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mercredi 22 juin 2022

Raquel Garrido et Alexis Corbière auraient... Oups !

 Parfois il faut tourner son doigt sept fois au-dessus de la touche entrée de son clavier avant d'envoyer une grosse bêtise.

Ainsi :

MarionVan Renterghem on Twitter

Emmanuelle Ducros on Twitter

Caroline Fourest on Twitter


Les deux derniers tweets très vite supprimés, par contre celui de Marion Van Renterghem toujours en ligne à l'heure actuelle.

J'avais une certaine estime pour Caroline Fourest et Marion Van Renterghem, par contre de la part d'Emmanuelle Ducros aucune surprise.

Il va donc falloir que je révise mon jugement envers certaines personnes...

En attendant le téléphone va chauffer du côté des avocats de ces imprudentes tweeteuses.

Mais pas que.

Le Point aussi va devoir s'expliquer :

Le Point on Twitter

Ainsi que le journaliste du Point qui a écrit ce torchon :

aziz zemouri on Twitter


L'arnaque a cependant été assez vite dévoilée :

🦏 Babar le Rhinocéros 🦏 on Twitter

Raquel Garrido et Alexis Corbière ont communiqué un virulent démenti :

Raquel Garrido on Twitter

Laissons maintenant faire la justice.

A mon avis ça va saigner et il y en a qui vont se mordre les doigts.


mardi 12 avril 2022

Nous sommes foutus, et ce n'est pas moi qui le dis, c'est François Gemenne

 J'ai souvent dit ici que tant que nous aurions du pétrole et du gaz à notre disposition à des prix acceptables nous continuerions à utiliser des énergies fossiles et qu'il fallait donc s'attendre à ce que la température de la planète monte encore inexorablement ; régulièrement je tablais sur +3°C pour la fin de ce siècle, mais certains sont bien plus pessimistes, comme François Gemenne dans ce tweet :

Ce n'est pas spécifique à la France : dans tous les pays industrialisés, les électeurs ne souhaitent pas donner la priorité au climat, c'est tout. C'est un choix de civilisation. Ce choix me désespère, mais c'est la démocratie. Il faut se préparer à +3,5 / +4 degrés.

Certains gros benêts (il y en a un qui se reconnaitra s'il me lit) croient que c'est par des actions individuelles qu'on arrivera à faire changer les choses, Gemenne dit exactement le contraire : dans nos démocraties, où les individus s'expriment et décident des politiques menées par les dirigeants via leurs votes, rien de significatif ne se passera pour atténuer nos émissions de gaz à effet de serre ou de manière générale pour modifier drastiquement nos modes de vie.

Ce n'est pas parce que quelques originaux vivent quasiment en autarcie pour laisser le moins de traces possibles dans notre écosystème que le CO₂ va baisser au point d'atteindre la neutralité carbone ; celle-ci arrivera un jour de manière forcée, tout simplement parce que nous manquerons de ressources fossiles, non pas parce qu'il n'y en aura plus dans notre sous-sol (il y en aura toujours des quantités gigantesques) mais parce que le coût de leur extraction sera devenu prohibitif et que les gens, même dans les pays riches, n'auront plus les moyens de remplir leur réservoir de carburant ou leur cuve de fioul (ça commence d'ailleurs à venir...)

En ce qui concerne les élections actuelles voici l'amer constat de Gemenne :

1. Trois Français sur quatre ont adressé un signal très clair et voté pour un programme incompatible avec les objectifs de l’Accord de Paris. Dans ce contexte, je pense qu’il est normal de s’interroger sur la légitimité démocratique de cet Accord.

Les candidats peu (ou pas du tout) intéressés par la question climatique.

Vérifions le calcul de Gemenne avec Wikipédia :

  • Nathalie Arthaud : 0,56%
  • Nicolas Dupont-Aignan : 2,06%
  • Valérie Pécresse : 4,78%
  • Eric Zemmour : 7,07%
  • Emmanuel Macron : 27,84%
  • Jean Lassalle : 3,13%
  • Fabien Roussel : 2,28%
  • Total : 47,72%
Cela fait donc un Français sur deux si l'on en croit les visages affichés et non trois sur quatre, bref cela ne change pas grand chose, d'autant plus que Marine Le Pen ne figure pas sur cette liste, or il ne me semble pas qu'elle ait une sensibilité particulière sur le sujet du climat, autre que quelques paroles peu convaincantes destinées à combler les trous de son programme, surtout quand on lit son projet « écologiste », un mot dont elle ne connait pas le sens ; voici ce qu'on peut lire dans L’ENVIRONNEMENT POUR UNE ÉCOLOGIE FRANÇAISE :
Ce n’est pas aux Français de payer pour les fautes des autres ! L’urgence est de rompre avec une écologie dévoyée par un terrorisme climatique qui met en danger la planète, l’indépendance nationale et plus encore, le niveau de vie des Français.
Mais aussi :
Voilà pourquoi nous sortirons du Green Deal pour évaluer et tracer notre trajectoire de lutte contre le dérèglement du climat, en fonction de la situation de la France, de la trajectoire des pays voisins et des autres continents, en fonction des objectifs fixés par l’accord de Paris.

Le Pen désire donc gérer un problème global (i.e. à l'échelle de la planète entière) par le petit bout de sa lorgnette franchouillarde. De plus elle veut se préoccuper du « niveau de vie des Français », ce qui par exemple augure de bien bonnes choses concernant la crise ukrainienne si elle était élue, sans parler du fait que la solution à la crise climatique doit passer forcément par une diminution du niveau de vie de tous les pays développés qui se sont jusqu'à présent goinfrés sur les dos des autres.


Dois-je préciser pour terminer que je suis très pessimiste sur ce qui nous attend dans les années qui viennent ?

Et il ne s'agit pas uniquement de ce qui se passe actuellement en Ukraine dont nous n'avons pas fini de voir les effets délétères.

Nous sommes presque sortis de la pandémie de Covid-19, sans pour autant être certains que ce soit vraiment complètement terminé, nous entrons dans une période de grande incertitude pouvant très bien mener à un troisième conflit mondial, et en arrière plan la pénurie énergétique alliée au réchauffement climatique attend nos enfants au tournant ; et comme par hasard ce sont les mêmes, quasiment, qui nient que nous ayons le moindre problème sur tous ces sujets.

Et malheureusement il semblerait que ce soient également les mêmes qui ne s'abstiennent pas de voter...


Nous sommes foutus, et là c'est bien moi qui le dis.


mardi 9 novembre 2021

Zemmour / Le Pen au deuxième tour, un scénario BAU...?

 Pour changer un peu de sujet et oublier un instant le Covid-19 et le réchauffement climatique on peut élucubrer sur la prochaine présidentielle.

Le Figaro nous offre un « baromètre de l'élection présidentielle » :

Résultats de « questionnaires auto-administrés en ligne » complétés du 3 au 5 novembre.

Nous sommes à cinq mois du premier tour qui aura lieu le 10 avril 2022, c'est à la fois très loin et très proche, donc nous pouvons considérer que cette « photographie » d'aujourd'hui montre assez correctement, dans les grandes lignes, ce à quoi nous devons nous attendre, mais en même temps (©Macron) nous devons nous méfier, d'une part parce qu'un sondage est toujours affecté d'une marge d'incertitude (ou d'erreur si vous préférez) non visible ici, et d'autre part parce qu'il peut se passer un « moment Fillon » que certains (pour l'instant il n'y a que moi) nomment le « Krach pénélopien » qui rebattrait complètement les cartes...

En 2017 Macron a bénéficié du « moment Fillon », en 2022 il pourrait très bien être victime d'un autre « moment » qui reste encore à inventer.

Mais on peut d'ores et déjà s'amuser à imaginer des scénarios, parmi lesquels je vous propose celui-ci :

  1. Zemmour : 18%
  2. Le Pen : 17,5%
  3. Macron : 17 %
  4. Bertrand : 15%
  5. Mélenchon : 10%
  6. Jadot : 8%
  7. Hidalgo : 7%
  8. Montebourg : 2%
  9. Dupont-Gnangnan : 2%
  10. Roussel : 2%
  11. Lassalle : 0,5%
  12. Arthaud : 0,5%
  13. Poutou : 0,5%

Vous pouvez vérifier, le total fait bien 100%, mes pourcentages sont donc parfaitement corrects !

Bon d'accord, ces résultats sont complètement délirants et n'ont aucune chance d'avoir le moindre soupçon de réalité quand le jour sera venu de dépouiller le scrutin du premier tour, n'est-ce pas ?

D'abord il faudrait que Zemmour se déclare candidat, ensuite qu'il obtienne les 500 signatures, enfin qu'il monte encore d'un petit point de pourcentage en passant de 17 à 18%, une tâche insurmontable il faut bien l'admettre, hein ?

Il faudrait également que Le Pen monte également de 1,5 point de pourcentage, ce qui me parait totalement inconcevable, hein !

Enfin il faudrait que Macron se casse la figure en chutant de 25 à 17%, soit une dégringolade de 8 points de pourcentage, fondamentalement extravagant, vous ne trouvez pas ?

Alors maintenant vient la question qui tue, que je me pose et que je vous pose également si vous avez eu la sottise de me lire jusqu'ici :

En cas de duel Zemmour / Le Pen au second tour pour qui irai-je voter ?

Et question subsidiaire que j'ai envie de mettre également sur le tapis parce qu'elle ne mange pas de pain :

Quelle bonne excuse pourrai-je inventer pour ne pas aller voter le 24 avril prochain ?

Ne vous pressez pas pour répondre à ces deux questions, en ce qui me concerne je pense que nous avons tout notre temps pour y réfléchir et trouver des solutions afin que cela n'arrive pas.

En fait c'est exactement comme le réchauffement climatique, vous n'êtes pas d'accord ?


samedi 26 décembre 2020

Bientôt 2022. Et après ?

 Voici donc la deuxième partie du billet que je vous avais promise dans Bientôt 2022. Avec la réponse à la question cruciale : quel rapport entre l'élection de 2022 et le réchauffement climatique ?

Commençons doucement afin de ne pas brusquer les âmes sensibles.

Avec mes sottisiers je m'amuse, c'est le mot, et j'espère aussi que j'amuse certains d'entre vous, du moins ceux qui ne se sentent pas visés, je m'amuse disais-je à répertorier les perles sur lesquelles je tombe au fil de mes lectures internetesques, avec notamment quelques préférences pour des sites comme Skyfall où je suis sûr de trouver mon bonheur avec tous les petits rigolos qui s'en servent pour refaire le monde depuis leur salon, confortablement assis dans leur canapé en train de boire une bière et de visionner la dernière vidéo de Raoult ou de Perronne.

Disons-le carrément, ces gens-là sont sans aucune importance, ce ne sont que des benêts insignifiants, pour la plupart anonymes, tout comme moi d'ailleurs ; la seule différence entre eux et moi c'est que je suis un benêt insignifiant et anonyme revendiqué qui a le tort de faire confiance à la science et de ne pas se précipiter la tête la première dans la moindre faille complotiste, ce qui m'évite de délirer et élucubrer en avançant des thèses fumeuses et funambulesques comme on peut en voir à la pelle sur les sites dits de « réinformation » dont Skyfall fait partie.

A l'extrémité supérieure du spectre « confusionniste » (à ne pas confondre avec le confucianisme qui peut lui aussi rendre confus) nous trouvons les professionnels de la désinformation dont la spécialité est de jeter le doute et le trouble parmi les lascars de la première espèce ci-dessus citée, avec il faut bien l'avouer un succès avéré ; en nous contentant de ne parler que du climat (pour le Covid-19 les ficelles sont différentes même si quelques unes sont communes) nous connaissons assez bien maintenant les ténors (du bar haut ?) de la disciplines, qui sont au passage essentiellement anglo-saxons : le maitre en relations publiques Marc Morano, un cador de la désinformation grassement rémunérée et complètement décomplexée ; Anthony Watts, ex-présentateur météo ayant jugé plus lucratif de créer un blog qu'il a réussi à hisser à la première place mondiale des sites de réinformation en matière de climat au logis ; Christopher Monckton, le petit lord qui se prend pour un pair du Royaume-Désuni et qui avec son diplôme de journalisme se pique de renverser la table de la physique en réinventant les lois de la thermodynamique selon son bon vouloir ; et de nombreux autres tels que Judith Curry, Richard Lindzen, John Christy et son acolyte créationniste assumé Roy Spencer, tous, à part Morano, ont la particularité singulière d'être des scientifiques ou d'avoir des bases scientifiques (pour Watts difficile de le qualifier de scientifique...) notamment en météorologie et/ou climatologie.

On peut également ajouter, sans trop de risque de se tromper, que tous sans exception sont rémunérés d'une façon ou d'une autre pour diffuser leurs réinformations douteuses (i.e. servant à répandre le doute), car on ne peut pas imaginer un seul instant qu'ils mouillent à ce point leur chemise gratuitement, « pour le bien de l'humanité » !

Ainsi Anthony Watts blague souvent sur le chèque qu'il attend toujours de « Big Oil » et ses adorateurs relaient avec délectation ce genre de plaisanterie, par exemple dans Requesting some assistance :

dbstealey

August 28, 2013 4:28 pm

A hundred coming your way.
Folks, there is no more honorable and faithful advocate of honest science than Anthony Watts. Please do what you can, even if it’s only the cost of a Big Mac. We need someone to speak for us, and Anthony’s Big Oil paycheck has been delayed this month for some reason…
Une centaine [de dollars] arrive vers [Anthony Watts].
Mes amis, il n'y a pas de plus honorable et fidèle défenseur de la science honnête qu'Anthony Watts. Faites ce que vous pouvez, même si ce n'est que le coût d'un Big Mac. Nous avons besoin de quelqu'un pour parler en notre nom, et le chèque de salaire d'Anthony de Big Oil a été retardé ce mois-ci pour une raison quelconque...

On peut voir le même genre de blague non dans un commentaire mais directement dans un article, comme dans Home Invasion écrit par Willis Eschenbach, un des multiples clones désinformateurs affiliés à la sphère wattsienne :

So Anthony, I’m proud to claim you among my friends, and [...] we both know there’s no money in the blog game, and the Big Oil paycheck is always just mailed yesterday and will arrive tomorrow.
Donc Anthony, je suis fier de te compter parmi mes amis, et [...] nous savons tous les deux qu'il n'y a pas d'argent dans le jeu des blogs, et le chèque de paie de Big Oil vient tout juste d'être posté hier et arrivera demain.

Ah ah ah, vraiment trop drôle ! Quel humour ce Willis, mais aussi quel fin psychologue, ne l'oublions pas, car en effet si l'on veut désamorcer une bombe sur le point d'exploser le meilleur moyen n'est pas d'attendre à côté d'elle et de nier qu'elle va exploser, c'est de carrément aller la neutraliser par une action positive ; ainsi on prétend qu'il n'y a aucun chèque de Big Oil en plaisantant sur le chèque de Big Oil qu'on ne va pas tarder à recevoir, ce n'est pas plus compliqué que cela. Mais tout le monde ne se laisse pas duper par ces stratagèmes puérils, ainsi dans Anthony Watts responds to a paper on climate misinformation with misinformation about the paper on peut lire :

Anthony Watts is either a liar, or illiterate. And he’s just proven it. This shouldn’t be unexpected news to anyone at this point, but his latest post for Heartland, necessary to justify the paycheck he’s getting from that fossil-fuel-funded organization, makes it painfully obvious.
Anthony Watts est soit un menteur, soit un illettré. Et il vient de le prouver. Cela ne devrait être une nouvelle inattendue pour personne à ce stade, mais son dernier billet pour Heartland, nécessaire pour justifier le salaire qu'il reçoit de cette organisation financée par les combustibles fossiles, le rend douloureusement évident.

On peut véritablement douter qu'Anthony Watts et ses petits copains se donnent autant de peine et ne ménagent ni leur temps ni leurs efforts qu'en ayant comme seul objectif que celui d'informer en toute objectivité la population inculte qui leur fait confiance ; la seule hypothèse plausible est qu'ils font cela pour de l'argent, car business is business et l'argent n'a pas d'odeur comme chacun sait. Il est simplissime pour les grandes industries (Exxon, BP, Peabody Energy, etc.) de cacher les virements effectués en direction de tous les gentils désinformateurs qui œuvrent pour retarder voire annuler des réglementations qui leur seraient défavorables, et c'est un comptable qui vous le dit ! Dans les dizaines (ou centaines...) de milliers d'écritures qui peuplent la comptabilité de ces géants bien malin celui qui pourrait dénicher les transferts d'argent somme toute minimes en regard des autres opérations enregistrées ; il faudrait qu'un lanceur d'alerte, un contrôleur de gestion ou un réviseur comptable ayant la fibre écologiste par exemple, arrive à déceler que tel montant de quelques milliers de dollars a été versé à quelqu'un rémunéré uniquement pour falsifier ce que dit la science « officielle »...On voit bien que la probabilité que cela arrive est proche du zéro absolu.

Nous avons donc deux extrêmes : d'un côté les gros naïfs qui gobent tout ce que ceux de l'autre côté leur ont savamment concocté moyennant finance, et cela au bénéfice exclusif des industriels qui désirent, on les comprend, garder leurs avantages le plus longtemps possible.

Mais entre les deux nous avons (je parle ici uniquement de la France, cependant on peut extrapoler la chose à bien d'autres pays) des intermédiaires, des sortes d'interfaces entre les pointures désinformatrices professionnelles anglo-saxonnes et la base inculte et parfois quasiment analphabète prête à avaler l'hameçon avec l'asticot et même la ligne entière ; ces entremetteurs ont pour noms Benoit Rittaud, François Gervais, Rémy Prud'homme, Jean-Marc Bonnamy, Bernard Beauzamy, Christian Gérondeau, Claude Allègre, plus quelques autres dont le nom ne me vient pas immédiatement à l'esprit.

Tous ces maquignons (synonyme d'intermédiaires rusés cachant habilement les défauts de leur marchandise) ont plusieurs points commun, et notamment deux remarquables :

  1. ils ont tous une formation scientifique, ou du moins de solides bases scientifiques, dont ils se servent pour mettre en avant des discours fantaisistes sur le changement climatique ;
  2. ils sont tous adulés et largement cités par les médias...d'extrême droite !
Ainsi Benoit Rittaud publie régulièrement sur Valeurs Actuelles, le magazine de chevet des adhérents du Rassemblement national ; François Gervais a les honneurs d'Egalité et Réconciliation, le site d'Alain Soral ; Rémy Prud'homme aime à se produire en duo avec André Bercoff sur Sud Radio ; Jean-Marc Bonnamy est loué sur Boulevard Voltaire ; Bernard Beauzamy se donne en spectacle chez de Lesquen sur Radio Athéna ; Christian Gérondeau comme son copain Prud'homme va se prostituer avec entrain chez Bercoff sur Sud Radio ; quant à Claude Allègre si on ne le voit pas dans la fachosphère c'est que tout le monde l'a oublié et qu'il ne sert plus à rien afin de faire avancer la cause climatonégationniste* !

A ce stade-là vous devriez arriver à faire le rapprochement entre l'élection de 2022 et le réchauffement climatique. Non ? Toujours pas ?

Alors permettez-moi de reprendre ce que j'écrivais à la fin de la première partie de ce billet :
Par conséquent le second tour verrait s'opposer Marine Le Pen à...un autre candidat, soit Emmanuel Macron, soit l'heureu-zélu de chez Les Républicains s'ils arrivent à trouver la perle rare qui sortirait d'une moule avariée...
Je ne vais pas vous faire un dessin ou un long discours, si ce n'est pas en 2022 ce sera pour un peu plus tard, et si ce n'est pas Marine Le Pen ce sera sa nièce Marion Maréchal que l'on verra en bonne position pour disputer le trône de France à un quelconque candidat qui aura réussi à sortir de son panier de crabes local.

Cela ne veut pas dire que le Rassemblement national gouvernera la France obligatoirement dans les années ou les décennies qui viennent, cela signifie seulement que si l'on se réfère à ce qui est arrivé à nos « amis » d'outre-Atlantique je ne vois pas pourquoi nous serions immunisés contre une telle pantalonnade. Donc les probabilités ne sont pas particulièrement favorables pour que nous évitions un désastre trumpien qui ferait plonger notre pays dans les abimes du ridicule dans lesquels les Etats-Unis se sont vautrés pendant quatre longues années.

Par conséquent je vous pose maintenant la question qui tue (ou à cent balles si ça peut vous rassurer sur mes intentions) : dans l'hypothèse où Marine Le Pen ou Marion Maréchal arriveraient à investir les salons de l'Elysée au point d'être capables d'en refaire la décoration, qui pensez-vous qu'elles écouteraient sur les sujets touchant à l'écologie en général et le climat en particulier ?

Si vous répondez Jean Jouzel (s'il est encore vivant ou en état de marche), ou Hervé Le Treut, ou Valérie Masson-Delmotte, ou François-Marie Bréon, c'est que vous n'avez pas été suffisamment attentifs ; par contre si vous répondez Benoit Rittaud, François Gervais, Rémy Prud'homme et les autres déjà cités, alors là félicitations, vous avez tout compris !

Cela dit quand on voit l'intérêt que suscite le changement climatique chez Emmanuel Macron, et l'énergie qu'il met à le combattre, on n'a plus aucun doute sur les décisions volontaires et décisives que prendraient nos pimprenelles biberonnées à la réinformation. Et je ne vous parle même pas de ce qu'elles feraient en cas de nouvelle pandémie...


* Le terme climatonégationniste que j'emploie ici est assumé, il ne s'agit pas d'une erreur de ma part. J'ai déjà à plusieurs reprises dit dans mon blog que cette expression entrerait tôt ou tard dans le langage courant et que le mot négationniste ne serait plus employé exclusivement pour désigner quelqu'un qui nie les crimes nazis perpétrés durant la seconde guerre mondiale contre les Juifs (sans oublier les gens du voyage alors appelés les tsiganes) ; un jour ou l'autre les dictionnaires accepteront l'entrée climatonégationniste (avec ou sans trait d'union), ce n'est qu'une question de temps, pour l'instant ce terme est déjà employé, notamment très récemment dans un livre publié par le collectif Zetkin avec pour titre Fascisme fossile et publié aux éditions La fabrique. Dès le premier chapitre le ton est donné, puisqu'il s'intitule Les fortunes du négationnisme climatique !


mardi 22 décembre 2020

Bientôt 2022

Nous avons vécu une année 2020 qui restera dans les mémoires, et 2021 sera guère meilleure, nous serons toujours sous surveillance coronavarienne d'une part et d'autre part les Etats-Unis, et par voie de conséquence le monde en général, seront affectés par le syndrome du « perdant qui a gagné et s'est fait voler sa victoire », soutenu par une grande proportion des Américains ainsi que par tout ce que le reste de la planète compte de proto-fascistes ou de fascistes en devenir ; bref que du bonheur qui nous attend l'an prochain.

Mais l'année d'après sera également un bon cru pour nous autres Français (désolé pour les Belges, Suisses ou Québécois qui me lisent, mais en politique je ne parle que de ce que je connais) puisque ce seront les présidentielles après cinq ans de macronitude.

Le présent billet va parler de cela mais également de réchauffement climatique, et pour ménager le suspense vous le lirez en deux parties : la première partie que vous êtes en train de vous farcir évoquera donc mes prédictions toutes personnelles concernant les chances de chacun de l'emporter en 2020 ; dans la seconde partie ce sera le réchauffement climatique qui sera à l'honneur, et si vous ne voyez pas le rapport entre les deux parties soyez patients, tout vient à point pour qui sait attendre !

Petit rappel des événements.

En janvier 2017 je pronostiquais pour le premier tour ce qui suit dans Qui sera le prochain Napoléon ? :

  • Mélanchon : 20%
  • Hamon : 20%
  • Macron : 20%
  • Bayrou : 20%
  • Fillon : 20%
  • Le Pen-Pon : 20%

Je blaguais à moitié évidemment, avec Le Pen-Pon mais aussi avec un total de 120%, mais à l'époque bien malin qui pouvait dire quel serait le résultat du premier tour.

Personne alors ne savait que Bayrou allait se désister et, surtout, que Fillon allait exploser en plein vol avec l'« affaire Penelope ». Il ne restait donc que cinq candidats qui au final ont obtenu les scores suivants au premier tour :

  • Mélanchon : 19,58%
  • Hamon : 6,36%
  • Macron : 24,1%
  • Fillon : 20,01%
  • Le Pen-Pon : 21,3%
Les seuls sur lesquels je me suis lamentablement planté sont donc Fillon qui, sans la catastrophe pénélopienne, aurait certainement obtenu davantage que les 20% que je lui attribuais, et Hamon, mais qui aurait pensé que le PS allait plonger aussi bas, hein ?

Je ne parlerai pas (tout de suite) des résultats du second tour qui donnent le vainqueur du match de pugilat, je vais donner pour l'instant mes impressions concernant le premier tour de 2022.

En partant de la gauche, c'est-à-dire du haut de la liste telle que vous la voyez au-dessus de ces lignes, nous avons notre premier concurrent, Jean-Luc Mélanchon dit la Méluche. A mon avis celui-ci est largement démonétisé par rapport à 2017 qui l'a vu réussir un excellent score de 20% (en arrondissant), donc je ne le vois pas faire un meilleur résultat, ou alors ce serait un miracle et/ou il se passerait des choses d'ici 2022 qui feraient qu'il remonterait la pente qu'il a consciencieusement descendue depuis sa défaite. Pourquoi pas après tout, cependant je ne lui donne que 15% de votes.

Un peu moins à gauche mais à gauche quand même qu'avons-nous donc ? Après la déconfiture hamonesque il est difficile de voir comment Olivier Faure pourrait faire mieux que les 6 et quelques pourcents de son prédécesseur ; mais par mesure de charité et en croyant dur comme fer qu'il peut remonter une pente savonneuse avec ses tongs je lui donnerai charitablement...10% !

Je ne parlerai pas des communistes (et assimilés, tels que les anticapitalistes ou Lutte Ouvrière) et des écologistes, ces derniers brillants au plan européen mais inexistants au niveau local, je leur octroierai généreusement 2 à 3% à eux tous, donc rien de bien saillant.

Au centre nous aurons Emmanuel Macron, à défaut d'avoir Bayrou qui ne devrait pas lui faire de l'ombre en tentant de se représenter avant de finalement se désister comme il sait si bien faire ; mais nous aurons un Macron fatigué par cinq années de pouvoir « cahotique » (mais pas tant chaotique que certains le prétendent) avec de nombreux déçus de la deuxième heure après avoir été des chaleureux partisans de la première. C'est pour cela que je ne lui accorderai que 20%, pas plus, nombre de ses électeurs de 2017 s'étant déportés les uns vers la gauche au PS (peu vers la Méluche), les autres vers la droite ou ce qu'il va en rester, quelques uns vers l'extrême droite et une poignée vers le parti de l'abstention.

Nous avons ensuite la droite dite « traditionnelle » représentée actuellement par Les Républicains, mais je ne vois personne susceptible de se porter candidat pour 2022...et je ne suis pas le seul ! En effet, dans Pour 2022, LR veut un «candidat naturel» nous apprenions le 17 décembre dernier que « Le bureau politique des Républicains a définitivement entériné ce mercredi que rien ne serait tranché quant au choix de son champion à la présidentielle avant l’été »...avec ça nous sommes bien plus avancés ! Evidemment il ne sera pas question de Fillon, définitivement grillé jusqu'à la fin de ses jours, quant à Bruno Lemaire ou Gérald Darmanin ils subiront l'« effet Macron » à moins qu'ils ne démissionnent très prochainement afin de se refaire une virginité ; pour ce qui est de Christian Jacob, son charisme de betterave crue n'est pas fait pour le propulser aux plus hautes fonctions de l'Etat, mais je peux me tromper, on a bien vu ce qu'il en a été avec Hollande ! Quel que soit le candidat choisi (à moins que ce ne soit une candidate...) je ne lui donne pas plus de 20%.

Nous arrivons enfin à l'extrémité droitiste du grand théâtre des ombres constitué par la politique française, soit le côté cour puisque le côté jardin est notamment occupé, cela va de soi, par les écologistes. Nous aurons donc très probablement une nouvelle fois Marine Le Pen qui, malgré sa pitoyable prestation d'entre deux tours face à Macron, oubliée dans le cerveau de poisson rouge de ses électeurs, devrait réussir d'après moi un score encore meilleur qu'en 2017.

Regardons l'historique des premiers tours si vous le voulez bien :

Vous voyez le schéma ?

En 2007 grosse fatigue au FN avec un Jean-Marie dépassé qui accuse le poids des ans ; il laisse sa place à fifille qui reprend le flambeau en obtenant dès sa première participation un meilleur score que ce que son papa adoré avait réussi dans le holdup du siècle réalisé aux dépens du pôvre Lionel Jospin !

Qu'attendre alors de 2022 ? Personnellement je vois la Marine atteindre sans trop de difficulté...les 25% !

Récapitulons si vous le voulez bien :
  • Jean-Luc Mélanchon : 15% ;
  • Olivier Faure : 10% ; 
  • Emmanuel Macron : 20% ;
  • Monsieur ou madame X des LR : 20% ;
  • Marine Le Pen : 25%
Le total fait 90%, donc les 10% restants se répartiraient entre les inévitables Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, Philippe Poutou, François Asselineau et Nathalie Arthaud, ou leurs successeurs, car ils en auront pour sûr.

Par conséquent le second tour verrait s'opposer Marine Le Pen à...un autre candidat, soit Emmanuel Macron, soit l'heureu-zélu de chez Les Républicains s'ils arrivent à trouver la perle rare qui sortirait d'une moule avariée...


Vous ne voyez toujours pas le rapport avec le réchauffement climatique ?

Arrêtez de trépigner et laissez -moi un peu de temps pour rédiger la seconde partie, à lire bientôt...

Peut-être l'année prochaine, allez savoir.

*****

Finalement ce ne sera pas l'année prochaine ! Voir Bientôt 2022. Et après ?, et vous aurez la réponse tant attendue.