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samedi 11 mars 2017

Jean Tirole et l'économie du bien commun

Je viens de terminer, avec soulagement, la lecture du dernier livre de Jean Tirole, l’Économie du bien commun.

Je dis « avec soulagement » car je dois bien l'avouer, ce livre m'est parfois tombé des mains tellement sa lecture peut s'avérer ennuyeuse ; mais il sera certainement très apprécié des étudiants en économie voulant apprendre quelque chose de notre « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel » autrement appelé par simplification (ou par fainéantise) prix « Nobel d'économie ».

Certains passages sont parfaitement abordables et compréhensibles du commun (sic) des mortels, par contre d'autres se révèlent abscons et exigent du lecteur courageux d'être complètement éveillé et en possession de tous ses moyens intellectuels afin de comprendre quoi que ce soit, ce qui explique peut-être que le relecteur en charge de la correction orthographique ait laissé passé quelques bourdes vers la fin du livre du genre de celles-ci :
  • [...] les réseaux base tension [...] (page 622)
  • La première solution qui vient à l'esprit, dites des droits physiques sur les transports [...] (page 622)
  • Cette incitation a incité le gestionnaire [...] (page 606)
Et que dire des « goulots d'étranglement » qui par contre se retrouvent tout au long du livre et pas uniquement à sa fin (comme page 617) et montrent que Jean Tirole ainsi que son correcteur ne savent pas faire la différence entre un goulot, qui n'a aucun rapport avec un étranglement quelconque, et un goulet qui, lui, en est justement l'illustration ?

Mais ces fautes d'inattention ou mauvaises connaissances du sens d'un mot, même si dans le second cas on peut trouver cela étonnant de la part de quelqu'un d'aussi érudit que Jean Tirole, n'enlèvent rien à la pertinence (ou la non-pertinence...) des propos de l'économiste qu'il est.

Il m'est impossible de faire un résumé de ce livre tellement il est touffu, touffu dans le sens où il n'y a pas beaucoup d'« air » dans sa rédaction, c'est-à-dire que non seulement il manque de l'originalité qui permettrait au lecteur de rester attentif et de ne pas s'endormir, mais il y a également une telle densité d'informations que cela s'apparenterait presque davantage à du bourrage de crâne qu'à une dissertation sur ce que représente l'économie du bien commun, titre du livre et sujet apparemment paradoxal quand il est traité par un économiste plutôt catalogué (étiqueté ?) comme libéral que comme hétérodoxe...

Cependant, même si Jean Tirole ne fait pas partie des Économistes Atterrés, on ne peut pas dire qu'il soit un extrémiste du libéralisme, autrement dit un néo (ou ultra) libéral ; quelques passages suffisent à se convaincre aisément qu'il est assez modéré et réaliste (et lucide) dans ses positions :
  • Le marché a de nombreuses défaillances, qui doivent être corrigées (titre d'un sous-chapitre page 209)
  • Le défi climatique (titre d'un chapitre page 263)
  • Mais, au fait, pourquoi régule-t-on ? (titre d'un sous-chapitre page 422)
  • Dans beaucoup de domaines, nous sommes dépendants de l'avis d'experts beaucoup mieux informés que nous [...] La confiance est non seulement liée à la compétence, mais aussi à l'absence de conflits d'intérêt [...] (page 529)
  • La dérégulation et l'ouverture à la concurrence n'allaient cependant pas de soi, sauf peut-être chez les idéologues du laissez-faire. (page 597)
On peut pourtant ne pas partager tous ses points de vue, notamment sur le caractère scientifique de la discipline économique qu'à mon avis il sur-évalue tels les économistes Pierre Cahuc et André Zylberberg qui considèrent comme négationnistes tous ceux qui ne prennent pas pour argent comptant « les résultats de travaux publiés dans les revues scientifiques ».

Je ne prendrai qu'un seul exemple tiré du livre de Jean Tirole, dans lequel on est en droit de se poser des questions...

Dans le sous-chapitre sur les tarifs des entreprises régulées (page 611) Jean Tirole nous dit ceci, qui apparemment dans son esprit ne s'applique pas uniquement aux entreprises régulées mais a un caractère général :
  • [...] l'efficacité économique requiert que le prix d'un bien ou d'un service soit égal au coût marginal de ce bien ou de ce service. Le coût marginal est le coût de production d'une unité supplémentaire du produit et ne reflète donc en rien l'existence de charges fixes [...] Ces coûts fixes [...] doivent être soit ventilés entre les différents produits et les différents consommateurs qui collectivement justifient ces charges fixes, soit couverts par un financement séparé [...] Le raisonnement derrière ce principe de tarification au coût marginal est simple (sic) : si un bien coûte 10€ à produire, le consommateur que je suis internalisera le coût pour la société de la production de ce bien seulement s'il est tarifé à 10€ [...] (suivent plusieurs exemples de tarifications avec les comportements du consommateur y afférents)
Je suis désolé mais personnellement je ne vois pas comment je pourrais « internaliser » un coût de production que même les comptables sont souvent bien en peine de calculer eux-mêmes alors qu'ils ont à leur disposition toutes les données financières de leur entreprise !

En tant que consommateur je me vois essentiellement confronté à deux situations :
  1. dans l'urgence : je suis par exemple dans un magasin ou une grande surface et je n'ai pas la possibilité de comparer le prix d'un article avec ceux de la concurrence ; en fonction de mes moyens financiers et de mon désir d'acheter cet article je serais éventuellement prêt à dépenser bien plus que le prix affiché, alors que mon voisin, lui, ne mettrait sa main à la poche que si l'article en question était bradé avec une décote de 80%, et encore...
  2. dans le calme : je suis devant mon ordinateur et j'ai tout le temps de comparer les prix d'un bien ou d'un service afin de choisir le moins cher tout en respectant certains critères de qualité (ou pas)
Dans aucun de ces deux exemples je ne prends en considération le coût de production de l'article pour l'entreprise qui le commercialise, c'est quelque chose dont je me contrefiche complètement, c'est pourquoi je trouve les explications de Jean Tirole incompréhensibles.

Et que dire quand il se lance dans des explications de ce genre ?
  • page 621 : Pour une structure aval concurrentielle, il faut que le tarif d'accès soit linéaire et que son prix unitaire excède le coût marginal de l'activité amont afin de pouvoir couvrir les coûts fixes de l'infrastructure.
Il y a plus simple comme démonstration, même si ça s'éclaircit un chouia un peu plus loin :
  •  [...] on ne peut pas à la fois avoir une situation de monopole et réguler le secteur comme s'il était concurrentiel.
On comprend bien l'idée générale qui est assez intuitive, même si  le processus employé pour en arriver là est plutôt obscur...

Jean Tirole est beaucoup plus convaincant sur le sujet du climat pour lequel il consacre plus de quarante pages (263 à 310) avec en plus quelques références parsemées tout au long de son ouvrage ; ainsi :
  • page 32 : [...] de nombreux républicains se voyaient confortés dans leur posture climatosceptique. (en référence à des recherches de Dan Kahan)
  • page 33 : Nous ne voulons pas entendre que la lutte contre le réchauffement climatique sera coûteuse. [...] les messages qui écornent l'image de ce conte de fées et de Bisounours [à savoir un monde « dans lequel les acteurs n'auraient pas besoin d'être incités par la loi à se comporter vertueusement »] sont perçus au mieux comme anxiogènes, au pire comme émanant de suppôts, selon les cas, des fanatiques du réchauffement climatique, des idéologues de l'austérité ou des ennemis du genre humain.
  • page 38 : Toute solution sérieuse au problème du réchauffement climatique ne peut être que mondiale.
  • page 61 : [...] il faut bien s'assurer que ceux qui peuvent réduire leur pollution à bas coût le fassent ;  c'est exactement ce qu'assure un prix du carbone.
  • page 156 : Un [...] exemple du dilemme du prisonnier est offert par la lutte contre le réchauffement climatique [...] Individuellement, chaque pays a intérêt à ne pas réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, mais les conséquences collectives de cette attitude égoïste sont désastreuses.
  • page 481 : La taxation du carbone est une politique qui ne fausse pas la concurrence entre les diverses solutions qu'on peut apporter au réchauffement climatique.
  • page 485 : [...] il semble acquis qu'une innovation technologique substantielle sera nécessaire si l'on veut contenir le réchauffement climatique à un niveau tolérable.
  • page 628 : [...] veut-on financer les renouvelables pour combattre le réchauffement climatique (si oui, une tarification directe du carbone serait une manière beaucoup plus efficace d'encourager le renouvelable [...] 
  • page 629, en note de bas de page : Une tarification du carbone est vraiment plus simple et plus logique en même temps.
Comme on le voit le réchauffement climatique n'est pas qu'à l'honneur uniquement dans le chapitre qui lui est spécialement consacré, dans lequel il expose successivement 7 sous-chapitres :
  1. L'enjeu climatique
    • Limiter l'augmentation à 1,5 à 2° C représente [...] un défi énorme, surtout dans un contexte mondial de croissance démographique forte et de désir légitime d'un nombre important de pays d'accéder au niveau de vie occidental.
  2. Les raisons du surplace
    • [...] notre politique commune [...] est le fruit de  deux facteurs : l’égoïsme vis-à-vis des générations futures et le problème du passager clandestin.
      • Chaque pays agit d'abord dans son propre intérêt [...] La majorité des bénéfices liés aux mesures d'atténuation prises par un pays donné profite en réalité à d'autres pays.
      • [...] le phénomène du passager clandestin est aggravé par l'idée que chacun obtiendra plus dans une négociation future s'il en fait moins aujourd'hui.
  3. Des négociations qui ne sont pas à la hauteur des enjeux
    • En prenant des années de haute pollution comme référence, les pays gonflent artificiellement l'ambition des objectifs qu'ils s'assignent.
    • [...] le constat scellé par l'accord de la COP 21 est le bon.
    • L'accord repousse [...] à une date ultérieure l'engagement concret des pays à réduire leurs émissions.
    • L'accord est un succès diplomatique incontestable[...] mais ce consensus a été acquis en cédant à différentes exigences [...] et donc au prix d'un manque d'ambition [...]
  4. Responsabiliser les acteurs face au réchauffement climatique
    • Pour résoudre [le] problème du passager clandestin, les économistes ont depuis longtemps proposé [...] le principe du « pollueur-payeur ».
    • La justification des subventions aux énergies renouvelables (EnR) est la «  courbe d'apprentissage », c'est-à-dire l'idée selon laquelle les coûts baissent au fur et à mesure que les entreprises produisent.
  5. Les inégalités et la tarification du carbone
    • Les pays pauvres et émergents font remarquer à juste titre que les pays riches ont financé leur industrialisation en polluant la planète et qu'eux aussi voudraient accéder à un niveau de vie comparable.
    • [...] un prix du carbone élevé dans les pays développés n'aurait qu'un effet limité du fait de la délocalisation de la production vers les pays à bas prix du carbone.
    • [...] la réalité des inégalités internationales nous amène à poser la question du partage du fardeau climatique.
    • Lors des conférences internationales, les hommes politiques ont l'habitude de promettre des contributions financières, mais une fois la conférence terminée, ils réduisent ces promesses ou reviennent dessus.
  6. Crédibilité d'un accord international
    • l'OMC pourrait considérer que le non-respect d'un accord international sur le climat équivaut à un dumping environnemental et devrait à ce titre imposer des sanctions.
    • [...] le non-respect  d'un accord sur le climat devrait être considéré comme [...] de la dette souveraine.
  7. En conclusion : remettre les négociations sur la bonne voie
    • Malgré l'accumulation des preuves scientifiques du rôle anthropique dans le réchauffement climatique, la mobilisation internationale sur ce sujet reste en pratique décevante.
    • [...] ne [...] pas occulter les motifs d'optimisme.
      • [...] la prise de conscience dans les opinions publiques a progressé depuis quelque temps.
      • [...] plus de quarante pays [...] ont institué des marchés de droits d'émission négociables [...]
      • [...] la baisse substantielle du coût de l'énergie solaire fait entrevoir des solutions économiques au problème des émissions de l'Afrique et d'autres pays en développement et émergents.
Pour clore ce chapitre Jean Tirole conclut sobrement :
  • Dans le contexte actuel, il n'y a pas d'issue alternative.
Bref, nous n'avons pas de choix autre que « retrouver le chemin du bon sens » comme il le dit un peu avant de lister trois priorités :
  1. [...] établissement d'un prix universel du carbone compatible avec l'objectif des 1,5 à 2°
  2. [...] une infrastructure de contrôle indépendante [...] ainsi qu['] un mécanisme de gouvernance 
  3. [attaquer] de front la question épineuse de l'équité
Rien que ça...





13 commentaires:

  1. l'économie, ce n'est pas ce truc on ajoute ça, on enlève ceci, on retient rien et à la fin on perd tout ? L'économie est quand même la seule discipline (je n'ose prononcer le mot de science) où on prévoit mais uniquement une fois qu'elles ont eu lieu ...

    Robert

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    1. L'économie est bien une science, mais une science sociale (ou humaine) au même titre que la psychologie ou la sociologie, par opposition aux sciences « dures » comme les maths, la biologie, l'astronomie, etc.

      A remarquer que la climatologie fait partie des sciences « dures », mais les climatosceptiques ne doivent pas le savoir.

      Il ne faut pas être trop dur envers les économistes, ils font ce qu'ils peuvent mais ne prétendent jamais prévoir l'avenir avec certitude comme vous semblez le penser ; ils font des hypothèses et donnent des pistes, et après tout ils font à peu près ce que font les modèles climatiques qui, comme vous le savez, sont faux mais sont quand même utiles...

      Le pire serait de ne pas essayer de prévoir quoi que ce soit par peur de se tromper, on reproche assez cela aux climatosceptiques vis-à-vis des modèles qu'ils dénigrent, alors ne tombons pas dans le même travers avec les prévisions des économistes.

      Dans une entreprise sérieuse on fait sans cesse des prévisions, pourtant celles-ci ne se réalisent jamais, et pourtant on juge les prévisions indispensables !

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  2. Gèd désolé mais je ne suis pas d'accord avec vous, l'économie me fait penser à l'astrologie, à la numérologie + toutes les autres pseudosciences. Chacun y va de sa propre théorie fondée sur des arguments plus que boîteux et qui n'apporte au final aucune solution valable (si c'était le cas, ça se saurait).

    Robert

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    1. Ce qui m'étonne dans votre commentaire c'est que vous utilisez la même argumentation que les climatosceptiques vis-à-vis du RCA...

      Je pourrais tout aussi bien vous dire que si l'économie n'apportait aucune solution valable ça se saurait, mais cela ne nous amènerait pas très loin.

      Je constate simplement que vous sur-estimez votre connaissance de ce qu'est l'économie et que vous sous-estimez l'expertise des économistes, cela ne vous rappelle rien ?

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  3. Géd,

    """"Ce qui m'étonne dans votre commentaire c'est que vous utilisez la même argumentation que les climatosceptiques vis-à-vis du RCA...""""

    Cette comparaison n'a pas lieu d'être, le RCA s'appuie sur des faits et sur des résultats scientifiques. L'économie s'appuie sur des opinions, il existe plusieurs courants qui se contredisent (libéraux vs keynesiens par exemple) et l'état de notre société actuelle montre bien que les économistes fussent-ils Nobel ne servent pas à grand-chose.

    Robert

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    1. « L'économie s'appuie sur des opinions »

      Cela confirme ce que je disais sur l'état de vos connaissances sur le sujet.

      Qu'il y ait plusieurs courants n'est pas une surprise puisqu'il s'agit d'une science humaine ; vous voudriez donc que tous les humains aient exactement le même mode de pensée...?

      Et que certains économistes ne servent pas à grand chose je vous l'accorde bien volontiers, mais il y a aussi des scientifiques dans les sciences dites « dures » dont on pourrait aussi se poser la question de l'utilité, est-ce pour autant qu'il faille mettre tout le monde dans le même sac ?

      Je vous conseille de vous informer un peu mieux sur l'économie afin au moins d'apprendre qu'elle est très loin de se baser uniquement sur des opinions ; et vous vous rendriez compte qu'il existe de grandes similitudes entre les flux macroéconomiques et un système atmosphérique !

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    2. Vous êtes économiste ?

      Je pourrais vous rétorquer que votre absence de connaissances en science vous empêche de voir "clair"..


      Cordialement

      Robert

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    3. Je ne suis pas médecin non plus, cela ne m'empêche pas d'avoir confiance dans la médecine pour me soigner, je dois être inconscient de faire confiance à des gens qui parfois se trompent dans leur diagnostic...

      Je ne sais pas piloter un avion non plus, pourtant je prends l'avion, je dois être inconscient de faire confiance à des gens qui parfois se crashent...

      Vous voulez d'autres exemples ?

      Et effectivement je manque de connaissances en sciences, c'est pour cela que je n'invente rien et ne tire pas des plans sur la comète en prétendant ceci ou cela, je reprends simplement ce que disent les gens qualifiés, notamment sur le sujet du climat ; vous ne pourriez donc rien me rétorquer de tel car vous seriez hors-sujet en employant ce qui ressemble fort à un strawman (i.e. soi-disant je prétendrais y voir clair en matière de science)

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  4. On dirait que je ne suis pas le seul

    http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article463

    Robert

    Robert

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    1. C'est drôle que vous me citiez un article paru dans pseudo-science sans vous rendre compte que vous vous tirez une balle dans le pied.

      Ce site a plus récemment (en 2010) fait paraitre un article plutôt élogieux sur Benoit Rittaud et son livre Le mythe climatique (https://tinyurl.com/hjk9zdf) dans lequel on peut notamment lire : « Ce livre semble donc intéressant par la rigueur des arguments présentés ; l’auteur a l’honnêteté de ne rien dire de définitif. Ses réflexions, tant sur la méthodologie que sur l’épistémologie de la climatologie, méritent que nos lecteurs intéressés par ces questions s’y plongent. »

      « la [même] rigueur des arguments présentés » se retrouve dans l'article que vous me montrez...

      Un peu de sérieux Robert, voyons !

      Cela-dit je ne suis pas un thuriféraire de l'économie et je ne cherche pas à défendre tel ou tel économiste en particulier, je pense simplement qu'elle a son utilité comme toutes les sciences dites humaines ; il est de bon ton de dénigrer la psychologie ou la sociologie (sans parler de la psychanalyse) en traitant leurs « experts » de marabouts, en allant plus loin on peut aussi mettre dans le même sac la politique qui a des liens étroits avec tout ce qui est social (c'est-à-dire y compris l'économie) mais à ce compte-là il reste quoi et on fait comment pour vivre en société ?

      Et ne me dites pas que vous êtes asocial et que vivre en société vous indiffère...?

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  5. Géd

    Vous digressez, le fait de vivre en société n'a rien à voir avec l'économie, les peuples premiers vivent en société et il n'y a aucune économie. Quand a comparer l'économie avec la psychologie, il faut oser le faire, les psychologues sont eux, très utiles.


    Les économistes sont jusqu'à preuve du contraire inutiles sauf à postériori.

    Robert

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    1. « le fait de vivre en société n'a rien à voir avec l'économie » et « comparer l'économie avec la psychologie, il faut oser le faire »

      Cela confirme votre grande méconnaissance du sujet ; apparemment l'Université n'est pas de votre avis : https://tinyurl.com/jz8mcbl

      Vous pourrez aussi lire avantageusement ceci : https://tinyurl.com/zr9auxh ou alors, plus abordable : https://tinyurl.com/zkvuwa2 où vous verrez que psychologie et économie sont parfaitement liées.

      Par ailleurs je vous ferai remarquer qu'il y a un gouffre entre les « peuples premiers » et « nous », nous avons évolué et eux sont restés « premiers » ; ils se contrefichent également de psychologie au passage.

      L'économie est consubstantielle de notre société actuelle, vous l'enlevez et vous vous retrouvez plusieurs siècles en arrière.

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    2. Mon petit géd,

      N'attribuez pas vos propres limites aux autres, que l'économie et la psychologie soient imbriquées ne démontre en aucune manière que les économistes sont des gens utiles. La psychologie est partout.

      """"Par ailleurs je vous ferai remarquer qu'il y a un gouffre entre les « peuples premiers » et « nous », nous avons évolué et eux sont restés « premiers » ; ils se contrefichent également de psychologie au passage.""""

      Là, vous mettez les pieds dans un domaine qui vous est totalement étranger, ces gens sont aussi évolués que nous, et si vous appelez évolution la perte de notre liberté en échange d'avancées technologiques qui n'ont résolu aucun des grands problèmes qu'elles ont crée vous avez du chemin à faire....

      Il me semble que vous avez un idée erronée de ce qu'est la psychologie.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie


      """"L'économie est consubstantielle de notre société actuelle, vous l'enlevez et vous vous retrouvez plusieurs siècles en arrière.""""

      Totalement faux Les égyptiens avaient leur économie...

      Fin de discussion en ce qui me concerne.

      Cordialement

      Robert


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