dimanche 4 janvier 2026

Mais où sont les neiges d'antan !

 Si François Villon était encore vivant aujourd'hui il s'exclamerait probablement, en constatant le réchauffement climatique, mais où sont les neiges d'antan !

Un article du Guardian, intitulé ‘Ghost resorts’: as hundreds of ski slopes lie abandoned, will nature reclaim the Alps? (« Stations fantômes » : alors que des centaines de pistes de ski sont à l'abandon, la nature va-t-elle reprendre ses droits dans les Alpes ?), reprend dans ses termes à lui la ballade des Dames du temps jadis de notre célèbre poète il y a longtemps disparu.

Comme j'ai en ce début d'année la flemme de résumer ou carrément de traduire l'intégralité de cet article j'ai demandé à ChatGPT de faire le sale boulot. Voici donc sa copie rendue en temps record comme d'habitude.

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Voici un résumé détaillé et structuré en français du texte du Guardian :


La fin progressive des stations de ski de basse et moyenne altitude

Le reportage décrit la multiplication des stations de ski abandonnées dans les Alpes françaises, conséquence directe du réchauffement climatique. Avec la remontée de la limite d’enneigement, 186 stations françaises ont déjà fermé définitivement, laissant derrière elles un paysage de « stations fantômes ». La station de Céüze 2000, dans les Alpes du Sud, illustre de manière emblématique cette transformation.

Ouverte pendant 85 ans, Céüze a fermé en 2018 après plusieurs hivers sans neige suffisante. Dans les années 1990 déjà, l’enneigement devenait imprévisible. Pour être viable, la station devait fonctionner au moins trois mois par an ; lors de sa dernière saison, elle n’a ouvert qu’un mois et demi. Son exploitation coûtait jusqu’à 450 000 € par saison à la collectivité locale. Face à l’accumulation des déficits et à l’absence de perspectives crédibles — la neige artificielle n’aurait fait que retarder l’échéance — la fermeture s’est imposée.

Un héritage industriel devenu pollution

Comme Céüze, de nombreuses stations abandonnées laissent derrière elles des infrastructures en décomposition : pylônes, câbles, cabanes, transformateurs, huiles, graisses, parfois de l’amiante. En France, 113 remontées mécaniques abandonnées (près de 63 km) subsistent, dont près des trois quarts dans des zones protégées. À cela s’ajoutent plus de 3 000 structures diverses (militaires, industrielles, forestières) qui dégradent lentement les milieux montagnards.

À Céüze, l’abandon entraîne déjà des pollutions diffuses : plastiques, isolants, corrosion des métaux et infiltration de substances toxiques dans les sols et les eaux. Des observations montrent même que la rouille d’anciens équipements militaires a modifié la composition végétale locale, annonçant ce qui pourrait se produire si les pylônes de ski restent en place pendant des décennies.

Démanteler ou conserver : un débat de société

Face à cette situation, un débat oppose deux visions :

  • Conserver les stations comme paysages-mémoires, témoins d’un mode de vie montagnard et de souvenirs collectifs ;

  • Démonter les infrastructures pour rendre les montagnes à la nature.

L’association Mountain Wilderness plaide pour le démantèlement, rappelant que rien n’est éternel et que toute infrastructure devrait être pensée en fonction de ce qu’il en restera à long terme.

Une déconstruction rare mais exemplaire

La déconstruction de Céüze a débuté en novembre 2025. Les pylônes ont été évacués par hélicoptère afin de limiter l’impact sur les sols. Cette opération, coûteuse (123 000 €), reste exceptionnelle : la loi française n’impose le démantèlement que pour les remontées construites après 2017, et la majorité des installations actuelles ne seront légalement obsolètes qu’à partir de 2047. Faute de moyens, la plupart des stations abandonnées sont donc laissées à l’abandon.

Les premiers signes du retour de la nature

Malgré tout, les bénéfices écologiques apparaissent rapidement. Là où les pistes n’étaient plus fauchées, les rosiers sauvages repoussent, fournissant nourriture et abris à des oiseaux rares comme le crave à bec rouge. À la belle saison, orchidées et gentianes recolonisent les pentes. Les forêts commencent à se reformer, et la faune (sangliers, chevreuils, tétras) profite de hivers plus calmes, sans machines ni afflux massif de skieurs.

Les zones autour de Céüze étant classées Natura 2000, la station devient un laboratoire grandeur nature de la reconquête écologique. Toutefois, des chercheurs soulignent que la « renaturation spontanée » comporte aussi des risques, notamment l’installation rapide d’espèces invasives. Les études restent rares, mais des exemples comme la fermeture de Valcotos en Espagne montrent une amélioration nette de la végétation, de la qualité de l’eau et une réduction de l’érosion.

Un phénomène appelé à s’étendre

Le cas de Céüze préfigure un phénomène beaucoup plus large. Avec +2 °C de réchauffement global, plus de la moitié des stations existantes pourraient manquer de neige. Les stations d’altitude sont elles aussi menacées par la fonte du pergélisol, qui fragilise les pylônes. Certaines stations ont même été abandonnées avant leur ouverture, tandis que les grandes stations, malgré leurs investissements, peinent à rester rentables.

Une montagne qui change, mais ne meurt pas

Si certains habitants regrettent la fermeture et estiment que la neige artificielle aurait pu sauver la station, Céüze n’est pas devenue un désert. Des bâtiments sont reconvertis, des activités non mécanisées se développent (randonnée, raquettes, ski de fond, luge), et les visiteurs continuent de venir.

Pour Mountain Wilderness, parler de « station fantôme » est trompeur : la montagne reste vivante, simplement libérée des infrastructures lourdes.

Une question ouverte pour l’avenir

Le texte conclut sur une interrogation centrale : quels héritages voulons-nous conserver en montagne, et quels vestiges devons-nous accepter de démanteler ? Céüze offre un aperçu concret du futur de nombreuses stations européennes, et oblige à repenser la relation entre activités humaines, mémoire collective et nature dans un monde qui se réchauffe.

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Pour compléter agrémentons ce texte avec quelques photos tirées de l'article du Guardian.

Les vestiges d'un téléski autrefois très fréquenté à Céüze 2000, dans le département français des Hautes-Alpes. La station, qui accueillait des skieurs depuis 85 ans, n'a jamais rouvert ses portes après mars 2018, car les faibles chutes de neige successives l'ont rendue non viable. Photo : Thomas Valentin/The Guardian

La station Céüze 2000 lorsque la neige était abondante.


Il existe 113 remontées mécaniques abandonnées en France, dont près des trois quarts se trouvent dans des zones protégées. Photo : Thomas Valentin/The Guardian

Et pour finir quelques éléments additionnels tirés de Historique neige : retour sur 20 ans d'enneigement dans les Alpes :

  En résumé :

  • Les relevés des 20 dernières années montrent une hausse notable des températures, entraînant une élévation de la limite pluie-neige.
  • En moyenne, une année sur cinq est marquée par des conditions difficiles avec peu de neige.
  • Les stations situées en zones préalpines sont particulièrement impactées par ces fluctuations, exacerbant les effets des variations climatiques.
  • Décembre est régulièrement un mois à faible enneigement, tandis que mars se distingue comme le mois où les stations enregistrent les meilleurs niveaux de neige.
  • L’augmentation des précipitations sous forme de pluie, notamment sur un manteau neigeux déjà en place, accélère le processus de fonte.


Durée de l'enneigement annuel au col de Porte (1 325 m) En nombre de jour de neige au sol



A la fin de ce siècle il y aura une surpopulation de skieurs dans les stations de très haute altitude, ce qui fera que la pratique du ski redeviendra, comme elle l'était avant la démocratisation de ce sport vers la fin du 20ème siècle, une activité réservée aux plus riches.