the National Academies of Science, in a study commissioned by the U.S. House of Representatives, raised questions about the reliability of temperature reconstructions prior to 1600, but agreed substantively with the conclusions represented by the hockey stick graph. Follow-up, peer-reviewed studies published in the literature have independently validated conclusions illustrated by the hockey stick graph.

In November 2009, thousands of emails from the Climate Research Unit (CRU) of the University of East Anglia in the United Kingdom—some between Dr. Mann and CRU climate scientists—were somehow obtained and anonymously published on the Internet, shortly before the U.N. Global Climate Change Conference was to begin in Copenhagen in December 2009. In a controversy dubbed “Climategate,” some of these emails were cited as proof that climate scientists, including Dr. Mann, falsified or manipulated their data, in collusion with government officials, to produce the hockey stick result. The emails led to public questioning of the validity of the research leading to the hockey stick graph and to calls for evaluation of the soundness of its statistical analysis and the conduct of the scientists involved in the research, including, specifically, Dr. Mann.

Following disclosure of the emails and the questions raised, Penn State, the University of East Anglia, and five governmental agencies—the U.K. House of Commons Science and Technology Committee, the U.K. Secretary of State for Energy and Climate Change, the Inspector General of the U.S. Department of Commerce, the U.S. Environmental Protection Agency, and the U.S. National Science Foundation—issued reports after conducting inquiries into the validity of the methodology and research underlying the hockey stick graph and investigating the allegations impugning the integrity of Dr. Mann’s and other climate scientists’ conduct. The inquiries that considered the science largely validated the methodology underlying the hockey stick graph. None of the investigations found any evidence of fraud, falsification, manipulation, or misconduct on the part of Dr. Mann. These reports were published in 2010 and 2011.
On July 13, 2012, Mr. Simberg authored an article entitled “The Other Scandal in Unhappy Valley,” which was published on OpenMarket.org, an online blog of CEI. Comparing “Climategate” with the then-front-page news of the Penn State sexual abuse scandal involving Jerry Sandusky that had been revealed in the Freeh Report, Mr. Simberg wrote:
So it turns out that Penn State has covered up wrongdoing by one of its employees to avoid bad publicity.
But I’m not talking about the appalling behavior uncovered this week by the Freeh report. No, I’m referring to another cover up and whitewash that occurred there two years ago, before we learned how rotten and corrupt the culture at the university was. But now that we know how bad it was, perhaps it’s time that we revisit the Michael Mann affair, particularly given how much we’ve also learned about his and others’ hockey-stick deceptions since. Mann could be said to be the Jerry Sandusky of climate science, except for instead of molesting children, he has molested and tortured data in service of politicized science that could have dire consequences for the nation and planet. . . .]
[M]any . . . luminaries of the “climate science” community were shown to have been behaving in a most unscientific manner. Among them were Michael Mann, Professor of Meteorology at Penn State, whom the emails revealed had been engaging in data manipulation to keep the blade on his famous hockey-stick graph, which had become an icon for those determined to reduce human carbon emissions by any means necessary. . . .
Mann has become the posterboy of the corrupt and disgraced climate science echo chamber. No university whitewash investigation will change that simple reality....
Michael Mann, like Joe Paterno, was a rock star in the context of Penn State University, bringing in millions in research funding. The same university president who resigned in the wake of the Sandusky scandal was also the president when Mann was being whitewashed investigated. We saw what the university administration was willing to do to cover up heinous crimes, and even let them continue, rather than expose them. Should we suppose, in light of what we now know, they would do any less to hide academic and scientific misconduct, with so much at stake?
It’s time for a fresh, truly independent investigation.
 

Je passe le reste pour arriver directement à la fin, à la conclusion :

[…] Dr. Mann has supplied sufficient evidence for a reasonable jury to find, by a preponderance of the evidence, that statements in the articles written by Mr. Simberg and Mr. Steyn were false, defamatory, and published by appellants to third parties, and, by clear and convincing evidence, that appellants did so with actual malice. […] On remand, the court shall dismiss these claims with prejudice.

« On remand » signifie en détention préventive, mais dans ce cas il s'agit plutôt du sens « sur renvoi » ; par ailleurs « the court shall dismiss these claims with prejudice » signifie que la décision est définitive et que les plaignants, dans le cas présent les adversaires de Mann, ne pourront plus invoquer les mêmes motifs.

Mann a ajouté un commentaire inclus dans le billet de Greg Laden :
  • We are particularly pleased that the court, after performing an independent review of the evidence, found that the allegations against me have been ‘definitively discredited’.
  • I am pleased by this unanimous decision of the court and we now look forward to presenting our claims of defamation to a jury.

De son côté le CEI reste optimiste en prédisant que
  • Dr. Mann's remaining claims will ultimately fail, because they attempt to shut down speech and debate that is absolutely protected by the First Amendment.

Comme si la liberté d'expression avait le moindre rapport avec la liberté de diffamer quelqu'un, et comme si le Premier Amendement de la Constitution Américaine permettait à tout un chacun de ternir la réputation d'un scientifique en le comparant notamment à un pédophile et en l'accusant d'avoir truqué ses résultats.

A mon avis le CEI pratique le wishful thinking, pour le moment wait and see, mais mon petit doigt me dit que cet organisme éminemment libéral ne devrait pas être satisfait du résultat final.


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