Nombre total de pages vues

dimanche 15 janvier 2017

Que d'eau ! que d'eau ! nous dit le climatogogo !

Mac Mahon aurait prononcé ces mots en contemplant les inondations de la Garonne en 1875 ; « Que d'eau ! Que d'eau ! » Et le préfet lui aurait répondu « Et encore, monsieur le Maréchal, vous ne voyez que le dessus. »

C'est un peu ce que semblent nous dire nos climatogogos adorés :
  • 11.  Hug | 13/01/2017 @ 15:22 
    the fritz le testut (#10),
    C’est du même registre que pisser sous la douche pour économiser quelques litres d’eau…
  • 14.  François | 13/01/2017 @ 21:02 Hug (#11),
    Économiser quelques litres d’eau? Sûrement pas! L’eau ne disparait pas. On ne la « consomme » donc pas. Il y a aujourd’hui autant d’eau sur terre qu’il y a plusieurs centaines de millions d’années. Peut être même un peu plus. Car n’oublions pas que la combustion de ces sataniques hydrocarbures par ces irresponsables d’hommes (surtout blancs, évidemment) fabrique, en volume gazeux, plus d’eau que de CO2…
  • 15.  patilleverte | 13/01/2017 @ 22:08
    François (#14),
    Farpaitement ! 🙂
    Mais euh… la répartition des ressources planétaires en eau (surtout potable ou aisément « traitable » ???
  •  17.  jG2433 | 14/01/2017 @ 10:32
    Cdt Michel e.r. (#16),
    Autre suggestion de lecture à propos d’ « Histoire d’eau » :
    http://livre.fnac.com/a4200258.....drologique
    patilleverte (#15),
    Ce livre cité ci-dessus de J. de Kervasdoué et Henri Voron Pour en finir avec les histoires d’eau. L’imposture hydrologique, Plon, septembre 2012, 309 p. se termine ainsi :
    « Ce livre ne fera pas pleuvoir au Sahara ou dans le désert de Gobi. Nous avons simplement voulu lutter contre les idées reçues et tenter d’en finir avec les « histoires d’eau ».
  •  18.  Cdt Michel e.r. | 14/01/2017 @ 13:05
    jG2433 (#17),
    Pour en finir avec les histoires d’eau. L’imposture hydrologique
    J’ai ce livre au format Kindle (12.99 € sur Amazon).
    J’en ai extrait la Conclusion, que je recommande de lire à défaut de lire le tout.
    PDF (66 Ko, 2 pages)

Quand on est négateur on l'est jusqu'au bout des ongles, pourquoi s'arrêter au climat ?

D'ailleurs réchauffement climatique et ressources hydrauliques sont un peu liés, non ?

A croire qu'être négateur est une vocation à défaut d'être (parfois pour certains) un métier ; on remarquera à ce sujet que le négationnisme du génocide juif est quasiment un privilège de l'extrême droite et que justement c'est là que l'on trouve un parti, le Front national, qui à ma connaissance est le seul à se proclamer également climatosceptique en organisant notamment des colloques du genre Le Réchauffement climatique, mythe ou réalité ? dont j'ai déjà parlé ici à propos de Camille Veyres, éminent membre du comité scientifique (sic) du Collectif des climato-irréalistes ; nous avons aussi déjà vu qu'un autre sympathisant du Front, en la personne de Bernard Beauzamy, niait non seulement le réchauffement climatique mais également que la vitesse était la cause du nombre important des tués sur la route.

Mais qui est ce Pierre-Ernest auquel le commandante fait allusion ?

Vous allez rire, en consultant son blog Climat de Terreur (rien que ça, avec un T majuscule à Terreur) on apprend :
  • Soleil-de-minuitJe suis un ingénieur chimiste aujourd'hui à la retraite.










Encore un ingénieur à la retraite, chimiste qui plus est, qui croit sincèrement (sic) que les scientifiques du monde entier se plantent et se propose de dévoiler la vérité aux badauds ébahis !

Il nous dit également qu'il a fait la même école que Jean Jouzel :
  • Je n'ai aucune compétence particulière dans le domaine climatique. J'ai fait la même Ecole de Chimie que Jean Jouzel, 2 ou 3 ans avant lui. Je suppose qu'après mon départ, des cours spéciaux ont été donnés dans l'Ecole pour former des climatologues...
Comme quoi il y en a qui font quelque chose de leurs études et d'autres qui de toute évidence n'ont pas tout compris. Mais que ce nouveau clown que je découvre aujourd'hui se compare à Jean Jouzel me fait penser à notre ami Tsih qui comparait Willis Eschenbach à Einstein...

Mais le plus beau est sur la page Pourquoi ce site (oui pourquoi, comme si pensée unique et Skyfall ne suffisaient pas)
  • Fortes de l'expérience de l'Histoire, ces personnes [il ne donne pas de noms mais suivez son regard] essayent, avec un succès certain, de manipuler les gens en maniant habilement la peur comme un puissant levier [...]
  • Le résultat de cette situation est que nous vivons en permanence dans un climat de terreur.

Un climat de terreur, pas moins, exactement comme sous Robespierre, tous ceux qui  dévient du droit chemin sont envoyés à la guillotine, comme Claude Allègre ou Vincent Courtillot qui se terrent dans l'attente du jour fatal où on viendra les chercher, ou encore comme Philippe Verdier victime de son employeur qui lui a botté le cul pour avoir salopé son travail, nous avons affaire là à de véritables martyrs de la cause climatogogosceptique qui seront vénérés jusqu'à la nuit des temps (bon ils sont déjà pour certains carrément entrés dans le crépuscule des vieux, la nuit des temps c'est pour demain ou le jour d'après)

Le billet que notre commandante donnait à lire à ses congénères s'intitule L'eau, ressource rare ? et vous l'aurez compris le point d'interrogation est là pour manifester que justement, pour ce monsieur Pierre-Ernest Dontonneconnaitpaslenommaisquialevisagesympathiqueduclimatogogoquenousconnaissonsbienmaintenant, eh bien l'eau est abondante et peut être utilisée et consommée sans modération !

A l'appui des ses affirmations notre Pierre-Ernest Dontetc cite Bernard Barraqué, Directeur de recherche au CNRS, en lui faisant dire notamment :
  • Ces affirmations dogmatiques et médiatiques (souligné ajouté ndlr) ont, certes, l'intérêt de susciter une mobilisation générale et de lancer la réflexion collective, mais elles sont erronées.
Pour conclure (les mots sont ici de Pierre-Ernest Dontonsefoutdunom) :
  • La "pénurie mondiale d'eau" est un mythe entretenu par des "spécialistes" autoproclamés en mal de conférences internationales exotiques, et certains organismes comme l'ONU entretiennent soigneusement ce mythe générateur de financements.
Le problème c'est que quand on cherche un peu on trouve ce billet, Gestion de l’eau (3) : le cri d’alarme de Bernard Barraqué dans lequel on peut consulter le texte d'une de ses interventions un peu technique il faut l'avouer (mais il s'agit d'un spécialiste, pas d'un clown) ; le site nous résume le problème ainsi :
  • Constat fait d’une catastrophe environnementale vers laquelle nous nous acheminons sans coup férir, après avoir pris acte de l’épuisement du modèle économique qui a présidé à la gestion des services d’eau depuis le 19ème siècle, reste à scruter un avenir décidément de plus en plus incertain. Pour Bernard Barraqué, économiste et directeur de recherche au CNRS, après avoir connu trois grands âges de la gestion de l’eau, nous assistons à l’émergence du génie de l’environnement et de modèles de gestion complexe. Mais ce nouvel âge de la gestion de l’eau va nécessiter des investissements considérables, qui sont loin d’être acquis aujourd’hui.

D'un côté on a donc un site qui nous dit qu'il ne faut pas s'inquiéter, de l'autre c'est la catastrophe environnementale qui est annoncée !

Pour en avoir le cœur net voyons ce que dit le CNRS lui-même :
  • La population mondiale devrait passer de 6 milliards d'individus en l'an 2000, à 8 milliards en l’an 2025. La quantité moyenne d'eau douce disponible par habitant et par an devrait donc chuter de 6 600 à 4 800 mètres cubes, une réduction de presque un tiers. Si parallèlement la tendance actuelle à l'augmentation des prélèvements en eau se poursuit, entre la moitié et les deux tiers de l'humanité devraient être en situation dite de stress hydrique en 2025, seuil d'alerte retenu par l'Organisation des nations unies (ONU) et correspondant à moins de 1700 mètres cubes d'eau douce disponible par habitant et par an. Le risque d’une pénurie d’eau douce existe donc bel et bien.
  • L’un des problèmes majeurs en matière d'eau douce et d'alimentation humaine est posé par l’irrigation, car pour nourrir toute la population de notre planète, la productivité agricole devra fortement augmenter. Alors que l’irrigation absorbe déjà aujourd’hui 70 % des prélèvements mondiaux, une consommation jugée très excessive, celle-ci devrait encore augmenter de 17 % au cours des 20 prochaines années. Le facteur déterminant de l'approvisionnement futur de l'humanité en eau douce sera donc le taux d'expansion de l'irrigation. Autrement dit, seule une nette amélioration de la gestion globale de l’irrigation permettra de réellement maîtriser la croissance de la consommation.
  •  Un autre enjeu de taille pour les années à venir est celui de la satisfaction de l’ensemble des besoins en eau potable de l’humanité. Aujourd’hui, déjà un habitant sur cinq n’y a pas accès. Or, selon l’ONU, sur les 33 mégapoles de plus de 8 millions d'habitants qui existeront dans 15 ans, 27 seront situées dans les pays les moins développés et donc les moins à même de pouvoir répondre aux besoins. En outre, même si de légères diminutions de la consommation en eau sont observées depuis quelques années aux États-Unis et en Europe, les prévisions sont alarmistes, avec 40 % d’augmentation de la consommation municipale et domestique dans les 20 ans à venir.
  • Pour tenter d’inverser cette tendance, diverses solutions existent qui permettent de diminuer la consommation en eau et d’en limiter les pertes : améliorer l’efficacité des techniques d’irrigation et surtout généraliser l’usage des méthodes les plus performantes, rénover les structures de production et de distribution d’eau potable et en construire de nouvelles, préserver les réserves, lutter contre la pollution, entre autres en assainissant les eaux usées, recycler l'eau ... (Voir le chapitre Préservation). Mais toutes ces mesures demanderont d'énormes investissements et seront donc coûteuses.
  • Ce seront donc les décisions politiques, au niveau national et international, ainsi que les priorités d'investissements des pays et des agences de financement, qui joueront un rôle déterminant dans la gestion future du risque de pénurie d’eau douce à travers le monde  
On y voit effectivement un peu plus clair, en quelques mots le décor est planté, pas la peine de se farcir le pensum de Pierre-Ernest pour comprendre qu'il y a réellement un problème de gestion de l'eau douce dans les décennies à venir.

Mais peut-être que nos gogos ne voient en fait que ce qu'ils regardent à travers leur fenêtre, s'il neige en hiver c'est que le réchauffement climatique est un canular et si l'eau coule quand on tourne le robinet c'est qu'il n'y a pas de pénurie, puisque en France il n'y a pas de problème comme le dit le CNRS lui-même :
  • Aucun risque de pénurie globale en eau n'est à redouter dans notre pays. La France dispose, en effet, d'une capacité de stockage en eau élevée, du fait de sa pluviométrie, de ses grandes montagnes, de son réseau hydrographique étendu et de ses importantes nappes souterraines.  
Nous voila rassurés, et c'est ce qui rassurera aussi les nombreux migrants climatiques qui viendront chez nous pour profiter de cette manne à laquelle ils ont bien le droit eux-aussi !





8 commentaires:

  1. Bah PEA est à mettre sur le même niveau que FS dit le fritz ou Tsih.


    Qui a dit qui se ressemble s'assemble ?

    Robert

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. PEA, c'est le plan d'épargne en actions ? ;)

      Je vois que vous connaissez déjà l'individu que je viens juste de découvrir, lui et son blog terrifiant ; vous pouvez me dire qui se cache derrière le A ?

      Et je ne savais pas que the fritz avait cet autre pseudo qui peut signifier force spéciale (il faut dire qu'il l'est vraiment spécial)

      Supprimer
    2. Son patronyme, oui je le connais depuis longtemps, c'est un des pires de son espèce

      Le fritz se nomme Frédéric Sommer.

      https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&q=fr%C3%A9d%C3%A9ric+sommer&btnG=&lr=


      Bien entendu au niveau climat il est comme beaucoup au ras des pâquerettes.

      Robert

      Supprimer
    3. Je vois que FS est géologue chez Total (ou était, il doit en principe avoir l'âge de prendre sa retraite) ce qui explique beaucoup de choses...Encore un qui doit être déçu de ne pas avoir choisi la bonne branche et qui cherche à justifier par tous les moyens les nombreuses années passées à chercher du pétrole...

      Supprimer
    4. Je ne suis pas convaincue de cette information, le FS géologue chez Total a fait ses études à strasbourg et un géologue n'est pas chimiste, c'est deux branches très différentes. Soit la personne trouvée sur linkedin n'est pas la bonne (homonymes), soit ce FS n'est pas sur linkedin, soit ce n'est même pas son nom. Une recherche google image m'a amenée sur le profil d'un autre chimiste sur linkedin.

      SP

      Supprimer
    5. Le FS auquel Robert fait allusion (aka le fritz sur Skyfall ou Frédéric Sommer dans la vraie vie) n'est pas le Pierre-Ernest quelque-chose-commençant-par-A qui est le sujet de mon billet ; par ailleurs de quelle personne trouvée sur linkedin parlez-vous, pouvez-vous me donner le lien ?

      Supprimer
  2. Moi j'ai pris peur quand j'ai vu la photo de Pierre-Ernest (il a du en choisir une où il se trouvait mis en valeur)..

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ne jugeons pas les gens sur leur apparence physique mais sur ce qu'ils colportent comme bêtises, cela-dit la photo confirme que le climatosceptique « de base » est une personne d'un certain âge, une espèce en voie de disparition qu'il ne faut pas forcément protéger ;)

      Supprimer