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lundi 31 octobre 2016

Follow the money, dixit Krugman

L'argent est le nerf de la guerre parait-il, il est surtout le moteur qui fait avancer une (grande) partie du monde.

Il s'agit évidemment d'un lieu commun, je n'ai pas sorti cela d'un chapeau et n'ai aucun mérite à le proclamer, pour moi c'est une évidence que l'expérience valide régulièrement.

Paul Krugman, en quelques mots bien sentis et de bien meilleure façon que je ne pourrais le faire, nous l'explique ici (entre « » mes traductions approximatives...)  :
  • [...] how can you even begin to talk about conservative intellectuals without discussing the founding of Heritage in 1973, or the roughly contemporaneous weaponizing of AEI as a political entity? Heritage in particular is flamboyantly incompetent on economics — remember the claim that the Ryan plan would reduce unemployment to 2.8 percent, or the chief economist’s complete botch on state job growth? But no matter: the foundation has plenty of money, because it advocates huge tax cuts for the rich, and the demand for that never goes away.  
    • [...] comment peut-on même parler des intellectuels conservateurs sans évoquer la création en 1973  de la Heritage Foundation, ou le quasi-contemporain « armement » de l'American  Enterprise Institute en tant qu'entité politique ? Heritage en particulier est « merveilleusement » incompétente en économie — rappelez-vous l'affirmation selon laquelle le plan Ryan réduirait le chômage à 2,8%, ou le « travail de cochon » du chef économiste sur la croissance des emplois publics ? Mais cela ne fait rien : la fondation [i.e. Heritage] a beaucoup d'argent, parce qu'elle prône d'énormes baisses d'impôts pour les riches et la demande pour cela ne fait jamais défaut.
  • Remember, too, that climate denial is essentially an industry, funded by interest groups with a stake in promoting bad science. And this means a market for conservative “intellectuals” who are basically anti-science. 
    •  Rappelez-vous aussi que le déni climatique est essentiellement une industrie, financée par des groupes ayant des intérêts à promouvoir de la mauvaise science. Et cela signifie un marché pour les « intellectuels » conservateurs qui sont simplement anti-science.
  • The point is that the intellectual side of movement conservatism has been a corrupt enterprise for around four decades. In its early years it could draw on right-wing intellectuals who had some prior reputation outside political work, but it has relied on home-grown hacks for a long time. I don’t see any reason to believe that such an enterprise is about to reform itself: if just being wrong and losing an election were enough, this would have happened in the 1990s.
    • Le fait est que le côté intellectuel du mouvement conservateur est une entreprise de corruption depuis environ 40 ans. Dans les premières années il pouvait faire appel aux intellectuels de droite qui avaient quelque réputation antérieure en dehors de la politique, mais il dépend de journalistes [ou écrivaillons...] « du cru » depuis longtemps. Je ne vois aucune raison de croire qu'une telle entreprise soit sur le point de se réformer d'elle-même : si être juste dans l'erreur et perdre une élection étaient suffisants, cela serait arrivé dans les années 90.

Tout est dit.



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