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dimanche 13 août 2017

L'étang du Garbet

Il ne fallait pas manquer le créneau météo, après quelques jours plutôt maussades et même frisquets et avant le retour éventuel à un temps instable, ce samedi 12 août était le jour idéal pour aller tenter de nouveau de monter à l'étang du Garbet, deux ans après avoir échoué pour cause de brouillard dense, humide et froid.

Il faut quand même noter qu'en 2015, même si le 19 août il avait fait un temps exécrable nous empêchant de terminer cette randonnée, nous avions pu sortir, dès le 22 août suivant et ensuite quasiment tous les week-ends jusqu'au 27 décembre, date de la dernière balade effectuée sous un soleil radieux dans les environs de Rabastens, dans le Tarn ; ce qui signifie bien qu'un temps pourri un jour donné ne présage en rien de ce qui va se passer par la suite.

Pour en revenir à l'étang du Garbet, le départ de la randonnée s'effectue depuis le virage d'Agneserre, le premier lacet en provenance d'Aulus-les-Bains quand on se dirige vers le col d'Agnès, celui-là même que les coureurs du Tour ont gravi cette année.

Au début de la balade nous montons dans une agréable forêt dont le couvert sera bien utile lors du retour sous un soleil au zénith ; pour l'instant il fait un peu frais, environ 14 à 15 degrés, donc on garde la veste légère qu'on ôtera un peu plus haut.

Peu après le départ.

A la sortie de la forêt on se retrouve face au cirque de Garbettou, en plein soleil, avec une idée de l'itinéraire qu'il va falloir emprunter pour parvenir à l'étang du Garbet ; le chemin descend légèrement dans ce qui fut un lac maintenant comblé, où paissent tranquillement quelques vaches parmi les méandres du ruisseau du Garbet ; il va ensuite partir sur la droite et monter dans la petite forêt suspendue, puis rejoindre le verrou glaciaire en une longue traversée sur la gauche, dans un terrain rocheux où il faudra parfois poser une main pour progresser.

Le cirque du Garbettou.

Progression dans la forêt "suspendue".
Lors de la traversée en direction de l'étang du Garbet on peut remarquer, sur l'autre rive, le cheminement plus "accidenté" du sentier originaire du parking servant de point de départ au Port de Saleix, quelques virages après celui d'Agneserre ; on remarquera les barres rocheuses d'une centaine de mètres situées au-dessous de ce sentier, réservant ce dernier aux randonneurs "avertis"...


De l'autre côté de cette crête, les étangs des Lavants de l'Escale :


Un peu avant d'arriver au verrou glaciaire permettant d'accéder à l'étang du Garbet, un dernier coup d'œil sur le replat quitté moins d'une heure plus tôt :


Puis c'est enfin la récompense :





On peut aller jusqu'à l'étang Bleu en passant sur la droite du lac (rive gauche donc), mais aujourd'hui nous avons préféré buller et profiter du paysage plutôt que de crapahuter une heure de plus sous un soleil commençant à se faire bien présent.

En ce qui concerne l'étang Bleu, j'apprends sur le site lacsdespyrenees qu'en début de juillet 1921 il était entièrement gelé :
  • D'après l'Abbé Gaurier le 5 juillet 1921 l'étang Bleu qui est au dessus était entièrement gelé. Ce dernier signale que le lac du Garbet est grand, bien alimenté et son plan d'eau peut aisément être relevé, car le lac est retenu par un verrou de granit compact qui s'échancre seulement à l'endroit où fuit le déversoir ! on pensait déjà à faire des barrages ...     
Au passage j'apprends donc qui était l'abbé Gaurier :
  • L'Abbé Ludovic Gaurier fut le glaciologue, et plus précisément le limnologue (étude des lacs) des Pyrénées, mais aussi géologue, cartographe, spéléologue... rien de ce qui touche les Pyrénées n'est resté étranger à la curiosité de Ludovic Gaurier, chargé par les ministères de l'Agriculture et des Travaux Publics d'étudier les glaciers et les lacs pyrénéens.
    Vingt-cinq années à parcourir et à gravir la chaîne, de l'Atlantique à la Méditerranée, à pied, à cheval, à ski, en longues campagnes d'été, en courses hivernales, ont scellé entre Ludovic Gaurier et la montagne une relation passionnée d'une incomparable richesse.
    Source : lacsdespyrenees

Et dans le même passage j'apprends également ce qu'est la limnologie :
La randonnée est aussi une occasion de s'instruire un peu et de mourir (plus tard quand même) un chouia moins bête que ce qu'on a vécu.

Voici les données GPS, avec en premier une vue rapprochée permettant d'embrasser le Garbet sur la gauche et les étangs de Bassiès sur la droite :


Les données altitude/distance/vitesse montrent une grosse anomalie, devinez laquelle (non, pour une fois la vitesse semble assez correctement représentée) :


La dernière vue montre la température et la durée de la balade, avec la grande pause au bord de l'étang (et là, allez savoir pourquoi, la vitesse se remet à déconner...) :


Pour info, le lac qu'on aperçoit sur la gauche est l'étang d'Aubé, un autre joyau pyrénéen.



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