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jeudi 13 février 2020

Les problèmes de courbes de Jennifer Marohasy

Jennifer Marohasy est-elle stupide ou simplement une manipulatrice de talent ?

Nous allons lui laisser le bénéfice du doute et partir du principe qu'elle n'est pas stupide, cela nous évitera au passage d'être traité de misogyne.

En effet, comment penser une seule seconde qu'elle ne sait pas qu'elle raconte des inepties dans Cooling the Past: Made Easy for Paul Barry (Refroidir le passé : Une solution de facilité pour Paul Barry) ?

Dans ce billet de blog (n'imaginez tout de même pas qu'il s'agit d'un papier scientifique !) elle se permet en effet de cracher sur les météorologues du BoM (Bureau of Meteorology) en les qualifiant de manipulateurs de données :
It is not disputed that Blair Trewin under the supervision of David Jones (both working at the Australian Bureau of Meteorology) remodel all the historical temperature data generating trends and statistics that look quite different from the actual measurements. 
Il n'est pas contesté que Blair Trewin, sous la supervision de David Jones (tous deux travaillant au Bureau australien de météorologie), a remodelé toutes les données historiques de température en générant des tendances et des statistiques qui semblent très différentes des mesures réelles.
Cela a au moins le mérite d'être clair, Marohasy accuse un certain Blair Trewin, du BoM, d'avoir « remodelé toutes les données historiques de température » dans un objectif précis, à savoir montrer une tendance des températures à la hausse en refroidissant artificiellement, ou artificieusement, le passé ! Oui je sais, elle ne dit pas exactement cela, mais il suffit de connaitre la madame pour savoir de quoi il retourne ; par ailleurs elle est suffisamment explicite en mentionnant que les statistiques du BoM seraient ainsi, après les ajustements effectués, « très différentes des mesures réelles ».

Si vous êtes nouveau sur mon blog vous devez vous demander ce qu'elle entend par « mesures réelles », c'est très simple, pour elle (ou plutôt ce qu'elle tente de faire croire à ses lecteurs naïfs) ces mesures dites réelles ne sont rien d'autre que ce que l'on nomme les données « brutes », c'est-à-dire les températures telles qu'elles ont été mesurées par les instruments au cours des années.

J'en ai déjà parlé à de nombreuses reprises, les données brutes DOIVENT être corrigées, ou ajustées, ou homogénéisées, pour de très bonnes raisons, et ne pas le faire serait tout bonnement antiscientifique ; voici des exemples de bonnes raisons qui EXIGENT que les données brutes soient  amendées (tirés de wikipedia) :
  • effet d'îlot de chaleur urbain ;
  • changement de méthode de mesure (nouveau thermomètre par exemple) ;
  • changement de localisation des instruments de mesure ;
  • changement de procédure (par exemple changement de l'heure de relevé) 
Le site Skeptical Science (tant décrié par des gens comme Marohasy) nous donne une courte mais claire définition de ce qu'est l'homogénéisation des températures :
The homogenization of climate data is a process of calibrating old meteorological records, to remove spurious factors which have nothing to do with actual temperature change.
L'homogénéisation des données climatiques est un processus de calibrage des anciens enregistrements météorologiques, afin d'éliminer les faux facteurs qui n'ont rien à voir avec les changements de température réels.
Dans son billet Marohasy nous montre ce qu'elle essaie de faire croire à ses lecteurs comme étant un exemple de manipulation de données de la part du BoM :

Données de températures, brutes et corrigées, pour la station de Wagga Wagga.

Marohasy a eu le culot de nous dire auparavant :
It is the case that none of the adjusting is denied by Blair at the Bureau. 
Il est vrai qu'aucun des ajustements n'est contesté par Blair au Bureau.
Il ne manquerait plus que cela ! Bien sûr que Blair Trewin ne conteste pas les ajustements, non seulement il ne les conteste certainement pas mais il ne fait aucun doute qu'il les revendique, et à bon droit !

Disons tout de suite qu'on se demande comment les lecteurs de Marohasy peuvent se laisser gruger par une telle « démonstration », la seule hypothèse qui vient immédiatement à l'esprit c'est qu'ils sont, eux, complétement stupides ! En effet, rien qu'en regardant ce graphique on voit bien qu'il y a quelque chose qui cloche dans les données brutes, il faut être aveugle (ou plutôt stupide, j'insiste) pour ne pas remarquer que les données brutes, en vert et en bleu, ne « collent pas » ; on note, sans besoin d'écarquiller les yeux, une cassure dans les années 1940s, mais pas que cela, on peut en faisant un minimum attention remarquer que durant la période de chevauchement des deux courbes celles-ci, même si elles ne se superposent pas, suivent EXACTEMENT le même chemin, quand l'une monte l'autre aussi, et pareil pour la descente, bref les deux courbes suivent un parcours parallèle !

Grant Foster, aka Tamino, nous livre tous les secrets de l'arnaque marohasienne dans Cult of Stupidity: Naming Names (Le culte de la stupidité : Donner des noms) ; il annonce la couleur dès le début :
My opinion: either she doesn’t understand why [the BoM] [remodel all the historical temperature data], or she does but she doesn’t care because she wants to slander climate scientists and the data they produce.
Mon avis : soit elle ne comprend pas pourquoi [le BoM] [remodèle toutes les données historiques de température], soit elle le comprend mais elle s'en moque parce qu'elle veut calomnier les climatologues et les données qu'ils produisent.
Mais Tamino ne se contente pas de donner son avis, comme à son habitude il argumente afin de démonter en tout petits morceaux les inepties qu'il veut dénoncer, en l'occurrence celles de Jennifer Marohasy.

Je passe sur les détails, voici simplement le graphique qui tue :

Comparaison des données brutes durant la période de chevauchement allant de 1942 à 1951.

On voit encore plus nettement ici que les deux courbes suivent un trajet identique, chacune étant séparée de l'autre par environ un petit degré (et des poussières) et cela appelle les deux commentaires suivants :
  1. les courbes proviennent de deux stations différentes situées à 5 miles (environ 8 kilomètres) l'une de l'autre, ce qui explique la différence de température absolue (environ 1°C) ;
  2. les deux stations, bien que distantes de 8 kilomètres l'une de l'autre, enregistrent bien évidemment la même évolution de température au cours du temps.
Dans ces conditions n'importe quel météorologue sérieux, i.e. ne désirant pas être pris pour un imbécile, ajustera la courbe la plus ancienne afin de la faire « coller » à la plus récente, ce qui donne le résultat que montre Tamino :
Données ajustées de la station de Wagga Wagga.

Et que nous dit Marohasy sur ces données ajustées en parlant du premier graphique présenté plus haut ? Ceci :
you will find a chart that shows the raw data, and then the Blair Trewin reconstructions for this weather station that is used to calculate national averages and global warming.
vous trouverez un graphique qui montre les données brutes, puis les reconstructions de Blair Trewin pour cette station météorologique qui est utilisée pour calculer les moyennes nationales et le réchauffement climatique.
Sous-entendu, vous l'aurez je pense parfaitement compris, que le réchauffement climatique est une arnaque basée sur des données trafiquées !

Et Jennifer Marohasy a le culot (encore une fois, mais elle a l'habitude) de terminer ainsi :
It is not a conspiracy, nor is it rocket science. But understanding can take time, especially when it is not what you might expect Bureau employees to be doing to the historical temperature data.
Ce n'est pas une conspiration, ni une science de haut vol. Mais la compréhension peut prendre du temps, surtout lorsque ce n'est pas ce que l'on attend des employés du Bureau pour les données historiques de température.
Comme l'on dit souvent « plus c'est gros et plus ça passe », et Jennifer Marohasy nous fait l'admirable démonstration de ses talents :

La sirène Marohasy en plein exercice d'ensorcèlement.


Personnellement je préfère la conclusion de Tamino :
Also my opinion: Australians should remember the name Jennifer Marohasy, and should definitely hold her accountable.
C'est aussi mon avis : Les Australiens devraient se souvenir du nom de Jennifer Marohasy, et devraient absolument la tenir pour responsable. 
« A mon avis » la tenir pour responsable ça lui fera une belle jambe, même si cette partie de son anatomie est probablement ce qu'il y a déjà de meilleur chez elle (un peu de misogynie pour finir ça ne peut pas faire de mal)

*****

Pour en savoir plus sur Jennifer Marohasy :
Chroniques du têtard mouillé
desmogblog
realclimate-wiki 
sourcewatch 
researchgate 
scholar.google 
wikipedia
Dr Jennifer Marohasy ignores the climate science 

mardi 7 janvier 2020

Comment tromper les gogos avec une simple courbe même pas truquée

On reconnait un charlatan aux arguments véreux qu'il avance pour arriver à ses fins.

Ainsi Jennifer Marohasy nous en donne un magnifique exemple, repris par le site de pseudo-science WUWT, dans It has been hotter, fires have burnt larger areas, un modèle du genre que ne renierait pas Benoit Rittaud, lui qui nous a appris à de nombreuses reprises comment truquer des courbes et des données (voir Apprenons avec Benoit Rittaud comment manipuler des chiffres et truquer des graphiques)

Mais Marohasy, à la différence de Rittaud, ne truque pas ses graphiques dans le billet qu'elle livre en ce début d'année, elle utilise de véritables données en montrant ceci :
Figure 1. Mean maximum summer (December, January February) temperatures as measured at Rutherglen in rural Victoria by The Australian Bureau of Meteorology for the period when mercury thermometers were used. Data unadjusted/not homogenised.
Traduction :
Figure 1. Températures maximales moyennes en été (décembre, janvier et février) mesurées à Rutherglen dans la région rurale de Victoria par le Bureau australien de météorologie pour la période où des thermomètres à mercure ont été utilisés. Données non ajustées/non homogénéisées.
Evidemment comme vous vous en doutez si vous connaissez Marohasy et avez quelques neurones en fonctionnement (deux ou trois suffisent) il y a un loup dans le bush et heureusement que la police anti fake news veille en la personne de Grant Foster alias Tamino qui, dans Bushfire and Homophobia, nous dévoile les grosses ficelles utilisées.

En vérité nous n'avions pas besoin de Tamino pour voir au premier coup d'oeil l'entourloupe qui crève les yeux, mais il argumente de telle façon, avec force détails techniques, qu'on ne peut que lui tirer son chapeau (ou sa casquette) ; à noter que Grant Foster est non un simple blogueur comme moi mais un véritable scientifique (voir ses travaux sur Research Gate) et ses contributions résident essentiellement dans ses connaissances en statistiques qui lui permettent de démonter les arnaques aux « courbes magiques » dont les climatosceptiques sont si friands.

En l'occurrence le graphique présenté par Marohasy présente au premier coup d'oeil deux défauts majeurs :
  1. il s'agit de données brutes, non homogénéisées ;
  2. il s'agit de données provenant d'une seule station australienne.
Ces deux seuls artifices permettent à Marohasy de tromper son petit monde en lui faisant croire que la situation dantesque que connait actuellement son pays, l'Australie, n'a rien d'original et que par le passé il aurait donc fait aussi chaud sinon plus qu'aujourd'hui.

Bien évidemment il n'en est rien, non seulement le site de Rutherglen ne représente pas la totalité du pays mais utiliser des données brutes durant une si longue période allant de 1900 à aujourd'hui c'est exactement comme ajouter des choux, des carottes, des navets et des topinambours et prétendre qu'on obtient un légume homogène ayant une quelconque signification.

Un site canadien nous donne une définition claire de l'homogénéisation des températures :
L’homogénéisation peut se décrire comme l’adaptation des mesures historiques aux conditions actuelles de mesure. Elle vise à éliminer les variations artificielles à l’intérieur de la série de températures résultant d’une modification de l’environnement de la station tel un déplacement de la station, un changement d’instrument ou un changement d’observateur (individu responsable de la prise des mesures à une station climatologique). La suppression de ces variations permet de ne conserver que le signal climatique.
Tous les météorologues et climatologues du monde pratiquent l'homogénéisation, ne pas le faire et se contenter des données brutes comme le fait Marohasy relève tout simplement de l'arnaque et de la manipulation ; Tamino nous dit en outre que d'après lui et son expérience le BOM australien fait partie de l'excellence en matière de traitement des données de températures :
The BoM has, in my opinion, assembled the best national temperature data in the world because they use the most advanced methods to correct for known problems, like moving a recording station to another location or installing a new instrument. 
Le BoM a, à mon avis, réuni les meilleures données nationales de température au monde parce qu'il utilise les méthodes les plus avancées pour corriger les problèmes connus, comme le déplacement d'une station d'enregistrement à un autre endroit ou l'installation d'un nouvel instrument.
Tamino nous livre ici une simple opinion, mais mon petit doigt me dit que son opinion vaut mille fois celle d'une imposteur (ou impostrice si l'on veut) comme Marohasy.

Le plus fort c'est que Tamino prend Marohasy à son propre jeu en montrant lui aussi un graphique de données brutes de la station de Rutherglen allant jusqu'à aujourd'hui, et voici ce que cela donne pour les mois d'été austral (décembre, janvier et février) :
En utilisant les données brutes non homogénéisées, l'été le plus chaud jamais enregistré est bien l'été dernier, 2018/2019.

Bien sûr ce graphique est aussi faux que celui de Marohasy car il mélange des choux, des carottes, etc. et ne concerne qu'une seule station sur le territoire immense de l'Australie, mais l'exercice est amusant et permet de démontrer que même en utilisant les artifices d'un imposteur on peut en arriver à la conclusion que l'été austral (le dernier en date, celui de 2018/2019) est plus chaud aujourd'hui que ce qu'il était soi-disant en 1938/1939 ; et cerise sur le gateau, comme l'été actuel 2019/2020 est en passe de battre le précédent, avec les températures records déjà enregistrées alors qu'un seul mois s'est écoulé et que les températures les plus hautes ont en principe lieu en janvier, nous aurons donc deux étés consécutifs plus chauds que l'été 1938/1939 en ne considérant que les données brutes, alors imaginez en les homogénéisant comme la science nous dicte de le faire !

Pour revenir sérieux Tamino nous donne à voir les véritables graphiques à prendre en compte pour montrer que la situation de l'Australie en ce moment ne doit rien au hasard en général et aux méchants écologistes en particulier, voici les bonnes données, correctement homogénéisées celles-ci :
Evolution des températures journalières les plus hautes pour l'Australie dans sa totalité, l'année 2019 se détache très nettement du lot, quant aux années 1930 elles sont deux degrés et demi plus bas en moyenne.

La même série pour les températures journalières de l'été australien.
La même série pour le seul mois de décembre.

Le mois qui vient de passer est donc de très loin le plus chaud que le pays ait connu, battant de plus d'un degré et demi le précédent record visible au début des années 1970, et pour l'été entier c'est un degré de plus par rapport au second, l'été 2013.

Et pour montrer la « qualité » des données brutes de la station de Rutherglen Tamino nous montre les différents « points de changement » (changepoint) qu'il a pu repérer grâce à son analyse statistique :
Quatre points de changement identifiés par Tamino.

Cela nous indique qu'il s'est passé « quelque chose » à diverses époques dans cette station, ce que Tamino appelle des « facteurs non climatiques » (non-climate factors) qui exigent donc d'être ajustés afin de donner une série « homogène » (vous savez, quelque chose qui ne soit pas un alignement de choux, carottes, etc.)

Pour finir il nous montre les écarts entre les données brutes et les données homogénéisées par le BOM :
Moyennes annuelles de la différence entre les données brutes originales et les données homogénéisées pour Rutherglen.

Et Tamino de nous expliquer :
In cases like Rutherglen, the non-climate factors introduced a false cooling trend. It should be cancelled — assuming, of course, you want the data to be better.
Dans des cas comme celui de Rutherglen, les facteurs non climatiques ont introduit une fausse tendance au refroidissement. Elle devrait être annulée - en supposant, bien sûr, que vous vouliez que les données soient meilleures.

Puis il conclut :
Few people appreciate just how advanced are the methods that the BoM uses to homogenize data, or how many tests and critiques it has withstood. When I say that in my opinion theirs is the most advanced in the world, I base that on years of experience as a scientist and statistician, and on close examination of the methods used by many organizations. The insulting, accusatory rhetoric of far too many climate deniers might not be a crime, but it is a sin.
Peu de gens apprécient à quel point les méthodes que le BoM utilise pour homogénéiser les données sont avancées, ou à combien de tests et de critiques elles ont résisté. Quand je dis qu'à mon avis les leurs sont les plus avancées au monde, je me base sur des années d'expérience en tant que scientifique et statisticien, et sur un examen approfondi des méthodes utilisées par de nombreuses organisations. Le discours accusateur et insultant de beaucoup trop de négationnistes du climat n'est peut-être pas un crime, mais c'est un péché.
J'ai gardé la traduction première du mot anglais denier, négationniste, parce que Jennifer Marohasy le vaut bien.

Comme une pub pour l'Oréal

samedi 18 juillet 2020

Sottisier de la semaine 29


https://www.skyfall.fr/politiques/#comment-333373
376. Michel Le Rouméliote | 13/07/2020 @ 11:54
Daniel (#375), Thomas Piketty est à l’économie ce que Jean Jouzel est à la climatologie…
Et Michou Le Rouméliote est à la climatologie ce que Bozo le clown est à la physique quantique.

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https://www.homeosurf.fr/epidemie-de-coronavirus-ammonium-carbonicum-le-medicament-epidemique-probable/
Avant chaque prise je recommande de secouer fortement le contenu environ 5 ou 10 fois. Une fois le flacon ouvert, surtout chez les gens présentant déjà la toux ou des signes de dyspnée, faire respirer par la bouche le flacon. Une très brève olfaction suffit.
Pour guérir du covid-19 rien ne vaut la méthode Orangina, on secoue, on secoue, on secoue, on secoue, on secoue (on s'arrêtera à 5 fois pour ne pas lasser le lecteur), on fait olfacter et le miracle se produit. Didier Raoult est battu à plate couture. Cela dit le traitement homéopathétique du docteur Broussalian marche super bien sur les gens en excellente santé, c'est quand même un signe évident de son efficacité.

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https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2020/07/13/propositions-de-la-ccc-episode-1-le-mythe-du-transfert-modal/#comment-22206
Le 13 juillet 2020 à 20 h 00 min,Murps a dit :

Jancovici a également un biais façon « conflit d’intérêt » puisqu’il gagne sa croûte en vendant des conseils de greenwashing aux grosse boîtes.
Il a également un souci en terme de crédibilité avec un CV exclusivement de communicant et une formation d’ingénieur télécom.
En clair, son expertise en la matière n’est pas meilleure que la moyenne des commentateurs de ce blog.
A part ça, il fait clairement autorité en matière de dévelopitude durab’.
S'il fallait désigner un parangon de l'effet Dunning-Kruger le dénommé Murps serait sur la plus haute marche du podium.
Le 13 juillet 2020 à 20 h 33 min,jean nivon a dit :

…….. Et un biais sur la certitude de la catastrophe climatique causée par l’homme !
Ce qui pourrait » orienter » son opinion sur les énergies !
Toutefois, son opinion reste pour moi réaliste !
Climatiquement vôtre. JEAN
Jeannot Nivon, lui, gagnerait haut la main le grand prix du benêt cireur de sandales qui acquiesce systématiquement sans pouvoir expliquer pourquoi il est d'accord.


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https://wattsupwiththat.com/2020/07/13/bbc-asks-dr-willie-soon-to-respond-to-climate-conspiracy-claims/
tonyb
July 14, 2020 at 1:53 am
Philip
The BBC still produces some fabulous programmes on Tv and radio. 99% of these have nothing to do with climate change. Of that small fraction that do, yes indeed the BBC are shockingly biased. They seem to be run by very woke eco warrior
tonyb
La BBC produit encore de fabuleux programmes à la télévision et à la radio. 99% d'entre eux n'ont rien à voir avec le changement climatique. De cette petite fraction, oui, la BBC est scandaleusement biaisée. Ils semblent être dirigés par un éco-guerrier très éveillé
Mais oui c'est cela, la BBC est super excellente à 99% mais complètement nulle pour le 1% qu'elle consacre au changement climatique. Le grand tort de la BBC ? Se référer à la science. Impardonnable.

*****

https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2020/07/13/propositions-de-la-ccc-episode-1-le-mythe-du-transfert-modal/#comment-22212
Le 14 juillet 2020 à 12 h 01 min, Murps a dit :

Mais au nom du ciel, pourquoi voulez-vous « relancer » le fret ferroviaire ?? Vous n’en avez pas marre de voir l’état mettre ses gros doigts partout et vous de payer pour entretenir ses danseuses ?? Cette démonstration sur la faillite systemique du rail ne vous suffit pas ?
Le train est un concept du XIXe siècle et le restera.
Et je ne parle même pas du naufrage syndical de la SNCF qui est un autre problème.
Comme le dit Murps le train est un concept dépassé et ce sont les Suisses qui nous le démontrent :
https://www.challenges.fr/economie/sauver-la-planete-la-suisse-championne-des-autoroutes-ferroviaires_715601
Si la France excelle dans les grand-messes [...] elle est en retard dans nombre de domaines. Or, des solutions existent -et marchent- ailleurs, comme en Suisse où les autoroutes ferroviaires font baisser le trafic.
Cette photo date du XIXe siècle, foi de Murps.
On en viendrait presque à se demander qui est vraiment dépassé, j'ai ma petite idée là-dessus mais je la garde pour moi. Cela dit tout est affaire de décisions politiques qui vont à l'encontre du « libre marché », c'est peut-être pour cela que ça ne marche pas en France alors qu'en Suisse ils ont trouvé la solution.

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https://www.minurne.org/billets/24312
Contrairement à ce que certains prétendent pour discréditer les climato-réalistes, dans les rangs desquels nous nous situons, il n’est pas question de nier les variations climatiques, de grande et de petite amplitude, que la planète a subis depuis sa création, mais d’en contester une corrélation directe et totale avec les activités humaines.
Par ailleurs, rester critique vis à vis des théories contestables du GIEC ne supprime pas la nécessité de protéger notre planète des pollutions et dommages qu’elle peut subir du fait de l’activité économique.
Cet hilarant avertissement est en préambule d'un article sur les élucubrations de Michael Shellenberger qui se serait excusé d'avoir été « catastrophiste » en matière d'environnement. Comme nous l'explique The Guardian (voir The environmentalist's apology: how Michael Shellenberger unsettled some of his prominent supporters) :
Shellenberger has been a contrarian voice on environmental issues and a critic of aspects of environmentalism for more than 15 years.
Depuis plus de 15 ans, Shellenberger est une voix à contre-courant sur les questions environnementales et critique de certains aspects de l'environnementalisme.
Mais cela n'empêche pas notre guignol du jour d'affirmer :
Militant américain de la cause écologiste, Michael Shellenberger publie un livre dans lequel il explique pourquoi et comment il a menti en plaidant la cause du catastrophisme. Ce témoignage a été censuré par la bien-pensance.
Shellenberger est surtout un militant de la cause nucléaire et son livre a été censuré...par Forbes ! Associer Forbes à la « bien-pensance » il fallait oser, il a osé et c'est à ça qu'on le reconnait.

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https://jennifermarohasy.com/2020/07/hottest-day-ever-in-australia-confirmed-bourke-51-7c-3rd-january-1909/#comment-690594
jennifer says
July 14, 2020 at 10:41 am [...]
My suggestions to you is to ditch the mainstream (especially the BBC and ABC … they have no idea how badly they misled you!) and go with those who care enough to publish what is really news worthy … like these guys:
https://beforeitsnews.com/science-and-technology/2020/07/the-hottest-day-ever-in-australia-confirmed-jan-1909-2979206.html
Je vous suggère d'abandonner le grand public (en particulier la BBC et ABC ... ils n'ont aucune idée à quel point ils vous ont induit en erreur !) et de vous adresser à ceux qui se soucient suffisamment de publier ce qui est vraiment digne d'intérêt ... comme ces gars :
Jennifer Marohasy est impayable, elle répond à un de ses lecteurs qui lui apporte des contre-arguments en l'aiguillant vers un site d'extrême droite « vraiment digne d'intérêt » puisqu'il a publié son torchon ; voici ce qu'on nous dit de Before It's News qualifié de « questionable source » (source douteuse) :
Reasoning: Extreme Right, Conspiracies, Pseudoscience, Propaganda, Fake News
Raisonnement : Extrême-droite, conspirations, pseudo-science, propagande, fausses informations
In review, anyone can publish news on this website which has resulted in it becoming a haven for conspiracy theorists and pseudo-scientists. Although Before It’s News proclaims to vet articles for factual accuracy, it seems they actually choose to publish the opposite [...] In general, Before It’s News is one of the most discredited sources on the internet that promotes pseudoscience and right wing conspiracy theories.
En résumé, n'importe qui peut publier sur ce site des nouvelles qui ont fait qu'il est devenu un refuge pour les théoriciens du complot et les pseudo-scientifiques. Bien que Before It's News proclame qu'elle vérifie l'exactitude des faits dans ses articles, il semble qu'elle choisisse en fait de publier le contraire.[...] En général, Before It's News est l'une des sources les plus discréditées sur Internet qui promeut les pseudo-sciences et les théories du complot de droite.
On ne saurait mieux décrire les sources de Jennifer Marohasy et ce qu'est en réalité cette dame : une complotiste (le BoM trafiquerait les données de températures) et une pseudo-scientifique (elle nie l'impact du réchauffement climatique sur les coraux de la Grande Barrière), elle répond donc parfaitement à la définition du « n'importe qui [qui] peut publier sur [Before It's News] ».


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https://www.skyfall.fr/2020/04/08/bistrot-a-corona/#comment-333769
1511. Cyril | 16/07/2020 @ 13:24
Herté07 (#1508), Je suis curieux de savoir pourquoi, parmi tous les grands médias écrits et parlés, seuls, à ma connaissance France soir, et SUD Radio ont, sinon défendu, au moins été honnêtes avec l’hydroxychloroquine, en relayant les articles pour et contre, en analysant données et argumentaires, et en donnant la parole aux 2 bords.
Eh oui, hydroxychloroquine et changement climatique même combat, les neuneus comme Cyril qui écoutent Sud Radio aimeraient « donner la parole aux deux bords », même si l'un de ces deux bords relève de la pseudo-science.

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samedi 26 octobre 2019

Peter Ridd et la Grande Barrière de corail

Benoit Rittaud, en bon samaritain qu'il est, prend la défense de deux causes perdues, à savoir Susan Crockford (je vous en dirai plus sur elle bientôt) et Peter Ridd (voir La parole aux bannis, épisode 2 : Peter Ridd si vous avez du temps à perdre)

Ce dernier est un physicien qui a été viré de l'Université James Cook où il enseignait, j'imagine la physique, mais le motif de son licenciement est lié à ses prises de position sur...la Grande Barrière de corail qui borde les côtes est de son pays !

On peut a priori se demander si un physicien est légitime pour avoir une opinion sur quelque chose qui concerne la biologie marine et l'océanographie, deux domaines dans lesquels sa compétence reste à prouver si l'on en croit Google Scholar ; en effet ses études portent sur la mangrove, les sédiments apportés par les rivières ou d'autres choses dans le même style, mais rien sur le climat global et bien entendu rien sur les effets du réchauffement climatique, ce qui est normal puisque Peter Ridd non seulement n'est pas climatologue mais de plus nie tout effet du réchauffement climatique sur l'état des coraux.

En fait selon Desmogblog ses compétences résideraient en « coastal oceanography, the effects of sediments on coral reefs, instrument development, geophysical sensing of the earth, past and future climates, atmospheric modelling » (océanographie côtière, effets des sédiments sur les récifs coralliens, développement d'instruments, détection géophysique de la terre, climats passés et futurs, modélisation atmosphérique), mais on reste sceptique sur ses qualités quand on remarque qu'il n'est par exemple pas du tout cité dans les études de Terry Hughes, un véritable spécialiste en biologie marine, ce que n'est pas du tout Peter Ridd.

Or Terry Hughes est lui-même professeur à l'Université James Cook, la même université qui a licencié Peter Ridd, et on comprend un peu pourquoi !

Terry Hughes est l'auteur de nombreux papiers concernant la Grande Barrière, par exemple :
Dans le dernier papier cité voici les organismes d'appartenance des différents auteurs :
1Australian Research Council Centre of Excellence for Coral Reef Studies, James Cook University, Townsville, Queensland, Australia. 2College of Science and Engineering, James Cook University, Townsville, Queensland, Australia. 3Eco-Logical, Brisbane, Queensland, Australia. 4Hawai‘i Institute of Marine Biology, University of Hawai‘i, Kaneohe, HI, USA. 5Department of Biological Sciences, Macquarie University, Sydney, New South Wales, Australia. 6Murray-Darling Basin Authority, Canberra City, Australian Capital Territory, Australia. 7Australian Institute of Marine Science, Townsville, Queensland, Australia. 
Comme on peut facilement le constater tous les auteurs appartiennent à des organismes compétents et donc légitimes pour donner des résultats et émettre des opinions fortement argumentées en relation avec le sort des coraux face aux contraintes qu'ils ont à subir ; l'Université James Cook est largement représentée avec pas moins de 13 co-auteurs, dont aucun évidemment ne s'appelle Peter Ridd ! Celui-ci n'est même jamais cité, ses travaux sont donc totalement ignorés par les chercheurs, on peut alors comprendre le ressentiment d'un homme qui doit se croire (peut-être à très juste raison) mis sur la touche pour ses idées iconoclastes.

Pour comprendre un peu plus ce qui se passe il suffit de savoir que Peter Ridd a bien évidemment reçu le soutien du site WUWT qui dans An Ecologist’s Plea to Dr. Terry Hughes: The Public Needs Robust Science Regards Coral Bleaching, Not Fearmongering!, sous la plume d'un véritable négationniste climatique en la personne de Jim Steele, nous dit notamment ceci :
[…] Uncritically blaming global warming, is bad science. Organisms are only affected by local conditions, not a chimeric global average. Believing global warming accounts for everything, Hughes failed to see the critical natural factors that locally drove the Great Barrier Reef 2016 bleaching event.
[…] Blâmer sans critique le réchauffement climatique est de la mauvaise science. Les organismes ne sont affectés que par les conditions locales et non par une moyenne globale chimérique. Croyant que le réchauffement climatique est responsable de tout, Hughes n'a pas vu les facteurs naturels critiques qui ont été à l'origine du blanchissement de la Grande Barrière de Corail en 2016.
Nous voyons ici à l'oeuvre la mécanique du climatonégationnisme dans toute sa splendeur ; comme si toute l'équipe de Terry Hugues (et cela en fait du monde) était composée de crétins congénitaux incapables de voir les éventuelles conditions locales ayant influencé le sort des coraux de la Grande Barrière ; comme si Terry Hugues et son équipe étaient partis du postulat que seul le réchauffement global était en cause sans tenir aucun compte des conditions locales !

En regardant le dernier papier de Hugues et en recherchant le mot « local » on trouve pas moins de 10 occurrences ; par exemple il est fait mention de « deux cyclones locaux » et une des références cite
19. Figueiredo, J., Baird, A. H. & Connolly, S. R. Increased local retention of reef coral larvae as a result of ocean warming. Nat. Clim. Change 4, 498–502 (2014)
Ainsi les conditions locales paraissent avoir bien été prises en considération, contrairement à ce qu'essaie de nous faire croire Jim Steele.

On pourra m'objecter que l'article de Jim Steele date de 2017 alors que le papier de Hughes où j'ai repéré les 10 occurrences du mot « local » date lui de 2019, mais le papier auquel fait référence Steele est derrière un paywall, cependant même sur la page donnant le résumé on peut trouver pas moins de 4 occurrences du mot « local » ! Par exemple dans les références citées :

10. Leahy, S. M., Kingsford, M. J. & Steinberg, C. R. Do clouds save the great barrier reef? Satellite imagery elucidates the cloud-SST relationship at the local scale. PLoS One 8, e70400 (2013)
25. van Hooidonk, R. et al. Local-scale projections of coral reef futures and implications of the Paris Agreement. Sci. Rep. 6, 39666 (2016)
Et dans les lectures additionnelles :
Variable interaction outcomes of local disturbance and El Niño-induced heat stress on coral microbiome alpha and beta diversity 

Jamie M. McDevitt-Irwin
, Melissa Garren […] Julia K. Baum Coral Reefs (2019)
Il est bien évident que les chercheurs (je parle bien sûr de Terry Hughes et son équipe) ont tenu compte des conditions locales, mais qu'ils ne pouvaient évidemment pas passer sous silence les effets du réchauffement climatique qui embarrassent tellement des gens comme Jim Steele, Anthony Watts ou Peter Ridd, ainsi qu'un benêt suiveur tel que Benoit Rittaud qui donne la parole à ce dernier comme s'il s'agissait d'un martyr de la cause climato-irréaliste.

Sans (trop de) surprises Peter Ridd a reçu le support de l'IPA, un groupe qui proclame en toutes lettres
The Institute of Public Affairs is an independent, non-profit public policy think tank, dedicated to preserving and strengthening the foundations of economic and political freedom.
L'Institut des Affaires Publiques est un groupe de réflexion indépendant et sans but lucratif sur les politiques publiques, qui se consacre à la préservation et au renforcement des fondements de la liberté économique et politique.
La « liberté économique » commande notamment que les industriels peuvent faire ce qu'ils veulent sans aucune contrainte administrative, c'est clairement indiqué ici :
The IPA supports the free market of ideas, the free flow of capital, a limited and efficient government, evidence-based public policy, the rule of law, and representative democracy. Throughout human history, these ideas have proven themselves to be the most dynamic, liberating and exciting. Our researchers apply these ideas to the public policy questions which matter today.
L'IPA soutient le libre marché des idées, la libre circulation des capitaux, un gouvernement limité et efficace, une politique publique fondée sur des preuves, la primauté du droit et la démocratie représentative. Tout au long de l'histoire de l'humanité, ces idées se sont révélées être les plus dynamiques, libératrices et passionnantes. Nos chercheurs appliquent ces idées aux questions de politique publique qui comptent aujourd'hui.
Tout le monde a bien compris que pour l'IPA les réglementations pouvant concerner la lutte contre le réchauffement climatique ne sont que des entraves à « la libre circulation des capitaux » et c'est bien pour cela que Peter Ridd a reçu l'appui amical de cet organisme chargé d'apporter le bonheur au peuple australien ; ce groupe a donc financé Peter Ridd afin de lui payer tous ses frais de justice contre l'Université James Cook qui n'avait pas les moyens de lutter financièrement et a dû s'incliner.

Pas de surprise non plus de voir Jennifer Marohasy dans la boucle, celle-ci se faisant fort de prouver à la Terre entière qu'une nouvelle « théorie du climat » existe avec le bouquin qu'elle édite (certainement pas sur ses deniers personnels si vous voulez mon avis) ; Marohasy a en effet, en plus de son titre de Directrice Environnement à l'IPA, été embauchée par Ridd pour être présidente de l'AEF, une organisation « charitable » dont le but est de « protéger l'environnement, tout en préservant la primauté du droit, les droits de propriété et la liberté de l'individu », ce que l'on traduit aisément pas « préserver la liberté de faire n'importe quoi » afin de résumer en peu de mots l'objectif réel de tous ces personnages à la botte des industriels locaux.

Mais pour Benoit Rittaud
Peter Ridd est, avec Susan Crockford, l’autre scientifique récemment banni de son université pour avoir exprimé un avis politiquement incorrect sur la situation d’une espèce animale emblématique de la soi-disant « crise climatique » : la Grande Barrière de Corail.
Il trouve que les interventions de Ridd sont « dévastatrices », on ne saurait mieux dire tellement elles ne font que montrer ce que nous savons déjà, que tous ces messieurs, pour la plupart au crâne dégarni ou parsemé de rares cheveux blancs et ayant étudié un peu de science dans les années 1950-60 pour ensuite occuper diverses fonctions dans l'industrie, appartiennent au passé dans lequel ils restent englués ; mais comment leur en vouloir quand on sait que toute leur vie a été dédiée aux dieux du pétrole, du charbon ou du gaz, il est alors difficile quand on regarde en arrière de renier tout ce qui a empli son garde-manger, on ne mord pas la main qui vous a si généreusement nourri, on la lèche sans se lasser en se remémorant le bon vieux temps où l'on ne discutait pas du réchauffement de la planète.

On ne retiendra de l'intervention de Peter Ridd relatée par son fidèle serviteur Benoit Rittaud que
La Grande Barrière de Corail, ce joyau de l’Océan, va bien.
Circulez braves gens, il n'y a pas à s'inquiéter outre mesure, on vous dit qu'elle va bien, alors croyez-le nom d'un chien !

En attendant le site coralreefwatch de la NOAA nous donne les indications du blanchiment des coraux à différents horizons :
Régions qui connaissent actuellement des niveaux élevés de stress thermique qui peuvent causer le blanchiment et la mortalité des coraux.

Donc aujourd'hui la Grande Barrière n'est pas concernée, mais...

Distribution des niveaux de stress thermique les plus faibles prévus par au moins 60 % des membres de l'ensemble modèle. En d'autres termes, il y a 60% de chances que les niveaux de stress thermique affichés se produisent.
Cette dernière carte est issue de prévisions à 4 mois que l'on peut consulter en détail ici.

On voit que la Grande Barrière est en situation « warning », autrement dit en simple alerte, les niveaux d'alerte plus élevés concernant d'autres étendues maritimes essentiellement situées dans le Pacifique. Mais...

Le satellite de la NOAA Coral Reef Watch montre le stress thermique maximal pendant le troisième événement mondial de blanchiment des coraux. Les régions qui ont subi le stress thermique élevé qui peut causer le blanchissement du corail, du 1er juin 2014 au 31 mai 2017, sont affichées.

Nous avons donc ici la situation passée concernant la période juin 2014-mai 2017, et l'on voit très nettement que la Grande Barrière se situait en niveau d'alerte 1 ou 2 ; étant donnée le caractère global du phénomène, difficile de prétendre que ce qui a touché la Grande Barrière n'était qu'un phénomène local...

On se souviendra que les années 2015, 2016 et 2017 ont été les plus chaudes jamais enregistrées, une coincidence ? Peut-être pas, mais pour Rittaud et sa clique il ne fait aucun doute que cela n'a strictement aucun rapport avec la santé des coraux, c'est bien pour cela qu'ils ont invité Peter Ridd, pour s'en persuader davantage !

Comment se construit le cerveau d'un climato-irréaliste (ici celui de Benoit Rittaud en cours de formation)

samedi 1 février 2020

Sottisier de la semaine 5


https://cliscep.com/2020/01/23/avaaz-campaign-to-censor-climate-sceptics/
of course temperatures and CO2 levels are not strongly correlated. Everyone knows that.
bien sûr, les températures et les niveaux de CO2 ne sont pas fortement corrélés. Tout le monde sait cela.
Essayons de traduire cela différemment, de manière un peu plus correcte : soi-disant, les températures et les niveaux de CO₂ ne sont pas fortement corrélés. C'est en tout cas ce que croient les climato-gogos...Voilà, c'est corrigé.

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http://joannenova.com.au/2020/01/weekend-unthreaded-295/#comment-2262860
What the IPCC writes is of course just an opinion and a highly contested one at that. It is nothing but model-based speculation, which is contradicted by real evidence.
Ce que le GIEC écrit n'est bien sûr qu'une opinion, et en plus, elle est très contestée. Ce n'est rien d'autre qu'une spéculation basée sur un modèle, qui est contredite par des preuves réelles.
Les milliers de scientifiques dont les travaux sont résumés dans les rapports du GIEC apprécieront.

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https://jennifermarohasy.com/2020/01/leaning-on-the-lookouts-at-the-great-barrier-reef/
What I learnt from a diver and her photographs is that white and bleached coral is not necessarily dead coral.
Ce que j'ai appris d'une plongeuse et de ses photographies, c'est que le corail blanc et blanchi n'est pas nécessairement du corail mort.
Nous sommes heureux d'apprendre avec Jennifer Marohasy que le corail moribond n'est pas encore mort.

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http://www.skyfall.fr/2018/01/01/bistrot-coin-2018/#comment-295783
4956. Pigouille | 26/01/2020 @ 14:33 

[…] les modèles du giec fonctionnent avec des scénarios socio économiques qui tous font l’hypothèse de nations rationnelles. Aucun scénario du giec ne fait l’hypothèse que l’Europe va sombrer dans une dictature marxiste toxique pilotée par des abrutis sectaires coupés du peuple, de la réalité, méprisant la technologie, gouvernant par la peur, la violence et les mensonges.

Aurait on oublié la température de novembre 1942 à Stalingrad ? -40
Euh oui...Vous pouvez répéter la question s'il vous plait ?

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https://www.contrepoints.org/2017/08/18/296803-incendies-lies-rechauffement-climatique
La multiplication des incendies a-t-elle pour source le réchauffement climatique ? Pour certains journalistes, oui, mais ce n’est pas si sûr…
Il est vrai que les hautes températures et les sècheresses et canicules qui en découlent ne sont pour absolument rien dans la multiplication des incendies, cela va de soi, mais ce n'est pas si sûr...

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https://wattsupwiththat.com/2020/01/27/weekly-climate-and-energy-news-roundup-396/
Benefits of Carbon Dioxide: Several models have been used to estimate the so-called social costs of carbon (SCC). Generally, these studies have ignored the benefits of adding carbon dioxide to the atmosphere, particularly the benefits to agriculture. Carbon dioxide is necessary for green plants to exist.
Les avantages du dioxyde de carbone : Plusieurs modèles ont été utilisés pour estimer ce que l'on appelle les coûts sociaux du carbone (CSC). En général, ces études ont ignoré les avantages de l'ajout de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, en particulier les avantages pour l'agriculture. Le dioxyde de carbone est nécessaire à l'existence des plantes vertes.
L'eau est également nécessaire à la vie sur Terre, on se demande alors comment il se fait qu'il y ait tant de gens qui meurent noyés.

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https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2019/11/29/encore-un-article-consternant-sur-le-climato-realisme/
Une équipe de journalistes vient de cracher à nouveau sur les climato-réalistes. […] je préfère être à ma place qu’à la leur.
Benoit Calimerittaud est très bien à sa place, il devrait y rester d'ailleurs.

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http://www.skyfall.fr/2018/01/01/fil-info-de-sceptiques-2018/#comment-296509
tous les blaireaux , la plupart sans aucun background scientifique, qui se réfèrent à « les scientifiques ont dit » et qui pensent que La Science est « settled »
Quand on n'a aucun background scientifique on peut être un blaireau qui fait confiance aux scientifiques, alors que quand on a un background scientifique on peut être un blaireau atteint d'un sacré syndrome Dunning-Kruger, la preuve.

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http://www.skyfall.fr/2020/01/28/bulletin-climato-realistes-n-98/#comment-296822
7. Hug | 29/01/2020 @ 16:20

[…] On a pas le droit d’insulter comme ça la religion de millions d’abrutis, euh pardon de croyants. C’est une atteinte inadmissible à leur liberté de conscience.
Je ne savais pas qu'il y avait tant de climatosceptiques que ça.

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http://www.skyfall.fr/2018/01/01/fil-info-de-sceptiques-2018/#comment-296766
5462. BenHague | 29/01/2020 @ 13:33

[…]

Certains commentaires de lecteurs valent le détour ….
On ne le lui fait pas dire.

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https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2020/01/29/coronavirus-en-afrique-twitter-me-bloque/#comment-17567
Le 29 janvier 2020 à 17 h 20 min, Loheli38 a dit :

Oui, la police de la pensée prend forme petit à petit sur les réseaux sociaux… sur Facebook, j’ai été « recadrée » (avec menaces plus ou moins explicites !) par Science Feedback, un « média de vérification » (hello Big Bro !), quelques jours après avoir osé poster un lien vers un article sur le volcanisme qui expliquerait la fonte de l’Antarctique.
Voir ici : https://sciencefeedback.co/fr/claimreview/les-etudes-invoquees-ne-corroborent-pas-laffirmation-de-blogs-selon-laquelle-lactivite-volcanique-provoque-la-fonte-des-glaciers-de-lantarctique-occidental/?fbclid=IwAR1i_6ApUmnypGA_MnoUlhXRxidtxr6o4PhRKQkn2qC4ZVmexsDaI55VSvo

Apparemment, les trois études citées étant d’obédience réchauffiste (en apparence tout au moins, histoire d’avoir une chance de survie), il n’est pas permis de les citer pour exprimer une interprétation différente… On croit rêver mais non.
Eh oui, c'est comme à l'école, quand on dit une grosse bêtise on se fait « recadrer ».

*****

https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2020/01/29/coronavirus-en-afrique-twitter-me-bloque/#comment-17565
Le 29 janvier 2020 à 15 h 57 min, Murps a dit :

[…]

Cette peste verte est plus qu’inquiétante.
Entre la peste verte et la peste brune Murps a choisi son camp.

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http://www.skyfall.fr/2018/01/01/fil-info-de-sceptiques-2018/#comment-296607
5456. ardeche07 | 29/01/2020 @ 0:51
Sur une chaine « privée » :
https://www.youtube.com/watch?v=q3fzvZHtDFY&feature=share&fbclid=IwAR3DJc_4F36bLcD9REDVqjjBWJejXzHc0GgQCy6OOYjq__kahpAr_noxCas
La « chaine privée » en question est TV Libertés, une chaine d'extrême-droite dite « de réinformation ». Les dégâts collatéraux du commentaire de l'ardéchois ne se font pas attendre :
5459. volauvent | 29/01/2020 @ 8:54
[…]
Claires certes, mais parfois avec de grosses bourdes (saturation, origine non anthropique du CO2….) ce qui le rend vulnérable à la critique et affaiblit l’ensemble de son discours, y compris là où il dit vrai.
5460. scaletrans | 29/01/2020 @ 12:11
[…]
Je diffuse car la critique du GIEC est sanglante, et le discours, bien que haché (modérément) est bien scientifique tout en étant abordable. La référence à Camille Veyres est la bienvenue.
5461. Bernnard | 29/01/2020 @ 12:35
[…]
L’ensemble de son exposé mérite qu’on s’y attarde. On peut critiquer le manque de clarté dans la manière de présenter des concepts difficiles et des imprécisions maladroites. Cependant il a raison sur beaucoup de points .
5465. volauvent | 29/01/2020 @ 16:25
Bernnard (#5461),
Mais il a tort ( ou reste ambigu) sur des questions essentielles. C’est dommage car il y a aussi de bons arguments dans son exposé.
Tant de monde « réinformé », cela laisse rêveur.

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http://www.skyfall.fr/2018/02/22/previsions-pour-le-cycle-solaire-25/#comment-297107
103. papijo | 30/01/2020 @ 11:48
papijo (#97),
Un autre article paru dans « Der Spiegel » pour les sceptiques de Skyfall « qui nient encore les faits pour retarder les mesures urgentes nécessaires pour éviter une catastrophe planétaire [… et …] complices des conséquences: tempêtes tropicales plus fortes, inondations, sécheresses et incendies de forêt – et peut-être de futures famines« .
C’est une très belle démonstration par l’un des plus connus des responsables du PIK Stefan Rahmstorf, qui oublie juste les nuages … il n’a peut-être pas entendu parler de Svensmark …
Lien Der Spiegel (traduction)
Papi Jo a apparemment décidé de prendre un abonnement dans mon sottisier ; voici ce qu'on pouvait lire ici en 2014 :
Der Potsdamer Klimaforscher Stefan Rahmstorf hat regelrecht Angst vor Svensmark und betitelt das Modell als „exotischen und unbelegten Mechanismus“. traduit ainsi automatiquement par DeepL : Le chercheur en climatologie de Potsdam Stefan Rahmstorf a carrément peur (ou a la nausée ) de Svensmark et qualifie le modèle de "mécanisme exotique et inutilisable".  (si un germanophone peut proposer une meilleure traduction…)
Mais papi Jo trouve du répondant avec un autre habitué des lieux (je veux parler du sottisier) :
104. scaletrans | 30/01/2020 @ 15:01
papijo (#103),

qui nient encore les faits

Ces gens la sont des spécialistes de l’inversion accusatoire, les faits ne les intéressent pas, ce dont ils parlent sont les constructions de leurs cerveaux embrumés (et assistés par ordinateurs, faut-il le rappeler ).
Scaletrans et papi Jo n'ont besoin d'aucun ordinateur pour avoir le cerveau embrumé, chez eux et leurs congénères c'est du pur bio.

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http://www.skyfall.fr/2018/01/01/fil-info-de-sceptiques-2018/#comment-297481
5484. scaletrans | 31/01/2020 @ 10:08

[…] de quoi s’agit-il ? Chacun semble avoir ses propres hypothèses sur la question, hypothèses reposant sur ce qui ne sont que des présupposés à propos du temps de résidence du CO2. Même l’argument de la signature isotopique ne convainc pas tout le monde; bref, le débat reste ouvert.
Ce qui me semble plus important, c’est d’essayer de voir quelle est l’influence de cette augmentation: les variations climatiques sortent-elles de l’épure de variations déjà rencontrées dans les siècles passés ? Pourtant le passage de 280 à plus de 400 ppm en à peu près un siècle devrait se ressentir ! Hé bien oui, il se ressent, mais pas dans le climat, dans la croissance des plantes !
Même si l’homme en est responsable, j’y vois une disposition de la Providence face au quadruplement de la population au cours de la même période.
La Providence n'a pas été sympa avec scaletrans, elle a oublié de le doter d'un cerveau en état de fonctionnement.

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https://www.skyfall.fr/2018/01/01/fil-info-de-sceptiques-2018/#comment-297536
5488. Anecdote | 31/01/2020 @ 13:17

A Moscou, la température en janvier n’est pas descendue en-dessous de -6.8°C, ce qui constitue un record de température minimale mensuelle élevée […]
A noter d’autres faits significatifs, en France :
– Aucun flocon à basse altitude dans les massifs montagneux, que ce soit en décembre ou en janvier
– Record de douceur de longue durée en altitude à Chamonix (décembre – janvier) où on n’a pas encore enregistré -10°C
– Une température minimale absolue de -1.1°C à Paris (jusqu’ici)
– Pas moins de 1015 hPa tout le mois dans le sud-ouest
Signes d’une panne d’AMP par la trajectoire scandinave…
https://forums.infoclimat.fr/f/topic/32555-suivi-du-temps-%C3%A0-moscou-et-russie/?do=findComment&comment=3199770
Panne d'AMP ou panne d'intelligence, la communauté scientifique est divisée.

*****

samedi 7 mars 2020

Jo Nova tient absolument à ce que la postérité soit informée

Il faut le voir pour le croire, mais notre miss météo australienne, spécialiste en communication et fausses informations au profit de ses patrons les charbonniers des antipodes, nous donne la liste de tous les clowns que Wikipédia vient de supprimer, à savoir celle des noms de tous ceux dont l'Histoire retiendra qu'ils ont soit pataugé en dehors de leur domaine de compétence (Freeman Dyson, Ivar Giavert, Claude Allègre, Vincent Courtillot, etc.) soit ont carrément bossé contre rémunération pour les industriels fossiles (Jennifer Marohasy, Fred Singer, Willie Soon, Judith Curry, Susan Crockford, Patrick Moore, etc.) sachant que les deux listes sont poreuses (Fred Singer n'est en rien climatologue et est bien rémunéré pour jeter le doute sur la réalité du RCA)

On notera également la présence de défunts comme Frederic Seitz (l'autre Fred) qui nia l'impact de la cigarette sur le cancer, ainsi que la nocivité (et la réalité ?) des pluies acides ou la problématique de la couche d'ozone causée par l'usage des CFC, sans oublier bien entendu le réchauffement climatique, un véritable spécialiste et expert en nihilisme, certains diraient en négationnisme (mais il n'est apparemment pas allé jusqu'à nier la Shoa, cependant on ne sait pas si la question lui a été posée...)

La liste des nominés aux Oscars des célébrités (ou simples guignols comme Tim Ball) s'étant égarées sur des chemins marécageux qui feront tâche sur leur CV jusqu'à la fin des temps est consultable dans Wikipedia deletes The List of Scientists who are Skeptics of the sacred (fake) “Consensus”, à garder précieusement sous le coude afin de savoir à qui on a affaire.

Bonne lecture !


vendredi 16 novembre 2018

L'Australie à l'épreuve du dérèglement climatique

Il y a en Australie des climatosceptiques qui font entendre leur voix, cela est probablement dû à des petites choses comme le fait que Rupert Murdoch est Australien et que pour lui un « climatosceptique » n'est pas un « négateur » (a denier) du changement climatique, ajouté au fait qu'il est l'une des plus grandes fortunes de la planète et possède nombre de médias qui tous, quel hasard, promeuvent le climatoscepticisme.

Des personnalités politiques telles que l'ancien premier ministre Tony Abbott sont également là pour enfoncer le clou, sans parler de quelques scientifiques plutôt insignifiants sur la scène internationale comme Jennifer Marohasy ou Joanne Nova qui chacune tient son petit blog de désinformation à l'attention des naïfs prêts à écouter religieusement tout ce qui leur fait du bien.

Mais l'Australie est un pays complexe qui en soi pourrait être considéré comme une planète en résumé de par sa diversité tant humaine que géographique (et climatique !)

Ainsi nous connaissons l'excellent blog HotWhopper (que l'on pourrait traduire par énorme mensonge brûlant) tenu par l'Australienne Miriam O'Brien qui s'est donnée pour tâche essentielle de démolir toutes les âneries produites par Anthony Watts sur son site WUWT, en argumentant et en expliquant pourquoi ce sont des âneries, faisant en l'occurrence du fact-checking ciblé, mais il faut dire que vu le nombre d'articles d'intoxication qu'est capable de produire le blog de l'ex monsieur météo américain il y a du pain sur la planche sans qu'il soit possible de tout réfuter étant donnée l'énormité de la tâche (rappelez-vous, il suffit de quelques secondes pour dire ou écrire une ânerie qui demandera peut-être plusieurs heures pour être réfutée, et les climatosceptiques en profitent pleinement)

Cependant la position de la communauté scientifique australienne, malgré quelques apparences trompeuses comme nous l'avons vu, est bien en phase avec le « consensus » scientifique qui nous dit que :
  • on constate un réchauffement climatique anormal, les valeurs actuelles de température et de concentration en CO2 n'ayant jamais été connues depuis qu'Homo sapiens peuple la planète ;
  • ce réchauffement climatique est provoqué quasi exclusivement par nos émissions de gaz à effet de serre : CO2 (dont la concentration est passée de 280 à près de 410 ppm, avec un forçage radiatif de 1,68W/m2 contre moins de 0,1W/m2 pour l'irradiance solaire), CH4 (deuxième gaz responsable du réchauffement climatique avec un forçage radiatif de près de 1W/m2) et N2O (298 fois plus puissant que le CO2, passé de 270 à 319 ppb mais heureusement en quantités trop faibles pour avoir un effet significatif) ;
  • ce réchauffement climatique va s'amplifier et poser de sérieux problèmes à notre descendance.

Ainsi quelques scientifiques australiens sont reconnus pour leur contribution à l'étude du climat (par ordre alphabétique) :

Comme on peut le constater, nos deux midinettes Jen et Jo font bien pâle figure et ne pèsent pas lourd face aux véritables experts en sciences de la Terre et du climat qui sont pourtant leurs compatriotes ; mais nous avons bien ici en France des Jean Jouzel ou Hervé Le Treut face à des Benoit Rittaud ou François Gervais, les premiers reconnus par la communauté internationale à leur juste valeur, les deuxièmes totalement insignifiants et se contentant de parader sur les médias locaux afin de vendre leur dernier bouquin (source de revenus additionnels qui sont toujours les bienvenus pour faire bouillir la marmite)

Pour en revenir à l'Australie, un récent rapport intitulé DELUGE AND DROUGHT: AUSTRALIA’S WATER SECURITY IN A CHANGING CLIMATE donne une idée actualisée de l'état complexe du sous-continent océanien ; ses quelques 80 pages contiennent de nombreuses cartes informatives dont voici un simple échantillon avec mes commentaires.

Figure 2: Major atmospheric circulation patterns at the global level. Source: Adapted from BoM (2018a).

Evidemment aucune mention des AMP (anticyclones mobiles polaires), ceux-ci étant simplement nommés « cellules polaires » comme dans toute la littérature scientifique sur la météo et le climat ; on voit que l'Australie est principalement impactée par des hautes pressions subtropicales causées par les descentes d'air des cellules de Hadley et de Ferrel, avec en surface des vents majoritairement venant du sud-est.

Table 2: Observed and future changes in Australia’s water cycle.
Ici il ne s'agit pas uniquement de prédictions, on voit les tendances passées depuis 1970 jusqu'à nos jours pour ce qui concerne le sud-ouest de l'Australie de l'ouest (WA) et depuis 1990 pour le sud-est de l'ile ; pour chaque sujet le passé est accompagné des prévisions, ainsi les précipitations sous forme de pluies (rainfall) sont en déclin dans le passé et vont continuer à décliner dans le futur ; l'écoulement des eaux (runoff) a lui aussi été en déclin et va continuer à décliner, davantage dans le sud-ouest que dans le sud-est ; le temps de sécheresse (time spent in drought) au contraire est en augmentation tant dans le passé que pour le futur.

Figure 7: Seasonal variations in rainfall across Australia. Source: (BoM 2018b). Note the wet summer season in the north, but higher rainfall in autumn and winter across the south.

Ces quatre cartes illustrent parfaitement la complexité du climat australien, avec un nord très exposé aux précipitations, surtout en été, alors que le sud est beaucoup plus sec avec des précipitations un peu plus abondantes en automne et en hiver ; le titre du chapitre où ces cartes sont incluses est d'ailleurs très explicite : « L'Australie est le continent habité le plus aride de la planète. Son cycle de l'eau est très variable, tant sur le plan géographique que saisonnier. »

L'explication des changements de régimes de précipitations entre l'été et l'hiver nous est donnée avec cette carte :

Figure 8: Movement of the sub-tropical ridge during winter (left) and summer (right). Source: BoM (2018a).

En été la dorsale (ridge) subtropicale se déplace vers le sud, asséchant le sud et provoquant d'importantes précipitations dans le nord, alors qu'en hiver, avec le déplacement de la dorsale vers l'équateur, c'est le sud qui bénéficie à son tour de quelques précipitations alors que le nord s'assèche de son côté.

Une autre carte, plus générale, nous montre l'influence des moussons ainsi que des épisodes El Niño :

Figure 9: Climate drivers that influence Australian rainfall. Source: BoM (2018a).

Ainsi, coincée entre le SAM (que l'on appelle aussi l'oscillation antarctique) au sud, ENSO à l'est, MJO au nord et IOD à l'ouest, l'Australie sans surprise présente un climat très contrasté qu'il est difficile de résumer en quelques phrases (et je ne vais pas m'y aventurer)

Un schéma très simple nous rappelle quelques principes de base que certains n'ont toujours pas assimilé, à savoir que plus la température augmente et plus l'air peut se charger en humidité :

Figure 10: The influence of climate change on the water cycle. Source: Climate Commission 2013.

Cela semble évident, pourtant il est toujours utile de le faire remarquer chaque fois que l'occasion se présente !

Et plus loin le rapport nous dit, page 20 :
Climate change has caused some regions to get wetter and some regions to get drier.
C'est-à-dire que le changement climatique provoque dans certaines régions un accroissement des précipitations et dans d'autres régions une augmentation des périodes de sécheresse.

Certains auteurs résument ce fait en disant « the Wet Get Wetter and the Dry Drier », soit l'humide devient plus humide et le sec plus sec.

Ce fort contraste amplifié par le réchauffement climatique est illustré avec la carte suivante :

Figure 12: Southern Australia has experienced a drying trend in the April – October period from 1996-2015. Source: CSIRO and BoM (2016).

Il s'agit bien d'observations pour la période 1996-2015 et non d'une quelconque projection issue d'un modèle climatique ; on voit très nettement la tendance à l'assèchement du sud et aux plus fortes précipitations au nord pour la période avril-octobre ; pour octobre-avril voici la situation :

Figure 13: Northern Australia has experienced very much above average rainfall during October-April (1995-2016).  Source: CSIRO and BoM (2016).

En hiver la Tasmanie et le sud-est présentent une très forte tendance à l'assèchement alors que la majorité de l'ile est plutôt en tendance inverse.

Mais un intéressant graphique nous est proposé pour illustrer le renforcement de la dorsale subtropicale entre 1950 et 2017, avec une nette tendance à l'augmentation de la pression atmosphérique au niveau de la mer durant cette période :

Figure 14: April – June mean sea level pressure over southern Australia, showing the effect of the strengthening of the subtropical ridge from 1950 to 2017. Source: BoM (2017).

Il faudrait que quelqu'un se dévoue (BenHague peut-être ?) pour expliquer à François Gervais que la pression atmosphérique ce n'est pas que de la météo, comme la température ce n'est pas que du climat, les choses sont un peu plus complexes que ce que notre distingué physicien retraité laisse entendre sur les ondes ou dans ses bouquins (voir François Gervais toujours sur la brèche, et toujours aussi ébréché )

Comme il faut s'y attendre, les très fortes précipitations sont en augmentation, par exemple dans les épisodes méditerranéens ou dans les ouragans de l'Atlantique ou les typhons du Pacifique ; ainsi ce graphique concernant les fortes précipitations en Australie :

Figure 15: Increase in heavy rainfall in Australia. Source: Gallant et al. 2014, reprinted in CSIRO and BoM (2015).

Toujours des observations, rien que des observations.

Et de manière tout aussi concomitante, certains graphiques montrent une pente inverse :

Figure 18: Annual total streamflow for Axe Creek at Longlea (Campaspe Basin), Victoria. Source: BoM (2015).

Donc les fortes précipitations augmentent, mais l'écoulement des cours d'eau diminue dans le même temps ; cet apparent paradoxe s'explique tout simplement par le fait que même si les fortes précipitations augmentent, les précipitations moyennes, elles, diminuent.

Le rapport indique d'ailleurs qu'une réduction de 1% des précipitations peut mener à une diminution de 2 à 3,5% de l'écoulement des eaux (Chiew 2006)

Mais dans le nord de l'Australie, dans la rivière Adélaïde, voici ce que l'on peut mesurer pour la même période :

Figure 19: Annual total streamflow for Adelaide River at Railway Bridge (Adelaide Basin), Northern Territory. Source: BoM (2015).

On vous le disait, plus humide au nord, là où c'est déjà humide, et plus sec au sud, là où c'est déjà sec.

Et les tendances ne sont pas près de s'inverser.

Cela dépendra évidemment de nos émissions futures, mais nous savons qu'elles ne vont pas baisser demain (ni après-demain) ; ainsi voici la situation projetée pour deux régions, l'est et le nord de l'Australie, en ce qui concerne les durées de sécheresse (la barre grisée représente la situation réelle en 1995) :

Figure 22: Changes in time spent in drought across Australia for five 20-year periods through the 21st century. Source: CSIRO and BoM (2015).

Et c'est guère plus reluisant pour les deux autres régions mentionnées dans le rapport que je vous laisse aller consulter si vous n'avez pas la flemme.

Et quand vous entendrez François Gervais vous dire que le CO2 c'est bon pour les plantes et que plus il y en a et plus cela profite à la végétation, vous pourrez vous remémorer ce schéma qui montre que dans la « réalité » c'est un peu plus compliqué que ça :

Schematic illustrating the classical definitions of drought and the associated processes. Precipitation deficits are the ultimate driver of most drought events, with these deficits propogating over time through the hydrological cycle. Other climate variables, particularly temperature, can also affect both agricultural and hydrological drought. Credit: Cook et al. (2018)

Mais il est vrai que si un professeur de physique à la retraite se montre incapable de comprendre ce genre de schéma, vous êtes excusé de ne pas y arriver vous-même.

Le rapport termine avec les impacts du réchauffement climatique sur la santé et l'agriculture que je vais vous épargner afin de ne pas trop vous saper le moral ; je ne vous montrerai qu'une photo vous faisant entrevoir ce que sera peut-être l'avenir de nos petits-enfants en de nombreux endroits.

Figure 25: Water contamination due to sewage overflows in New Zealand.
Extreme

Et il parait que la Nouvelle Zélande est un pays développé, je dis ça je dis rien.