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dimanche 1 juin 2025

Au pied du mont Tauch

 Faire des randonnées en suivant les instructions de topoguides comme on peut en trouver par exemple sur Visorando comporte des avantages et des (petits) inconvénients : tout d'abord cela nous permet de découvrir des lieux où l'on n'aurait jamais eu l'idée de mettre le pied tellement le stock de sites à découvrir est immense (et je parle uniquement de la France...) ; mais on peut se trouver face à des désagréments tels que des indications imprécises, ou erronées, ou caduques, ou que sais-je encore.

Quoi qu'il en soit il convient de remercier les auteurs de ces topoguides et de leur pardonner les minuscules misères qu'ils peuvent parfois nous occasionner. Quand on s'engage dans une randonnée on est toujours soi-même responsable du déroulé des opérations ; le topoguide n'est qu'un élément à prendre en compte et il est malhonnête de s'en prendre à quelqu'un qui a fait l'effort de vous donner des indications sur l'itinéraire que vous avez choisi. Il vous incombe de vous munir des éléments essentiels permettant un bon cheminement, à savoir une carte et une boussole, plus un altimètre si des données d'altitude sont fournies et peuvent s'avérer utiles.

Ce samedi 31 mai la journée nous était promise par la météo magnifique, très chaude et parfaitement ensoleillée, et nous n'avons pas été déçus.

La balade sélectionnée sur Visorando est Les Contreforts du Mont Tauch, que j'ai choisi de nommer "au pied du mont Tauch" par esprit de contradiction pour deux raisons :

  • Les majuscules sont à proscrire avec des noms communs tels que contrefort et mont ;
  • Les contreforts en question n'ont été qu'effleurés durant la première partie de la boucle.
Oui je sais c'est mesquin, mais je me soigne et en plus il n'y a pas mort d'homme.

Cette balade vaut le détour, ce qui fait partie des avantages, mais les indications laissent à désirer et doivent être prises avec des pincettes et les précautions d'usage ; je ne citerai que deux exemples :
  1. Le point 3 est fantaisiste, car non seulement il n'existe pas de "virage à gauche" mais surtout la piste en question n'existe tout simplement pas, il s'agit d'une simple sente envahie par une végétation épineuse qui vous rebute dès les premiers mètres (il n'y a donc pas d'autre solution que de continuer tout droit jusqu'à atteindre le GR36A) ;
  2. Juste avant le point 4 où l'on rejoint une large piste équestre il y a une forte descente très malcommode qui n'est pas mentionnée (à déconseiller après un épisode pluvieux...)
A noter que l'indication du point 3 "Dans un virage à gauche, prendre la piste face à vous" me semble plutôt concerner un point situé entre le 2 et le 3, ce qui au passage (c'est le cas de le dire) m'a induit en erreur et m'a fait gravir inutilement une piste qui s'est révélée être une impasse (elle est mentionnée sur la carte par un simple trait noir que j'ai pris pour cette fameuse piste fantôme)

Pour ces petites imprécisions l'auteur du topoguide sera condamné à effectuer l'itinéraire sur les genoux, y compris en allant jusqu'à la mine que quelques commentateurs ont trouvé inintéressante, ce qui explique que j'ai évité de m'y rendre.

Pour cette balade j'étais muni de ma montre Forerunner 255 qui m'a donné les informations suivantes après synchronisation sur mon application Garmin :

Près de 15 km en 5 heures et des brouettes.

A comparer avec les données du topoguide :
  • Durée 5 heures
  • Distance 13,19 km
  • Dénivelé positif : 440m
  • Dénivelé négatif : 443m
  • Difficulté : moyenne
Pour le dénivelé (ou la dénivelée) ma montre indique 529,0 m en ascension ainsi qu'en descente, ce qui prouve bien que le point de départ et celui d'arrivée sont exactement à la même altitude...

A noter que l'application Strava donne ce qui suit :

Seulement 4 heures et 5 minutes de déplacement effectif pour Strava.


Mais Garmin n'est pas d'accord en ce qui concerne les temps d'arrêt :

3 heures et 40 minutes de déplacement effectif pour Garmin.


Comment expliquer les 25 minutes d'écart entre les deux applications ? J'ai naturellement posé la question à ChatGPT :

*****

Strava et Garmin me donnent des durées de déplacement différentes avec un écart de 25 minutes pour un temps écoulé total de 5 heures et 8 minutes identique pour les deux applications. Qu'est-ce qui peut expliquer qu'avec apparemment les mêmes informations et en donnant un temps écoulé total identique il y ait autant d'écart sur la durée de déplacement ?

C’est une excellente question, et la réponse repose principalement sur la façon dont Strava et Garmin définissent et calculent la "durée de déplacement", car ce terme n’a pas de définition universelle : chaque plateforme applique ses propres critères.

1. Définitions différentes du "temps de déplacement"

Voici comment les deux plateformes abordent généralement la question :

🟠 Garmin :

  • Utilise souvent les données de mouvement GPS brut.

  • Le temps de déplacement correspond à la période où l’appareil détecte une vitesse non nulle.

  • Garmin peut appliquer un seuil très faible de vitesse (par exemple, tout mouvement supérieur à 0,5 km/h) pour considérer que vous êtes en déplacement.

  • Il peut y avoir une légère inertie dans la détection d’arrêt (par exemple : pause courte ou mouvements lents = encore comptés comme déplacement).

🟠 Strava :

  • Strava "retraite" les données GPS après coup.

  • Son algorithme identifie des périodes où vous êtes immobile ou allez très lentement (en deçà d’un seuil, souvent variable selon l’activité).

  • Il élimine alors ces périodes de la durée de déplacement. Strava est plus agressif que Garmin pour couper les pauses ou déplacements très lents (comme lorsqu’on s’arrête quelques secondes ou marche lentement).

2. Exemples concrets de différences

Prenons un scénario simple :
Vous partez en rando 5h08 au total.
Vous faites 3 pauses longues (déjeuner, photos, repos) et plusieurs arrêts brefs.

  • Garmin peut comptabiliser 4h50 de déplacement, car même pendant des déplacements très lents ou des pauses brèves, il continue à considérer que vous êtes en mouvement.

  • Strava, de son côté, peut réduire ce chiffre à 4h25, car il coupe tous les moments avec peu ou pas de mouvement, y compris certaines phases lentes.

3. Autres facteurs possibles

  • Paramètres de pause automatique (auto-pause) : si elle est activée ou non, et comment elle est interprétée.

  • Type d’activité détectée : Strava peut adapter ses seuils selon qu’il s’agisse de course à pied, rando ou vélo.

  • Données importées ou directes : Si votre activité a été d’abord enregistrée sur Garmin, puis synchronisée sur Strava, Strava va réinterpréter les données à sa manière.


✅ En résumé

L’écart de 25 minutes sur une activité de 5h s’explique par :

  • une différence d’algorithme dans la détection des périodes de mouvement ;

  • des seuils différents pour déterminer ce qui est un "déplacement" ;

  • potentiellement l’utilisation de lissage ou de corrections post-enregistrement par Strava.

Souhaitez-vous que je vous aide à analyser un exemple précis (par exemple en partageant une activité Strava) ?

En l'occurence c'est plutôt Garmin qui s'est montré "plus agressif' en me donnant un temps de déplacement de 3 heures 40 contre 4 heures 5 pour Strava...

Merci pour cette précision ! Elle est très intéressante car elle inverse l’hypothèse habituelle : dans la plupart des cas, Strava est plus agressif pour retirer les temps d’arrêt, mais dans votre cas, c’est Garmin qui donne un temps de déplacement nettement plus court.

Cela peut s’expliquer par plusieurs hypothèses spécifiques à votre sortie et au fonctionnement interne des deux plateformes. Voici les pistes les plus probables :


🔍 1. Fonction "Auto Pause" activée sur Garmin

Si l'auto pause est activée sur votre montre ou appareil Garmin, elle interrompt activement le chrono de déplacement dès que la vitesse descend en dessous d’un certain seuil, souvent de manière plus stricte que ce que Strava applique a posteriori.

  • Exemple : si vous marchez très lentement en montée ou en terrain difficile (ex. 2 km/h), Garmin peut considérer que vous êtes à l’arrêt, alors que Strava compte cela comme du déplacement lent.

  • Résultat : Garmin exclut plus de temps, donc un déplacement plus court.


🛠 2. Type d’activité influençant le traitement

  • Sur Strava, les randonnées sont souvent traitées de manière plus tolérante, car il est normal d’avoir des vitesses faibles, donc il garde davantage de temps comme "en mouvement".

  • Garmin peut traiter les données de manière plus stricte selon que vous avez sélectionné “Randonnée” ou un autre profil (comme “Marche”).


🗺 3. Précision GPS et filtres de mouvement

Garmin utilise les données GPS en direct avec des seuils liés à la vitesse et à l’accélération. Il se peut que sur votre sortie :

  • le signal GPS ait été faible par moments (bois, gorges, météo), et Garmin n’ait pas détecté de mouvement clair ⇒ il considère que vous êtes arrêté.

  • Strava, en revanche, peut "reconstruire" un déplacement plus fluide en lissant les données, comblant certains trous de GPS, et donc allongeant artificiellement le temps de déplacement.


🧮 4. Temps d'arrêt très courts ou flous

Si vous avez fait de nombreuses pauses courtes (15–45 secondes) :

  • Garmin peut les ignorer totalement avec l'auto-pause active.

  • Strava peut les inclure partiellement dans le temps de déplacement, selon ses seuils.


🧭 Conclusion

Dans votre cas :

✅ Garmin a très probablement :

  • activé l’auto-pause stricte,

  • ou interprété des mouvements lents comme des arrêts,

  • ou réagi à un signal GPS instable.

✅ Strava, à l'inverse :

  • a probablement intégré les déplacements lents,

  • et appliqué un traitement postérieur plus souple pour la randonnée.


📌 Pour mieux comparer :

Vous pouvez vérifier ces éléments :

  • Dans Garmin Connect → Paramètres de l’activité → est-ce que l’auto-pause est activée ?

  • Dans Strava, regardez la carte de l’activité : les arrêts apparaissent parfois comme des "trous" ou des pauses marquées.

  • Comparez la vitesse moyenne en déplacement indiquée par les deux services : elle sera plus élevée sur Garmin si elle a exclu plus de temps.

Souhaitez-vous que je vous aide à lire ou comparer les données d'une activité précise ? Vous pouvez me copier les infos ou m’envoyer une capture.

*****

Bon, comme mon auto-pause est désactivée dans mon activité randonnée sur ma montre Garmin les explications de ChatGPT ne me satisfont pas et je ne suis pas plus avancé, si quelqu'un a une idée qu'il veuille bien se faire connaitre. Quoi qu'il en soit cela ne m'empêchera pas de dormir si je n'ai pas la réponse à ce mystère.

Pour terminer ce billet de manière plus plaisante voici quelques photos qui vous donneront peut-être envie.

Avant le départ une petite partie de ping pong vous tend les bras à côté du plan d'eau de Maisons.

Et c'est parti avec un petit raidillon dès le début.

Le nombre de plantes en fleurs sur le trajet est impressionnant en cette saison.

Une ligne à haute tension coupe quasiment l'itinéraire en deux.

A noter que cette ligne à haute tension, ainsi que les éoliennes au sommet du mont Tauch, donnent des boutons à certains randonneurs, ce qui n'est pas mon cas.

Le pic de Bugarach semble à portée de main...au téléobjectif !

Les genêts sont omniprésents.

La fameuse piste du point 3, à réserver aux sangliers.

Le chateau de Queribus et le Canigou dans le lointain.

Si ça vous dit un détour par le mont Tauch c'est ici à droite.


La route fleurie (ici une petite portion)

Des feuilles pour les chèvres ?

Ce n'est pas vraiment pour du tir au pigeon.

La réponse à la photo précédente est à chercher du côté d'Astrid de Sologne.

Une mer de fleurs et des iles arborées.

A noter que les éoliennes du mont Tauch en arrière-plan sont à peine visibles et ne gâchent en rien le paysage.

En voici une qui a le bourdon.

Que de fleurs, que de fleurs ! aurait pu dire Mac-Mahon.

Dans la forêt de pins il n'y a pas que des pins (ici ce qui ressemble à un cèdre)

Des chardons bleus à ne pas confondre avec des artichauts...


Attention, certaines des photos ci-dessus vont très vite devenir obsolètes, la floraison n'ayant qu'un temps limité !


dimanche 27 octobre 2024

Match Polar M30 vs Garmin Forerunner 255

 Je me suis fait un petit plaisir en achetant une montre Garmin, modèle Forerunner 255, pour le prix raisonnable de 288 euros. Je dis "raisonnable" car elle est proposée par Garmin à 350 euros, alors qu'on peut se la procurer pour bien moins cher chez i-run par exemple (je la vois même à 279 euros maintenant...)

Jusqu'à présent j'utilisais la Polar M30 qui m'avait été conseillée par penseur saumon, un de mes lecteurs que je salue au passage, une montre que j'avais achetée pour environ 120 euros. Cette montre avait remplacé pour mes randonnées les deux GPS dont l'un, le Backtrack D-tour, était tombé en panne deux fois et l'autre, le GPSport 245+ d'Holux, m'avait laissé en plan, la société qui l'exploitait ayant apparemment disparu et les cartes Google n'étant plus disponibles (probablement parce que les droits n'étaient plus payés j'imagine) ; pour ce second GPS qui m'avait fait faux bond voir mon billet Le ru d'Enfer et les mines de Crabioules, ainsi que mes déconvenues avec le GPSport 245+ d'Holux..., dans lequel penseur saumon m'avait conseillé la Polar M30.

Aujourd'hui dimanche, jour de mon "long run" prévu dans mon plan d'entrainement Strava, j'en ai profité pour tester grandeur nature ma nouvelle montre en gardant toutefois l'ancienne afin de pouvoir comparer les deux. Au poignet gauche la Garmin, au droit la Polar. Tout d'abord voici la synthèse visible sur Strava qui a enregistré les données des deux montres :

Données de la Polar M30.

Données de la Garmin Forerunner 255.

Première constatation, la distance n'est pas la même, il y a une différence de 500 mètres entre les deux montres, ce qui dénote un problème de GPS d'une des deux montres au minimum, voire des deux...

Je sais par expérience que le GPS de la Polar M30 présente quelques faiblesses : à de nombreuses reprises il peut perdre le signal, sans aucune raison apparente puisque cela se produit même en terrain découvert et par beau temps ; par ailleurs pour exactement le même parcours il donnera chaque fois des distances différentes, pouvant aller jusqu'à plusieurs centaines de mètres d'écart. D'un autre côté Garmin semble réputé sur la précision de ses GPS, et l'on peut lire ceci sur le site du fabricant :

Les récepteurs GPS actuels sont très précis grâce à leur système multi-canaux parallèles. Certains facteurs atmosphériques et autres sources d'erreurs peuvent affecter la précision des récepteurs GPS. Les récepteurs GPS Garmin® sont précis jusqu'à 15 mètres (49 pieds) 95 % du temps. Généralement, les utilisateurs obtiendront une précision de 5 à 10 mètres (16 à 33 pieds) dans des conditions normales.

Je veux bien croire Garmin quand je compare une portion d'itinéraire issue des deux cartes :

Tracé Polar M30.

Tracé Garmin Forerunner 255.

Comme on peut le voir la Polar présente de nombreuses ruptures identifiées par les pointillés, alors que la Garmin est toujours restée en contact avec ses satellites.

Il y a aussi quelque chose qui me gène énormément avec la Polar, une anomalie que je n'ai pas réussi à résoudre, à savoir que sur Strava les données de temps sont incorrectes, des temps de repos étant artificiellement décomptés du temps total, ce qui a pour résultat de me faire courir plus vite que mon allure réelle ; pour illustrer ce problème, qui n'existe pas avec la Garmin, voici la comparaison des deux montres sur Strava :

Données Polar M30.

Données Garmin Forerunner 255.

On constate que Strava enregistre deux sortes de temps :

  • le temps écoulé (= temps total)
  • la durée de déplacement
Ces deux notions sont définies ainsi par Strava :

Durée de déplacement
  • La fonctionnalité de durée de déplacement de Strava est utilisée pour les activités de course à pied ne dépendant pas de la compétition loyale (courses et segments). Nous employons deux méthodes pour calculer la durée de déplacement.
    • Si le coureur ne se sert pas de la fonctionnalité de pause sur son appareil Garmin, nous détectons automatiquement les moments où il se repose, et calculons la durée de déplacement et l’allure à l’aide des données GPS uniquement. Pour les activités de course, le seuil de déplacement correspond à toute allure supérieure à 30 minutes par mile.
    • Si le coureur choisit de mettre son activité de course à pied en pause sur son appareil Garmin, nous tenons compte de ce choix et représentons la durée de déplacement en fonction du temps et de l’allure indiqués sur le GPS.
Temps écoulé
  • Le temps écoulé sert à l’analyse de l’allure de l’ensemble des courses à pied, à l’affichage des tours et aux efforts de segments. Le temps écoulé mesure le temps écoulé total de la course, arrêts et pauses compris. Nous croyons qu’il s’agit de la manière la plus juste et exacte de représenter l’allure des efforts d’entraînement et des compétitions de course à pied.

Ainsi avec la Garmin aucun problème, les deux durées sont identiques, à quelques secondes près, ce qui donne pour la course de ce jour une allure de 8,27 minutes au kilomètre, alors qu'avec la Polar Strava me calcule une allure stratosphérique de 6,21 minutes au kilomètre, soit 2 minutes de moins !

J'ai pourtant essayé de paramétrer sur la Polar des pauses à 0mn/km, en pensant que Strava ne prendrait pas en considération mes quelques baisses de régime où il m'arrive de faire du 9mn/km, et même plus en cas de montée raide, mais rien n'y fait, on dirait que Strava ne calcule correctement qu'avec Garmin, d'ailleurs on peut constater que dans les définitions des deux temps seul Garmin est mentionné...

Je ne vais pas faire la recension de toutes les différences entre les deux montres, elles sont nombreuses et sont globalement à l'avantage de la Garmin, mais il y a une fonctionnalité qui risque de me manquer chez Polar, à savoir ce beau graphique :

Statut de récupération de la Polar M30.

Chez Garmin je n'ai rien vu de tel, par contre il y a une pléthore de statistiques, dont celle-ci qui pourrait éventuellement ressembler au graphique de la Polar (avec beaucoup d'imagination) :

Body Battery de la Garmin.

Evidemment comme il s'agit de la première utilisation de la Garmin il faudra attendre un peu, une semaine ou deux, afin de voir l'image globale sur une longue période ; en tout cas en consultant ces deux graphiques, tant Polar que Garmin me conseillent de me reposer.

J'y vais de ce pas.


jeudi 20 juillet 2023

Le Tarbésou et les étangs de Rabassoles

 Encore une randonnée piochée (en partie) sur le site Visorando : La boucle du Pic de Tarbésou et des Étangs de Rabassoles.

Je dis en partie car j'ai esquivé le petit détour par l'étang principal de Rabassoles situé en contrebas et donc nécessitant un aller-retour inutile quand on connait déjà (voir Les étangs de Rabassoles et de Balbonne)

La journée fut chaude mais sans excès, un vent rafraichissant soufflant continument sur les crêtes.

Ma montre GPS Polar n'étant pas entièrement chargée la batterie m'a lâché peu avant l'arrivée :

Données générales.

Il doit manquer environ 2 kilomètres et une bonne trentaine de minutes, ce qui nous donnerait les statistiques suivantes :

  • Durée : entre 5h15 et 5h30
  • Distance : environ 16 km
A comparer avec ce que nous dit le topo Visorando :

  • Durée : 5h50
  • Distance : 12,88 km

Mais il faut bien sûr tenir compte du fait que je n'ai pas fait le bout de chemin qui consiste à descendre à l'étang de Rabassoles puis revenir en remontant la pente sur un kilomètre et quelques centaines de mètres.

Voici les vues satellite et terrain :

Vue satellite.

Vue terrain.

A comparer avec la carte Visorando :

Itinéraire Visorando.

L'itinéraire ne présente aucune difficulté si ce n'est sa longueur sur un terrain qui demande parfois un minimum d'attention et, surtout, la montée au col (et non au pic comme indiqué par erreur) de la Coumeille de l'Ours qui est une véritable épreuve !

Quelques photos pour agrémenter la sauce.

Dès le départ ne surtout pas rater la mer de nuages surplombant la vallée au-dessus d'Ax-les-Thermes :

Nous étions dans cette purée de pois peu de temps auparavant.

Un bistro à vaches.

La station d'Ascou-Pailhères toise l'océan de nuages.

Une ile au milieu de la mer démontée.

Le Roc Blanc dans toute sa majesté.

Un habitué des lieux qui attend probablement qu'on lui lance quelques miettes.

Depuis le sommet du Tarbésou la vue n'est pas imprenable, la preuve :


Le Roc Blanc à gauche, les pics Péric à droite.

La Pique rouge de Bassiès (au milieu ?)

Les deux Péric à gauche et dans le lointain le Carlit, avec en contrebas l'étang Bleu.

Quand on dit les étangs de Rabassoles en fait il n'y en a qu'un qui s'appelle l'étang de Rabassoles :

De gauche à droite et de haut en bas : l'étang de Rabassoles, l'étang Bleu et l'étang Noir.

On remarque le sentier qui court sur la crête de droite au-dessus des étangs.


La Dent d'Orlu est une voisine discrète.

Les trois étangs, le Roc Blanc, les deux pics Péric, le sentier de crête.

Se retourner pour admirer le chemin parcouru depuis le Tarbésou.

La vallée d'En-Beys et le Carlit qui la contemple de loin.

La Dent d'Orlu se fait ici presque menaçante.

Le Tarbésou avec à sa droite le col de la Coumeille de l'Ours par où il va falloir passer.

L'étang sans nom (c'est son nom)

Mon coin pique-nique réservé sur Air and Bees.

Mais la rude montée se profile à l'horizon.

Bref, de la montagne à vaches.