dimanche 27 mai 2018

Bruno Painvin, quatre ans après

Dans la série « x années après, contemplons la bouffonnerie de M. ou Mme Y » je vous présente aujourd'hui monsieur Bruno Painvin, qui se définit lui-même sur son blog comme « Nouvelliste et spectateur engagé », ce qui ne veut pas dire grand chose mais essaie d'en mettre plein la vue au lecteur occasionnel ; le plus beau quand même c'est sa biographie que je vous livre in-extenso :
Anciennement dirigeant d'entreprises, ex consultant, écrivain et philosophe à mes heures, toujours à la recherche d'une gauche qui reste à inventer dans le sillage de PMF et de Chevènement, anarchiste le temps qu’elle arrive, méfiant à l'égard de tous les pouvoirs, ennemi déclaré du néo-libéralisme ambiant, je pourfends la connerie sous toutes ses formes. La mienne aussi, la mienne d'abord !
Quand on prétend « pourfendre la connerie » il faut bien faire attention à ce que cela ne se retourne pas contre vous, style arroseur arrosé. Et ce n'est pas une excuse d'ajouter dans la foulée « la mienne aussi, la mienne d'abord ! », vaine tentative de couper l'herbe sous le pied de tout contradicteur.

Et quand on se dit « ennemi déclaré du néo-libéralisme » on évite surtout de se tirer une rafale dans les pieds, notamment avec ce magnifique exemple intitulé Ni climato-sceptique ni GIEC, la ni-ni prudence s'impose.

Je dois dire immédiatement que je renonce à faire la liste des âneries que comporte ce billet écrit avec des moufles, où les fautes d’orthographe voisinent avec les incohérences et les affirmations gratuites évidemment non vérifiées par notre « philosophe à ses heures ».

Je vous laisse donc, si vous avez quelques minutes à perdre, lire la prose insipide de notre philosophe en papier mâché, je ne relèverai que ce commentaire qui résume un peu l'insignifiance de son propos :
J'ai du mal m'exprimer : tout n'est pas à jeter dans les travaux du GIEC ; en revanche ce qui me semble contestable c'est de placer l'homme au centre du dérèglement climatique, c'est cette espèce de certitude qui me gêne et cela me gêne tout simplement parce que sur 40 000 grands scientifiques que compte la planète il n'y a que cette "communauté" pour oser affirmer cela.
De toute façon attendons encore 4 ans, en 2018 cette thèse risque de s'écrouler...elle est déjà remise en cause à 80 % ; lisez dans ces colonnes l'article d'un grand chimiste au Collège de France et ce qu'il dit du C0et de son présumé rôle dans le réchauffement...suffit de lire
Oui, effectivement, il a dû mal s'exprimer, on lui concédera volontiers cet éclair de lucidité bien isolé dans un océan de stupidité.

On ne sait pas où il a trouvé ces « 40 000 grands scientifiques que compte la planète » et surtout ce que cela vient faire dans la question du réchauffement climatique, en tout cas nous sommes aujourd’hui en 2018 et il n'était nul besoin d'attendre cette année pour s'apercevoir que « cette thèse » n'avait aucune chance de s'écrouler mais qu'au contraire elle ne ferait que se renforcer.

Et admirez les 80% de remise en cause (en 2014) que notre ami sort de son chapeau de prestidigitateur ! A ma connaissance le consensus a toujours été, depuis qu'il est calculé, compris entre 91% et 100% (voir mon billet), ce qui nous donne de zéro à 9%  de remise en cause au grand maximum.

Enfin je terminerai avec cette perle : « lisez dans ces colonnes l'article d'un grand chimiste au Collège de France et ce qu'il dit du C02 et de son présumé rôle dans le réchauffement ».

Nous sommes d'accord, si ce chimiste au Collège de France (et de Navarre ?) remet en cause le rôle du CO2 dans le réchauffement, alors oui il doit bien mesurer au moins dans les 1 mètre 90, ce qui en fait de toute évidence un grand chimiste pour notre bouffon du jour.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire