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mardi 29 septembre 2015

Jean-Pierre Bardinet, le VRP du climato-scepticisme.

Il y a des gens qui ne ménagent pas leur peine pour faire passer leur message, quelle que soit la nature de leur message.

C'est le cas de Jean-Pierre Bardinet, cet illustre inconnu bien connu de ceux qui s'intéressent en France un tant soit peu à la question climatique.

On voit en effet Jean-Pierre Bardinet un peu partout là où il est question de changement ou de réchauffement climatique, à croire qu'il possède un radar lui permettant d'être alerté quasi instantanément quand quelque chose est publié dans la blogosphère ou sur des sites d'information en relation avec cette question du climat ; cela peut concerner la hausse des températures, ou celle du niveau des mers, ou celle de leur acidité, ou bien la diminution des glaciers ou tel ou tel problème écologique lié au réchauffement de la planète.

Voici un aperçu, certainement très incomplet et dans le désordre, des endroits où j'ai pu trouver une trace de Jean-Pierre Bardinet en tant qu'auteur d'article ou comme commentateur : sciences.blogs.liberation.fr bvoltaire.fr leplus.nouvelobs.com  notre-planete.info espritlogique.wordpress.com sciencesetavenir.fr biosphere.blog.lemonde.fr/ lematin.ch pnogues.fr doctrine-sociale.blogs.la-croix.com huffingtonpost.fr letelegramme.fr/ tdg.ch gardezlescaps.org 24heures.ch terremag.com kin152.org dailymotion.com climat-optimistes.com franceinter.fr larepubliquedespyrenees.fr nationalgeographic.fr lapresse.ca science-et-vie.com eolien-cathare09.org senenews.com news.abidjan.net sott.net challenges.fr afrik.com mesdebats.com lavenir.net lejournaldevitre.fr latribune.fr bioaddict.fr lepeuple.be journaldesfemmes.com alambic-city.com lindependant.fr rfi.fr voir.ca laterredufutur.com ledevoir.com jlduret.blog.sfr.fr belgotopia.blogs.lalibre.be metamag.fr lesoir.be politis.fr consoglobe.com lagazettedescommunes.com aujourdhui.ma slideshare.net princearthurherald.com web-tech.fr focusur.fr sciencepresse.qc.ca thomasjoly.fr reflets.info etc.

Je me suis arrêté là car je n'en voyais pas la fin, c'est vraiment impressionnant de constater le nombre d'interventions de Jean-Pierre Bardinet sur la Toile.

Dans la plupart de ces interventions on notera une grande occurrence de "la TMAG est stable depuis 18 ans" ainsi qu'un renvoi fréquent à "22 vérités qui dérangent", ce qui constitue l'essentiel du contenu de la valise de VRP de Jean-Pierre Bardinet qu'il essaye de vendre (le contenu, pas la valise) partout où il passe.

A ce stade là il faut peut-être faire une pause et se poser la question de savoir dans quelle catégorie ranger Jean-Pierre Bardinet; est-il :
  1. un expert du climat (ou quelqu'un relatant fidèlement ce que disent les experts du climat)?
  2. un charlatan?
  3. un idiot utile?
Je ne répondrai pas tout de suite à cette question, pour laisser un peu de suspense.

Mais qui est Jean-Pierre Bardinet d'abord?

Si l'on en croit son profil qu'il a sûrement lui-même rédigé, il est :
  • ingénieur ENSEM, diplôme obtenu en 1968, ce qui fait de lui un ingénieur maintenant à la retraite; par ailleurs ENSEM signifie Ecole Nationale Supérieure d'Electricité et de Mécanique, ce qui, on le voit, le prédestinait à parler en connaisseur sur le climat...
  • il a été ingénieur circulation (études et régulation de trafic) ce qui, là aussi, est la preuve que le climat n'a pas de secret pour lui.
  • il a été responsable technique du GIFOP (difficile de dire quelle était exactement sa mission, s'il a été formateur on peut se poser des questions sur les compétences futures de ses élèves)
  • il a été directeur du centre de compétences WorldFIP, titre ronflant dont on chercherait en vain un quelconque lien avec une science du climat.
  • il a été responsable des systèmes d'information à l'ADFP, un centre de formation patronal situé à Belfort (passer de directeur à responsable, cela a dû être dur pour lui)
  • enfin il a été directeur de l'usine du groupe Hermès à Seloncourt, certainement le couronnement de sa carrière, mais là encore on peine à voir en quoi le climat est concerné. J'espère en tout cas qu'il a pu avoir des sacs et des chaussures à bon prix pour arrondir ses fins de mois.
Comme on peut le constater Jean-Pierre Bardinet n'est en rien un expert du climat, il reste donc deux possibilités.

Comme je ne suis pas moi non plus un expert (c'est au moins un point commun que nous avons Jean-Pierre Bardinet et moi) on peut éventuellement aller voir ce qu'on dit de lui et de ses 22 vérités censées déranger (on se demande bien qui)

Sur objectifterre.over-blog.org voici comment l'auteur du blog, Olivier Daniélo, voit Jean-Pierre Bardinet :
  • Il illustre tristement, de manière caricaturale, l'ignorance crasse d'une partie (fort heureusement en décroissance) des ingénieurs français d'ancienne génération.
  • JP Bardinet pense, comme beaucoup de vieux ingénieurs français éduqués par des profs atomiques nés avant la seconde guerre mondiale, qu’il est impossible de dépasser 20% d’éolien.
  • Il compare le coût de production du vieux nucléaire dont le capital est déjà amorti (5,98 c€/kWh selon la cour des comptes) avec le prix de l'électricité TTC au Danemark ! Ce qui démontre que son niveau est celui d'un (mauvais) débutant.
Mais Olivier Daniélo est sûrement un écolo communiste qui raconte n'importe quoi car il est à la solde de Greenpeace et de la Corée du nord, donc essayons autre chose.

Sur sauvonsleclimat.org on trouve une réfutation point par point des soi-disant 22 vérités qui dérangent; les deux auteurs, Francois-Marie Breon et Jean Poitou, sont chercheurs au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, je ne sais pas vous mais a priori je leur ferais davantage confiance qu'à Jean-Pierre Bardinet pour m'informer sur le climat.

Mais là encore on va me dire que ce sont des chercheurs intéressés par leur budget de fonctionnement et qu'ils ne travaillent que sur des sujets politiquement en accord avec la doxa officielle du GIEC et des socialistes cherchant à tout réglementer et taxer etc., donc voyons autre chose.

Et cette autre chose c'est Jean-Pierre Bardinet qui va gracieusement nous la fournir sans qu'on lui ait rien demandé!

En effet, Jean-Pierre Bardinet a commis l'erreur fatale de vouloir traverser l'Atlantique avec ses 22 vérités qui dérangent; on peut penser que c'est la divinité grecque Hybris qui lui a soufflé cette idée à l'oreille, en l'occurrence elle lui a été d'un très mauvais conseil mais il n'est pas sûr que Jean-Pierre Bardinet s'en soit aperçu ou l'ait seulement admis, tant il est vrai que l'hubris a tendance à obscurcir l'esprit de celui qui en est victime.

C'est donc sur WUWT que Jean-Pierre Bardinet a publié une traduction en anglais de ses fumeuses vérités.

Je passerai sur les inévitables bravos des habitués du site qui ne comprennent pas grand chose à la science, mais qui ont des idées très arrêtées en matière de néolibéralisme, pour m'attarder sur les critiques de certains commentateurs.

Quand certains commentateurs ne sont pas vraiment climato-sceptiques, comme Brandon Gates qui écrit notamment
  • Most of these points have been rebutted a thousand times...
  • ...To me it reads like opinion masquerading as fact.
on a d'autres commentateurs qui sont de véritables climato-sceptiques, comme Francisco qui écrit
  •  This guest blogger might be wrong on some pretty important points. He says outgoing longwave radiation is increasing. But that is not what satellite data are telling us:
  • He says the mean global temperature has not increased. 2014 was the hottest year in recorded history (arguably), and he is not including ocean heat content.
ou Ferdinand Engelbeen
  • Oh my God,
    Besides several good points, there are a few stupid ones, which will give the “warmistas” a field fest…
ou MikeB
  • It’s a pity in way, because there are some good points but, when I read “Trace-gases cannot “heat the surface“, according to the second principle of thermodynamics”, I know I am reading rubbish.
  • Anyone from a scientific background knows they are reading rubbish after a few lines and, if you don’t, no amount of explanation is going to help.
ou JohnEggert
  • I stopped reading when I saw the “gases aren’t grey bodies”.
ou Leonard Weinstein
  • While I agree with much of the blog, there are some problems with part of it. I will only address one point, but it is a major one. The authors make a statement that shows that they do not understand the basis of the atmospheric effect called the atmospheric greenhouse effect, which is a real effect.
ou Schitzree
  • I agree that point 16 (2nd law of thermodynamics) is a poor one. And it should be a matter 9 common knowledge. A blanket doesn’t need to be warmer then you to keep you warm, It just can’t warm something itself. It’s a change in heat transfer.
ou Mike Jonas
  • Leonard Weinstein, I am completely satisfied that your argument re the 2nd law of thermodynamics is correct, and that the article is badly wrong on this point. Also that some other points are wrong at least to some extent.
etc.

Mais le meilleur est pour la fin, en la personne d'un pilier du climato-scepticisme, écrivant régulièrement des articles de pseudo-science sur le blog d'Anthony Watts, j'ai nommé Willis Eschenbach
  • Mr. Jean-Pierre Bardinet, thank you for the effort you’ve obviously put into your post. However, I fear to report that I got as far as this one …
    4. The lifetime of CO2 molecules in the atmosphere is about 5 years instead of the 100 years said by IPCC. (discussion: p. 10)
    … and I started laughing so hard I couldn’t continue. Sadly, you have conflated the average time that an individual CO2 molecule stays in the atmosphere before being replaced (called airborne residence time) with the time it takes the CO2 concentration to return to pre-pulse values after the addition of a pulse of CO2 to the atmosphere (called e-folding time or pulse decay time or atmospheric lifetime).
    Airborne residence time, as you note, is about 5-8 years or so. It can be estimated in a couple of ways which give reasonable agreement. It measures the airborne lifespan of a MOLECULE of CO2.
    By contrast, the time it takes the post-pulse atmospheric concentration to decay back to the pre-pulse concentration is quite different. When a pulse of CO2 is injected into the atmosphere, it takes decades for the atmospheric CO2 concentration to return to pre-pulse values. Pulse decay time measures the lifetime of the INCREASED CONCENTRATION of CO2 after a pulse
    The process measured by airborne residence time is going on constantly—molecules of CO2 are emitted from somewhere, stay in the atmosphere for about 5-8 years, and are then REPLACED by another CO2 molecule. This is happening even when the concentration is not changing at all.
    The pulse decay time only happens when there is a pulse of CO2 added to the atmosphere. At the time of the pulse, the CO2 concentration is increased. Then after the pulse, some of the molecules are NOT REPLACED when they leave the atmosphere, and as a result, the concentration slowly returns to pre-pulse values.
    So to summarize:
    • Airborne residence time measures how long a MOLECULE of CO2 stays airborne before it is replaced by another CO2 molecule. It measures a steady-state constant process.
    * Pulse decay time measures the lifetime of the INCREASED CONCENTRATION of CO2 after a pulse. It measures an intermittent process.
    As you note, the IPCC thinks that the time constant for the post-pulse decay in the concentration of CO2 is on the order of 100 years. I, and folks like Mark Jacobson, think that it’s more on the order of 40 years. The problem is that we don’t yet have enough data to distinguish between the two competing hypotheses.
    Now, this distinction between airborne residence time on the one hand (5-8 years) and pulse decay time on the other hand (40-100 years) is all basic stuff. Like I said, I never got past #4. Once someone reveals such profound misunderstanding of their chosen subject, I simply don’t have time to try to unravel the truthiness of the rest of the claims.
    My best to you,
    w.
Sur cette question du cycle du carbone, que manifestement Jean-Pierre Bardinet soit n'a pas compris, soit qu'il fait exprès de représenter de manière malhonnête, il y a plus clair que les explications de Willis Eschenbach, il suffit de lire How to Change Minds about Our Changing Climate pages 116 et 117 :
  • He (les auteurs ont inventé un personnage, Brad, qui est la personnification du climato-sceptique, le "he" fait référence à ce Brad, mais pourrait aussi s'appliquer à un Jean-Pierre Bardinet) says that carbon dioxid only sticks around for about five years in the atmosphere (true!), so long-term warming from the CO2 that we put up there is nothing to worry about. This reasoning is predicated on a simple misunderstanding of the carbon cycle. The specific CO2 molecules that come out of the smokestacks and exhaust pipes stay in the atmosphere for only a few years on average, but they don't vanish after that time; rather, they end up in other parts of the carbon cycle (most likely absorbed in the ocean or by a plant).Other CO2 molecules are swapping places with those CO2 molecules all the time, but the total amount in the cycle is increasing because of our emissions. The question isn't how long an individual carbon dioxide molecule stays in the atmosphere; it's how long the extra population of molecules sticks around. The answer to that is at least hundreds of years, and that's the period when our climate will feel the warming effect.
On ne peut pas faire plus clair comme explication.

Quand, dans un panier de pommes, on voit une pomme pourrie, il y a de fortes chances que beaucoup d'autres pommes soient également pourries, voire même toutes les pommes du paniers.

Jean-Pierre Bardinet n'avait pas réellement besoin de 22 arguments s'il voulait rejeter les thèses du GIEC, un seul argument solide et irréfutable lui aurait suffi.

Mais il a eu les yeux plus gros que le ventre et a voulu en trouver 22 au risque que l'un au moins d'entre eux se révèle faux, ce qui évidemment jette le doute sur l'ensemble du paquet.

Des climato-sceptiques patentés en ont trouvé plus d'un faux, ce qui en dit long sur le sérieux qu'on peut attribuer au contenu de la valise de Jean-Pierre Bardinet.

Maintenant reste à répondre à la question qui tue : Jean-Pierre Bardinet est-il un charlatan ou un idiot utile?

jeudi 14 février 2019

Jean-Pierre Bardinet cherche encore à refourguer sa camelote, et même sur Skyfall il y en a qui n'en veulent pas !

On sait que Jean-Pierre Bardinet est un vaillant défenseur de la cause (perdue) du climatoscepticisme se parant des couleurs du réalisme, j'en ai déjà parlé à plusieurs reprises, notamment dans Jean-Pierre Bardinet, le VRP du climato-scepticisme et c'était en 2015, donc ça ne date pas d'hier.

Opiniâtre il continue son dur labeur et on le voit toujours montrer sa trogne un peu ici ou là chaque fois qu'il entend parler de climat afin d'apporter sa pierre (d'où son prénom ?) à l'édifice branlant qu'il contribue à garder tant bien que mal debout avec tous ses petits copains les climato « réalistes ».

Mais parfois il se heurte à des imprévus fâcheux.

Ainsi dans Energie et politiques du climat il intervient pour vendre une pétition de son cru :
3915. Jean-Pierre Bardinet | 7/02/2019 @ 11:53
Bonjour,
J’ai lancé une pétition sur la transition énergique. Merci de la signer et de la diffuser à vos contacts et sur les réseaux sociaux.
https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-de-rugy-arr%C3%AAtons-ces-absurde-transition-%C3%A9nerg%C3%A9tique?recruiter=22939789&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition&utm_term=488238
Malheureusement le premier à commenter derrière lui n'est pas tout à fait d'accord pour signer son bout de papier :
3916. the fritz | 7/02/2019 @ 13:16
Jean-Pierre Bardinet (#3915),
Je ne signerai pas à cause de cela
Donc, même si le CO2 avait une action mesurable sur la température, ce qui reste une hypothèse non prouvée, plus idéologique que scientifique, notre politique climat-énergie, sensée agir sur 1% environ du total des émissions mondiales
La nature sans les cycles de Milankovitch et sans l’homme se met en équilibre; si la teneur en CO2 atmosphérique est passée de 280 à 400 ppm , c’est bien à cause du fossile qu’on brûle , et que la biosphère ne parvient pas à assimiler au même rythme
Tant qu’il y a des climato sceptiques pour diffuser de telles âneries on passera pour des cons
Mais certains n'ont pas peur de passer pour des cons, par exemple :
3918. MichelLN35 | 7/02/2019 @ 14:02
the fritz (#3916),
Je me demande qui va passer pour des cons. C’est justement pour ce texte que je signe la pétition de Pierre. […]
Cependant il faut avouer que dans la lutte pour savoir qui va gagner le titre de plus con du site Skyfall le dénommé MichelLN35 va avoir de la concurrence, notamment avec celui-ci :
3925. scaletrans | 7/02/2019 @ 16:47
Fritz est un peu péremptoire en attribuant le passage de 280 à 400 ppm aux combustibles fossiles. J’ai traduit un article qui a été publié ici disant à peu près la même chose (pas le temps de chercher). Mon sentiment est qu’on ne sait pas, et comme le dit Bernnard, il y a d’autres sources qui pourraient avoir la même signature isotopique.
Quoiqu’il en soit, cette augmentation n’est pas négligeable, et pourtant, on peut toujours en chercher une signature dans les variations climatiques depuis le début de l’ère industrielle. Il faut croire que c’est noyé dans les variations naturelles.
Toutefois le champion toutes catégories semble être celui qui est à l'origine de ce fil de discussion :
3938. Jean-Pierre Bardinet | 10/02/2019 @ 16:52
the fritz (#3916),
Selon le GIEC, la part de nos émissions de CO2 ne sont que de 4 à 6% du total des émissions. (AR5, page 471, figure 6.1). Le taux de CO2 anthropique dans l’air est de 6% environ (delta C13). Si par ailleurs, la part de nos émissions était majoritaire, nous aurions dû avoir une inflexion de la courbe du CO2, surtout depuis le début des années 2000, période au cours de laquelle nous avons émis près de 40% de toutes nos émissions depuis le début de l’ère industrielle. Donc, c’est vous qui nous sortez des âneries. CQFD.
Difficile de détrôner celui qui met tout en œuvre pour rester sur la plus haute marche du podium ; en effet on se souvient de sa mémorable remontée de bretelles par Willis Eschenbach qui lui avait rétorqué :




Mr. Jean-Pierre Bardinet, thank you for the effort you’ve obviously put into your post. However, I fear to report that I got as far as this one …
4. The lifetime of CO2 molecules in the atmosphere is about 5 years instead of the 100 years said by IPCC. (discussion: p. 10)
… and I started laughing so hard I couldn’t continue.

Ce qui se traduit en français par :
Monsieur Jean-Pierre Bardinet, merci pour l’effort que vous avez manifestement mis dans votre article. Cependant, je crains de dire que je ne suis pas allé plus loin que ceci…
4. La durée de vie des molécules de CO2 dans l'atmosphère est d'environ 5 ans au lieu des 100 ans annoncés par le GIEC. (discussion: p. 10)
… Et j’ai commencé à rire si fort que je n'ai pas pu continuer.
Je ne reprendrai pas l'explication d'Eschenbach, c'est tellement de la science basique qu'en se documentant un peu on trouve facilement pourquoi Bardinet a dit une grosse bêtise dans son point n°4 (vous pouvez aussi lire mon billet et vous aurez la solution)

Quand une pointure climatosceptique de la taille de Willis Eschenbach démonte en petits morceaux un nain climatosceptique comme Bardinet cela en devient...jubilatoire !


samedi 22 février 2020

Jean-Pierre Bardinet le vieux bot qui s'pâme

Nous apprenons avec The Guardian que un quart de tous les tweets relatifs à la crise climatique sont produits par des robots.

Ainsi :
The stunning levels of Twitter bot activity on topics related to global heating and the climate crisis is distorting the online discourse to include far more climate science denialism than it would otherwise.
Les niveaux stupéfiants d'activité des robots Twitter sur des sujets liés au réchauffement climatique et à la crise climatique déforment le discours en ligne pour y inclure beaucoup plus de dénégation de la science du climat qu'il ne le ferait autrement.
The Guardian cite en exemple deux comptes twitter qui ont depuis été supprimés pour manquement aux règles de l'application :

sh_irredeemable
petefrt

Le premier de ces comptes avait 16 000 followers, le deuxième 52 000 ; ce dernier rejetait régulièrement la science du climat et aurait posté en août 2019 :
Get real, CNN: ‘Climate Change’ dogma is religion, not science
Soyez réaliste, CNN : Le dogme du "changement climatique" est une religion, pas une science
« Soyez réaliste », cela ne vous dit rien ?

Et le « dogme » du changement climatique qui serait une religion et non une science, pas davantage ?

Bien sûr qui si cela vous dit quelque chose si vous me lisez régulièrement, vous avez déjà lu ce genre d'inepties à de multiples reprises et mon sottisier commence à en être bien fourni, sachant qu'il n'arrivera jamais à tout relater tellement le réservoir d'idioties ressemble à un puits sans fond dans lequel on lancerait un sot, pardon un seau qui remonterait chaque fois bien rempli sans pouvoir tout récupérer.

Mais si The Guardian nous dit que des robots remplissent à 25% Twitter sur le sujet du changement climatique, moi je peux vous affirmer que nous avons la chance en France d'avoir notre propre (ro)bot spammer (vous comprenez le titre maintenant ?) en la personne de l'infatigable Jean-Pierre Bardinet qui à mon avis occupe bien plus que 25% de l'espace internet toutes applications confondues.

Dans un précédent billet (voir Malfaisant ou stupide ? Les deux types de négateurs du changement climatique) je rappelais que pour moi il y avait deux genres de climatosceptiques, les crétins et les désinformateurs professionnels, et la question est de savoir si cela s'applique également aux bots qui sévissent sur la toile telles des araignées prêtes à bondir sur les mouches (i.e. les gogos) qui se laisseraient prendre au piège ; autrement dit est-ce que le bot Bardinet est un crétin ou un désinformateur payé par une quelconque organisation qui l'enverrait en service commandé ? Personnellement j'ai ma petite idée sur la question mais je ne vous la dévoilerai pas, je vous permets de vous faire une opinion avec vos propres neurones.

En fait le cerveau d'un bot humain tel que Bardinet est assez semblable au disque dur qui sert de base de « raisonnement » aux bots dont parle The Guardian, après formatage diverses « informations » sont gravées dessus que nous connaissons bien, citons-en quelques exemples :
  • la température n'a pas varié depuis 20 ans ;
  • le temps de résidence du CO₂ n'est que de 5 ans au lieu des 100 ans du GIEC ;
  • la part anthropique des émissions de CO₂ n'est que de 5%, le reste étant naturel, ergo l'homme n'a aucune responsabilité ;
  • les Vikings ont colonisé le Groenland parce que la température était bien supérieure à ce qu'elle est aujourd'hui et le Groenland signifie littéralement terre verte ;
  • c'est le soleil qui contrôle le climat ;
  • c'est la température qui monte et le CO₂ qui suit ;
  • le CO₂ c'est de la nourriture pour les plantes, donc plus de CO₂ c'est excellent pour notre alimentation future ;
  • il n'y a pas de consensus, et puis le consensus de toute façon ce n'est pas scientifique ;
  • les modèles climatiques ont tout faux ;
  • Michael Mann est un escroc qui a trafiqué sa courbe en forme de crosse de hockey ;
  • les températures sont toujours ajustées en refroidissant le passé afin de montrer un réchauffement qui n'existe pas ;
  • l'Antarctique gagne de la glace ;
  • nous allons vers un nouvel âge de glace ;
  • la période médiévale était plus chaude qu'aujourd'hui ;
  • le GIEC est alarmiste ;
  • c'est El Niño ;
  • c'est l'océan (variante de la précédente) ;
  • il n'y a pas d'urgence (variante : nous avons tout le temps pour réfléchir à la question, euh quelle question au fait ?) ;
  • etc.
La liste des « informations » qui peuvent être gravées dans le cerveau d'un bot humain comme sur le disque dur qui va alimenter le bot sur internet est consultable sur le site skepticalscience, vous verrez que mes quelques exemples sont loin de balayer tout le spectre, mais je pense avoir mentionné celles qu'on trouve le plus fréquemment ; en ce qui concerne le bot Bardinet il semblerait qu'il se soit limité, dans ses innombrables interventions, aux trois premières (je dis cela de mémoire, je ne vais quand même pas me retaper toute la prose bardinesque non mais !) 

On sait que Bardinet est un bot au fait qu'il ressasse toujours les mêmes idioties à longueur de messages sur Facebook, Twitter ou plus généralement en commentaires d'articles de blogs parlant du climat ou de la transition énergétique ; il ignore superbement toutes les fois où on lui a fait remarquer qu'il racontait des salades, par exemple lors de cet événement mémorable que j'ai relaté dans Jean-Pierre Bardinet, le VRP du climato-scepticisme ; à cette occasion notre vieux bot s'était fait remettre à sa place par Willis Eschenbach, pourtant un pilier du climatoscepticisme américain publiant régulièrement des articles chez son copain Anthony Watts, lequel avait commenté ainsi les 22 vérités qui ne dérangent pas grand monde en dehors du petit cercle des climato-irréalistes :
Willis Eschenbach
May 13, 2015 at 10:53 am 

Mr. Jean-Pierre Bardinet, thank you for the effort you’ve obviously put into your post. However, I fear to report that I got as far as this one …

4. The lifetime of CO2 molecules in the atmosphere is about 5 years instead of the 100 years said by IPCC. (discussion: p. 10)

… and I started laughing so hard I couldn’t continue. Sadly, you have conflated the average time that an individual CO2 molecule stays in the atmosphere before being replaced (called airborne residence time) with the time it takes the CO2 concentration to return to pre-pulse values after the addition of a pulse of CO2 to the atmosphere (called e-folding time or pulse decay time or atmospheric lifetime).
M. Jean-Pierre Bardinet, merci pour l'effort que vous avez manifestement fourni dans votre message. Cependant, je crains de vous signaler que je ne suis allé que jusque là...
4. La durée de vie des molécules de CO2 dans l'atmosphère est d'environ 5 ans au lieu des 100 ans annoncés par le GIEC. (discussion : p. 10)
... et j'ai commencé à rire tellement fort que je ne pouvais pas continuer. Malheureusement, vous avez confondu le temps moyen pendant lequel une molécule individuelle de CO2 reste dans l'atmosphère avant d'être remplacée (appelé temps de séjour dans l'air) avec le temps qu'il faut à la concentration de CO2 pour revenir aux valeurs d'avant émission après l'ajout d'une nouvelle émission de CO2 dans l'atmosphère (appelé e-folding ou temps de décroissance de l'émission ou durée de vie dans l'atmosphère).
On pourra dire tout ce qu'on voudra au sujet d'Eschenbach, mais là ça force le respect, car lui au moins a compris ce que signifiait le temps de résidence du CO₂ dans l'atmosphère, contrairement au bot Bardinet qui continue encore et toujours, 5 ans après avoir été ainsi retoqué, a répéter les mêmes imbécillités !

Un autre indice tendant à prouver que Bardinet n'est rien d'autre qu'un bot, c'est que dans le même billet posté sur WUWT c'est un certain Camille, très probablement Camille Veyres, qui répondait aux attaques venant pourtant de climatosceptiques avérés (voir Camille Veyres serait-il l'ange gardien de Jean-Pierre Bardinet ? ) ; ce qui avait passablement énervé Willis Eschenbach qui avait répondu au bout d'un moment :
Willis Eschenbach
May 16, 2015 at 1:01 pm

Camille, thank you for your kind comments regarding my last post.
The reality is that [Jean-Pierre Bardinet] foolishly conflated two very different things [...]This is truly a newbie mistake […] Such an error indicates a profound lack of understanding of the systems under discussion.
[…] at that point I am unwilling to waste time determining the truthiness of the rest of his statements.[…] I will note that in this thread, folks whose opinions I respect have found equally glaring problems with Mr. Jean-Pierre Bardinet’s other points. […]
Finally, why have you appointed yourself as defender of the faith? Surely Mr. Bardinet could answer my comments, which were specifically directed at him.
Best regards,
w.
Camille, je vous remercie pour vos aimables commentaires concernant mon dernier billet.
La réalité est que [Jean-Pierre Bardinet] a stupidement confondu deux choses très différentes [...] C'est vraiment une erreur de débutant [...] Une telle erreur indique une profonde incompréhension des systèmes en discussion.
[...] à ce stade, je ne veux pas perdre de temps à déterminer la véracité du reste de ses déclarations [...] Je noterai que dans ce fil, les gens dont les opinions sont respectées ont trouvé des problèmes tout aussi flagrants avec les autres points de M. Jean-Pierre Bardinet. […]
Enfin, pourquoi vous êtes-vous désigné comme défenseur de la foi ? M. Bardinet pourrait sûrement répondre à mes commentaires, qui lui étaient spécifiquement adressés.
Salutations distinguées,
w.
Oui pourquoi le dénommé Camille est-il intervenu en lieu et place de Bardinet ?

La réponse est très simple : parce que le bot Bardinet ne comprend certainement même pas ce qu'il publie, qu'il a dû copier et coller à partir de sites de désinformations comme on en trouve un peu partout, et il n'est même pas sûr qu'il ait lui-même traduit en anglais son texte original tellement ses connaissances dans cette langue doivent être limitées (à mon avis et à la réflexion c'est Camille Veyres qui non seulement a dû bâtir les 22 vérités dérangeantes mais les a également traduites à l'usage des Américains, Bardinet n'étant qu'un prête-nom de circonstance permettant à Veyres de ne pas se ridiculiser)

Tout ce que peut régurgiter le bot Bardinet est du genre de ceci :
https://crioux.wordpress.com/2015/04/27/consensus/#comment-16555
jipebe29 dit :
27/04/2015 à 19:34

Quand une science est officielle, on peut être sûr à 100% qu’elle est fausse. Rappelons-nous le lyssenkisme de l’ex-URSS, imposé par l’Etat, et goulag pour ceux qui osaient émettre des doutes, les misérables…

Le dogme du RCA est une science officielle, au niveau planétaire, donc elle est fausse, mais les GIECosceptiques n’ont pas droit à la parole… heureusement, nous n’avons pas de goulags….
Oui j'avais omis de mentionner dans ma liste d'« informations » imprimées sur le disque dur d'un bot « science officielle », « goulag », « lyssenkisme » et « GIECosceptiques », voilà qui est réparé.

Vous en voulez d'autres ? Vous êtes servis :
https://www.enerzine.com/changement-climatique-impacts-et-vulnerabilite-en-europe/14970-2012-11

Comme Tglobale est stable depuis 16 ans, rien de ce qui est dit ici ne peut être attribué à un RC, puisqu’il n’y en a plus, comme dirait ce bon monsieur de La Palisse. Il eût été correct de préciser que la banquise australe est en constante évolution, ce qui fait que la somme des surfaces des 2 banquises est quasiment constante.
C'était il y a 7 ans, en 2012, voyons donc ce que disent aujourd'hui la température globale et la banquise australe depuis 1996 :

Evolution de la température globale de 1996 à 2019 d'après HadCRUT (source woodfortrees)

Pour HadCRUT, qui pourtant n'est pas l'organisme qui montre le plus fort réchauffement, la température globale (la Tglobale du bot Bardinet) a augmenté de près de 0,4°C de 1996 à 2019, donc en 24 ans, soit 0,17°C par décennie, mais à part cela elle est restée stable ; maintenant voyons l'état de la banquise antarctique :

Evolution de la banquise antarctique depuis les années 1980 (source ads.nipr.ac.jp)

Que remarque-t-on ? Pas grand chose de significatif, sauf que durant chaque saison l'extension peut s'avérer très variable et si à la date d'aujourd'hui 22 février 2020 l'extension semble similaire à ce qu'elle était en 2000 (2.79 contre 2.78) ou pour la moyenne des années 1990 (2.77) cela ne présage rien de ce que sera au final l'état de la banquise pour l'ensemble de l'année, aussi mieux vaut regarder cette étude récente, datant de juillet 2019, dans laquelle le graphique suivant est bien plus explicite en permettant de relativiser le commentaire du bot Bardinet :

Étendue moyenne mensuelle de la glace de mer pour l'hémisphère sud, janvier 1979-décembre 2018 (source A 40-y record reveals gradual Antarctic sea ice increases followed by decreases at rates far exceeding the rates seen in the Arctic)
Ainsi la banquise a progressé lentement de 1979 à 2014 pour ensuite quasiment s'effondrer durant les quatre années suivantes ! Mais le bot Bardinet a sévi en 2012, soit 2 ans avant la chute vertigineuse, est-ce qu'il a depuis été reprogrammé pour en tenir compte ? J'en doute fortement.

Mais je suis sûr que vous en voulez un autre pour la route, le voici :
https://blog.surf-prevention.com/2012/12/01/niveau-de-la-mer-augmentation/#comment-13808
jipebe29

2 décembre 2012 à 16:08

Avez-vous bien lu l’article? Il parle de prévisions d’un mètre pour les niveaux océaniques. Il s’agit bien sûr de prévisions aussi hypothétiques que peu crédibles.

J’ai supposé benoîtement que la pente de montée actuelle de +3,2 mm/an continuerait, ce qui nous ferait en 2100 une montée de +25,2 cm, qui est beaucoup plus réaliste, et qui se situe dans la fourchette basse des prévisions du GIEC (mais attendons 2020 pour voir comment tout cela évolue).
Ça tombe bien nous y sommes, en 2020, et voici ce que cela donne :

Evolution du niveau moyen des mers de 1993 à 2019 (source aviso.altimetry)
Pour la période 1993-2019 nous avons une montée moyenne de 3,39 mm/an, soit très proche de celle fournie par le bot Bardinet à 3,2 mm/ans, mais voyons de plus près :

Evolution du niveau moyen des mers de 2000 à 2019 (source aviso.altimetry)
Evolution du niveau moyen des mers de 2010 à 2019 (source aviso.altimetry)

Récapitulons :
  • montée du niveau des mers d'après le bot Bardinet : 3,2 mm/an ;
  • Aviso de 1993 à 2019 : 3,39 mm/an (+0,19) ;
  • Aviso de 2000 à 2019 : 3,56 mm/an (+0,17) ;
  • Aviso de 2010 à 2019 : 4,59 mm/an (+1,03)
Bref la montée des eaux s'accélère, même si l'on ne doit pas tirer de conclusion hâtive sur le dernier chiffre ; en admettant qu'il soit trop élevé et en prenant à la place 4 mm/an pour 2010-2019, soit +0,44 par rapport au précédent, nous pouvons éventuellement en déduire que les +25,2cm du bot Bardinet seront très probablement enfoncés, tout comme le seront les seuils de 1,5°C et 2°C fixés lors de la COP21 de Paris ; par conséquent le mètre d'élévation du niveau des mers pour 2100 n'a rien de bien irréaliste et c'est à cela que nous devrions nous préparer...à condition de ne pas raisonner comme un bot ! 

Maintenant si vous voulez savoir à quoi ressemble un bot dans la force de l'âge, enjoy :

Le vieux bot Jean-Pierre Bardinet (source contrepoints)

dimanche 11 octobre 2015

Camille Veyres serait-il l'ange gardien de Jean-Pierre Bardinet?

Je viens juste de réaliser que Camille Veyres, l'un des honorables "meneurs" chargés de "sortir des choses très bientôt", était très probablement le Camille que j'avais repéré dans le fil des commentaires relatifs au fabuleux article de Jean-Pierre Bardinet!

Ce Camille est intervenu au secours de Jean-Pierre Bardinet chaque fois qu'un commentateur avait le culot d'oser contester l'une ou l'autre de ses fumeuses 22 (contre)vérités qui (ne) dérangent (pas grand monde)

C'est à un véritable festival d'explications alambiquées que nous avons assisté avec les interventions de ce Camille "très probablement Veyres" et je ne vais pas tenter de les réfuter, pour la simple raison que je n'ai pas les compétences scientifiques pour le faire ; mais que Camille prenne la défense de Jean-Pierre au sujet de points dont nous avons déjà évalué le sérieux, comment dire, cela me laisse perplexe et en tout cas ne m'impressionne pas le moins du monde.

Le mieux est de voir ce qu'en pense Willis Eschenbach qui avait déjà donné son avis sur la prose de Bardinet ; Camille lui ayant fait une longue et pénible (à lire) réponse, Eschenbach lui a répondu (le gras a été rajouté par moi) :

Willis Eschenbach says:         

Comme le dit Willis, Jean-Pierre aurait pu lui répondre directement sans avoir recours à l'avocat de la défense Camille.

Mais encore aurait-il fallu que Jean-Pierre
  • soit l'auteur de ces 22 "vérités", et non un simple perroquet
  • comprenne le contenu de sa valise de VRP
Manifestement Jean-Pierre est un perroquet qui ne comprend pas ce qu'il dit, donc il avait vraiment besoin de Camille pour répondre à ses contradicteurs (je me demande combien il l'a payé pour la peine)

Quoiqu'il en soit, le fait que Jean-Pierre et Camille se soient fait retoquer par Willis montre encore une fois s'il en était vraiment besoin le niveau de déliquescence dans lequel se trouve le Collectif des climato-réalistes.




 

samedi 13 mars 2021

Flash-back de mars - Jean-Pierre Bardinet

 Après avoir évoqué le pape francophone de la désinformation climato-irréaliste, feu Jacques Duran, puis le mois dernier l'un de ses nombreux (tout étant relatif) prophètes, le gourou Benoit Rittaud, attaquons-nous aujourd'hui à l'un des quelques sous-fifres gravitant dans l'orbite de la dénialosphère, un véritable tâcheron ne ménageant ni son temps ni ses efforts pour lâcher ses petites fientes ayant toutes la même odeur et la même couleur, j'ai nommé Jean-Pierre Bardinet, que j'avais en 2015 (déjà presque six ans...) surnommé le VRP du climatoscepticisme ; plus récemment je m'étais même demandé si nous n'avions pas affaire à un (ro)bot dans Jean-Pierre Bardinet le vieux bot qui s'pâme, tant il est vrai qu'on pourrait croire qu'il s'agit en vérité d'un spammeur automatique laissant ses commentaires formatés sur tous les sites évoquant de près ou de loin le réchauffement de la planète.

Le vieux bot Jean-Pierre Bardinet (source contrepoints)


Il semblerait que notre héros du jour (ou plutôt du mois) soit un peu fatigué depuis quelque temps, on le voit moins souvent, voici ses dernières apparitions que j'ai pu repérer (si vous en trouvez de plus récentes vous savez quoi faire) sur l'année 2021 ; d'abord sous son véritable nom :
Jean-Pierre Bardinet
 January 3, 2021 1:05 am

CO2 is the gas of Life on Earth, because it is necessary for photosynthesis. Thanks to its current rate in the atmosphere (0.04%, or 410 ppm -280 ppm in 1900) the planet is turning green and harvests are better. According to the IPCC AR5 report, our anthropogenic emissions are only around 4-6% and there is no scientific proof that CO2, whatever its source, has a measurable action on the global average annual temperature. Therefore, wanting to reduce the level of atmospheric CO2 is unnecessary, harmful and stupid.

Et sous son pseudo jipebe29 :

Le 11 février 2021 : Jean Jouzel : « La France est très vulnérable au réchauffement climatique » - Le Point

Par jipebe29 le 11/02/2021 à 19:20

Crédibilité des modèles numériques : nulle !

Ce que l’on sait, c’est que toutes les projections des modèles numériques (sauf celui des Russes) divergent de plus en plus des observations, au niveau global, et donc que leurs projections multidécennales ne valent pas un clou. Il n’y a, en toute, logique aucune raison pour que les projections multidécennales locales de MF soient capables, comme par magie, d’être crédibles. Donc ce que raconte l’alarmiste radical Jean Jouzel, c’est, comme toujours, du grand n’importe quoi.

Nous sommes en Absurdie. En effet, selon le rapport scientifique AR5 du GIEC, les émissions anthropiques ne sont que de 4% environ du total, des émissions. De plus la part française des émissions anthropiques n’est que de 0,9%, grâce au nucléaire au bilan carbone vertueux mais que, avec l’incohérence qui les caractérise, les fadas d’idéologues verts veulent tuer, et donc la France n’émet que 0,036% du total des émissions mondiales, anthropiques + naturelles. La France est donc particulièrement vertueuse pour son bilan carbone, et donc cette affaire du siècle, portée par des personnes qui n’y connaissent rien, n’est en rien justifiée.

jipebe29 | 15 janvier 2021 à 11h03


Seulement trois interventions en un peu plus de deux mois, qu'arrive-t-il à l'infatigable Bardinet ?

Se serait-il rendu compte qu'il s'était planté depuis tout ce temps et qu'il était en train de préparer son mea culpa ?

Ou bien serait-il atteint de catalepsie foudroyante l'empêchant de taper sur les touches de son clavier afin d'envoyer ses missiles à très courte portée ?

Ou alors serait-il tout simplement passé de vie à trépas ce qui pourrait expliquer qu'il ne s'exprime plus qu'en grignotant des racines des pissenlits ?

Que nenni, car on le voit toujours très actif sur son compte Twitter où sa dernière apparition date du 12 mars vers midi ; on le voit également toujours aussi « réaliste » quand il poste ce qui suit le 11 mars :

Pendant que Kerry plane dans un monde imaginaire pur, déconnecté du monde réel, l'Inde, pragmatique, intensifie sa production de charbon. wattsupwiththat.com/2021/03/10/ind via
On voit qu'il ne change pas ses bonnes vieilles habitudes, notamment qualifier les autres de ses propres tares (c'est Kerry qui vivrait dans un monde imaginaire déconnecté du monde réel !) et se référer à la bible de la pseudo-science climatique, le site WUWT, dans lequel il s'est pourtant fourvoyé et a été sèchement remis à sa place par nul autre que Willis Eschenbach ! En effet, je rappellerai, pour ceux qui n'étaient pas là au début, que Bardinet a publié en 2015 sur WUWT (voir 22 Very Inconvenient Climate Truths) un billet qui avait attiré l'attention du grand manitou des lieux qui avait alors commenté :
Mr. Jean-Pierre Bardinet, thank you for the effort you’ve obviously put into your post. However, I fear to report that I got as far as this one …
4. The lifetime of CO2 molecules in the atmosphere is about 5 years instead of the 100 years said by IPCC. (discussion: p. 10)
… and I started laughing so hard I couldn’t continue. Sadly, you have conflated the average time that an individual CO2 molecule stays in the atmosphere before being replaced (called airborne residence time) with the time it takes the CO2 concentration to return to pre-pulse values after the addition of a pulse of CO2 to the atmosphere (called e-folding time or pulse decay time or atmospheric lifetime).
Monsieur Jean-Pierre Bardinet, je vous remercie de l'effort que vous avez manifestement consacré à votre billet. Cependant, j'ai le regret de vous annoncer que je suis arrivé jusqu'à ce point...
  • 4. La durée de vie des molécules de CO2 dans l'atmosphère est d'environ 5 ans au lieu des 100 ans annoncés par le GIEC. (discussion : p. 10)
... et j'ai commencé à rire si fort que je n'ai pas pu continuer. Malheureusement, vous avez confondu le temps moyen pendant lequel une molécule individuelle de CO2 reste dans l'atmosphère avant d'être remplacée (appelé temps de résidence dans l'air) avec le temps nécessaire à la concentration de CO2 pour revenir aux valeurs antérieures à l'impulsion après l'ajout d'une impulsion de CO2 dans l'atmosphère (appelé temps de décroissance de l'impulsion ou durée de vie atmosphérique).
Apparemment se faire remettre à sa place par Willis Eschenbach n'a pas été suffisant pour empêcher le sieur Bardinet de continuer sur sa lancée en ânonnant à qui veut bien l'entendre (malheureusement il y en a qui l'écoutent religieusement) ses nombreuses « vérités qui dérangent » ; mais vous allez me demander « qui est dérangé par les vérités de monsieur Bardinet ? », en fait pas grand monde, en tout cas pas les scientifiques, les vrais, qui sont capables de les réfuter une à une, mais en consommant bien plus de temps et de sueur qu'il a fallu à notre pitre pour les énoncer, selon la fameuse Loi de Brandolini qui veut « que la quantité d'énergie nécessaire pour réfuter des idioties est d'un ordre de grandeur supérieur à celle nécessaire pour les produire. »

Profitons de cette occasion pour paraphraser Benjamin Disraeli cité dans l'article de Wikipédia sur la loi de Brandolini :
Les tweets sont le fléau de l'humanité. Les neuf dixièmes des tweets existants sont des inepties, et les tweets intelligents ne sont que la réfutation de ces inepties.
Personnellement je ne me sens pas concerné car je n'utilise pas Twitter, j'ai donc beaucoup moins de chances que la moyenne de raconter des conneries ; Bardinet, lui, a choisi de s'exposer encore davantage que par le passé en gazouillant ses idioties assez régulièrement, il est donc normal que le conomètre se retrouve fréquemment dans le rouge quand on l'approche un peu trop près de son auguste personne.

Maintenant passons en revue l'une de ses dernières apparitions dans laquelle il développait toute l'étendue de son ignorance en rabâchant les mêmes mantras que je vais me faire un plaisir de réfuter un à un ; c'était à la suite d'un article daté du 23 octobre 2018 et intitulé Réchauffement climatique : greenwashing en cours ; l'auteur de l'article en question est Alberto Mocchi qui, selon son profil, est président des Verts vaudois et membre du comité vaudois de la Fédération Romande des Consommateurs. Ce dernier avait certainement eu le tort, du point de vue de Bardinet, d'écrire par exemple dans son billet :
Le discours reconnaissant une responsabilité humaine dans la hausse des températures enregistrée depuis plusieurs décennies est désormais très fortement majoritaire, et il faut aller chercher du côté des complotistes ou de certains élus de la droite dure pour trouver encore quelqu’un nous ressortant l’histoire du Groenland qui était au Moyen-Âge une terre verte et fertile ( ce qui est par ailleurs factuellement faux, mais passons) ou d’autres prétendues preuves qui innocenteraient les hummers et les vols Genève-Barcelone à 39 francs.
Et que dire alors de ce passage qui a dû faire bondir Bardinet :
il est illusoire de penser que l’on sauvera la Planète uniquement en triant nos déchets et en coupant l’eau du robinet pendant que l’on se brosse les dents. Les prises de conscience individuelles et les petits gestes qui en découlent sont certes indispensables, mais il faut changer de paradigme si nous voulons sortir de l’impasse. Pour cela il est nécessaire d’avoir une action étatique forte, incitative mais aussi parfois régulatrice et taxative. Tant que prendre un avion entre Genève et Barcelone ou Amsterdam coûtera moins cher que faire 50 kilomètres en train, on pourra difficilement demander aux consommateurs de faire des choix éclairés en matière environnementale. Seules des politiques publiques ambitieuses et collectivement responsabilisantes peuvent piloter efficacement le virage vers une économie durable et consciente des limites de notre Planète.
Inacceptable ! Pour Bardinet bien sûr.

Voici donc quelques petites crottes déposées par notre VRP en goguette avec mes explications à moi afin de les balayer dans le caniveau. Cependant, comme la loi de Brandolini implique que je passe infiniment plus de temps à démonter les bêtises que monsieur Bardinet a déposées avec un simple copier/coller qui ne lui demande à chaque fois que quelques secondes, vous comprendrez que je ne reprenne pas tous ses commentaires et que je me limite à l'essentiel. Si vous en êtes frustrés vous pouvez toujours réagir et me dire ce que j'aurais oublié d'important et qui mériterait qu'on s'y attarde, si je suis de bon poil j'ajouterai un addendum, autrement j'irai me faire cuire un œuf en vous proposant de faire de même.

Encore faudrait-il qu’il y ait une preuve scientifique solide pour valider l’action présumée du CO2 sur la température moyenne annuelle globale (TMAG). Or, les thèses du GIEC ne reposent que sur de la pseudo-science, qui ignore la théorie cinétique des gaz et la théorie du corps noir. Voir cette analyse d’un physicien qui, lui, sait de quoi il parle : http://revue-arguments.com/articles/index.php?id=89

Ça commence super bien, Bardinet nous balance un lien qui ne mène nulle part ; de plus le site de la revue-arguments est aux abonnés absents, on restera donc sur notre faim tout en ne se faisant aucune illusion sur la « qualité » et le « sérieux » de cette revue éphémère qui à mon avis ne devait pas faire beaucoup d'ombre au CNRS ou au GIEC. On notera quand même que Bardinet évoque « les thèses du GIEC » alors que bien entendu celui-ci ne propose aucune thèse puisqu'il s'agit d'un organisme qui reprend toute la littérature scientifique sur le climat en se focalisant sur les études revues par les pairs, donc ce qu'il y a de plus solide en matière de « preuve scientifique », même s'il est délicat d'utiliser cette formulation ; en effet selon Wikipédia 
Une preuve scientifique est une preuve servant à soutenir ou à infirmer une théorie ou une hypothèse en science. Une preuve devrait être empirique et son interprétation respecter la méthode scientifique. Les critères pour accepter une preuve varient selon le domaine scientifique, mais la force d’une preuve scientifique est généralement basée sur les résultats de l’analyse statistique et de la qualité des témoins (contrôles).

Ainsi en raison des innombrables articles scientifiques ayant depuis deux siècles (depuis Joseph Fourier notamment) parlé du réchauffement climatique et l'ayant corrélé à nos émissions de gaz à effet de serre, il ne fait aujourd'hui plus aucun doute raisonnable que nous sommes bien responsables de l'augmentation des températures et de tout ce qui en découle.

Bardinet, en évoquant « la théorie cinétique des gaz et la théorie du corps noir », se fait plaisir en essayant de passer pour ce qu'il n'est pas, ce faisant il ne trompe que les gogos qui ne se donnent pas la peine de vérifier ce qu'ils prennent pour argent comptant, après tout Bardinet est ingénieur, il doit savoir de quoi qu'il cause, non ?


Il est bon de se rappeler qu’il n’y a plus de réchauffement global depuis le début des années 2000 (mesures satellitaires UAH), malgré une inflation de nos émissions de CO2, et que les projections des modèles numériques, qui intègrent les thèses du GIEC, divergent de plus en plus des observations, ce qui veut dire que leur crédibilité est nulle. Donc, le mieux est de laisser Mère Nature évoluer en fonction notamment de l’activité solaire qui pilote la formation des nuages (théorie de Svensmark et expérimentation CLOUD au CERN) et de nous préparer à nouveau Petit Age Glaciaire, qui devrait commencer lors de la prochaine décennie.

Ah bon, plus de réchauffement global depuis le début des années 2000, vraiment ? Alors voyons ce que nous dit Roy Spencer, un climatosceptique tendance lukewarmer, c'est-à-dire qui ne remet pas en cause les principes physiques de l'effet de serre mais qui conteste seulement la gravité du réchauffement de la planète tout en instillant le doute sur la part anthropique des émissions de CO₂ :
Evolution de la température globale selon données UAH (source drroyspencer.com)


Comme vous pouvez le constater je me suis permis d'ajouter quelques traits de ma composition sur le graphique de Roy Spencer, cela afin de coller avec les assertions de monsieur Bardinet ; ainsi en jaune j'ai marqué les années 2000 et 2018, puisque Bardinet écrivait en 2018 et faisait référence au « début des années 2000 », qui plus est en mentionnant les « mesures satellitaires UAH », ce qui montre que je ne cherche pas à le prendre en traitre ; j'ai également mentionné en rouge la tendance partant de 1979, date du début des enregistrements satellitaires, et arrivant en février 2021, en collant cette droite sur la « moyenne centrée sur 13 mois » (running centered 13-month average) tracée par Spencer lui-même en rouge dans son graphique, en évitant ainsi les pics et les creux mensuels qui fausseraient l'analyse (ainsi février 2021 est 0,1°C au-dessous du tracé rouge)

Que constate-t-on de tout cela ? On constate que Bardinet prend les gens pour des cons puisque de 2000 à 2018 la température globale selon UAH a augmenté de 0,4°C ! Soit une tendance de plus de 2°C sur un siècle ! Par ailleurs de 1979 à 2021 (à fin février) la température globale a augmenté de 0,7°C, soit +1,67°C sur un siècle, ce qui tendrait à montrer qu'il y a en fait, même chez Spencer, la démonstration que l'augmentation de température...est en augmentation ! Bref ça s'accélère, puisqu'on passe de 1,67°C sur les 42 années d'enregistrement à 2°C et quelques (+2,1°C exactement) sur les 19 dernières années.

Et Bardinet prend doublement les gens pour des cons en choisissant les données UAH qui, de notoriété publique, sont celles qui « chauffent » le moins ! Voyons ce que nous donnent les autres enregistrements :

Evolution des températures selon la NASA (source GISS)

Il s'agit ici des données de surface des terres et des océans et là aussi j'ai rajouté ma petite touche vous permettant de vérifier que de 2000 à 2018 ou 2021 la température globale n'était pas vraiment au repos.  Depuis l'an 2000 on remarque environ +0,5°C d'augmentation, et depuis 1979 on voit à peu près entre 0,7 et 0,8°C, ce qui semble assez en ligne avec les données troposphériques issues de UAH.

Voyons maintenant chez HadCRUT :

Evolution des températures selon HadCRUT (source crudata)

Ici encore de 2000 à aujourd'hui on constate une augmentation d'environ 0,4°C (de +0,4 à +0,8) et de 1979 à fin 2020 d'à peu près 0,8°C (c'est facile, 1979 est située sur la ligne horizontale qui représente le zéro alors que 2020 se trouve entre le +0,7 et le +0,8)

Pour résumer on peut tous vérifier en chœur que la température globale n'a jamais cessé de monter et que si on regarde de plus haut que du petit tabouret où se trouve juché Bardinet on voit bien que depuis le milieu du 19ème siècle, mais surtout depuis les années 1970, la température prend l'escalator qui va la propulser vers des niveaux jamais atteints de mémoire humaine.


Le CO2, gaz de la Vie, est indispensable à la photosynthèse, et, sans lui, pas de vie sur Terre. Le considérer comme un polluant et le taxer en conséquence montre que nos dirigeants ont perdu toute raison, sans doute victimes du redoutable virus delirium carbonum. Cela étant, il faut savoir, et cela, la propagande réchauffiste se garde bien de le dire, qu’il n’y a aucune preuve scientifique que le CO2 ait une action mesurable sur la température.

Mémorable ! Voici donc un des principaux mantras que Bardinet récite régulièrement en hochant frénétiquement de la tête contre le mur de sa cuisine afin de bien le faire pénétrer dans les quelques cellules neuronales qui lui restent.

Donc l'augmentation de CO₂ serait bénéfique pour les plantes mais insignifiante pour les températures, allez comprendre la logique d'un ingénieur à la retraite qui a oublié (s'il l'a jamais su) qu'il fallait s'informer avant de proférer de grosses bêtises.

Ainsi, si le CO₂ est bien un gaz que les astrophysiciens cherchent dans les signatures isotopiques des astres lointains, il est loin d'être le plus important, puisque sans eau il n'y a apparemment pas de vie digne de ce nom possible ! Donc nous voyons que quand Bardinet nous susurre que « sans [le CO2], pas de vie sur Terre » il raconte n'importe quoi, ce gaz étant nullement le seul requis pour que la vie voie le jour.

Or avec le réchauffement climatique les sècheresses, et donc les stress hydriques, vont se multiplier.

Si l'augmentation de CO₂ a bien un léger effet (une récente étude a estimé sa part à 70% pour la période 1982-2009 ) sur l'indice de surface foliaire, le manque d'eau et la hausse des températures auront bien évidemment des impacts adverses que Bardinet n'a pas pris le soin de mentionner.

Nous pouvons avoir une petite idée de la chose avec par exemple cette étude de la FAO, Les effets de la hausse des températures diurnes et nocturnes sur la croissance et les rendements de certaines plantes cultivées, dans laquelle on peut voir ce graphique révélateur :

Taux exponentiel de réaction en fonction de la température.


Cette courbe en cloche montre bien que plus la température augmente et plus « il se passe quelque chose », et ce quelque chose ne semble pas particulièrement positif ! Voici ce que l'on peut lire au sujet de ce graphique :
Les effets de la température sur les vitesses de réactions biochimiques peuvent être modélisés comme le produit de deux fonctions, une vitesse de réaction progressive croissant exponentiellement et une chute exponentielle résultant d'une dénaturation enzymatique avec l'augmentation de la température (Figure 6. la). La grande préoccupation est de savoir s'il est possible d'accroître la limite supérieure de la stabilité enzymatique pour empêcher la dénaturation.
Mais il y a mieux, regardons le passé récent pour nous faire une idée de ce qui pourrait se produire dans le futur :

France : Blé - Production (Tonnes) (source actualitix.com)



République Tchèque : Blé - Production (Tonnes) (source actualitix.com)


Autriche : Blé - Production (Tonnes) (source actualitix.com)


Chine : Blé - Production (Tonnes) (source actualitix.com)


Le point commun à ces quelques exemples ? L'année 2003 a été catastrophique sur le plan de la production de blé. Et pourquoi me demanderez-vous ? Eh bien c'est très simple, et c'est Le Figaro qui vous l'expliquait en août 2018 dans Les agriculteurs souffrent de la canicule :

Céréales, maïs, viticulture...L'ensemble du milieu agricole français a bien du mal à faire face aux fortes chaleurs et à la canicule. 

Dans les Vosges, Lionel Vaxelaire, président de la race vosgienne et éleveur à Saulxures-sur-Moselotte, a redescendu son troupeau des pâtures d'altitude il y a quinze jours au lieu de fin septembre d'ordinaire. «Il n'y avait plus rien à manger en haut» dit-il. «D'habitude, quand il fait sec, il y a toujours des orages pour arroser les prés, pas cette année. Je n'avais pas connu cette situation depuis 2003.» 

« Depuis 2003 » dit cet agriculteur, depuis la célèbre canicule qui avait fait quelques 70 000 morts en Europe si l'on en croit Le Monde : 
La canicule de l'été 2003 a fait plus de 70 000 morts en Europe, selon l'Inserm
Un « gaz de la vie », selon Bardinet, qui causerait dès à présent plusieurs dizaines de milliers de morts sur un seul été, qu'est-ce que ce sera quand les canicules de 2003 se produiront une année sur deux ou sur trois ? Sans parler des impacts divers sur les cultures et les animaux, ces derniers ayant besoin de fourrage et d'eau pour survivre.

Quant à « il faut savoir, et cela, la propagande réchauffiste se garde bien de le dire, qu’il n’y a aucune preuve scientifique que le CO2 ait une action mesurable sur la température », ai-je vraiment envie d'insister ?

Au passage avez-vous vu le temps que j'ai passé pour montrer que les 5-6 lignes écrites en copier-coller par Bardinet ne sont que des foutaises à balancer à la poubelle la plus proche ?

 

Dérèglement climatique ? Il y aurait un « bon » climat de référence, qui aurait perdu la boule ? Ridicule, d’autant que l’indice ACE, qui mesure l’énergie cumulée des ouragans/typhons/cyclones/tempêtes est en diminution et il est revenu à son niveau des années 1975. Décidément les alarmistes nous racontent n’importe quoi.

Qui a dit qu'il y aurait un « bon climat de référence » ? Personne à part le clown Bardinet bien sûr !

Le « climat de référence » n'est ni bon ni mauvais, c'est celui qui bon an mal an a permis aux civilisations humaines de s'épanouir depuis quelques 10 000 ans avec l'apparition de l'agriculture et de la sédentarisation.

Or nous sortons de toute évidence de ce « climat de référence » en nous acheminant lentement (à l'échelle humaine) mais sûrement vers des températures qui n'auront jamais été appréhendées par tous nos ancêtres Homo sapiens.

Quant à l'ACE qui définit l'intensité des ouragans Bardinet se permet un raccourci facile qui montre bien que soit il n'a rien compris au problème soit il le maquille pour lui faire prendre l'apparence qu'il veut ; ainsi affirmer en 2018 que l'ACE serait revenu à son niveau de 1975 est tout simplement une idiotie de plus comme le montrent les graphiques suivants :

Énergie cumulée des cyclones tropicaux de l'Atlantique 1950-2018 (source noaa)

Énergie cumulée des cyclones tropicaux du Pacifique Est 1970-2018 (source noaa)


Même en ne tenant pas compte des cyclones du Pacifique et en se focalisant sur ceux de l'Atlantique on constate que l'année 1975 était plutôt « tranquille » et que l'intensité des cyclones ne semble pas vouloir vraiment marquer le pas, même si les années 2019 et 2020 n'ont pas montré une ACE très virulente ; cependant voici ce que l'on peut lire dans le rapport 2020 de la NOAA :
A total of 103 named storms occurred during 2020 around the globe. This count includes Tropical Cyclone Calvinia, which formed in late December 2019 and continued through January 1. The count ties the record that was set in 2018. Despite the record number of named storms, the 45 hurricane-strength and 21 major hurricane-strength tropical cyclones were both near their 1981-2010 mean values. The accumulated cyclone energy (ACE), which measures the strength and duration of tropical storms and hurricanes, was 25% below normal and the fifth lowest since 1981.
Un total de 103 tempêtes nommées ont eu lieu en 2020 autour du globe. Ce décompte inclut le cyclone tropical Calvinia, qui s'est formé fin décembre 2019 et s'est poursuivi jusqu'au 1er janvier. Ce décompte égale le record qui avait été établi en 2018. Malgré le nombre record de tempêtes nommées, les 45 cyclones tropicaux de force ouragan et les 21 cyclones tropicaux de force ouragan majeure étaient tous deux proches de leurs valeurs moyennes de 1981-2010. L'énergie cyclonique accumulée (ACE), qui mesure la force et la durée des tempêtes tropicales et des ouragans, était de 25 % inférieure à la normale et la cinquième plus faible depuis 1981.
Ainsi l'ACE globale était de 25% inférieure à la normale, mais :
The ACE [inThe North Atlantic] was 75% above normal [and] was the sixth highest since 1981.
L'ACE [dans l'Atlantique Nord] a été supérieure de 75 % à la normale [et] a été la sixième plus élevée depuis 1981.
The East Pacific ACE was more than 40% below normal, and it was the eighth lowest value since 1981.
L'ACE du Pacifique Est a été inférieure de plus de 40% à la normale, et il s'agit de la huitième valeur la plus basse depuis 1981.
Nous voyons donc que les choses sont un peu plus compliquées que ce que Bardinet veut nous faire croire : il y a deux zones principales d'apparition des cyclones, l'Atlantique Nord et le Pacifique Est, ce qu'il semble ignorer, et de plus il « oublie » certains petits détails que j'avais déjà rapportés en 2017 dans Que dit Kerry Emanuel sur Harvey, Irma, Maria, et les autres...? comme par exemple : 
  • Augmentation de l'intensité potentielle avec le réchauffement climatique
  • L'incidence des ouragans de haute intensité devrait augmenter
  • Des augmentations de l'intensité potentielle devraient être plus rapides dans les sous-tropiques
  • Les ouragans génèreront beaucoup plus de pluie ; Clausius-Clapeyron produit une augmentation de 7% environ de la vapeur d'eau par degré Celsius de réchauffement
  • L'enregistrement des données concernant les ouragans est trop court avec trop de bruit (statistique) et d'une trop faible qualité pour en déduire de solides signaux climatiques
  • Les données satellitaires montrent une migration de l'intensité maximale vers des latitudes plus élevées et une indication d'une plus grande portion de tempêtes intenses
  • La récupération des proxies des ouragans à partir des archives géologiques commence à montrer quelques signaux climatiques
  • La théorie de l'intensité potentielle démontre que la limite thermodynamique de l'intensité de l'ouragan augmente avec la température
  • Les observations montrent que cette limite augmente effectivement
  • La physique peut être utilisée pour modéliser le risque d'ouragan dans les climats actuels et futurs
  • Des pluies de l'ampleur de celles de Harvey au Texas étaient un événement de probabilité annuelle d'environ 1% en 1990 et devraient augmenter jusqu'à 18% d'ici 2090. Une augmentation linéaire de la fréquence donne une probabilité de 6% en 2017
  • Les vents de pointe d'Irma de 298km/h dans les 300 km autour de la Barbade sont estimés avoir eu une probabilité annuelle de 0,13% en 1990, passant à 1,3% en 2090
  • Le MIT a un risque d'inondation non négligeable aujourd'hui, et cela peut augmenter considérablement au cours de ce siècle
Comme on peut le constater quatre malheureuses ligne de Bardinet se terminant par « n’importe quoi » demandent une débauche d'énergie et d'arguments sourcés afin d'être confrontées à la réalité qui s'avère bien plus complexe que « l’indice ACE [...] est en diminution et il est revenu à son niveau des années 1975. »



J’ose espérer que vous ne considérez pas le CO2 comme un polluant. Il est gaz de la Vie sur Terre, car il est nécessaire à la photosynthèse, merveilleuse invention de Dame Nature. Sans CO2, pas d’oxygène, pas de vie sur Terre. Grâce au taux actuel de 405 ppm, la planète reverdit (+11%, selon la Nasa) et les rendements des récoltes sont meilleurs, ce qui contribue à réduire la faim dans le monde. Je rappelle que, sur les 600 derniers millions d’années, le taux moyen de CO2 atmosphérique a été de 2000 ppm, avec un pic à 8000 ppm au Cambrien, sans que cela ne génère un réchauffement cataclysmique et irréversible. Pourquoi en serait-il différemment de nos jours ?

Bardinet radote et nous ressort de son chapeau le « gaz de la Vie », nous avons vu plus haut ce qu'il fallait en penser, je ne vais pas y revenir, mais comme il ajoute d'autres âneries nous allons brièvement nous pencher sur celles-ci.

Il nous affirme par exemple que la faim dans le monde se réduirait « grâce » à l'augmentation du taux de CO₂, ce qui est tout de même bizarre de la part de quelqu'un qui nous dit par ailleurs que cette augmentation est minime et ne peut en aucun cas causer la moindre hausse des températures ! Pourtant pour cette dernière la causalité ne fait plus aucun doute depuis quelque temps déjà, ce sont bien nos émissions de gaz à effet de serre (CO₂, CH₄ et N₂O) qui génèrent la hausse des températures, laquelle ne peut s'expliquer autrement (et non ce ne sont ni le soleil ni l'activité volcanique ni la fée Clochette qui sont en cause), alors que pour les rendements des récoltes Bardinet « oublie » simplement qu'ils patinent et qu'ils ont surtout été le fait de l'« amélioration » des pratiques agricoles (avec notamment tous les pesticides qu'on leur balance...) et de la qualité des semences (sélection des plantes grâce à l'hybridation, OGM...)

D'ailleurs en Afrique même les spécialistes n'ont pas trop l'air de croire au « CO₂ gaz de la vie », voici par exemple ce qu'on peut lire dans Améliorer les rendements chez Afrique Renouveau (un.org) :
Pour le NEPAD [Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique], augmenter l’usage des engrais, de l’irrigation et autres intrants est désormais vital
Mais aussi :
Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies estime qu’en 2012 le nombre d’Africains ayant eu besoin d’aide alimentaire dépassait les 55 millions de personnes. Depuis 1993 la croissance démographique a, selon des chercheurs de l’Union africaine, dépassé celle de la production alimentaire sur le continent, avec pour résultat une augmentation du nombre des personnes souffrant de la faim en Afrique.
Mince alors, la faim ne semble pas régresser, au contraire, dans le continent qui sera bientôt le plus peuplé de la planète ! Mais que fait donc le CO₂ nom d'un chien ? Eh bien le CO₂, comme partout ailleurs, va provoquer au courant de ce siècle une hausse des températures de plusieurs degrés qui ne va pas vraiment arranger les affaires des Africains si vous voulez mon avis. Surtout quand on lit la suite :
L’un des obstacles majeurs à l’amélioration de la productivité est la détérioration constante des sols.
Des sols ravinés par les précipitations extrêmes qui se multiplient, mais aussi épuisés par l'utilisation intensive d'engrais chimiques, ceux que l'on appelle des intrants pour parler politiquement correct :
On estime ainsi à 8 million de tonnes la quantité de nutriments épuisés chaque année. Il est donc impératif que les sols soient réalimentés en potassium, phosphore et autres minéraux absorbés par les plantes pour que les rendements agricoles se maintiennent. La solution est en partie d’améliorer les méthodes agricoles – que ce soit en diversifiant les cultures, en améliorant les pratiques de conservation des sols ou en utilisant de meilleures semences et des technologies nouvelles.
Et le CO₂ dans tout ça ? Aux abonnés absents ! Si vous voulez quand même en avoir le cœur net voici une dernière information tirée de Agriculture mondiale et européenne : défis du XXIe siècle | Cairn.info :
Depuis des siècles, mais surtout depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, les progrès dans les méthodes culturales et d’élevage, la sélection biologique, l’irrigation, l’usage d’intrants de synthèse et, plus récemment, le recours à des variétés génétiquement modifiées (OGM) ont permis d’obtenir une hausse continue des rendements moyens observés dans le monde, avec d’importantes variations régionales il est vrai : dans les seuls pays en développement entre 1960 et 2000, les rendements du blé sont passés de 0,8 tonne/ha à 2,5 tonnes/ha, ceux du riz de 1,8 tonne/ha à 3,6 tonnes/ha, ceux du maïs de 1,2 à 2,8 tonnes/ha, ceux du soja de 0,7 à 1,9 tonnes/ha, etc. (FAO, 2002). Mais ces progrès ont été obtenus par une intensification des méthodes culturales et au moyen d’un usage croissant d’eau et d’intrants. En outre, des travaux récents semblent (Académie de l’agriculture, 2010) indiquer une inflexion dans les rythmes de croissance des rendements, sans doute attribuable au changement climatique – du fait notamment de la moindre pluviosité dans certaines régions, mais aussi de la plus grande variabilité des températures et de valeurs extrêmes plus élevées – et à des évolutions éco-systémiques – en particulier la disparition des pollinisateurs : depuis le début des années 1990, les rendements de la plupart des grandes cultures n’augmentent plus ou diminuent dans plusieurs régions du monde.

Quant aux dernières élucubrations bardinesques sur les 600 derniers millions d'années je ne peux que lui conseiller de lire un livre sur la paléoclimatologie afin de comprendre pourquoi dans les temps anciens les températures étaient en général bien plus chaudes qu'actuellement malgré un soleil qui chauffait beaucoup moins (il gagne environ 7% de luminosité par milliard d'années) et pourquoi au cours des âges la température a baissé en relation avec une baisse constante du CO₂ « naturel ».



La TMAG (température moyenne annuelle globale) est montée de +0,8°C en 130 ans, mais elle est quasiment stable depuis le début des années 2000 (le hiatus du GIEC) http://www.woodfortrees.org/plot/uah6/from:2002 et ce, malgré une inflation des émissions mondiales de CO2. Rien que cette observation de bon sens met à mal les thèses hypothétiques du GIEC, d’autant que les projections des modèles numériques divergent de plus en plus des observations.

Encore du radotage, est-ce bien la peine d'insister ? Nous avons déjà vu plus haut ce qu'il fallait penser du « hiatus » depuis « le début des années 2000 », Bardinet nous montre ici qu'il n'a strictement rien compris à la variabilité naturelle du climat (ENSO, le soleil, les volcans) qui se superpose sur de courtes périodes à la tendance à long terme qui est nettement au réchauffement ; il croit bêtement que les températures devraient suivre l'augmentation régulière du CO₂ comme le chienchien suit sa maitresse, quand elle avance il avance, quand elle va à droite il va à droite, quand elle s'arrête il pisse sur le poteau juste à côté, etc.

Quant aux « projections des modèles numériques [qui] divergent de plus en plus des observations » Bardinet prend ses désirs pour des réalités, j'en ai déjà amplement parlé (voir par exemple mes Climactualités de janvier 2021) en démontrant que les projections sont bien en phase avec la réalité, laquelle échappe de toute évidence à notre VRP qui n'a jamais renouvelé son catalogue de fausses nouvelles et ressort à chaque fois les mêmes rengaines.


Je n’ai jamais nié qu’il y ait eu un petit réchauffement depuis 1978. J’ai simplement dit qu’il a cessé depuis, en gros, le début des années 2000.

J’ai écrit qu’il y avait eu un petit réchauffement de +0,8°C en 130 ans (avec des réserves sur les mesures anciennes (précision, couverture géographique.

Par contre, la seule période de covariation CO2-T a été 1978-1997, ce qui est insuffisant pour en déduire une relation de causalité.

Je vous rappelle que, dans le passé lointain, les variations du CO2 ont toujours été pilotées par T. Il y a quelques années, le climatologue Ol Humlum a montré que c’est toujours T qui pilote le CO2.

Si vous le voulez bien nous terminerons avec cette ultime ânerie qui vient comme le bouquet final d'un feu d'artifice clore la mémorable prestation d'un guignol qui s'est donné pour objectif durant sa retraite de se ridiculiser aux yeux de l'Histoire.

En effet, nous rappeler que dans le lointain passé la température a été le « pilote » du CO₂, en omettant de préciser que ce dernier a ensuite agi comme rétroaction positive en amplifiant la hausse initiale de cette température, c'est encore une fois montrer sa grande ignorance des climats d'avant la révolution industrielle ; depuis celle-ci ce sont bien évidemment nos émissions de gaz à effet de serre qui sont le « pilote dans l'avion » et qui dictent leur conduite aux températures qui grimpent, qui grimpent, qui grimpent...

Quant à Ole Humlum, il s'agit d'un professeur émérite (comme Gervais, tiens tiens...) qui prétend, vous vous en seriez douté, que le changement climatique actuel est principalement...naturel ! 

Bref => poubelle.

Personnellement je préfère les explications de Jean Jouzel et Claude Lorius qui, eux, ont bossé pour reconstituer les températures et niveaux de CO2 des 800 000 dernières années (voir par exemple Glaces polaires : un « cru » de 800 000 ans d’âge (openedition.org))


Claude Lorius et Jean Jouzel médaillé d'or du CNRS 2002 Crédit : CNRS (source futura-sciences)


Que voulez-vous, s'il faut choisir des vieux messieurs je préfère prendre ceux qui savent de quoi ils parlent plutôt qu'un obscur ingénieur retraité qui passe son temps à cracher sur eux du haut de sa grande incompétence.