samedi 12 novembre 2022

Quid de l'économie russe ?

 Ceux qui ont du temps à perdre, ou bien qui souhaitent simplement se payer une bonne tranche de fou rire hebdomadairement, peuvent écouter Xavier Moreau délirer sur les progrès de l'armée russe en Ukraine ; depuis l'invasion du 24 février dernier il s'est régulièrement planté au point qu'un compte Twitter a été créé pour se moquer gentiment de lui (SaintSylvestre (@st_sylvestre) / Twitter)

Mais il n'y a pas que sur le plan militaire que cet ancien saint-cyrien présente de grosses lacunes, il nous parle en effet également de la situation économique de la Russie, qui est selon lui excellente, ainsi que de celle de l'Union européenne, toujours selon lui en voie de désagrégation, au profit, vous ne le devinerez jamais, des USA qui seraient, encore et toujours selon lui, les grands gagnants en ayant habilement manœuvré pour détruire l'économie européenne et notamment l'allemande !

On pourrait lui faire remarquer que l'Union européenne est un partenaire économique significatif des Etats-Unis et que provoquer sa destruction serait se tirer une balle dans le pied. A titre d'information voici un graphique assez parlant :

Les partenaires commerciaux de L'Amérique. Source BOURSETECHNIQUE.COM

A gauche les importations, à droite les exportations.

L'Allemagne arrive...en 5ème position des pays qui commercent le plus avec les USA ! Selon Xavier Moreau il est donc logique que les Américains cherchent la perte d'un tel partenaire...

Maintenant jetons un coup d'oeil aux partenaires économiques de la Russie.

Principaux partenaires commerciaux de la Russie. Source Statista

L'Europe est donc le principal partenaire économique de la Russie, et de loin ! Le suivant est la Chine vers laquelle la Russie tente désespérément de réorienter son commerce, au grand bénéfice...des Chinois ! En effet, ce que la Russie ne vend plus à l'Europe à cause des sanctions elle le cède à vil prix à sa grande « amie » qui n'a pas vraiment besoin de ce que la Russie lui propose, mais comme elle le lui propose à prix cassés pourquoi ne pas profiter de l'aubaine ? L'Inde aussi bénéficie au passage de la circonstance avantageuse comme nous le disait le site Investing.com le 24 octobre dernier :

Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les importateurs chinois et indiens se sont rués sur le pétrole russe, qui est vendu avec une forte décote, Moscou cherchant de nouveaux acheteurs dans le contexte des sanctions occidentales. La semaine dernière, le pétrole brut de l'Oural, fleuron de la Russie, se vendait 23,92 dollars de moins que le pétrole brut Brent, référence mondiale.

Manque de chance pour la Russie, le Covid-19 est passé par là et la Chine a moins soif que prévu :

Mais les analystes ont prévenu que la résurgence des restrictions du COVID-19 pourrait affecter la demande chinoise de pétrole. Les politiques de Pékin ont entraîné des fermetures d'industries dans plusieurs provinces et ont contribué au ralentissement de la deuxième plus grande économie du monde.

Quand ça veut pas ça veut pas...

Mais Xavier Moreau reste imperturbable, pour lui le soleil brille au-dessus de la Russie et il nous sert encore ses salades dans son dernier point sur la situation en Ukraine :

Commençons par quelques nouvelles économiques.

Je vous laisse écouter si cela vous tente, moi je me passerai d'un deuxième visionnage, le premier m'ayant suffisamment arraché de bâillements entrecoupés de rires incontrôlables tellement le monsieur est hors-sol.

Ici je me contenterai de vous faire part de l'avis de deux journalistes de Bloomberg, puisque Xavier Moreau cite régulièrement des journaux économiques anglo-saxons à l'appui de ses « analyses » déjantées. Apparemment chez Bloomberg ils ne semblent pas trop avaler la tambouille poutinolâtre dont se délectent les lecteurs assidus du site Stratpol, le vecteur créé par Moreau pour diffuser la voix de son maitre.

Les deux articles peuvent être consultés en version originale ici (accès payant mais vous pouvez visionner quelques articles gratuitement en vous inscrivant si vous n'êtes pas déjà abonnés) :

Traduction par DeepL avec quelques corrections de ma part. J'ai également rajouté quelques liens sur des mots difficilement compréhensibles pour un public non américain.


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La Russie a tendu un piège énergétique et s'est jetée dedans.

L'utilisation de sa principale exportation comme arme contre certains de ses meilleurs clients se retournera contre elle.

Par Mark Gongloff

27 octobre 2022 à 22:32 UTC+2

Arrête de te frapper, Russie

Il existe des comptes de médias sociaux spécialisés dans les vidéos de combats de rue. Ce n'est pas quelque chose que je recommande de regarder, à moins que, pour une raison ou une autre, vous ayez besoin de réduire votre optimisme à propos de l'humanité. Mais elles sont instructives : Encore et encore, vous apprenez par procuration de dures leçons sur le fait de ne pas commencer des choses que vous ne pouvez pas finir.

Si la Russie jouait dans l'une de ces vidéos, elle serait le frère agressif du 7-Eleven qui pense pouvoir intimider le petit gars qui fait la queue devant lui, sauf que - surprise ! - le petit gars est un instructeur de MMA. La Russie a envahi l'Ukraine en pensant qu'elle allait diriger le pays à l'heure du déjeuner et elle est en train de s'arracher les dents sur le plateau "Payez ce que vous pouvez".

Pire encore, la Russie a également tenté d'effrayer les amis de l'Ukraine en brandissant ses poings américains en matière d'énergie, ce qui a provoqué une flambée des prix du pétrole et du gaz. Mais l'Occident est en train d'arracher cette arme des mains de la Russie, écrit Clara Ferreira Marques, et il va bientôt commencer à l'utiliser à son encontre. Nous avons trouvé des solutions de contournement pour l'énergie russe ; l'Europe nage désormais dans une telle quantité de gaz que son coût est inférieur à zéro. De plus, nous nous sommes empressés d'adopter les énergies renouvelables qui rendront les combustibles fossiles russes obsolètes. Et le fait d'être privé des dollars et de l'expertise des pays étrangers signifie que davantage de ces combustibles resteront dans le sol. 

Pendant ce temps, tout l'argent que nous ne donnons pas à la Russie, à l'Arabie saoudite et à d'autres odieux pays pétroliers est de l'argent que nous pouvons dépenser dans la transition énergétique verte (très, très coûteuse), écrit Liam Denning. Cela rendra l'arme énergétique de la Russie encore moins menaçante. Vous auriez dû profiter tranquillement de votre Slurpee comme le reste d'entre nous, Vladimir.

Soyons amis

Xi Jinping a stupéfié tout le monde ce matin en disant des choses agréables sur le président Joe Biden. Peut-être que cela signifie que toutes les histoires de guerre de loup et de guerre froide de ces dernières années sont terminées et que nous pouvons enfin revenir à la mondialisation. Mais probablement pas. La Chine veut toujours Taïwan et dominer le monde, et les États-Unis veulent toujours, vous le savez, pas cela.

Mais dans son zèle à rivaliser, l'administration Biden, comme celle de Trump avant elle, vante à l'excès la facilité avec laquelle nous pouvons revenir à l'époque où tout ce que les Américains consommaient était fabriqué en Amérique. Ce dentifrice ne retournera pas dans le tube, écrit Shannon O'Neil. Au lieu d'essayer de délocaliser les usines, les États-Unis devraient imiter la Chine en faisant beaucoup plus de "friendshoring" : Tout comme Pékin a fait de l'Asie un centre d'approvisionnement régional, les États-Unis pourraient faire de même sur le continent américain. La mondialisation est peut-être condamnée, mais une demi-mondialisation pourrait nous dépanner.

Oh, et si l'Occident veut vraiment rivaliser avec la Chine, il devrait peut-être arrêter de faire des bêtises comme l'Allemagne qui vend une grande partie d'un terminal portuaire clé à la Chine, écrit Matthew Brooker. On pourrait penser que l'Allemagne a appris sa leçon en mettant des infrastructures vitales entre les mains de dictateurs assoiffés de sang, mais apparemment non.

L'économie est-elle forte ou faible ? Oui.

Le produit intérieur brut américain n'était pas du tout en récession au troisième trimestre, a annoncé aujourd'hui le gouvernement (encore ces gars de Chicago !). Mais c'est à peu près la fin des bonnes nouvelles, écrit Jonathan Levin. Le quatrième trimestre sera beaucoup plus faible, et les effets du matraquage de l'économie et des marchés par la Fed avec ses hausses de taux continueront à faire des dégâts bien après cela.

Le dilemme des entreprises en cette période d'accalmie pré-récession, écrit Karl Smith, est de savoir s'il faut augmenter les salaires pour garder les travailleurs sur un marché du travail solide, répondant ainsi à l'inflation que tout le monde craint et l'alimentant, ou s'il faut geler les salaires pour réduire les coûts, répondant ainsi à la récession que tout le monde craint et l'alimentant. Amusant.


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La Russie est prête à perdre la guerre énergétique qu'elle a déclenchée

Dans son rapport annuel sur les perspectives énergétiques mondiales, l'Agence internationale de l'énergie est on ne peut plus claire : La guerre de la Russie en Ukraine a changé le paysage pour de bon.

Par Clara Ferreira Marques

27 octobre 2022 à 13:16 UTC+2

Le point de vue d'aujourd'hui : Hors du coup

Alors que le monde est confronté à sa première crise énergétique véritablement planétaire, les perspectives énergétiques mondiales annuelles de l'Agence internationale de l'énergie ne pourraient être plus claires : Il est impossible de revenir aux marchés et aux flux commerciaux d'antan. Nous ne consacrons toujours pas assez d'argent à la transition écologique, mais les politiques actuelles font que l'utilisation des combustibles fossiles pourrait atteindre un pic d'ici dix ans. L'essor du charbon est temporaire, l'âge d'or du gaz est terminé. 

Et le perdant le plus évident est la Russie.

L'économie dépendante des hydrocarbures était vulnérable bien avant l'invasion de l'Ukraine. Moscou n'a déployé que des efforts symboliques pour s'adapter aux impératifs climatiques, alors même que ses principaux clients le faisaient, s'appuyant sur les rentes pétrolières et surestimant le rôle du gaz en tant que carburant de transition. Aujourd'hui, selon l'AIE, c'est terminé.

La Russie ne reviendra jamais aux exportations de combustibles fossiles aux niveaux observés en 2021. Sa part du gaz commercialisé au niveau international devrait passer de 30 % l'année dernière à la moitié de ce pourcentage en 2030. Le pays a exporté plus de 7 millions de barils par jour de pétrole l'année dernière, mais l'AIE estime que ce chiffre diminuera d'un quart d'ici à 2030, même dans le scénario le moins exigeant. Au milieu des années 2020, l'Amérique du Nord exportera plus de pétrole que la Russie.

La Russie a déjà défié les sombres prédictions de l'AIE. Peu après le début de la guerre, l'agence a déclaré que les exportations de pétrole chuteraient immédiatement d'un quart, les acheteurs boudant Moscou. Cela ne s'est pas produit. Mais il est difficile de ne pas être d'accord avec la trajectoire suivie ici - la Russie a eu du mal à réorienter son gaz vers l'Asie et les exportations de charbon ont été limitées par des goulets d'étranglement ferroviaires et logistiques.

Ensuite, il y a la sombre perspective de la production russe future, entravée par le manque d'accès aux capitaux, aux prestataires de services et aux technologies occidentaux. Sans ces derniers, Moscou aura du mal à exploiter les gisements de pétrole difficiles à récupérer et à se développer dans le domaine du gaz naturel liquéfié, où sa technologie nationale a échoué. Et ce, avant de prendre en compte les changements de la demande à plus long terme, accélérés par les propres actions de Moscou. Pour l'instant, le gazoduc Power of Siberia-2 vers la Chine est un vœu pieux.

Vladimir Poutine ne tirera pas de leçons de tout cela, mais l'Occident le fera-t-il ? Après tout, des vulnérabilités subsistent dans la chaîne d'approvisionnement en énergie verte et les sources de minéraux critiques restent trop concentrées. Avec la roulette russe, une fois suffit.


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Dans quelque temps on verra qui avait raison et qui avait tort, selon les deux adages que j'aime bien mentionner chaque fois que l'occasion se présente :

  • C'est quand la mer se retire que l'on voit ceux qui se baignent nus (attribué à Warren Buffet)
  • C'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses (attribué à Dédé l'embrouille)


S'il y a parmi mes lecteurs des économistes spécialisés en ultracrépidarianisme ils peuvent bien évidemment donner leur avis (j'en connais bien un qui se prend pour un singe savant, pas sûr que son avis soit vraiment primordial)


mercredi 2 novembre 2022

Qui a dit ?

 Petite devinette. Attention il y a un piège. Qui a dit ceci ?


Si les Russes veulent par la force réduire les positions et couper les communications des alliés en Ukraine, les alliés doivent, par la force, maintenir leurs positions et maintenir leurs communications. Assurément de fil en aiguille, comme on dit, et si tout cela fait multiplier les actes hostiles des Russes, actes auxquels il faudrait répondre, on pourrait en venir à la guerre générale. Mais alors, c'est que les Russes l'auraient délibérément voulu. Et dans ce cas, tout recul préalable de l'Occident n'aurait servi qu'à l'affaiblir et à le diviser. Et sans empêcher l'échéance à un certain point de menace de la part d'un impérialisme ambitieux tout recul a pour effet de surexciter l'agresseur, de le pousser à redoubler sa pression et finalement facilite et hâte son assaut. Au total, actuellement, les puissances occidentales n'ont pas de meilleur moyen de servir la paix du monde que de rester droites et fermes. Est-ce que ça veut dire que pour toujours les deux camps devront s'opposer ? Ce n'est pas du tout ce que pense la France parce que ce serait vraiment très bête et que ce serait vraiment très cher si le conflit mondial doit éclater. Alors, le progrès technologique moderne aura abouti à la mort, sinon c'est la paix qu'il faut tenter de faire. Que les Russes cessent de menacer ! Qu'ils aident la détente à s'établir, au lieu de l'empêcher. Qu'ils favorisent une atmosphère internationale pacifique tandis qu'ils la rendent étouffante. Alors il sera possible, aux trois puissances de l'Occident, d'étudier avec eux tous les problèmes du monde et notamment celui de la Chine.


Est-ce 

  1. Emmanuel Macron ?
  2. Philippe Pozzo di Borgo ?
  3. Le général Michel Yakovleff ?


J'ai bien dit qu'il y a un piège...



dimanche 30 octobre 2022

Climactualités - octobre 2022

 Concentration de l'atmosphère en CO₂

Global Monitoring Laboratory - Carbon Cycle Greenhouse Gases (noaa.gov)

Moyenne mensuelle récente du CO₂ à l'observatoire de Mauna Loa.

Variation de la concentration en CO₂ depuis 1960.

Les lignes et symboles rouges représentent les valeurs moyennes mensuelles, centrées sur le milieu de chaque mois. Les lignes et symboles noirs représentent les mêmes valeurs, après correction pour le cycle saisonnier moyen.

 

Taux de croissance annuel moyen du CO₂ au Mauna Loa.



Le tableau et le graphique montrent les taux de croissance annuels moyens du dioxyde de carbone pour Mauna Loa. Dans le graphique, les moyennes décennales du taux de croissance sont également représentées sous forme de lignes horizontales pour les années 1960 à 1969, 1970 à 1979, et ainsi de suite.



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Divers graphiques montrant l'évolution du CO2 (et de la température) au cours des âges.


Changement en parties par million par 1000 ans (Source Climate Central)


Source Graphic: The relentless rise of carbon dioxide – Climate Change: Vital Signs of the Planet (nasa.gov)


Concentrations de l'atmosphère en CO2 depuis 500 millions d'années (source Earth.Org)


Evolution (estimation) de la température durant les 500 millions d'années passées (source Earth.Org)


Attention ! L'échelle des abscisses des deux derniers graphiques n'est pas la même !


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ENSO



CURRENT STATUS:

LA NIÑA ADVISORY

Forecasts indicate a 75 percent chance that La Niña—the cool phase of the ENSO climate pattern—will persist across the tropical Pacific for the third winter in a row.

Les prévisions indiquent qu'il y a 75 % de chances que La Niña - la phase froide du cycle climatique ENSO - persiste dans le Pacifique tropical pour le troisième hiver consécutif.
Index ENSO de 2013 à 2022 (source weather.plus)

Index ENSO de 1950 à 2022 (source weather.plus)

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Données de températures de la NOAA

Climate Change: Global Temperature | NOAA Climate.gov.

Température annuelle de surface comparée à la moyenne de 1880 à 2021.


FAITS MARQUANTS

  • La température de la Terre a augmenté de 0,14° Fahrenheit (0,08° Celsius) par décennie depuis 1880, mais le taux de réchauffement depuis 1981 est plus de deux fois supérieur : 0,32° F (0,18° C) par décennie.
  • L'année 2021 a été la sixième année la plus chaude jamais enregistrée sur la base des données de température de la NOAA.
  • Moyennée sur les terres et les océans, la température de surface de 2021 était de 1,51 °F (0,84 °Celsius) plus élevée que la moyenne du vingtième siècle de 57,0 °F (13,9 °C) et de 1,87 ˚F (1,04 ˚C) plus élevée que la période préindustrielle (1880-1900). 
  • Les neuf années de 2013 à 2021 se classent parmi les 10 années les plus chaudes jamais enregistrées.

Voir aussi l'évaluation du climat mondial en 2021 : Assessing the Global Climate in 2021 | News | National Centers for Environmental Information (NCEI) (noaa.gov)


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Elévation du niveau moyen des mers

Mean Sea Level: Aviso+ (altimetry.fr)

Niveau moyen global de référence (GMSL) basé sur les données des missions TopEx/Poseidon, Jason-1, Jason-2 et Jason-3 de janvier 1993 à aujourd'hui, après élimination des signaux annuels et semi-annuels et application d'un filtre de 6 mois. En appliquant la correction du rebond postglaciaire (-0,3 mm/an), l'élévation du niveau moyen des mers a ainsi été estimée à 3,5 mm/an avec une incertitude de 0,4 mm/an (mis à jour le 2/04/2022)


Sur les 10 dernières années :



Sur les 10 dernières années : 4,36 mm / an (source Aviso)


Sur les 5 dernières années :

 
Sur les 5 dernières années : 4,56 mm / an (source Aviso)


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GISS L-OTI anomalies de températures vs 1881-1910

data.giss.nasa.gov

Anomalies de températures pour le mois de septembre 2022 par rapport à la période de référence 1881-1910.


Rappel des années précédentes (à partir de 2016, année la plus chaude) avec leur classement :

  • année 2021 : 1.11 => 5
  • année 2020 : 1.24 => 2
  • année 2019 : 1.21 => 3
  • année 2018 : 1.08 => 6 
  • année 2017 : 1.17 => 4 
  • année 2016 : 1.26 => 1


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Polar Science Center

psc.apl.uw.edu

Evolution du volume de la banquise arctique de PIOMAS par rapport à la moyenne de la période 1979-2021.


Fig 11. Moyenne annuelle du volume de glace de mer de PIOMAS


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Arctic Data archive system (ADS)

ads.nipr.ac.jp/vishop/#/extent


Evolution de l'étendue de la banquise arctique.

Evolution de l'étendue de la banquise antarctique.

Evolution globale des deux banquises arctique et antarctique.

Historique des Climactualités (l'Arctique est mentionné en premier ; en bleu les valeurs minimales, en jaune les maximales ; la valeur entre parenthèses est la variation par rapport à l'année précédente)


Moyenne des années 1980 à la même date : 9,78 + 17,43 = 27,22 (+2,43)

Octobre 2022 : 8,10 + 16,69 = 24,79 (-0,15)
Septembre 2022 : 5,01 + 17,97 = 22,97 (-0,11)
Août 2022 : 5,06 + 17,51 = 22,57 (-1,05)
Juillet 2022 : 6,74 + 15,88 = 22,62 (-1,15)
Juin 2022 : 9,32 + 13,36 = 22,68 (-1,22)
Mai 2022 : 11,60 + 10,49 = 22,08 (-0,87)
Avril 2022 : 12,84 + 7,50 = 20,34 (-0,96)
Mars 2022 : 13,79 + 4,16 = 17,95 (-1,20)
Février 2022 : 14,14 + 2,17 = 16,31 (-0,44)
Janvier 2022 : 13,70 + 3,00 = 16,69 (-0,23)
Décembre 2021 : 12,50 + 6,32 = 18,82 (-0,32)
Novembre 2021 : 10,79 + 13,48 = 24,27 (+0,37)
Octobre 2021 : 7,97 + 16,98 = 24,94 (+0,99)
Septembre 2021 : 5,04 + 18,04 = 23,08 (+0,20)
Août 2021 : 5,05 + 18,57 = 23,62 (+1,14)
Juillet 2021 : 6,38 + 17,39 = 23,77 (+1,48)
Juin 2021 : 9,09 + 14,81 = 23,90 (+0,33) 
Mai 2021 : 11,29 + 11,66 = 22,95 (+0,54)
Avril 2021 : 12,82 + 8,48 = 21,3 (+0,78)
Mars 2021 : 13,62 + 5,53 = 19,15 (+0,65)
Février 2021 : 13,73 + 3,02 = 16,75 (-0,35)
Janvier 2021 : 13,43 + 3,50 = 16,92 (-0,13)
Décembre 2020 : 12,07 + 7,07 = 19,14 (+0,23)
Novembre 2020 : 9,71 + 14,19 = 23,90 (+0,77)
Octobre 2020 : 6,02 + 17,94 = 23,95 (-0,33)
Septembre 2020 : 4,08 + 18,81 = 22,88 (+0,22)
Août 2020 : 4,06 + 18,43 = 22,48 (+0,26)
Juillet 2020 : 5,78 + 16,51 = 22,29 (-0,17)
Juin 2020 : 9,18 + 14,39 = 23,57 (+0,80)
Mai 2020 : 10,83 + 11,58 = 22,41 (+1,35)
Avril 2020 : 12,60 + 7,92 = 20,52 (+1,30)
Mars 2020 : 13,56 + 4,94 = 18,50 (+0,94)
Février 2020 : 14,30 + 2,81 = 17,10 (+0,64)
Janvier 2020 : 13,63 + 3,42 = 17,05 (+0,56)
Décembre 2019 : 12,26 + 6,65 = 18,91 (+0,99)
Novembre 2019 : 9,85 + 13,27 = 23,13 (-0,67)
Octobre 2019 : 7,06 + 17,21 = 24,28 (+0,01)
Septembre 2019 : 4,31 + 18,35 = 22,66 (-0,03)
Août 2019 : 4,34 + 17,89 = 22,23 (-0,27)
Juillet 2019 : 6,08 + 16,39 = 22,46 (-0,65)
Juin 2019 : 9,09 + 13,68 = 22,77 (-1,01)
Mai 2019 : 10,88 + 10,18 = 21,06 (-0,61)
Avril 2019 : 12,56 + 6,66 = 19,22 (+1,07)
Mars 2019 : 13,73 + 3,83 = 17,56 (+0,19)
Février 2019 : 14,02 + 2,44 = 16,46 (+0,47)
Janvier 2019 : 13,48 + 3,01 = 16,49 (+0,35)
Décembre 2018 : 11,85 + 6,07 = 17,92 (-0,97)
Novembre 2018 : 10,54 + 13,26 = 23,8 (+0,48)
Octobre 2018 : 7,18 + 17,09 = 24,27 (-0,82)
Septembre 2018 : 4,68 + 18,01 = 22,69
Août 2018 : 4,8 + 17,7 = 22,5
Juillet 2018 : 6.67 + 16.44 = 23.11
Juin 2018 : 9.19 + 14.59 = 23.78
Mai 2018 : 11.02 + 10.65 = 21.67
Avril 2018 : 12.82 + 6.33 = 18.15
Mars 2018 : 13.87 + 3.50 = 17.37
Février 2018 : 13.68 + 2.31 = 15.99
Janvier 2018 : 12.68 + 3.46 = 16.14
Décembre 2017 : 11.76 + 7.13 = 18.89
Novembre 2017 : 10.07 + 13.25 = 23.32
Octobre 2017 : 7.82 + 17.27 = 25.09
Septembre 2017 : pas de stats


jeudi 27 octobre 2022

Comment prendre les gens pour des cons en une leçon avec Andy May sur Watts Up With That

Décidément ils n'abandonnent jamais. 

« Ils » ce sont les habituels désinformateurs professionnels qui sont donc payés pour faire gober aux gogos que, par exemple, le Groenland ne perd pas de glace et qu'au contraire il aurait tendance à en gagner !

Aujourd'hui je vous présente Andy May, appointé chez Anthony Watts pour faire le boulot avec ce monument titré Greenland Mass Balance dans lequel il fait mine de donner des informations exactes, mais pour mieux tromper son monde.

Il donne ainsi quasiment dès le début des définitions qui semblent correctes :
The ‘Surface’ Mass Balance (SMB) is just one of three components when it comes to determining an ice sheet’s overall ‘health’ –its ‘Total’ Mass Balance (TMB)– with the others being the ‘Marine’ Mass Balance (MMB) and the “Basal’ Mass Balance (BMB).
Le bilan de masse "de surface" (SMB) n'est que l'un des trois éléments permettant de déterminer la "santé" globale d'une calotte glaciaire - son bilan de masse "total" (TMB) - les autres étant le bilan de masse "marin" (MMB) et le bilan de masse "basal" (BMB).
Las, plus loin voici ce qu'il lance à son auditoire ébahi :
The TMB (red line) did indeed decrease between 1996 to 2012; however, the trend has very clearly shifted since then, to one of overall growth. This is more clearly depicted in the next chart (which doesn’t yet include 2022’s higher reading):
Le TMB (ligne rouge) a effectivement diminué entre 1996 et 2012 ; toutefois, la tendance a très clairement changé depuis lors, pour devenir une croissance globale. Cette évolution est illustrée plus clairement dans le graphique suivant (qui ne tient pas encore compte de la hausse de 2022) :

Figure 3. Le TMB (ligne rouge) a effectivement diminué entre 1996 et 2012 ; toutefois, la tendance s'est très clairement infléchie depuis lors, pour devenir une croissance globale.


Vous la voyez l'embrouille ? Elle est grosse comme le nez au milieu de la figure et tient essentiellement en deux points : 
  1. Faire croire que le graphique ci-dessus est issu de l'étude dont il est question (mankoff_2021.pdf (kenmankoff.com))
  2. Présenter le graphique de telle façon qu'il fasse croire à une récupération récente de la glace groenlandaise.
Alors levons le doute sans plus tarder.

Ce graphique ne figure évidemment pas dans l'étude, tout au plus peut-on le rapprocher de celui-ci mentionné dans l'annexe A :

Annexe A de l'étude mankoff_2021

Ce qui est cocasse c'est que RCM signifie Regional Climate Model, soit Modèle Climatique Régional, et quand on sait que les gens comme Andy May et tous ceux qui gravitent autour de Watts and co n'apportent aucun crédit aux modèles climatiques, on se dit que soit May n'a rien compris de ce qu'il raconte, ce qui est peu probable, soit il prend ce qui l'arrange pour servir aux niais ce qu'ils veulent bien ingurgiter parce que c'est raccord avec leur idéologie.

Si vous observez bien le graphique produit par May et celui du haut (repéré avec la lettre a) dans l'étude Mankoff 2021, vous verrez que les hauts et les bas correspondent parfaitement et que l'échelle du temps est identique dans les deux cas, allant de 1985 à 2021. Or que dit la légende du (a) ? Elle dit ceci :
(a) Annual MB for the entire time series.
(a) MB (Balance de Masse) annuelle pour l'ensemble de la série chronologique.
Et l'on constate que si certaines rares années cette balance de masse a pu être légèrement positive, la plupart du temps elle est carrément très négative !

D'ailleurs un autre graphique dans la même étude ne laisse aucun doute sur le devenir de la calotte glaciaire du Groenland puisqu'il nous montre l'évolution de la masse...en valeur cumulée :

Figure 4. Comparaison entre cette étude et d'autres séries chronologiques de bilan massique. 

On note donc plusieurs choses :
  1. Il y a donc plusieurs études qui montrent une perte de masse régulière du Groenland.
  2. La perte de masse continue bon train ces dernières années...
  3. Depuis 1980 cette perte de masse équivaut à une quinzaine de millimètres de hausse du niveau de la mer !
Heureusement un lecteur a pointé l'arnaque en reprenant le graphique en question :
bdgwx
 October 24, 2022 6:57 pm

Cap Allon said: “The TMB (red line) did indeed decrease between 1996 to 2012; however, the trend has very clearly shifted since then, to one of overall growth.”

Except…the red line in the graph isn’t TMB. It is TMB/yr. And it quite clearly has not shifted “to one of overall growth”. The last data point is -100 Gt/yr. That’s a negative number. Negative numbers mean that TMB declined. In other words, TMB did the opposite of grow; it shrunk.

Here is a graph of the actual TMB (not TMB/yr) directly from the source being cited [Mankoff et al. 2021].

Cap Allon a déclaré : "Le TMB (ligne rouge) a effectivement diminué entre 1996 et 2012 ; cependant, la tendance a très clairement changé depuis, pour devenir une croissance globale."

Sauf que... la ligne rouge du graphique n'est pas le TMB. C'est TMB/an. Et il est clair qu'elle ne s'est pas déplacée "vers une croissance globale". Le dernier point de données est -100 Gt/an. C'est un chiffre négatif. Les nombres négatifs signifient que le TMB a diminué. En d'autres termes, le TMB a fait le contraire d'une croissance, il a diminué.

Voici un graphique du TMB réel (et non du TMB/an) provenant directement de la source citée [Mankoff et al. 2021].
Le dénommé Cap Allon est en fait l'individu qui a produit la bouse reprise sur WUWT par Andy May (voir How The Greenland Ice Sheet 'REALLY' Fared This Year - Electroverse) 

Inutile de dire que ce Cap Allon est à mettre dans la même catégorie qu'Andy May, Antony Watts et consorts.



dimanche 16 octobre 2022

Bo(u)zo(u) le clown

 Il y a de nombreux soi-disant experts qui s'expriment sur les chaines de télévision, je ne vais pas tous les lister, autrement j'y passerais le reste de la semaine, mais force est de constater que quand on n'est pas soi-même spécialiste sur un sujet donné on est quand même bien obligé de leur faire confiance, dans une certaine mesure bien sûr.

Mais quand on connait bien un domaine et qu'un de ces « experts » raconte manifestement n'importe quoi là ça pique un peu les yeux et/ou les oreilles.

Il se trouve que Nicolas Bouzou participait vendredi à l'émission 24h Pujadas sur LCI et qu'il a montré à l'occasion que ses connaissances en comptabilité étaient plus que modestes, ce qui la fout mal quand on se prétend économiste et qu'on ne sait pas comment fonctionne un compte de résultat (on disait un compte de pertes et profits jusqu'en 1984 quand le « nouveau plan comptable » est entré en vigueur)

Nicolas Bouzou en représentation (pour le compte du grand patronat) sur LCI.

Le passage intéressant est le suivant :

A partir de 2:58 : Alors on pourrait dire oui les dividendes augmentent en France, ce qui est vrai, les entreprises elles versent de plus en plus de dividendes mais les dividendes ils viennent pas en concurrence des salaires, les dividendes c'est une part des profits, vous avez les profits et les salaires et une fois que vous avez cette distribution à l'intérieur des profits il y a des dividendes donc les dividendes viennent pas en concurrence des salaires, ils viennent en concurrence beh des profits qui restent dans l'entreprise.

Il y a dans ce qu'il raconte à la fois des choses justes et du grand n'importe quoi mélangé dans une sauce indigeste qui reste sur l'estomac. Et dire que ce gars est « directeur d'études et enseignant au sein du Master 2 et Master of Business Administration droit des affaires et management-gestion de l'école de droit et de management à l'université Paris-Panthéon-Assas » selon sa fiche Wikipédia !

Evidemment, au cas où vous auriez des doutes, les salaires et les dividendes sont bien en concurrence les uns avec les autres, et c'est très facile de le démontrer.

Petite parenthèse avant de passer aux explications (j'aime faire durer le suspense) Bouzou admet (comment pourrait-il le nier ?) que les sociétés en France versent de plus en plus de dividendes alors que les salaires ont plutôt tendance à stagner, et sa « démonstration » tient en peu de choses, à savoir que les dividendes n'y sont pour rien (puisqu'ils ne concurrencent pas les salaires, vous suivez ?) mais que, je le cite, « la faiblesse de nos salaires vient de la faiblesse de nos performances économiques » !

On admirera le sophisme qui consiste à dire que la faiblesse de nos performances économiques empêche nos salaires de monter mais n'a aucune influence sur les dividendes qui peuvent augmenter sans aucun souci ; autrement dit les actionnaires peuvent continuer à se gaver malgré nos performances économiques médiocres mais les salariés n'ont pas d'autre solution que de se serrer la ceinture...

Et je précise que je ne suis pas marxiste-léniniste et que j'ai un faible pour l'économie de marché régulée intelligemment (si c'est possible) par les pouvoirs publics.

Venons-en aux explications que vous attendez tous. Ne vous inquiétez pas ce ne sera ni long ni compliqué.

Les dividendes, comme le dit Bouzou, sont prélevés sur les profits générés par les entreprises (celles dont le capital est composé d'actions), et ils sont partie-prenante du partage de leur valeur ajoutée ; à ce sujet voici un graphique permettant de visualiser en quoi consiste cette valeur ajoutée :

Source Cours fsjes



On voit déjà avec ce schéma que les salaires sont bien en concurrence avec les dividendes (i.e. les profits distribués) puisqu'à valeur ajoutée identique si les salaires augmentent il faut bien que ça baisse ailleurs, et ce ne peuvent être que les dividendes ou les réserves (i.e. l'épargne) qui vont en faire les frais ; inversement si la masse salariale diminue cela se fera au profit (sic) des dividendes et des réserves, en tenant compte du fait que les impôts seront également impactés ; en effet, si les charges baissent le résultat augmente mécaniquement et la base taxable est en principe plus importante.

Prenons les choses dans l'ordre : le résultat (bénéfice ou perte) d'une entreprise est la différence entre ses produits et ses charges, et il se trouve que ses charges comprennent...roulement de tambour...la masse salariale, c'est-à-dire les salaires et toutes les charges qui y sont afférentes (pour faire simple, les cotisations sociales)

Le bénéfice sur lequel d'éventuels dividendes seront prélevés (ce n'est pas une obligation, l'entreprise peut décider de tout affecter en réserves) sera d'autant plus important que soit les produits (principalement les ventes) seront élevés, soit les charges seront faibles, pas besoin d'être comptable pour comprendre cela.

Or comme les salaires font partie des charges de l'entreprise amenant à la constitution d'un bénéfice sur lequel des dividendes pourront être prélevés, nul besoin de sortir de Saint-Cyr pour piger que des salaires bas entrainent un résultat plus élevé que s'ils étaient plus importants, monsieur de la Palice n'aurait pas dit mieux.

On comprend d'ailleurs pourquoi les dirigeants s'échinent à faire baisser la masse salariale par exemple en externalisant tout ce qui peut être transféré vers des sociétés de services, de cette façon on diminue la valeur ajoutée sans trop toucher au résultat final, tout cela bien entendu au « bénéfice » des actionnaires qui pourront donc toucher des dividendes plus élevés. Pour ceux qui se demanderaient pourquoi la valeur ajoutée diminuerait sans que le résultat final soit impacté il faut comprendre qu'il s'agit d'un système de vases communicants : ce qui ne figure plus dans les salaires se retrouve dans les « consommations externes » qui ne font pas partie de la valeur ajoutée, mais qui permettent toutefois de calculer celle-ci ; en effet, la valeur ajoutée peut être calculée de deux manières : la première est déductive, la seconde est cumulative :

  1. Méthode déductive : c'est la différence entre d'une part la production de l'entreprise (pour faire simple ses ventes) et d'autre part toutes ses consommations en provenance de tiers (les achats de biens et de services auprès d'autres entreprises)
  2. Méthode cumulative : c'est la somme des salaires et charges sur salaires payées à des organismes sociaux, des impôts et taxes payés à l'Etat et aux collectivité locales, des intérêts versés aux établissements bancaires et de financement, et enfin de ce qui revient aux propriétaires de l'entreprise, soit sous la forme de réserves (qui augmentent la situation nette de l'entreprise donc en principe sa valeur), soit, vous ne l'auriez pas deviné si je ne vous l'avais pas dit, sous la forme...de dividendes !
Nicolas Bouzou n'a donc pas compris ces principes élémentaires de comptabilité, et dans ce cas il n'est pas un économiste sérieux, ou alors il les connait parfaitement mais tourne les choses de manière vicieuse et dans ce cas...il n'est pas un économiste en qui on peut faire confiance !

Cela-dit Nicolas Bouzou est comme une montre arrêtée qui donne l'heure exacte deux fois par jour, parfois il doit probablement dire des trucs intéressants et justes, le seul problème c'est de savoir quand.