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mercredi 15 mars 2017

La vérité sur l'Ukraine ?

En février j'ai publié un article sur Olivier Berruyer qui m'a apporté son lot de commentaires, en particulier concernant la crise actuelle en Ukraine.

J'ai retenu notamment le commentaire suivant :
  • [...] mes sources pour mes articles n etaient que tres rarement russe, mais dans la grande majorite ukrainienne.
    Car avant le coup d etat, plus precisement avant la mise en place d un ministere de la verite par Porochenko, il y avait une grande liberte d expression en ukraine.
    Depuis, ce n est plus le cas, et la liste des journalistes abbatus est tres longue.

    Quand au coup d etat il a ete completement organise par Andrei Parubiy, il le dit lui meme, il etait le "commandant de maidan".
    Il avait deja joue un role important dans la revolution orange, et il avait fait la promesse que les erreurs de la revolution orange ne se reproduirait pas. Resultat : il est le chef du parlement, et l'interlocuteur principal avec l'OTAN.
    Beau parcours pour le fondateur du parti national socialiste ukrainien.
    Yarosh, chef de pravy sektor, avait, et ce tres tot dans les evenements, prevenu qu'il avait assez d'armes en stock pour faire plusieurs revolutions, pour faire tomber plusieurs gouvernements.
    Nulland avait dit que les USAs travaillaient et financaient depuis des annees.
    Toutes ces informations ne viennent pas des russes, mais de ces personnes eux memes, et donc viennent de la presse occidentale.

    J'ai passe des centaines d heures a investiguer, recouper les informations, je sais que c'est solide, et clairement pas de la propagande russe.

    mes principales sources etaient :
    korrespondant, ITAR TASS, toute la presse ukrainienne en general, tous les sites d'activites ukrainiens (euromaidan, uno, pravy sektor, svoboda, azov, etc), le plus de forum possible afin de suivre les differents points de vue, et en international : la presse francophone souvent belge ou suisse, la presse US (FT NYT WP), la presse UK, la presse israelienne, la presse russe, la presse iranienne, etc
    mais bien sur, vous, lecteur du monde ou liberation, donc lecteur de sites qui ne font que reprendre des depeches de l AFP ou l AP, vous savez mieux.
    Saviez vous qu il y a une forte communaute ukrainienne au canada ? suite a la seconde GM
    ils sont tres actifs, et tres nationalistes, souvent d origine de l ouest ukrainien
    saviez vous que le pen, le pere, etait un soutien et un exemple pour l actuel president du parlement ukrainien ? qu il avait signe un accord avec le parti svoboda ?
    saviez vous que la milice Azov, qui s appelait avant les patriotes d ukraine, fondee par l actuel president du parlement, ouvertement neonazi, meme dans son blason, fait la police a Kiev, Odessa, Kharkiv, et a le controle d une des principales villes Mariupol ?

    La russie a clairement dit que l'est de l'ukraine ne serait jamais russe, cela a ete dit tres tot dans le conflit, juste pour rappel car apparament vous ne le savez pas. Je pense que vous confondez avec la crimee.[...]
Si l'on résume le point de vue de ce commentateur :
  • avant le coup d’État la presse aurait été libre, depuis elle ne le serait plus et les journalistes craindraient pour leur vie ;
  • le coup d’État aurait été organisé par un seul homme, Andrei Parubiy ;
  • les USA auraient depuis des années organisé et financé le coup d'Etat ;
  • la Russie n'aurait aucune prétention sur l'est de l'Ukraine.
Intrigué par ces affirmations (péremptoires) j'avais promis à ce commentateur que je me documenterai sur le sujet :
  • [...] si je vous résume ce sont les Américains et les Canadiens qui ont porté au pouvoir en Ukraine un parti d'extrême droite, et d'un autre côté nous avons Poutine qui a tout fait pour calmer le jeu, c'est bien cela n'est-ce pas ?

    J'ai évidemment simplifié à l'extrême (droite) votre vision des choses que vous avez sûrement pu consolider grâce à toutes vos sources, cependant j'ai un problème avec vous, c'est que je ne sais pas qui vous êtes... Êtes-vous un journaliste qui a couvert les événements et a une bonne connaissance du pays ? Ou bien un diplomate qui a été en fonction durant toute la période allant de la révolution orange jusqu'aux derniers bouleversements ? Ou bien un géopolitologue reconnu et expert dans les pays de l'est ? Ou bien un simple quidam qui donne son avis sur la question après avoir ingurgité des tonnes d'informations de toutes origines sans les avoir correctement digérées ?

    Bref tout ce que vous me dites est intéressant mais n'apporte pas grand chose au débat et surtout ne prouve rien.

    Mais votre intervention a au moins un mérite, c'est que j'envisage de me procurer un ou deux livres écrits par des gens sérieux afin d'approfondir ma connaissance sur ce sujet ; je l'avais déjà fait pour la Syrie quand Berruyer s'était laissé aller à raconter un peu n'importe quoi et cela avait été très profitable (pour moi et mon impression d'avoir été berné par cet individu)

    Enfin non je ne confonds pas avec la Crimée, je vous ferai remarquer que la Crimée fait toujours partie de l'Ukraine et qu'elle a été annexée illégalement par la Russie pour des motifs stratégiques déguisés sous un vernis de patriotisme ; et si la Russie ne veut pas annexer l'est de l'Ukraine alors il va falloir m'expliquer ce qu'elle y fait et pourquoi elle soutient les insurgés.
 Ayant relativement peu de temps en ce moment (mais cela pourrait s'améliorer dans le futur) mon choix de lecture s'est porté sur un livre dans la collection Que sais-je? intitulé Géopolitique de l'Ukraine, écrit par Emmanuelle Armandon, qui est, on nous dit, « politologue, spécialiste de l’Ukraine et des relations ukraino-russes. Elle a notamment enseigné à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) et travaille actuellement au sein du réseau international du groupe des Écoles centrales.

Le CV d'Emmanuelle Armendon m'incline à penser qu'elle est cent fois plus compétente qu'un Olivier Berruyer ou qu'un amateur prétendant avoir « passé des centaines d'heures à investiguer, recouper les informations, et qui sait que c'est solide, et clairement pas de la propagande russe » selon ses propres mots ; on ne s'improvise pas géopoliticien en ayant quelques opinions sur un sujet qu'on tente de confirmer en lisant un peu par ci par là tout ce qui peut aller dans le sens qui va bien...

Alors vérifions avec les données du livre d'Emmanuelle Armendon tout ce qu'a avancé notre commentateur « éclairé ».

Tout d'abord j'ai besoin de refaire un bref historique de la période post-soviétique, car j'ai tendance à m'embrouiller dans les noms et la chronologie :
  • 24/08/1991 : indépendance de l'Ukraine, confirmée par référendum du 1/12/1991 (90,5% en faveur de l'indépendance) ;
  • de 1990 à 1994 : Leonid Kravtchouk est président (de transition entre l'ère soviétique et l'indépendance) ;
  • de 1994 à 2005 : Leonid Koutchma (ancien apparatchik du PC) est président ;
  • Fin 2004 : Révolution Orange ;
  • de 2005 à 2010 : Viktor Iouchtchenko est président ;
  • de 2010 à 2014 : Viktor Ianoukovytch (pro-Russe) est président ;
  • du 21/11/2013 au 22/02/2014 : Euromaïdan ;
  • 18/03/2014 : la Russie annexe la Crimée ;
  • 2/05/2014 : autoproclamation d'indépendance des « Républiques populaires » de Donesk et Louhansk ;
  • depuis le 25/05/2014 : Petro Porochenko est président ;
  • Août 2014 : intervention directe de l'armée russe dans le conflit ;
  • 12/02/2015 : Accords de Minsk II.
Cette chronologie est forcément incomplète et a pour objectif de se fixer les idées sur les grandes lignes ; en fait les raisons de la crise ukrainienne sont à la fois simples et complexes.

Raisons simples si l'on considère que les frontières de l'Ukraine sont artificielles (tout comme celles de la Syrie...) comme le précise E. Armendon :
  • page 12 : [...] l'Ukraine appartient historiquement et géographiquement à l'Europe, elle en a été artificiellement séparée pendant la période soviétique.
  • page 66 : [...] l’État ukrainien n'a jamais existé dans ses frontières actuelles en tant qu’État indépendant avant 1991.
  • page 67 : [...] les régions qui composent l'Ukraine post-soviétique ont donc un passé, une population, des caractéristiques linguistiques, des repères culturels qui diffèrent les unes des autres.
  • page 70 : La présence d'une importante minorité russe dans l'Est et le Sud du pays a également des répercussions sur les relations entre Kiev et Moscou.
  • page 77 : [...] la Crimée est la seule région ukrainienne peuplée majoritairement de Russes ethniques.
  • page 80 : Le retour massif des Tatars de Crimée réveille de multiples appréhensions. [entre 1989 et 2001 les Tatars sont passés de 1,6% à 12,1% de la population...)
  • page 112 : L'intégration des régions occidentales du pays à l'Ukraine soviétique n'est intervenue [...] qu'au moment de la Seconde Guerre mondiale.
Tout cela explique très facilement beaucoup des difficultés rencontrées dans le conflit actuel, mais à cela s'ajoutent de multiples raisons complexes détaillées dans le livre, notamment dans les sous-chapitres :
  • page 40 : L'intégration européenne de l'Ukraine : un parcours semé d'embuches.
  • page 70 : Des tensions chroniques [avec la Russie] depuis 1991.
  • page 101 : De fortes dépendances [avec la Russie].
Parmi ces raisons complexes on peut par exemple citer :
  • pages 41-42 : [...] les dérives autoritaires du pouvoir [avec] l'assassinat du journaliste Gueorgui Gongadzé [dont] le commanditaire du meurtre ne serait autre que Leonid Koutchma en personne.
  • page 43 : [...] grandes entreprises étatiques que l'entourage de l'ancien président Koutchma avait acquises à des prix avantageux.
  • page 46 : Sous la présidence Ianoukovitch (2010-2013), c'est le recul démocratique observé dans le pays qui a conduit à une inéluctable détérioration des relations entre Kiev et Bruxelles.
  • page 47 : [...] en octobre 2010 [...] atteintes régulières à la liberté de la presse, [...] discriminations à l'encontre de certaines minorités ethniques (Roms et Tatars de Crimée notamment), [...] niveau élevé de corruption ou encore [...] défaillances observées lors du déroulement des élections locales fin octobre 2010.
  • page 57 : [...] la France, l'Allemagne et l'Italie, sont très attachés à voir se renforcer les liens avec Moscou, notamment pour des questions de sécurité et d'approvisionnement énergétique. [...] Les nouveaux pays membres estiment, pour leur part [qu']offrir une perspective d'adhésion à l'Ukraine permettrait de freiner les « ambitions impériales » de la Russie qu'ils continuent de considérer comme une menace potentielle à leur sécurité.
  • page 70 : [...] l'Ukraine vise un autre objectif [...] depuis 1991: prendre des distances avec la Russie tout en conservant avec elle des relations privilégiées.
  • page 71 : [...] pour de nombreux Russes [...] les Ukrainiens [...] forment [...] une composante de la nation russe, « une variation régionale d'une seule et même entité collective avec laquelle ils partagent plus de mille ans d'histoire ».
  • page 73 : « Des millions de Russes sont convaincus du fait que, sans l'Ukraine, il est non seulement impossible de parler d'une Grande Russie, mais d'une Russie tout court. »
  • page 79 : En 1989, la décision prise par les dirigeants de Kiev de proclamer l'ukrainien unique langue d’État provoque des réactions négatives.
  • page 83 : Conquise sous Catherine II en 1783, la Crimée a permis à la Russie d'accéder aux mers chaudes et d'affirmer ainsi son statut de puissance navale.
  • page 90 : Depuis lors (2013], la Russie pèse de tout son poids dans les évolutions de l'Ukraine et dans la grave crise qui l'affecte. [...] le vote du Conseil de la Fédération (Chambre haute du Parlement russe) autorisant le recours à la force en Ukraine, l'annexion de la Crimée, le soutien apporté aux séparatistes des régions de l'Est, les discours sur les « nationalistes, néonazis, russophobes et antisémites » au pouvoir à Kiev ont entrainé une détérioration sans doute durable des relations ukraino-russes.
  • page 91 : Depuis le début des années 1990, la question des rapports que l'Ukraine entretient avec l'OTAN a été à l'origine de profondes crises diplomatiques.
  • page 93 : [...] les relations entre Kiev et Washington se sont renforcées (soutien américain à l'intégrité territoriale de l'Ukraine, aide financière américaine conséquente, etc.). C'est ce qui a amené le président Koutchma, en 1995, à soutenir officiellement l'élargissement à l'est de l'Alliance atlantique. Par la suite, il n'a pas hésité à affirmer que l'OTAN était un facteur de sécurité en Europe [...]
  • page 95 : [...] Vladimir Poutine [a] affirmé, en février 2008, que la Russie serait contrainte de pointer ses missiles vers l'Ukraine si cette dernière rejoignait l'OTAN [...]
  • page 101 : [en 2010] Si les rapports entre Kiev et Moscou se sont alors améliorés, c'est essentiellement en raison de la volonté de l'Ukraine de renouer un dialogue plus apaisé avec la Russie.
  • page 102 : Toutefois, c'est dans le domaine énergétique que la dépendance de l'Ukraine se fait le plus sentir.
  • pages 106-107 : [...] une grande partie [de la population russe d'Ukraine] ont voté en faveur de l'indépendance ukrainienne lors du référendum organisé en 1991. [environ 70%]
Voilà, je n'ai pas tout noté et certains autres points ajoutent encore à la complexité s'il en était besoin.

Et comme par hasard je reçois hier mon Télérama dans lequel je vois que deux reportages sont prévus dans le cadre de la Thema d'Arte mardi prochain 21 mars :
Inutile de dire que je vais essayer de ne pas les manquer.

En attendant Télérama propose une entrevue avec la chercheuse Ioulia Shukan, dont le CV, comparable à celui d'Emmanuelle Armandon, me rassure sur le sérieux de ce que je vais lire et dont voici quelques morceaux choisis :
  • A la question «  Le conflit actuel est-il un nouveau signe de l’écartèlement de l'Ukraine entre la Russie et l'Occident ? » la chercheuse répond : « Je n'ai pas l'impression qu'aujourd'hui l'Ukraine cherche sa place. C'est un État européen, dans le concert des nations européennes. La révolution de Maïdan a, entre autres, pris sa source dans le refus du président Ianoukovitch de poursuivre le processus d'association avec l'Union européenne. C'était pourtant le souhait de la majorité des citoyens ukrainiens. L'annexion de la Crimée par la Russie et la guerre au Dombas ont conduit l’État ukrainien à s'affirmer, à se projeter en tant qu'acteur sur la scène internationale, en s'affranchissant complètement de la tutelle de Moscou. »
    • Cela correspond à ce qu'écrit en conclusion Emmanuelle Armandon, page 119 : [...] l'annexion de la Crimée par la Russie et l'intervention militaire de cette dernière dans les hostilités qui ont éclaté dans la région du Dombas ont conduit l'Ukraine à confirmer le positionnement international qu'elle souhaitait adopter. 
    • E. Armandon avait d'ailleurs écrit dans son introduction, page 7 : C'est la volte-face du président Ianoukovitch après cinq années de négociations avec l'UE qui est à l'origine des contestations.
  • Nous apprenons plus loin que Moscou (i.e. Poutine) a pris l'habitude de jeter de l'huile sur le feu en «  reconnaissant les documents administratifs émis par les deux zones séparatistes, les « Républiques populaires » de Donesk et de Louhansk : L'administration russe avait adopté une position identique lors des conflits séparatistes en Géorgie ou en Moldavie. »
  • Ioulia Shukan nous informe également qu'« en 2014 et 2015, les bénévoles ont joué un rôle déterminant pour aider les populations civiles qui fuyaient les combats (1,7 million de personnes) [...] Depuis, l’État assume mieux son rôle. [...] Lors des récents bombardements sur la ligne de front, les populations locales ont rapidement reçu un soutien des services ukrainiens, notamment pour se restaurer, se réchauffer ou encore pour évacuer les zones de combat. Cette mobilisation prouve que l'annexion de la Crimée et le conflit avec les zones séparatistes du Dombas ont poussé les Ukrainiens à se positionner et à construire leur identité nationale. »
    • Et comme le précise E. Armandon, pages 116-117 : Andreï Gratchev, ancien conseiller de Mikhaïl Gorbatchev, [souligne que] « en annexant la Crimée, la Russie a porté un coup de massue aux relations proches, réellement fraternelles qui lient les deux peuples depuis des siècles » : elle a « perdu l'Ukraine pour longtemps, pour des générations ».
  • L'entrevue se termine avec la question « Trois ans après la mobilisation de 2014, la société civile est-elle déçue en ce qui concerne la corruption ? » à laquelle la chercheuse répond : « Oui et non. Certes on constate une continuité des pratiques de l'oligarchie précédente sous la présidence de Petro Porochenko.[...] En même temps,les membres de la société civile qui se sont engagés en politique, notamment des journalistes, tentent, au Parlement, de faire avancer les réformes.[...] Malheureusement, ces avancées ne sont pas aussi rapides et aussi importantes que les participants au mouvement de Maïdan l'espéraient. »
Je laisse à chacun le soin de comparer ce qui est dit par ces deux spécialistes de l'Ukraine avec ce que prétend notre informateur amateur qui se targue d'avoir publié des articles sur le site Les Crises :
  • cela n a jamais ete ecris que poutine est quelqu un de bien.
    le but du site [Les Crises] est de donner des informations qui ne sont pas publiees dans la presse francaise.

    personnellement j ai ecris les articles Actu'Ukraine en pleine crise du maiden.

    il n y a pas de complotisme dans le fait de dire que le maiden est un coup d etat aide par les USA, et le Canada. Ces pays s en vantent ouvertement, etaient present physiquement.
Pour les inconscients qui pensent pouvoir s'informer correctement avec le site Les Crises les articles concernant l'Ukraine sont consultables ici, pour la Syrie c'est . Évidemment c'est à vos risques et périls.

N'étant pas moi-même un spécialiste en géopolitique de quelque pays que ce soit, si je veux m'informer je commande quelques ouvrages sur le sujet, écrits par des personnes compétentes. Pour la Syrie mon choix s'était porté sur les deux livres suivants :
Le premier, écrit par un ancien directeur de l'AFP pour le Proche-Orient, est plus abordable que le second, rédigé par un docteur de l'Institut d'études politiques de Paris et donc plus « pointu ».

Maintenant il est beaucoup plus facile de se contenter de lire des articles de blogs écrits à la hâte avec force images et vidéos plus ou moins sorties de leur contexte, ce qui est apparemment devenu la spécialité d'Olivier Berruyer.

Je terminerai simplement avec cette carte de l'Ukraine qui permet de mieux voir les « forces » en présence :

Source https://expeditions.younglife.org/Pages/Ukraine.aspx






7 commentaires:

  1. Le Monde remet une couche sur lescrises.fr :
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/03/16/les-mille-et-une-ruses-de-l-industrie-de-la-desinformation_5095635_4355770.html

    Je suis du meme avis que vous pour ce site et son auteur.

    BenHague

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    1. Mince alors, j'ai dû avoir le nez creux en publiant mon billet un jour avant l'article du monde !

      Le passage sur Les Crises ne m'étonne pas, vous devez vous en douter ; on remarquera d'ailleurs que dans la liste des articles supprimés et donc devenus inaccessibles on trouve de nombreux « Actu'Ukraine », ceux supposés écrits par notre commentateur anonyme auquel je fais référence, il faut croire que l'information contenue dans ces articles n'était pas si fiable que ça malgré les nombreuses lectures et références de notre journaliste amateur.

      J'avais pu moi-même constater que je ne trouvais plus certains articles qui figuraient pourtant dans la liste issue d'un mot clé comme « Ukraine » ou « Syrie », le lien amenait à une page inexistante comme dit dans l'article du Monde.

      Par ailleurs il faut savoir que Berruyer pratique allègrement la censure en supprimant des commentaires jugés par lui trop compromettants (pour lui) ; parfois il en garde pour mieux les descendre, ou laisser ses fans les descendre, puis il bloque le commentateur « rebelle » afin de l'empêcher de répondre aux attaques.

      J'ai été alerté du peu de sérieux de ce site dès 2011 quand Berruyer a commencé à s'intéresser à la Syrie en racontant n'importe quoi, cette dérive en tout cas rend tous ses billets sur la finance suspects, ainsi malheureusement que ceux concernant le climat qui sont à mon avis les seuls à échapper à la critique puisqu'il est d'accord avec la science « officielle » c'est-à-dire mainstream, ce qui est étonnant vu qu'en géopolitique il crache sans cesse sur la presse mainstream...

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    2. hum...
      https://www.les-crises.fr/lintox-du-monde-sur-mes-600-articles-errones-supprimes/

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    3. Merci AlanP pour l'info, laissez-moi un peu de temps avant de dire ce que je pense de cet « argumentaire » ; il faut d'abord que je trouve un moment pour lire ce (trop long) laïus, je pense que je répondrai par un billet et non dans un commentaire.

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    4. Personnellement je n'ai pas été convaincu par cet argumentaire plaidant l' incompétence informatique et la persécution . C' est très très leger ... D' autant plus que Beruyer fait une allusion bien perverse sur le fait que cette histoire est menée pour l' empecher d écrire un article sur Macron ( il dit bien 4 ou 5 fois que répondre à cette "caballe" lui prend le temps necessqire pour ecrire sur Macron) Or comme tout le monde le sait , le Decodex , c'est Le Monde , dont l ' actionnaire principal est Pierre Berger ... qui est un des principaux soutien de ... Macron ...
      Beruyer donne donc dans la paranoia et le complotisme ... en ligne avec ce que je pense de lui ....

      L'argument selon lequel il ne comprenait cet acharnement contre un petit blog qui n 'est pas un site d'information m ' a fait sourire ....

      BenHague

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    5. Voilà c'est fait, j'ai répondu ici : http://sogeco31.blogspot.fr/2017/03/le-berruyer-se-rebiffe-les-dialogues-ne.html

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  2. Je suis pourtant ultra critique sur la position de notre gouvernement sur l Ukraine et la Syrie .. mais j etais extremement gené a la lecture du site lescrises. D ailleurs je l ai laissé tomber assez vite . Pour etre feanc, je ne savais pas qu Olivier Beruyer avait une position Mainstream sur le Climat. Je ne survolais que les articles sur l Ukraine et la Syrie que je trouvais par bien des aspects caricaturaux
    BenHague

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