Il y a quelques jours Benoit Rittaud, en manque de notoriété évident, n'a encore une fois rien trouvé de mieux que de racler un fond de poubelle de plus en allant se prostituer chez le vieux beauf Bercoff afin de faire un peu de pub pour ses bouquins parus chez l'Artilleur, là où l'on peut trouver ce qui se fait de mieux en matière de pseudo-science ou de théories du complot ; l'Artilleur où sont publiés tous les has been qui se font jeter partout ailleurs, tels que Samuel Furfari, Christian Gérondeau, Rémy Prud'homme, Pierre Chaillot, François Gervais, Steven Koonin et bien d'autres dont le tout nouveau Daniel Husson, un jeune vieux qui vient de faire son entrée dans le cercle très fermé des scientifiques qui s'expriment en dehors de leur domaine de compétence, peut-être (probablement ?) afin de vendre aux-aussi leur prose aux gogos qui ne cherchent qu'à voir leur biais de confirmation renforcé.
François-Marie Bréon (FMB) m'a grillé la politesse en écrivant un fil sur X dans lequel il n'évoque que la hausse du niveau des mers et les « prédictions apocalyptiques » que les climatologues auraient prétendument proférées dans les années 1980. Je ne reviendrai pas sur ce sujet que FMB a parfaitement bien traité, et je vous invite à lire ses commentaires sur X si vous voulez en connaitre les détails.
Pour ma part je vais seulement évoquer les autres parties de son monologue (Rittaud n'avait aucun contradicteur et ce n'est certainement pas Bercoff qui aurait pu jouer ce rôle) en vous donnant les points de passage de son intervention.
On notera tout d'abord que Bercoff radote, comme à son habitude, pendant pas moins de près de trois minutes avant de donner la parole à Rittaud, non sans avoir bien évidemment fait la promo de son dernier torchon :
à partir de 2'30'' environ : Bonjour Benoit Rittaud, vous êtes mathématicien, vous êtes essayiste, vous avez écrit d'ailleurs un livre que nous avons apprécié Mythes et légendes écologistes aux éditions l'Artilleur [...]
Je ne savais pas, jusqu'à présent, que le mot essayiste était un synonyme de propagandiste ou de diffuseur de fausses informations, mais grâce à Bercoff voilà que ce manque de culture est réparé, j'essaierai (sic) d'en faire bon usage à l'avenir.
On remarquera également que Rittaud est toujours introduit comme "mathématicien", jamais comme climatologue, mais cela doit être équivalent dans l'esprit étriqué de Bercoff, tout comme quand il reçoit Pierre Chaillot qui n'a rien d'un épidémiologiste mais prétend expliquer qu'il n'y a pas eu d'épidémie de Covid19 et que d'ailleurs les virus ça n'existe pas !
Reprenons.
à partir de 3' environ : le GIEC existait déjà à ce moment-là (en 1989 et non 1999 comme dit par Bercoff qui se mélange les pinceaux) et était déjà assez...commençait déjà à s'engager dans une voie alarmiste.
Quand on en est à reprendre des gros titres d'émissions télé d'il y a 35 ans, citant des personnes dont on ignore le nom mais qui ne sont en rien des climatologues, alors que l'on sait parfaitement ce que la science dit depuis des décennies, on se doit de reconnaitre qu'on a affaire à des guignols à moins de passer soi-même pour un guignol.
Il suffit de consulter le premier rapport du GIEC, paru en 1990, dont FMB fournit le lien dans son fil sur X (merci à lui), pour se rendre immédiatement compte qu'aucun scientifique digne de ce nom n'avait pu débiter le genre d'inepties entendues lors du journal télévisé de 1989.
La hausse du niveau des mers (sea level rise) est traitée à partir de la page 257, il est donc très facile d'aller voir ce qui est dit sur le sujet. Ainsi dès l'"Executive summary" nous apprenons que la hausse prévue pour le scénario "business as usual" était comprise entre 8 et 29 cm pour 2030 (dans 6 ans) avec un "best-estimate" de 18 cm, et entre 21 et 71 cm pour 2070 (dans 46 ans) avec un "meilleur estimé" de 44 cm ; nous sommes donc très loin de l'alarmisme des débuts du GIEC avancé par Rittaud, quand on parle maintenant d'une montée des eaux de plus d'un mètre à l'horizon 2100 (dans 76 ans) ; que dirait Rittaud quand BFMTV nous dit en novembre 2022 dans Réchauffement climatique: à quoi ressemblera la France avec la montée des eaux? :
Selon les dernières estimations du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), le niveau moyen de l'océan augmentera d'au moins 28 cm d'ici 2100, dans le meilleur des scénarios - en cas de nette réduction de nos gaz à effet de serre. Ou, plus probablement, si nous conservons notre trajectoire actuelle, de 63 cm à 1,01 m - le scénario d'une élévation de 2 mètres n'est pas écarté par les experts.
Là c'est vraiment de l'alarmisme ou je ne m'y connais pas !
Reprenons.
à partir de 4' environ : le discours écologiste aujourd'hui il (sic) a plusieurs caractéristiques qui le rapprochent du mythe, c'est-à-dire qu'il, entre autres euh aspects qui le rapprochent du mythe, il ne s'intéresse pas au réel.
On se frotte les yeux mais oui, Rittaud arrive à caser le mot mythe qu'il s'était certainement promis de placer le plus tôt possible afin que les auditeurs puissent faire le lien avec son dernier bouquin (vous suivez ?) ! On remarquera également que Rittaud parle des écologistes mais à aucun moment des climatologues qui sont quand même les premiers concernés. On peut rajouter qu'il évoque les écologistes "politiques", qui disent souvent de grosses bêtises faciles à démonter, et non les écologues, de niveau bac+5, dont le métier est de prévoir l'impact des activités humaines sur l'environnement, et qui ne seraient certainement pas d'accord avec lui et pourraient aisément le contredire si l'on avait la présence d'esprit de les lui opposer.
Par ailleurs quand Rittaud parle de "réel" on sait à quoi s'en tenir...
Reprenons plus loin.
à partir de 4'28'' environ : confronter ce qu'on a dit à ce qui s'est vraiment passé n'est pas quelque chose qui intéresse vraiment.
Là c'est quasiment collector. Ainsi Rittaud reproche aux écologistes de se tromper dans leurs prévisions et de ne pas se remettre en question quand ces prévisions ne s'avèrent pas. Alors rappelons à nos lecteurs quelques prévisions de Benoit Rittaud qui manifestement ne se sont pas réalisées mais dont il n'a jamais reconnu l'inexactitude :
le 11 janvier 2010 (dans Prophétie de cauchemar) il prédit que « contrairement aux prévisions du GIEC, la température de la Terre a brutalement chuté depuis trois ans » dans une saynète censée se passer en octobre 2014, ce qui signifie qu'il prévoyait cette chute brutale de température pour l'année 2011 ;
dans la même saynète il prévoyait que le GIEC allait disparaitre et serait remplacé par un organisme qui se consacrerait uniquement...aux océans !
dans L’Organisation météorologique mondiale enterre le réchauffement climatique, en septembre 2014, tenez-vous bien, il prédisait que « la Terre ne se réchauffant plus, l’OMM passe aussi discrètement que possible à autre chose », cet "autre chose" étant, accrochez-vous, l’acidification des océans ! Bien évidemment l'OMM n'a jamais cessé de parler de réchauffement climatique, l'acidification des océans n'étant qu'une petite partie du problème ;
enfin le 6 mars 2020, au tout début de l'épidémie de Covid19, il n'a pas résisté à l'envie de mettre son grain de sel dans Coronavirus : décès et pyramide des âges, un article dans lequel il n'hésite pas à s'engager dans la même voie qu'un Pierre Chaillot en déclarant « il ne s’est donc rien passé aujourd’hui, seulement une évolution de l’épidémie qui n’a rien d’imprévisible et ne se prépare pas à atteindre des sommets catastrophiques » ! Etrangement (non) il s'est par la suite fait très discret et à ma connaissance n'a plus écrit une seule ligne sur le Covid19.
En quatre vagues, l’épidémie de Covid-19 a causé 116 000 décès et lourdement affecté le système de soins
Rittaud, un véritable devin digne de Nostradamus je vous dis !
Et si vous avez connaissance d'un seul mea culpa de sa part merci de me le faire savoir, ça m'intéresse au plus haut point.
Reprenons, ce n'est pas fini.
à partir de 6'30 environ : la tendance est à peu près plate pour l'extension de glace [de la banquise arctique]
A ce stade il est important de mentionner que Benoir Rittaud est parait-il mathématicien, et qu'en tant que tel il devrait donc savoir ce qu'est une tendance statistique, quelque chose que personnellement j'ai appris au lycée, alors voyons ce qu'est pour Benoit Rittaud une tendance « à peu près plate » à l'aide d'un graphique représentant l'évolution du volume de la banquise arctique :
Anomalie et tendance du volume de la banquise arctique d'après PIOMAS.
Les puristes me feront remarquer que Rittaud parle de l'extension de la banquise alors que je montre un graphique représentant le volume de glace de la banquise, mais justement c'est encore pire que ce qu'ils peuvent penser ! Le volume est en effet ce qui compte le plus, car cela signifie que si le minimum d'extension n'a pas encore battu le record de 2012 alors c'est que l'épaisseur de la banquise diminue fortement ; et en matière d'extension la tendance n'est pas vraiment non plus à la hausse comme indiqué dans ce graphique :
Evolution de l'étendue de la banquise arctique.
Il serait intéressant de savoir ce que Rittaud pense de la forte chute du volume de la banquise entre les deux tendances « à peu près plates » des périodes 1980-1992 et 2013-2024 ; on remarquera que la première période est de 12 ans alors que la seconde est de ...11 ans !
Mais reprenons.
à partir de 6'40'' environ : on n'a pas du tout l'emballement qui était craint dans les années 2000, 2007-2008 où on avait annoncé la fonte totale en 2013 ou 2014.
« On » m'a toujours dit qu'« on est un con », mais Benoit Rittaud ne peut que se référer à ce con afin de nous faire croire que les climatologues auraient « annoncé la fonte totale en 2013-2014 », bien sûr sans pouvoir préciser qui était ce con.
Bon je m'arrête là, je ne pense pas nécessaire d'enfoncer davantage le clou dans le cercueil du climato-irréalisme à la mode Benoit Rittaud, si vous voulez vous taper le reste de l'interview qui part complètement en quenouille c'est à vous de voir, si vous avez encore quelques minutes à perdre vous pouvez les utiliser pour vous vider le cerveau, mais attention aux effets secondaires, il ne faudra pas venir vous plaindre par la suite !
Depuis que je le connais je me suis toujours demandé si Benoit Rittaud est sincère quand il débite ses inepties ou bien s'il s'agit tout simplement d'un charlatan qui abuse de son titre de mathématicien pour vendre ses salades avariées sous la forme de bouquins qui, il faut bien l'avouer, sont bien plus faciles à publier qu'une étude scientifique dans une revue digne de ce nom.
Il cherche actuellement désespérément à attirer un maximum de gros naïfs afin qu'ils se procurent, et si possible qu'ils achètent, son dernier opus sur de soi-disant mythes et légendes qui n'existent que dans son imagination frelatée.
Christian Gerondeau, François Gervais et Rémy Prud’homme sont tous publiés par L’Artilleur. Les trois tomes de La religion écologiste de Christian Gerondeau ont ainsi été une petite réussite : plus de 17.000 exemplaires vendus et un chiffre d’affaires à plus de 290.000 €.
Comme les droits d'auteur peuvent aller de 5 à 10% (voir Le montant des droits d'auteur, ça se réfléchit) on comprend qu'un petit revenu d'appoint est le bienvenu quand son salaire ou sa retraite n'est pas jugé d'un montant suffisant pour s'assurer un train de vie décent.
Quand on réalise qu'écrire des livres qui ne font que reprendre des narratifs usés jusqu'à la moelle, produits par des désinformateurs professionnels payés par les industriels concernés, et qui ont été réfutés maintes et maintes fois, on se rend vite compte que le rapport effort consenti / rémunération est largement en faveur de tous les charlatans qui profitent de la naïveté abyssale de gogos tels que celui-ci qui vante sur son site les mérites de son gourou adoré :
Benoît, merci une nouvelle fois pour ta hauteur de vue apaisante, pour ta belle expression orale et écrite. Et merci de nous faire (re)découvrir Condorcet.
Ce commentaire, très critique envers Rittaud comme on peut s'en apercevoir, fait suite au dernier billet du maitre mathématimancien intitulé sobrement Sur TV libertés.
On remarquera au passage que Benoit Rittaud n'est capable que de s'exprimer sur des médias d'extrême droit et/ou complotistes (Valeurs Actuelles, TV Libertés, l'Institut des Libertés, Renaissance Catholique ou Sud Radio) et on attend encore de sa part le moindre papier publié dans une revue scientifique qui serait en relation avec le climat ; si vous allez dans Google Scholar et que vous tapez « benoit rittaud climate » vous obtiendrez moins de 100 résultats dont aucun ne fait référence à une étude scientifique revue par les pairs, ce qui est normal étant donné que Rittaud n'a jamais travaillé sur le sujet, se contentant de surfer sur la vague de climato-crétinisme qui n'en finit pas de déferler dans cette ère marquée par la désinformation véhiculée en grande partie par les réseaux sociaux.
Je ne commenterai pas les quelques vidéos disponibles dans lesquelles Rittaud vend ses laitues, ce serait gaspiller mon temps selon la loi maintenant bien connue de Brandolini qui veut que « la quantité d'énergie nécessaire pour réfuter des sottises est supérieure d'un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire » ; par ailleurs j'ai déjà suffisamment publié de billets sur Rittaud en démontant très facilement ses fadaises, comme d'autres ont aussi pu le faire, aussi je vous invite à les lire si vous avez quelques heures à tuer devant vous.
Non, au lieu de réfuter point par point les innombrables inepties, contresens, approximations, mensonges ou incohérences, je vais laisser quelques auditeurs plus perspicaces que la moyenne (même s'ils ne sont pas parfois exempts de quelques défauts que vous saurez découvrir...) vous dire pourquoi vous allez perdre votre temps si vous achetez la dernière bouse de Rittaud.
Commençons avec la première vidéo sur TVL :
@ombrume9464il y a 9 jours « Il y a quelques milliers d’années, la manche ne séparé pas l’île de grande bretagne du continent » Après une rapide recherche sur internet : « De nouvelles recherches sur les fonds marins de la Manche suggèrent que la Grande-Bretagne et l'Europe furent géologiquement séparées il y a environ 450 millénaires. » Je sais pas qui c’est, ce guignol, mais il en tient une couche… Il y des gens qui le prennent au sérieux avec les énormités qu’il sort? TVL?
@tatasimoneil y a 9 jours à quel moment le point de vue d'un mathématicien a t il le moindre intérêt sur un sujet climatique ? (surtout quand ce point de vue va à l'encontre du consensus des spécialistes de la question).
@alexandremasclet5553il y a 2 jours (modifié) Dire en 2023 que les choses s’améliorent c’est avoir de la merde dans les yeux [...] Donc désolé mais être climatosceptique en 2023, maintenant 2024, je mets ça au même niveau qu’être platiste sur l’échelle du quotient intellectuel…
@sv7618il y a 3 jours Monsieur Rittaud nous amuse avec ses anecdotes sur les glaciers. Mais l'arctique n'est pas un simple glacier. La fonde à présent inarrêtable du Groënland n'est pas un détail comparable à l'avancée ou au recul d'un petit glacer alpin. On 'est pas « réaliste » quand on met en doute des mécanismes scientifiquement documentés et suivis à large échelle, avec des pécadilles.
@sv7618il y a 3 jours En quoi est « réaliste » après avoir du froid au 17ème siècle, d'énumérer les peurs et les prises de conscience successives que nous avons connues depuis 60 ou 70 ans ? Mettre dans le panier la peur de l'hiver nucléaire (qui n'est jamais advenu) et les pluies acides (qui ont été une réalité) ou la polution (sujet lié) qui est une réalité évidente quand on visite certaines paties du globe. Vraiment la démarche de mélanger pêle-mêle tous ces sujets a-t-elle quelque chose de raisonnables ? Non le climat n'est pas simplement le dernier épisode de cette série de prise de consciences : on sait ce qu'est le forçage radiatif (abusivement appelé Effet de serre) et Joseph Fourrier a décrit son fonctionnement (global) dès 1824.Il ne s'agit donc pas d'une mode En 1896, « Svante August Arrhenius propose la première estimation de l'impact du niveau de dioxyde de carbone sur les températures terrestres. » (Wikipedia) Il n'est pas « raisonnable » de tenté discréditer ainsi ce qui est un savoir scientifique et une prévision vérifiée par les mesures (car les observations concordent avec les modèles) en les appelant des *prohéties*. Cette attitude n'a rien de « réaliste », elle est mensongère.
@Ccharles-oc7zlil y a 4 jours Non Mr Rittaud, le climat n'a pas toujours changé, il est plutôt très stable, Il suffit de regarder les courbes de température pour s'en convaincre. Depuis la fin de la dernière glaciation il y a 8000 ans, on a un lent refroidissement de l'ordre de -0,1° par millier d’années. Par-dessus cette variation lente, on voit des variations rapides mais c’est toujours des phénomènes transitoires qui ne durent pas, généralement causés par le volcanisme. Par exemple en 1991, l’éruption du Pinatubo a engendré un refroidissement planétaire de 0,5° qui s’est estompé en 2 ans. Sur la courbe des températures cela fait un pic, sans conséquence sur le monde végétal ou animal à l'échelle planétaire. Aujourd'hui nous sommes face à un réchauffement rapide qui s'installe dans la durée, aucun phénomène naturel ne peut l'expliquer, et ce n'est pas faute d'avoir cherché. https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9chauffement_climatique
@pascalbeltrami2919il y a 7 jours Mais qui est ce cretin ? ou sont les arguments ? je trouve cette chaine tres partiale. Invitez un jour Jancovici, Haziza, Jouzel, Masson delmotte... la prophétie, deja en 1970 R Dumont annonçait la couleur. C'est un matheux, pas un spécialiste du climat, ni un anthropologue. Bref Encore un qui ose tout.
@Moons_Fightil y a 9 jours (modifié) +1°C en un demi siecle ce n'est pas grave ? Notre espece a plus combattu le froid que le chaud ? Je crois que l'afrique et l'amerique du sud ont été oublié, les occidentaux ont du plus combattre le froid que le chaud. Si, un degre en plus en 50 ans c'est grave, je ne sais pas si vous imaginez si les 2 ou 3 degres en plus arrivaient ? On parle surtout pour les generations futures. Les feux de forets ? Les inondations ? L'air pollué et les especes en voie de disparition ? L'homme cherche à s'élever plus haut que la nature mais il en oublie qu'il en vient... Sur le sujet de la Cop 28 je suis totalement d'accord sur l'ironie de cette reunion, mais on ne peut pas dire que le rechauffement n'est pas un danger pour l'homme, et on ne peut pas dire que l'homme n'en est pas a l'origine .
@brunolafeuille7769il y a 9 jours Quelle prétention de la part de ce mathématicien qui étale sa science de café du commerce un peu comme Michel Onfray qui avait cru être sauvé par les produits miracles injectés ayant tué 67 OPEX morts du fait de PFIZER et Cie. Cette personne manifestement inculte dans le domaine du climat démontre par son discours que, contrairement à ce qu'il veut nous faire croire, le facteur humain rend impossible une prévision précise de la vitesse d'évolution du réchauffement global, car tout dépend de la prise de conscience et de la rapidité de réaction de nos sociétés: les milliardaires du grand reset ont compris et leur solution est une très forte dépopulation avec des "politiques de santé" adaptées car ils estiment que les peuples vont se comporter majoritairement selon les "révélations" d'un RITTAUD, d'un GERVAIS, d'un ARGUIN etc, sachant qu'il est plus doux de se réfugier dans le déni lorsque le confort vous englue et que les jeunes ont perdu le sens de l'effort et préfèrent le Fentanyl. Avant de se précipiter pour écrire un livre d'abord se documenter avec humilité en commençant par découvrir les mécanismes qui commandent le climat depuis la nuit des temps à travers la paléoclimatologie en lisant par exemple "voyage à travers les climats de la terre", ce qui permettra de comprendre pourquoi avec la même concentration en gaz carbonique qu'il y a 3 M d'années, le niveau des océans n'est pas encore monté d'une dizaine de mètres, son point d'équilibre ...
@francois4314il y a 9 jours Que d'erreurs : confusion scientifiques et faux écologistes illuminés, les premiers étant qualifiés de «prophètes». «On a pas testé», alors qu'on teste depuis 23 ans les modèles de 2000 : correcte évaluation de la température et approche qualitative correcte, cf Pas de Calais. Rittaud, Gervais, Gérondeau, arrêtez de ridiculiser la chaîne.
@Marie-Line_Dil y a 9 jours Non vraiment, j'ai fait un effort pour, de nouveau, écouter ce que ce monsieur avait à dire, mais il récidive dans ses inepties concernant l'écologie et spécialement sur les écologistes => "surpopulation" ? Quels sont les incultes qui énoncent de telles niaiseries ? Les écologistes, les vrais, parlent de "changement de mode de vie et surtout de mode de consommation" sachant que ce qui pollue le+, actuellement, c'est bien l'élevage industriel et tout ce qui s'y situe, en aval comme en amont ... Mais ce monsieur ne verra pas cela noté dans les rapports "chiffrés" des organismes d'états financés et dirigés par qui on sait ... dont il semble se référer. Aller, pour écrire sur l'écologie, il faut mettre les bottes, visiter les petits villages et rencontrer les membres de la confédération paysanne, eux savent de quoi ils parlent et ne sont pas dans les croyances ni la théorie intellectuelle (oserais-je dire "la masturbation intellectuelle" ? )
@fabien0498il y a 9 jours les climatosceptiques : toujours le même discours... c pas grave.... ça a toujours eu lieu... les gens qui disent que le climat change, nous mentent... mais le climat a toujours changé. Une chose et son contraire. Ils disent que des faits contredisent le discours du GIEC mais ils ne citent jamais leurs sources. Mais de toute manière, ok il y a des changements mais c pas dû aux hommes... ah oui d'accord...
Maintenant la seconde vidéo sur Sud Radio et puis on arrêtera là :
@jpf3110il y a 1 mois Quand un prof de maths s'improvise climatologue on réalise qu'il vaut mieux rester dans son domaine de compétences au risque d'énoncer des âneries. Ce qui m'amuse le plus : la dénonciation du lobby des éoliennes et autres ENR. S'il y a un lobby surpuissant depuis près d'un siècle c'est pourtant celui du fossile, dont les milliards de profits sont au service de la défense de leur modèle...
@romaindubois3022il y a 1 mois J'ai fais l'effort de lire ce livre en entier, je ne peux donc que vous conseiller de ne pas le faire. On a le droit à tous les classiques du fameux "on nous manipule ...". L'auteur confond science et politique, pensant qu'il ne s'agit que d'une entité (et évidemment, se met à l'écart de cela, tel un héros qui aurait décelé la supercherie..). Bref, la prétention incarnée : moi seul peut contredire 50 ans de travaux scientifiques avec des arguments aussi simples que "le climat a toujours changé". L'auteur ne pense pas une seule secondes que les gens du GIEC puisse savoir que le climat a toujours changé : spoiler : ils le savent , etbien mieux que lui. Bref, à ne pas lire.
@julesmartineau7608il y a 1 mois Tout le monde a le droit de s’exprimer, même les zozos. Ce qui est regrettable, c.est qu’un excellent journaliste leur serve la soupe, sans tenter même quelqu’argument de contradiction. Ce cuistre aurait dû être confronté à un scientifique reconnu dans la spécialité qui n.est point la sienne afin qu’il démontre ses arguments plutôt que d’enfiler du prêchi-prêcha. Cela aurait alors été du journalisme.
@jeromejerome2492il y a 1 mois Utiliser l'argument de la transition énergétique (qui est certes un sujet difficile ) pour discréditer le travail des chercheurs sur le changement climatique est très nul
@percyvalle921il y a 1 mois Ce qu'il y a de bien dans les émissions de Bercoff c'est que l'on y trouve un peu de tout, comme dans le dégueulé d'ivrogne : des bouts de cornichons, du saucisson, des rondelles de tomate : à côté des "pointures", tout charlatant susceptible de faire le buzz est accueilli à bras ouverts, son discours avalé sans le moindre soucis critique, où des vérités cotoient des contrevérités grossières que le journaliste sur le déclin laisse passer sans broncher... Au delà des constats scientifiques tangibles, il faut vraiment être un citadin complètement déconnecté de la Nature pour ne pas voir le déclin global du vivant et son origine anthropique.
@annedujardin5783il y a 1 mois Bizarre pour un mathématicien de parler de légendes et n'avoir jamais ni travaille ni publié d'article scientifique sur le climat.
@annedujardin5783il y a 1 mois C'est vrai qu'il ne se passe rien de grave : L'Office National de la Biodiversité liste cinq facteurs majeurs d'origine humaine qui pèsent sur la biodiversité : les changements d'usage des milieux naturels, la surexploitation des ressources naturelles, la pollution, le changement climatique et les espèces exotiques invasives.
@philippesarrazin2752il y a 1 mois 29:40 les carottes de glace et la temperature ... Oui, a Vostok la temperature précède le CO2 ? Et ? 2 elements a prendre en compte : 1) Si le co2 est quasi parfaitement homogène a la surface de la terre et en altitude, il n'en estpas de même de la temperature. La relation temperature/CO2 de VOstok est valable a VOstok. Pas a Paris. ON sait parfaitement que les 2 hemispheres n'ont pas la même evolution en temperature et je ne parle pas été/hiver. Ils ne repondent pas avec la meme vitesse. Cf les etudes Caillon 2003 et Shakun 2012. 2) On s'en moque. Le CO2 est un gaz a effet de serre. La temperature augmente. Les oceans relachent du CO2, consequence simple de la loi de Henry. Le CO2 est un gaz a effet de serre qui amplifie le rechauffement. Nous avons une boucle positive. L'argument "Dans les carottes de glace de VOstok ...." n'en est pas un. Par contre au Carbonifère, entre -360 et -300 millions d'années, c'est bien la sequestration progressive du co2 et donc l'ecroulement de la concentration de 4000ppm a 500 ppm qui fait passer la temperature de 25C a 10C. A la fin du Permien ce sont les trappes de Siberie, evenement volcanique qui dure 1 million d'années et qui refait monter le CO2 a ~4000ppm qui refait monter la temperarure a +30 ou +35C .
@RiDevosil y a 1 mois Plutôt navrant de vouloir parler de mythe quand on voit tous les jours les modifications de notre climat. Mais bon, on peut continuer encore à faire l’autruche pour qq annees peut-être. Pas forcément ecolo, juste un habitant du cas de Calais qui constate
@salonoceanique7202il y a 1 mois Un scientifique est (normalement) quelqu'un qui mesure et qui qualifie ses arguments. Il y a des scientifiques qui mesurent le nombre d'oiseaux et qui constatent que leur nombre diminue, c'est un fait. Ce monsieur en réfutant cette seule vérité fait la preuve qu'il n'est pas un scientifique. Les mesures scientifiques montrent qu'il a tord dans tout ce qu'il avance.
@mathieuderotteil y a 1 mois Franchement, ce Monsieur n'est pas serieux. Il ne présente aucun raisonnement scientifique. Qu'il oppose aux rapports techniques du GIEC son analyse. Après on discutera mais on ne peut pas se contenter de points de vue et autres sentiments. Le sujet est trop sérieux. Bien évidemment que cette nouvelle donne génère des opportunités pour certains et alors ?!? Déçu que Sud Radio invite de telles personnes. Non, tous les ingénieurs/chercheurs ne se valent pas. Certains sont complètement à côté de la plaque. Ce Monsieur intègre indubitablement ce groupe.
@MAnnuelle17il y a 1 mois Il est surtout tellement plus simple de préférer croire qu'on n'y est pour rien dans tous les dérèglements climatiques et toutes les pollutions que l'Homme sème sur son passage Plus confortable de ne rien changer à son train-train quotidien... Après moi le déluge... 60% des espèces sont éteintes ou en voie d'extinction ️ Pfffff c'est pas moi j'ai rien contre les petites bêtes Comme quoi on peut être scientifique et bouffon !!!
Je termine ici cet échantillon de commentaires de personnes qui ne sont pas (totalement) dupes de ce qu'ils ont pu entendre de la bouche de Rittaud et de ceux qui l'ont invité à faire de la publicité pour son bouquin. Je vous épargne tous les commentaires de neuneus qui bayent aux corneilles tel celui-ci qui servira de mètre étalon de la bêtise qui s'exprime sous chaque vidéo de ce type :
@philippecardin1109il y a 1 mois Il n'y a que le soleil, la vapeur d'eau et les nuages qui créent un effet de serre. Les GES n'existent pas, parce que les gaz ne retiennent pas la chaleur, donc les histoires farfelues "d'empreinte de carbone" ne sont que des manipulations pour saboter la vie et empêcher surtout, le développement de l'Afrique. Le dossier est clos, merci bonsoir.
Je pense que maintenant tout le monde, sauf ceux qui ont oublié d'enlever leurs œillères, aura compris que le message le plus important est celui-ci :
On se demande jusqu'où il peut aller et chaque fois on est surpris de voir qu'il peut toujours s'enfoncer encore plus profond.
Dans Climat : info et intox Benoit Rittaud nous fait son numéro de claquettes habituel en insistant là où apparemment ça ne lui fait pas mal, ni à lui ni à tous ses gogos-suiveurs qui prennent le temps de commenter pour bien faire comprendre que eux aussi ont de la science une vision toute personnelle.
Vous n'allez pas le croire (en fait oui si vous me lisez régulièrement) mais il n'a rien trouvé de mieux que de se mettre en avant dans le journal scientifique bien connu Valeurs Actuelles en compagnie de ses copains de régiment qu'on ne présente plus :
Climat : info et intox
C’est le titre du nouveau hors-série de Valeurs Actuelles, qui rassemble le gratin français du climato-réalisme ainsi que des étrangers parmi les plus prestigieux au monde. On y lira ainsi des articles de Rémy Prud’homme, Olivier Postel-Vinay, François Gervais, Ole Humlum, Vincent Courtillot, Michael Shellenberger, Christian Gerondeau, Steven Koonin, Jean-Paul Oury, Samuel Furfari, Michel Negynas, François-Xavier Piétri, ainsi que de votre serviteur.
Oui vous avez bien lu, « le gratin français du climato-réalisme ainsi que des étrangers parmi les plus prestigieux au monde », rien que ça. Où l'on voit que le ridicule et Benoit Rittaud vont très bien ensemble et pourraient même être considérés comme des synonymes (suggestion à faire pour le Larousse ou le Robert).
Dans la liste du gratin français et des prestigieux étrangers on aura toutes les peines à distinguer la moindre personnalité ayant un minimum de connaissances, et donc de légitimité pour en parler, sur le climat. Tous sont des activistes plus ou moins importants sur la scène internationale du climatoscepticisme tatoué des attributs du « réalisme » afin de paraitre quelque peu sérieux au regard des gens qui n'y connaissent rien, le grand public pour ne pas le nommer. Aucun ne peut prétendre au titre de climatologue puisque n'ayant rien publié sur le sujet du climat durant sa vie professionnelle.
Passons-les rapidement en revue :
Rémy Prud'homme, professeur émérite (donc retraité) d'économie ayant fait des études à HEC et à Harvard.
Christian Gerondeau, polytechnicien, essayiste et haut fonctionnaire français, excusez du peu (du très peu en matière de climat), ex-"monsieur sécurité routière" au siècle précédent dans les années 70, à qui l'on doit la mise en place des limitations de vitesse, preuve s'il en est qu'on peut trouver parmi les climato-crétins des gens qui ont pu être utiles au moins une fois dans leur vie.
Steven Koonin, physicien théoricien américain, ayant été employé un temps...chez BP...
Jean-Paul Oury, docteur en épistémologie, histoire des sciences et technologies, titulaire d'un DEA...en philosophie.
Michel Negynas, ingénieur, auteur de nombreux articles dans la revue de pointe Contrepoints qui nous dit à son sujet qu'il « est depuis 20 ans un observateur attentif des évolutions sociétales », ce qui en fait un éminent spécialiste du changement climatique.
François-Xavier Piétri, éditorialiste économie sur LCI et TF1, sans que l'on sache vraiment s'il a suivi la moindre formation en économie (après tout François Lenglet, qui officie sur les mêmes chaines et sur le même thème de l'économie, a pour tout bagage une maitrise de lettres modernes...), alors imaginez un peu son expertise en matière de climat.
Bref une belle brochette d'incompétents qui ont cependant une particularité qu'ils partagent, à savoir qu'ils ont quasiment tous publié un grand nombre de bouquins un peu sur tout et n'importe quoi du moment que le tiroir-caisse faisait le bruit métallique agréable bien connu.
Et Rittaud d'essayer dans son article de promotion pour Valeurs Actuelles de couper l'herbe sous le pied d'éventuels critiques montrant du doigt le fait qu'être publié dans un journal d'extrême droite c'est pas vraiment top :
J’oubliais : Valeurs Actuelles c’est des méchants, c’est pas bien pour notre image, ce serait mieux de s’exprimer sur Radio France, tout ça. Sauf que Radio France a annoncé son refus définitif de nous donner la parole, et qu’elle n’est pas la seule à pratiquer l’omerta.
Rittaud est le spécialiste de la lecture alternative qui consiste à comprendre de travers mais surtout à faire comprendre de travers ceux qui le lisent ; en effet, Radio France n'a jamais émis, dans le texte figurant en lien, le moindre « refus définitif de lui donner la parole ». Voici simplement ce que l'on peut lire dès le début :
EN TANT QUE MÉDIA :
Nous nous tenons résolument du côté de la science, en sortant du champ du débat la crise climatique, son existence comme son origine humaine. Elle est un fait scientifique établi, pas une opinion parmi d’autres
Evidemment il est assez logique que quand Radio France déclare se tenir « résolument du côté de la science » Benoit Rittaud traduise cela par « Radio France refuse de me donner la parole », mais comment en tenir rigueur à la chaine publique qui fonctionne avec mes impôts ?
Les commentaires sont bien sûr en accord avec le chef, il ne saurait en aucun cas être question de le contredire, ou alors si peu et en prenant d'énormes précautions afin de ne pas tomber sous le coup de l'excommunication, Rittaud étant très prompt à sévir envers les contrevenants.
Excellent.
Ce n’est un secret pour personne que la gauche a tendance à s’emballer beaucoup plus vite et beaucoup plus fort sur les sujet environnementaux, et d’une manière générale à toujours vouloir faire plier le réel devant l’idéologie.
Laissons au moins à la droite la primauté du réalisme.
Ici Aragorn nous apporte la preuve manifeste que le climatoscepticisme est estampillé « de droite », pour lui il s'agit d'une affaire politique, voire idéologique.
La gauche considère le Giec comme un conseil d’experts objectifs qui lui permet de se donner des arguments ‘scientifiques’ pour ‘lutter contre le capitalisme’. Le fait que l’AIEA est reçu le prix Nobel de la paix avant le Giec pour faire tous les deux la promotion du nucléaire civil aurait pu faire réfléchir nos parangon de vertus mais cela est désormais impossible : On ne peut pas lutter contre une doxa religieuse quand elle prétend faire le bien.
Encore un pachyderme qui se place sur le terrain politique et qui a des problèmes avec la langue française en confondant les verbes être et avoir. Et souvenez-vous de l'inversion accusatoire à laquelle je faisais allusion dans un précédent billet, s'il nous parle de doxa religieuse vous savez à quoi vous en tenir.
Oui VA est une revue au fond idéologique nauséabond sur l’identité et l’immigration à m’en donner des pulsions d’activisme anti-fa dès que j’en survole les couvertures. Pour dire à quel point on a marginalisé le climato-réalisme en France pour que des scientifiques de renoms aient besoin d’en passer par là pour un peu d’audience. Et le pire, c’est qu’ils ont raison sur le fond. Mais c’est pas parce que Hitler disait que l’Angleterre était une île qu’il faut dire le contraire et cela, la gauche bien pensante l’a oublié.
Des « scientifiques de renom » qui seraient contraints de s'exprimer dans Valeur Actuelle, Cédric Moro m'a bien fait rire sur ce coup-là.
Mais voyons le bon côté des choses, le pire qu’il puisse arriver à la France est une fusion de l’extrême droite et de l’alarmisme climatique. Reconnaissons aux climato-réalistes de nous éviter cet abyme.
Encore une bonne tranche de rigolade. Quand on sait que le climatoscepticisme, et donc le climato-irréalisme cher à monsieur Moro, s'épanouit essentiellement à l'extrême droite, on ne peut que se rouler par terre en se tenant les côtes.
Le risque c’est que ça va conforter les gens qui aiment bien mettre des cases manichéennes que les climato-réalistes c’est des gens d’extrême droite, platiste, pro-Poutine et antivax, et je suis sûr qu’ils mangent des chatons aussi.
Tout est parfaitement exact dans ce qu'écrit André, sauf pour les chatons. Mais l'inversion accusatoire me permet d'avoir des doutes quant à ses habitudes culinaires. Je n'irai probablement jamais manger chez André.
D’accord avec Ph. Catier, et heureux qu’André ouvre la porte. Tous les gens bien connus de nous sont des gens honnêtes, compétents et qui ne risquent qu’une chose, comme Galilée, avoir eu raison avant la majorité. L’enjue est aussi important!
Ah si Galilée n'avait pas été convoqué (sans son consentement) le commentaire aurait eu moins de gueule.
Les autres commentaires étant du même tonneau je ne pense pas nécessaire d'alourdir davantage mon billet.
Nous venons de vivre un été d'enfer, qui n'est d'ailleurs pas totalement terminé, avec une petite vaguelette de chaleur encore dans les tuyaux, mais nous savons qu'il y a toujours des climato-crétins qui continuent à nier l'évidence.
En juin dernier était publiée une déclaration solennelle qui nous assurait qu'« il n'y a pas d'urgence climatique » ; celle-ci commence sur les chapeaux de roues avec :
Climate science should be less political
La science du climat devrait être moins politique
Ainsi la hausse des températures de 1°C et des brouettes en quelques décennies, avec à l'horizon 2100 un minimum de +3°C, en restant très optimiste, cela relèverait de la politique ?
La fonte avérée des banquises, des calottes glaciaires et de quasiment tous les glaciers dans le monde, de la politique vous dis-je !
La hausse du niveau des mers qui s'accélère et l'acidification des océans qui augmente, c'est politique nom d'un chien !
Les sécheresses qui se multiplient, tout comme les événements extrêmes, on ne sait pas trop s'ils sont de gauche ou de droite mais ce dont on est sûr c'est que c'est de la politique !
Alors qui (ou qu'y) voit-on dans cette déclaration « apolitique » supposée émaner des plus grands scientifiques de la planète ?
Il suffit de jeter un oeil à la déclaration elle-même (WCD-version-06272215121.pdf (clintel.org)) et d'aller directement à la page 14 pour savoir quels sont les éminents spécialistes de la question climatique qui vont en France ouvrir les chakras des gens cherchant la véritay vraie, et on est très vite fixé :
La crème de la crème française.
On peut y voir en tête de gondole l'inénarrable Benoit Rittaud, présenté parmi les « ambassadeurs » (voir World Climate Declaration - Clintel) comme « professeur » alors qu'il n'est, à presque cinquante ans, que « maitre de conférence hors-classe », ce qui n'est pas particulièrement flatteur...
Rendez-vous compte, cela fait 14 personnes, rien que pour la France, que j'ai évoquées dans mon blog et qui se retrouvent sur la liste des 1107 signataires de ce torchon de déclaration !
En rajoutant le monde anglophone je pense que je pourrais au moins doubler ce nombre, si ce n'est le tripler.
Sur Twitter Valérie Masson-Delmotte (que je suis) a retweeté un certain Dave Vetter qui publie ce fil que je vous livre directement traduit en français tellement je suis bon :
Aujourd'hui, les négateurs du climat se réjouissent de la Déclaration mondiale sur le climat, un document antiscientifique qui prétend que 1200 "scientifiques" déclarent qu'il n'y a pas d'urgence climatique. Quelques remarques à ce sujet. 1/
La déclaration n'est en fait que la continuation d'un projet de la Climate Intelligence Foundation (CLINTEL), un groupe de pression financé par deux millionnaires néerlandais.
@DeSmog a beaucoup de détails ici : https://desmog.com/climate-intelligence-foundation-clintel/ 2/
Comme on peut s'y attendre, CLINTEL est profondément lié à l'argent des combustibles fossiles et nombre de ses ambassadeurs sont impliqués dans les lobbies américains des combustibles fossiles, le Heartland Institute et le Cato Institute. 3/
La déclaration peut être consultée ci-dessous. Comme vous le verrez, la formulation elle-même est extrêmement paresseuse, comprenant une liste de clichés éculés et démystifiés du type "j'ai trouvé ça sur Facebook". Aucune recherche n'est citée. 4/
Si vous faites défiler la liste des signataires, vous constaterez que peu d'entre eux sont issus de disciplines liées au climat. Un nombre important d'entre eux sont issus de l'industrie pétrolière et gazière. Huit d'entre eux sont d'anciens ou d'actuels employés de Shell. 5/
Les six mythes du changement climatique énumérés sont tous traités de manière exhaustive sur la page Arguments de Skeptical Science (ci-dessous). Aucun d'entre eux ne résiste à un examen même superficiel. 6/ https://skepticalscience.com/argument.php
La canicule montre le bout de son nez, clairement amplifiée par le réchauffement climatique, mais on trouve encore des gens dans le déni, par exemple voyez ce fil Twitter avec un commentaire éloquent :
Nous sommes potentiellement à l’aube d’un événement historique sur le sud-ouest de la #France. Près de 27°C à 850 hPa (1500m) vendredi, un niveau extrêmement rare, même en plein été. Au sol, maximales >40°C (loc. +) généralisées sur le Bassin Aquitain. Run ICON (0z) - #canicule
ce n'est pas la première fois sur Terre que le climat change.
La dénommée Luce est peut-être une fidèle lectrice du blog de Benoit Rittaud dans lequel le mème « le climat a toujours changé » fait figure d'étendard. Si c'est le cas elle a dû lire le dernier opus du désinformateur adjoint Rémy Prud'homme qui officie quand le maitre est fatigué ou a d'autres chats à fouetter. Dans Le climat et la mort Prud'homme tient à rassurer la petite Luce en lui susurrant ceci à l'oreille :
Pour ceux qui aiment autant les données que les raisonnements, on a cherché à savoir si le modeste mais réel réchauffement des 20 dernières années se traduisait bien dans les faits par une diminution (absolue ou relative) de la production agricole, et par l’aggravation de la faim dans le monde. Les Nations-Unies entretiennent une institution spécialisée dans l’agriculture et l’alimentation, la FAO. Cette organisation produit des données chiffrées qui sont à la fois crédibles et facilement accessibles sur internet (FAOSTAT). Que nous disent-elles ?
Ben oui, que nous disent-elles ces données « facilement accessibles sur internet », hein ?
Prud'homme aurait pu aider ses lecteurs en leur donnant un lien, mais non, il affirme « des choses » et les laisse se démerder sachant qu'ils sont trop fainéants pour aller vérifier par eux-mêmes ; il leur raconte son histoire à lui :
Que la production agricole mondiale par habitant est pour 2000-2020 en augmentation constante. Elle a augmenté pour les céréales de 11% ; pour l’alimentation de 19% ; pour le lait de 21%. En d’autres termes, la production agricole augmente indiscutablement plus vite que la population. En conséquence, rapporte la FAO, la sous-alimentation est passée de 13% à 9% (de la population totale), soit une diminution de 30%.
Je suis allé chercher sur FAOSTAT où notre bon ami avait bien pu trouver ces données mais j'ai vite abandonné, il y a énormément de statistiques et autant chercher une aiguille dans une botte de foin, ce qui bien sûr arrange notre boni-menteur qui s'en tire à bon compte ; j'ai cependant tenté une sélection parmi les milliers qui sont proposées et voici ce que cela donne pour les rendements mondiaux de céréales :
Rendements des céréales au niveau mondial (source FAOSTAT)
Moi ce que je constate ici c'est qu'entre 2000 et 2020 les rendements ont bien augmenté, mais qu'ils marquent nettement le pas depuis plusieurs années ! Et comme Prud'homme évoque une production « par habitant » voici cet autre graphique évocateur :
Production mondiale de céréales par habitant (source FAOSTAT)
Tout le monde pourra vérifier avec ce graphique que « par habitant » la production mondiale de céréales à plutôt tendance à fléchir, alors que notre artiste nous serine que « la production agricole mondiale par habitant est pour 2000-2020 en augmentation constante » ; évidemment j'ai sélectionné uniquement les céréales, mais il se trouve que celles-ci sont cruciales pour éviter les famines comme nous sommes en train de le vérifier actuellement avec le blocus russe en mer Noire...
Donc je laisse mes (in)estimables lecteurs chercher, et si possible trouver, les données de Rémy Prud'homme avec ses pourcentages précis qui ne doivent pas sortir de son chapeau. Si ?
Mais allons plus loin avec la FAO qui d'après notre climato-acrobate constaterait une diminution de 30% de la sous-alimentation dans le monde ; que nous dit-elle la FAO dans FAO - Nouvelles: Changement climatique et nourriture: 10 faits et chiffres ; je ne vais pas tout reprendre, seulement quelques parties révélatrices avec mes commentaires pour pimenter le plat :
Ces 10 faits et chiffres soulignent l’impact du changement climatique sur notre capacité à produire des aliments pour nous nourrir.
L'« impact du changement climatique sur notre capacité à produire des aliments pour nous nourrir », est-ce que ce passage aurait échappé à Rémy Prud'homme ? Ou bien s'il l'a lu l'aurait-il dérangé au point qu'il l'aurait instantanément effacé de sa mémoire ? Continuons :
Aidez-nous à diffuser le message au sujet des répercussions du changement climatique sur la sécurité alimentaire mondiale
Je ne suis pas sûr que Rémy Prud'homme soit la personne la plus qualifiée pour « aider la FAO à diffuser son message », mais je peux me tromper. Poursuivons :
La FAO estime que la production vivrière mondiale doit augmenter de 60 pour cent environ pour nourrir une population plus nombreuse. Le #changementclimatique compromet cet objectif.
Mince alors, ça n'a pas l'air d'aller dans le sens que certains souhaiteraient, il y aurait donc un changement climatique qui compromettrait l'objectif de nourrir une population plus nombreuse, diantre, il faut avertir au plus tôt Rémy Prud'homme afin qu'il fasse passer le message chez Rittaud, il y a urgence ! Enchainons :
Selon #IPPC - le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les baisses de rendement de10 à 25 pour cent pourraient devenir chose courante d’ici 2050 en raison du #changementclimatique.
Fichtre, ça se complique, voilà maintenant qu'on nous dit qu'il va y avoir des baisses de rendement significatives en raison du changement climatique, et 2050 c'est dans moins de 30 ans, bref c'est demain, les nouveaux-nés d'aujourd'hui auront 28 ans en 2050 si je compte bien, mais Rémy Prud'homme sera probablement mort, alors, hein ! Terminons enfin avec ceci :
La hausse des températures devrait entrainer une baisse de 40 % des captures de la plupart des espèces de poisson.
Ben oui, le réchauffement c'est aussi dans les océans, et ça va donc impacter les poissons qui ne vont probablement pas apprécier quelques degrés de plus, c'est quand même ballot que le petit Rémy n'y ait pas pensé, mais il ne peut pas penser à tout n'est-ce pas, on ne peut pas chercher à désinformer et dans le même temps fournir des données valables, faut choisir un camp et notre climato-charlot a choisi, peut-être parce que ça paye plus, je ne sais pas moi, je dis ça au hasard et si ça se trouve c'est la réalité, plus rien ne peut me surprendre maintenant.
Modification des rendements moyens potentiels pour le maïs, les pommes de terre, le riz et le blé en 2050
La légende des couleurs est la suivante :
Gain supérieur à 5% en vert, gain ou perte entre 0 et -5% en jaune et pertes supérieures à 5% en orange.
Là où l'on voit que ce sont surtout des pays développés qui s'en sortiront le mieux, quelle surprise ! Cela dit les USA ont des soucis à se faire, tout comme l'Inde avec son milliard et des brouettes d'habitants, après tout ils n'ont qu'à pas être si nombreux, non ?
La première phrase de l'article qui introduit cette carte mérite d'être méditée :
Climate change may actually benefit some plants by lengthening growing seasons and increasing carbon dioxide. Yet other effects of a warmer world, such as more pests, droughts, and flooding, will be less benign.
Le changement climatique peut en fait profiter à certaines plantes en allongeant les saisons de croissance et en augmentant le dioxyde de carbone. Mais d'autres effets d'un monde plus chaud, tels que l'augmentation des parasites, des sécheresses et des inondations, seront moins bénins.
Ça c'est pour tous les climato-crétins qui clament haut et fort que le CO₂ c'est le gaz de la vie, que les plantes s'en nourrissent et que par conséquent plus il y en a et meilleur c'est pour la végétation ; c'est vrai par exemple que les adventices, autrement appelées « mauvaises herbes », prolifèrent grâce au CO₂, et ça tombe plutôt mal, car elles résistent assez bien à la sécheresse contrairement aux plantes qui sont destinées à notre alimentation ; lisez attentivement ces deux passages tirés d'articles publiés dans des revues professionnelles :
Par rapport aux espèces cultivées, la variabilité génétique des espèces sauvages leur confère une capacité plus importante d’adaptation à de nouvelles conditions climatiques. Différents travaux ont montré que, dans un contexte d’augmentation de la teneur en CO2, avec un système photosynthétique identique, les adventices semblent généralement avantagées. En revanche, les espèces cultivées en C3 comme le riz, le soja et la luzerne seront très compétitives vis-à-vis des adventices C4.
les adventices, qui ne sont pas gênées par les animaux, développent un système racinaire profond et accèdent plus facilement à l’eau et aux nutriments, en particulier en cas de sécheresse. Si elles bouclent leur cycle de reproduction, leur importance s’accroît dans la pâture », met en garde Florent Cotten. En conclusion, une maîtrise insuffisante du pâturage, comme un temps de séjour prolongé ou un chargement inadapté, poussent « les animaux à sélectionner de façon permanente les plantes les plus appétantes et digestes. Au final, la flore initiale se dégrade au profit des espèces indésirables. »
Et voici à quoi il faut s'attendre d'ici le milieu du siècle :
Variation de la production mondiale en millions de tonnes
Bref la production globale de toutes les espèces mentionnées va décroitre, surtout le maïs, mais aussi de manière significative le riz, alors que la population est censée augmenter dans le même temps pour atteindre peut-être les 10 milliards d'individus, dans ces conditions l'affirmation de Rémy Prud'homme selon laquelle « la production agricole augmente indiscutablement plus vite que la population » ne peut de toute évidence s'appliquer qu'à un passé aujourd'hui révolu, un passé qui colle aux semelles de tous les climato-guignols qui extrapolent les indiscutables « progrès » ayant suivi la révolution industrielle à notre avenir dont nous commençons d'ores et déjà à entrevoir ce qu'il sera avec une probabilité stratosphérique.
Pour le dire autrement nous sommes mal barrés, les hausses de rendements du 20ème siècle étant essentiellement dues non pas à l'augmentation du CO₂ mais d'une part à l'utilisation de plus en plus massive d'intrants (i.e. engrais et pesticides) et d'autre part à l'amélioration de la génétique des plantes (e.g. hybrides), et comme les arbres ne montent jamais jusqu'au ciel, ce qui veut dire que tout a une limite, forcément les rendements sont amenés à rencontrer un plateau puis éventuellement à décroitre si des situations adverses se présentent (e.g. résistance aux herbicides et diverses causes de décroissance des rendements) ; donc la population s'accroissant et la production agricole rencontrant dans le même temps diverses difficultés pour ne serait-ce que se maintenir, il est évident que tout le monde ne pourra pas manger à sa faim.
La faim dans le monde va donc augmenter, et ce n'est pas parce qu'elle a diminué dans un passé récent que cela ne va pas arriver. Pour illustrer la chose on peut prendre comme exemple imagé un individu qui grandit jusqu'à atteindre un mètre quatre-vingt à 20 ans, selon des gens comme Rémy Prud'homme il mesurera près de quatre mètres à 40 ans et neuf mètres s'il devient centenaire.
Ce n'est pourtant pas d'hier que l'on connait le problème, lequel est encore aujourd'hui bien présent dans la littérature, à condition bien entendu de ne pas se limiter au blog climato-inepte de Benoit Rittaud.
Echantillons pris dans l'Internet en cherchant un peu :
The effects of global warming on food production are complex, and are a combination of increased CO2 concentrations in the atmosphere, higher temperatures, fluctuations in rainfall and solar radiation, and pests and diseases.
Les effets du réchauffement de la planète sur la production alimentaire sont complexes et résultent de la combinaison de l'augmentation des concentrations de CO2 dans l'atmosphère, de la hausse des températures, des fluctuations des précipitations et du rayonnement solaire, ainsi que des parasites et des maladies.
The ‘fertilizing effect’ of elevated CO2 concentrations on crop yields will decline slightly because of the negative effects of rising temperatures.
L'"effet fertilisant" des concentrations élevées de CO2 sur le rendement des cultures diminuera légèrement en raison des effets négatifs de la hausse des températures.
Les agriculteurs ont l'habitude de composer avec les conditions météorologiques, mais le changement climatique leur complique la tâche en modifiant les schémas de température et de précipitations, comme ce fut le cas cette année avec un printemps exceptionnellement frais et humide dans le centre des États-Unis.
We found that climate change has affected yields in many places. Not all of the changes are negative: Some crop yields have increased in some locations. Overall, however, climate change is reducing global production of staples such as rice and wheat.
Nous avons constaté que le changement climatique a affecté les rendements dans de nombreux endroits. Tous les changements ne sont pas négatifs : Les rendements de certaines cultures ont augmenté à certains endroits. Dans l'ensemble, cependant, le changement climatique réduit la production mondiale de denrées de base telles que le riz et le blé.
we found that decreases in consumable food calories are already occurring in roughly half of the world’s food insecure countries, which have high rates of undernourishment, child stunting and wasting, and mortality among children under age 5 due to lack of sufficient food.
nous avons constaté que la diminution des calories alimentaires consommables se produit déjà dans près de la moitié des pays en situation d'insécurité alimentaire, qui présentent des taux élevés de sous-alimentation, de retard de croissance et d'émaciation chez les enfants, ainsi que de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans en raison d'une alimentation insuffisante.
La faim dans le monde augmente après avoir diminué pendant une décennie. Le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde a augmenté depuis 2014, pour atteindre un chiffre estimé à 821 millions en 2017.
L’agriculture est à la fois responsable et victime du réchauffement climatique. La sécheresse, les inondations, la hausse des températures sont autant de phénomènes qui affectent la production agricole. Pourtant, les agriculteurs se doivent de répondre à une demande mondiale.
L’augmentation des températures entraîne le développement de parasites et de mauvaises herbes. Avec le changement climatique, les risques d’attaques de ravageurs dans les cultures augmentent.
Le changement climatique affecte les précipitations. Ces variations météorologiques engendrent un risque accru de mauvaises récoltes à court terme, mais surtout d’une baisse de la production sur le long terme.
Les rendements des cultures telles que le blé ou le maïs pourraient diminuer en moyenne de 2% par décennie. La cause ? Une adaptation difficile. L’augmentation de 1% de la température fait diminuer les rendements de blé de 6%. En Asie du Sud, la baisse des rendements des cultures irriguées risque d’être importante à terme.
The warmer temperatures associated with climate change are projected to significantly reduce yields of the world’s staple food crops, a new analysis finds.
The study, published this week in Nature Sustainability, estimated that yields of soy, maize, rice and wheat are all likely to decrease as the planet warms. Projected — but uncertain — benefits from elevated CO2 levels may mitigate the losses somewhat. The four crops comprise more than 60 percent of the calories produced globally.
Selon une nouvelle analyse, le réchauffement des températures associé au changement climatique devrait réduire considérablement les rendements des cultures alimentaires de base dans le monde.
L'étude, publiée cette semaine dans Nature Sustainability, estime que les rendements du soja, du maïs, du riz et du blé sont tous susceptibles de diminuer avec le réchauffement de la planète. Les avantages prévus - mais incertains - de l'élévation des niveaux de CO2 pourraient atténuer quelque peu ces pertes. Ces quatre cultures représentent plus de 60 % des calories produites dans le monde.
Our baseline model indicates that ACC has reduced global agricultural TFP by about 21% since 1961, a slowdown that is equivalent to losing the last 7 years of productivity growth.
Notre modèle de base indique que le CCA (Changement Climatique Anthropogénique) a réduit le FPT (Facteur de Productivité Totale) agricole mondial d'environ 21 % depuis 1961, un ralentissement qui équivaut à la perte des sept dernières années de croissance de la productivité.
Pour la première fois, l’impact du réchauffement déjà observé sur la productivité agricole a été évalué à l’échelle mondiale. Tandis que les résultats indiquent une réduction moyenne de la croissance depuis 1961, ils confirment aussi que les pays situés dans la bande tropicale sont les plus touchés. L’étude a été publiée dans la revue Nature Climate Change ce début avril.
Les seuls pays où le TFP est positif sont le Canada, la Russie et l’Islande, pour des raisons assez évidentes. En résumé, notre agriculture globale devient de plus en plus vulnérable aux aléas climatiques.
Climate change may affect the production of maize (corn) and wheat as early as 2030, according to a new NASA study.
Selon une nouvelle étude de la NASA, le changement climatique pourrait affecter la production de maïs et de blé dès 2030.
“Even under optimistic climate change scenarios, where societies enact ambitious efforts to limit global temperature rise, global agriculture is facing a new climate reality,” Jägermeyr said. “And with the interconnectedness of the global food system, impacts in even one region’s breadbasket will be felt worldwide.”
"Même dans des scénarios optimistes de changement climatique, où les sociétés mettent en œuvre des efforts ambitieux pour limiter l'augmentation de la température mondiale, l'agriculture mondiale est confrontée à une nouvelle réalité climatique", a déclaré M. Jägermeyr. "Et avec l'interconnexion du système alimentaire mondial, les impacts dans le grenier d'une seule région seront ressentis dans le monde entier."
Et en bonus pour vous cher lecteur qui le méritez bien :
La production agricole française est touchée par la canicule, et ce d'autant plus que celle-ci suit un hiver au cours duquel une brutale chute de température avait endommagé de nombreuses cultures, et un printemps exceptionnellement sec dans la majorité des régions : la moisson est avancée et les rendements diminuent fortement.
Les récoltes d'automne (ensilage de maïs, moisson de tournesol, soja, maïs, vendanges) se déroulent un peu partout avec un mois d'avance. Dans plusieurs départements, des phénomènes de grêle ont suivi la canicule, endommageant certaines cultures (maïs et vigne en particulier). Une production vinicole d'excellente qualité est cependant attendue, en raison des fortes températures ayant accéléré la maturation des grains.
Le foin et l'ensilage sont très touchés, provoquant une grave pénurie de fourrage pour le bétail dans de nombreux départements français.
Conséquence directe de la canicule, plusieurs millions de volailles meurent dans les poulaillers industriels non climatisés.
Les conséquences économiques de la sécheresse et de la canicule sont estimées par les syndicats agricoles à 4 milliards d'euros de pertes de chiffre d'affaires ; 59 départements français demandent la mise en place du fonds d'aide calamités agricoles. Selon l'INRA, les pertes occasionnées par les effets de la canicule peuvent atteindre 50 % dans certaines régions et pour certaines cultures ou récoltes fourragères. Les régions les plus touchées sont le Massif central, le sud-ouest et l'est de la France.
« La sécheresse favorise la hausse des cours des céréales », au point que durant la canicule il a dépassé le prix atteint en 2000. Le prix du blé par tonne est ainsi passé de 100 €, en mars, à 130 €, en septembre33.
Voilà, maintenant si vous préférez ingurgiter la bouillie pour chats de Rémy Prud'homme c'est vous qui voyez, mais ne venez pas après vous plaindre d'avoir été mal informé.
Et en super bonus parce que vous le valez bien :
Bonjour, La loi de Brandoli que je découvre en vous lisant rejoint un peu la maxime de Mark Twain : « Il est beaucoup plus facile de tromper les gens, que de les convaincre ensuite qu’ils ont été trompés ». Ça s’applique d’autant plus aux foules, mais aussi à l’individu. La honte d’avoir été dupé si longtemps peut être bloquant chez certains dont l’égo est mal géré. [...]
C'est merveilleux de voir à quel point certains individus peuvent être clairvoyants à l'insu de leur volonté.
Benoît, merci une nouvelle fois pour ta hauteur de vue apaisante, pour ta belle expression orale et écrite.
Et merci de nous faire (re)découvrir Condorcet.